Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
Lulu : Les embruns
 Publié le 22/08/20  -  15 commentaires  -  543 caractères  -  376 lectures    Autres textes du même auteur

Ça ne s'achète pas...


Les embruns



Sur le mur, un mot paisible s'inscrit à l'horizon ;
une ligne bleue portée par le vent et l'orage en devenir.

Les nuages sont dans l'imaginaire.
Pourtant, le cœur palpite et respire à la fenêtre du grand large.

Il y a eu des mythes,
des histoires emportées.
Il y en aura d'autres.

Au bord des rives,
je ne vois plus les collines,
ni même de ponts brûlants.
Nous les avions traversés.

J'abandonne les légendes de bois flottés
et disparais dans les nuées.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   ANIMAL   
22/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voilà pour moi le type même du texte que je trouve ultra poétique mais dont je ne comprends pas le fond.

Qu'importe, je me laisse emporter par les mots car ils me parlent avec la légèreté des rêves. J'aime particulièrement :

"Les nuages sont dans l'imaginaire.
Pourtant, le cœur palpite et respire à la fenêtre du grand large."

Un doux voyage.

   Anonyme   
22/8/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

Voilà une traversée poétique impeccable aussi nue que possible et qui ne s'embarrasse pas d'afféteries et de faux-semblants.
J'aime beaucoup cet imaginaire qui ne sent ni la fabrique ni les vers torturés. Et comme le côté didactique d'un poème n'est jamais à négliger j'en ai profité pour mettre dans ma hotte les légendes des flottins dont je n'avais jamais entendu parler.

De la poésie, enfin !

   Provencao   
22/8/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
"Les nuages sont dans l'imaginaire.
Pourtant, le cœur palpite et respire à la fenêtre du grand large."


J'ai beaucoup aimé cette imagination, si riche en poésie qui rend communicatifs des termes a priori éconduits : " .Au bord des rives,
je ne vois plus les collines,
ni même de ponts brûlants.
Nous les avions traversés."

L’artifice de ce poème prend essence en cette puissance de l’imagination et ainsi schématise la vision des embruns prise comme un tout....

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Vincente   
22/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Poème de transparences et de profondeurs… l'imaginaire y fait son marché là où "Ça ne s'achète pas".

Il y a ces "embruns" qui embrument les yeux de leurs mélancolies, de leurs palpitations, de leurs "disparitions dans les nuées" de leurs contemplations.

J'ai beaucoup aimé l'écriture aux mots simples ; termes de tous les jours mais qui, à la "fenêtre" de ce texte doux prennent le "grand large".
Le rythme lent, je dirais sage car sans fatigue, y prend le temps du regard de ce qui apparaît dans le premier plan et puis donne la place à entrevoir par l'invitation en filigrane à l'arrière-plan ce que, sans peine, l'on envisage encore plus attractif que le premier, cet espace intérieur du narrateur.

Le "mur", cette dense présence nuageuse appuyant le regard, prête sa matière opaque à l'inscription de la parole libérant les turbulences. Dans cette première strophe, l'on sent, l'on devine, que ce phénomène atmosphérique a aussi une déclinaison virtuelle où "l'imaginaire" va exprimer, va faire jaillir par "l'orage" les "mythes" et autres "histoires emportées", laissant à la sérénité un espace à nouveau libre et dédié.

J'ai beaucoup aimé le quatrain, plein du constat sans regret mais débordant de ce qui constituait le passé du narrateur : des "rives" d'où partir pour découvrir, des "collines" en sympathiques ondulations formant alors l'horizon, et ces "ponts brûlants" qu'il choisit, accompagné, de "traverser" coûte que coûte . Si joliment écrit et si terriblement mélancolique !

Il introduit cette "disparition dans les nuées" très touchante qui signe ce poème très habité.

   Atom   
22/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Belle description d'un paysage maritime qui reflète aussi surement le paysage intérieur du narrateur. Ces "embruns" font aussi peut-être office de larmes.
Une mélancolie, un sentiment de regrets et de perte émanent de ces vers sans que l'on puisse réellement les définir.
Une histoire personnelle délavée par les marées.

   Luz   
22/8/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Lulu,

Beaucoup de poésie dans ces embruns, un petit morceau d’univers à part ; sérénité et sagesse pour tourner une page peut-être.
Rien à retirer, rien à ajouter à ces vers ; l’équilibre est parfait.
Je vais creuser les légendes des bois flottés, j'en rencontre souvent au bord des torrents.
Bravo et merci.

Luz

   Angieblue   
22/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Hello,

Il y a une atmosphère troublante et vaporeuse dans ce poème sous fond de métaphore marine.
Tout semble tanguer et disparaître dans le vent comme les embruns.

La "ligne bleue portée par le vent" donne le vertige.

Le sens aussi semble flou: Des nuages imaginaires, mais le cœur qui "palpite et respire"...
Peut-être une envie d'évasion...de se fondre dans les nuées comme le suggère la fin.

Il y a quand même un côté abscons et surréaliste dans ce poème.

J'ai également beaucoup aimé ce passage:

"Il y a eu des mythes,
des histoires emportées.
Il y en aura d'autres."

J'aime beaucoup l'idée que tout est éphémère, que tout passe et est emporté par le vent... Tout est remplacé telle une vague qui succède à une autre, un éternel recommencement...l'histoire de la vie et de l'homme.
Au fond, on disparaît tous "dans les nuées".

Je reviens au début du poème. J'ai buté sur "Sur le mur". J'avais du mal à imaginer un horizon sur un mur.
Après réflexion, je me dis que le narrateur fixe un mur et laisse voguer son imagination et ses pensées...Soudain, tout prend sens...les nuages dans la tête, la fenêtre de l'imagination qui s'ouvre vers le grand large...le narrateur vit un songe un peu brumeux...c'est une sorte de méditation ou de transe...

Merci pour ce voyage envoûtant dans cet ailleurs qu'est la poésie!

   Donaldo75   
23/8/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
L’exergue est sympa même si à la fin de ma lecture, je ne vois pas à quoi ça m’a servi. Les deux premiers vers au présent sont descriptifs. Au vu du format très court du poème, ils ne le lancent pas vraiment de manière remarquable. Les deux suivants sont dans la même tonalité. Je pense, au vu de la suite, qu’ils auraient mérité d’être regroupés avec les deux premiers dans une forme plus compacte, ce qui donnerait de la matière visuelle à l’ensemble. Ici, avec l’espace entre les deux couples de vers, l’impression de vide prend le pas sur les quelques images poétiques, fades à mon goût.

« Il y a eu des mythes,
des histoires emportées.
Il y en aura d'autres. »

C’est mon passage préféré parce qu’il est tonal, annonce quelque chose qui malheureusement ne viendra pas.

« Au bord des rives,
je ne vois plus les collines,
ni même de ponts brûlants.
Nous les avions traversés. »

Idem. Je crois que sur la base de ces quatre vers, il y avait de la matière pour développer le poème. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Les deux derniers vers ne sont pas assez puissants pour s’imposer en point d’orgue magistral et faire oublier le début. Le problème des poèmes très courts, c’est qu’ils doivent taper fort d’entrée et ne jamais relâcher la pression sur le lecteur sinon aussi vite lu aussi vite oublié. Pour moi, la partie centrale est bonne voire très intéressante mais le reste n’a pas d’impact à la lecture. C’est dommage parce que mine de rien ils constituent le début et la fin de l’ensemble donc ce qui influence le plus mon cerveau de lecteur, malgré tous mes efforts.

   Bellini   
23/8/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
L’imaginaire, ça ne s’achète pas ! C’est ça que signifient les trois petits points de l‘exergue ?

Les nuages de l’imaginaire peuvent avoir ici plusieurs sens. Ils peuvent être ceux de l’expression « être dans les nuages », ou celle d’un mur/prison dont je parle un peu plus loin. Ou Dieu sait quoi encore. En tout cas, il ne faut pas attendre de l’adverbe « pourtant » qu’il nous éclaire. Ce doute me dérange et je n’ai pas compris à la fin vers quoi on retournait.

De ce texte je vais garder le quatrain, même si je le trouve saccadé dans sa ponctuation ; au risque de me tromper je le lis comme ceci :

Au bord des rives,
je ne vois plus les collines
ni même les ponts brûlants
que nous avions traversés.


J’y vois donc soit un tsunami au premier degré, de ceux qui fabriquent les bois flottés, soit un tsunami intérieur, de ceux qui fabriquent les souvenirs, que l’auteur relie par un pont métaphorique. Peut-être un pont relie-t-il aussi dans le poème entier les embruns, qui sont une poussière d’eau, et les bois flottés, qui sont une poussière de légendes, puisqu’on ne sait pas toujours d’où ils proviennent. L’imaginaire serait une rive où dorment nos bois flottés ; il suffirait de brasser le mur de nos nuages pour éclairer l’horizon. Je ne parierais pas ma maison sur cette interprétation mais c’est bien tout ce que j’ai pu en tirer.

Le tercet me paraît d’une grande banalité dans un texte si court, comme une évidence assez brute, où l’auteur semble même détaché de son propos : « Ouais, bon, il y a eu des mythes, des histoires emportées, il y en aura d’autres…». Le style reste haché, je ne vois pas l’intérêt de la ponctuation.

Quant aux distiques, j’ai fini par les zapper. Le deuxième a le ton d’une vérité révélée (les nuages sont dans l’imaginaire) dans le même style que cette vérité poncifiante (les prisons sont dans nos têtes) adressée à tous ceux qui en bavent pour passer une chiffonnette dans leur tête. A la fin, le ménage semble fait et le ciel retrouvé, mais quels nuages ?
Bellini

   Stephane   
23/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Lulu,

Poésie subtile et délicate, très épurée. Une intéressante plongée dans des embruns, qu'ils proviennent du grand large ou de l'imaginaire.

J'ai bien aimé la profusion d'images malgré un texte court, et salue cette belle performance.

Au plaisir,

Stéphane

   Gouelan   
24/8/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
L'imaginaire traverse les murs et prend le large, léger comme les embruns.
Une belle construction.
Les deux premières strophes nous installent comme à la fenêtre. Panorama grand large, et vaguent les images.
Puis chacun flotte au gré du souffle des mots, selon sa nuance.
On s'abandonne, on dérive en quittant la rive.

Subtil, aérien, soufflé, magique.

   Robot   
24/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai lu ce texte comme une métaphore. Il m'a semblé que les embruns réels plongeaient la narratrice (et le lecteur) dans les brumes des souvenirs estompés.

Ce n'était peut être pas l'intention, mais c'est ainsi que ce texte m'a parlé.

   LeMat   
25/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
L'exergue est un peu trop facile, à mon goût, puisqu'il peut être utilisé pour n'importe quel autre circonstance, n'importe quel autre texte. Il aurait dû être une clé pour comprendre la suite. Il manque le liant donnant du sens à l'autre partie. L'exergue n'est pas là seulement pour faire joli. Il est là pour rendre intelligible le texte que l'on propose et/ou pour dire que l'on a pensé le texte en partage. Sinon il n'est que titre. Il me semble que votre poème est réfléchi, alors je ne comprends pas.

Je me suis donc un peu plus penché sur votre texte et voilà ce qu'il m'a insufflé :
Contemplation. Mur, indestructible et divin. Quelque chose s'y dessine. Et la vie s'anima. (Pourquoi une ligne bleue ?) L'eau allait couvrir le monde. Une goutte, une bulle d'embrun participait avec ses soeurs au déluge au temps de l'arche de Noé, bois flotté. L'eau, entre terre et ciel. Entre la Matière et l'Esprit. Nettoyant la nature et les civilisations de la surface du globe. Elles ont tout noyés après les avoir traverser, surfant sur la vague. Il y eut un avant et et il y eut un après. Une goutte d'âme s'évapora après sa mission vécue. Il y aura d'autres déluges.

J'apprécie encore mieux votre texte à présent. ; ) L'important, c'est de donner du sens, non ?
Merci pour le partage, Lulu. A bientôt !

   pieralun   
26/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J’ai cherché le sens lors de 4 à 5 lectures, je ne l’ai pas trouvé ou plutôt on peut en imaginer plusieurs..’

Pourtant, j’y ai trouvé beaucoup de poésie, je n’arrive pas à expliquer pourquoi.
Nostalgique, triste, oui j’ai ressenti la tristesse du bonheur qui ne se retrouve pas.
Voilà! la poésie du plaisir perdu, emporté par la perte de la jeunesse et peut être de celui qui reste seul, peut-être...

   papipoete   
31/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Lulu
Je n'avais point vu ce poème ; étais peut-être perdu dans les embruns, mon âme voyageant souvent...bien plus que mes jambes devenues bien paresseuses !
Un vague à l'âme, non point de tristesse puisqu'un " mot paisible " s'inscrit à l'horizon... Un flash-back sans doute sur un souvenir cher ; il y a eu des moments, il y en aura d'autres mais sans amertume l'héroïne ne fera pas partie du casting...
NB ne pas chercher à déchiffrer un message, surtout s'il est noyé dans les embruns, mais trouver à l'écriture un sens poétique aigu.
Je prendrais bien la main de l'auteure, pour l'aider à traverser " les ponts brûlants ", mais mon pas est si branlant !


Oniris Copyright © 2007-2020