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Poésie en prose
Lunastrelle : C'est l'Aubépuscule...
 Publié le 23/02/11  -  9 commentaires  -  3499 caractères  -  111 lectures    Autres textes du même auteur

Et moi, je t'ai vécu en un Jour d'Après...


C'est l'Aubépuscule...



Et s’en va au loin un oiseau d’étoile, un présage fredonnant ta mélodie, tandis que des courbes de béton mangent mon cœur enlacé de mondes. Ces histoires-là, qui s’enfuient et fourmillent sur les doigts de chaque grain d’essence, je les entends et les apprends toutes les secondes. Mon regard s’obsclaircit. Il arrive enfin à percevoir les fils qui épousent ce tissu palpitant. Peu de personnes peuvent les appréhender sans s’y brûler le cœur. Le soleil est toujours là, même si parfois sa robe est ternie par l’éclat du cosmos, d’un noir cruel et transcendantal…
Le vent s’emporte sur mes joues voilées par les tours jumelles de mes espoirs, on pourrait s’y méprendre quant à la nature des vallons qui sillonnent ma peau. Un avant-goût d’apocalypse… Mais ce n’est rien…
Non, rien. Juste le jour d’après qui revêt son masque avant que l’on ne puisse voir ces ruines déferlantes. Elles rongent nos veillées et personne ne s'en aperçoit. Après tout, à quoi bon quand on sait que tout le sel de demain ne servira qu’à combler ces vides fantômes, qui se fissurent encore et encore, à croire qu’il n’y a pas de fond… Non, il y a juste ce vampire-là, frémissant et si vieux... Il pompe et avale le sang de mes veines accrochées à l’univers, c’est lui le seul rempart, avant que…
Mes lèvres sont craquelées, elles murmurent des chansons noctambrûles.
L’esprit est une bulle, qui s’échappe et se prend des coups, sans jamais éclater… Mais à l’intérieur, c’est fou comme le chaos et l’amour aiment s’entrelacer, s’accrocher, s’accoupler, se lacérer… Ils brisent ses dernières défenses, sans même lui donner ce doux repos tant attendu… C’est peut-être ça…
Et puis l’autre, que fait-il ? Il attend, je crois.
L’azur ébréché, soutenant nos nus âges, ne fait que s’enrober de certitudes depuis que le gris des pensées vient effleurer les lèvres… Je suis l’humaine qui laisse une partie de son ombre à chaque foulée qu’elle fait sur le sable de ta peau, et ta main est tout simplement mon indécision, et mon courage faux-fuyant.
Et sous le feu de mes paupières, la terre crève.
Le matin s’ébauche de perles et de quartz, pour canaliser l’énergie vibratoire de mes maux, et la transformer en paysage. Ce n’est pas beau à voir, je sais. Mais cet endroit, je peux l’aimer, je m’y attèle avec l’enfance de mes sentiments. Y a encore quelque chose de pur en moi, qu’on n’a pas réussi à toucher, même par le bout des yeux… Ce petit bout d’âme sans couleur, mais qui irradie mes rêves, pour me rappeler que je ne fais pas que survivre…
Il redeviendra beau, je le promets.
J’ai tellement de mal, mais au final, c’est mieux ainsi. Et puis les étoiles, elles savent très bien que la lumière et l’ombre ne sont rien isolées… Et tu auras beau faire, l’océan composera toujours le feulement des nuits saoulitaires.
C’est l’Aubépuscule. Et moi, je t’ai vécu en un Jour d’Après…









Aubépuscule : aube + crépuscule.
Obsclaircir : obscurcir + éclaircir. Action d'ouvrir ses perceptions autrement.
Noctambrûle : noctambule + le verbe brûler à la troisième personne du singulier. Du coup, c'est un néologisme un peu particulier, et qui reste un nom commun, et non un verbe.
Saoulitaire : saoul + solitaire (au pluriel dans le texte).



________________________________________

Ce texte a été publié avec des mots protégés par PTS.


 
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   Anonyme   
12/2/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un ensemble soigné. L'auteur prend le risque de poétiser sur un sujet de presque actualité. Je n'ai pas apprécié le côté poétique outrancié qui vise à faire de la poésie au détriment du sens et à la faveur de la licence poétique. En revanche, c'est poétique et le rythme est très agréable.

Un ensemble de belle facture qui a le mérite d'observer sans jamais donner son avis.

   ristretto   
18/2/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
j'ai lu plusieurs fois, laissant passer le temps, et à chaque fois des lectures différentes.. un texte étrange, mais rempli de poésie.
entre trop tot et trop tard- entre je ne peux et je le veux-

j'ai bien aimé l'insertion de ces mots fantasques , juste des petites touches

merci

   wancyrs   
21/2/2011
 a aimé ce texte 
Bien
C'est assez dense et profond. le bloc est assez touffus et je n'arrive pas à démêler tout ça, mais il y a de belles phrases :

L’esprit est une bulle, qui s’échappe et se prend des coups, sans jamais éclater… Mais à l’intérieur, c’est fou comme le chaos et l’amour aiment s’entrelacer, s’accrocher, s’accoupler, se lacérer… Ils brisent ses dernières défenses, sans même lui donner ce doux repos tant attendu… C’est peut-être ça…

J'aime bien ce passage, à lui tout seul il peut être considéré comme l'axe sur lequel rote ce récit.

   Anonyme   
23/2/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
L'emploi des mots-valises devait être dans l'air.
(Mais je ne m'étais pas rendu compte qu'il pouvait faire voyager de la sorte).
J'ai fait le voyage d'un trait. Seul grief, le "on" de "qu'on n'a pas réussi à toucher". C'est le genre de "on" qui veut mettre des lecteurs dans la poche, et personnellement j'hésite à m'en servir.

   Pascal31   
23/2/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai dû relire plusieurs fois le poème pour me faire une idée de sa signification. Je ne suis d'ailleurs toujours pas certain d'avoir clairement compris ce que voulait nous transmettre l'auteur.
De jolies phrases sortent du lot, laissant une impression forte, prégnante : "des courbes de béton mangent mon cœur enlacé de mondes", "Le vent s’emporte sur mes joues voilées par les tours jumelles de mes espoirs", "Et puis les étoiles, elles savent très bien que la lumière et l’ombre ne sont rien isolées"...
Je suis moins convaincu par les néologismes, dont les explications (vraiment nécessaires ?) à la fin brisent à mes yeux la poésie.
J'ai aussi un peu tiqué sur le "Y a encore quelque chose de pur en moi", peu agréable à l'œil et à l'oreille.

   Lunar-K   
23/2/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un texte magnifique dont je ne suis pas certain d'avoir compris le sens exact. Plusieurs indices me suggèrent néanmoins qu'il s'agit de décrire le lendemain d'une rupture amoureuse (le lendemain de quelque malheur en tout cas), lorsque le matin arrive et se couvre de nuit.
Les mots-valises et les oxymores sont judicieusement placés, sans abus.
L'écriture est un torrent qui nous entraîne d'un bout à l'autre du poème, écriture parfois haletante, parfois douce ; très diversifiée...
Juste une chose qui m'a un peu gêné :

"Et puis l’autre, que fait-il ? Il attend, je crois."

J'aurai laissé la question sans réponse personnellement...
Aussi, dans le vocabulaire au bas du texte, il est écrit "saoulidaire" au lieu de "saoulitaire". Ce n'est rien évidemment, mais je tenais à le signaler pour que l'auteur puisse le faire corriger.
Voila, un poème excellent que je ne manquerai pas de relire afin de chercher à en approfondir le sens car j'ai l'impression qu'il m'échappe encore en partie.

   Lhirondelle   
23/2/2011
Bonjour Lunastrelle

C'est loin d'être prosaïque (sauf... mais j'y reviendrai), en effet cette prose amène son lot d'images où la poésie est bien présente même si elle m'apparaît telle une nébuleuse ; mes lectures successives restent en suspens quant à l'interprétation. Ceci dit, ce n'est pas désagréable et ça se lit plutôt bien.

Quelques formes et maladresses qui m'ont un peu chiffonnée :

"on pourrait s’y méprendre quant à la nature des vallons qui sillonnent ma peau" "on, s'y, quant" pas très poétique, pourquoi pas : on pourrait se méprendre sur la nature des..... (je n'apprécie pas trop ce "on" qui revient à plusieurs reprises mais bon, ce choix revient à l'auteur d'opter pour ce pronom indéfini qui me conforte dans la manière vague d'appréhender le sens de ses réflexions)

"Et puis l'autre, que fait-il ?" ça me laisse une désagréable impression tel un cheveu sur la soupe, je n'arrive pas à identifier cet "autre"... j'aime être libre d'interpréter mais à juste dose, là, le champ trop vaste, que tout ce vague m'offre, me laisse perplexe.

"qu'on a pas réussi à toucher" pas très agréable à l'oreille et toujours ce "on" que j'aimerais bien identifier.

"que je ne fais pas que survivre" idem pour la sonorité... un "que.... que" plus prosaïque que poétique.

J'aurais trouvé bienvenue une virgule après rien dans "elles savent très bien que la lumière et l'ombre ne sont rien, isolées

"nus âges" la liaison me rend réfractaire à l'appréciation de ce jeu sur les mots, les autres tels "aubépuscule, saoulitaire, etc..." ne m'ont pas vraiment séduite non plus.



Les points de suspensions qui reviennent souvent me masquent chaque fois un élément qui me permettrait d'y voir plus clair. Je pense que c'est le but recherché mais j'apprécierais d'avoir ces éléments manquants.

Pour conclure je ne dirai pas que je n'ai pas aimé, juste que cette prose pèche par ses maladresses et zones d'ombre pour que je puisse affiner mon ressenti et c'est pourquoi je n'évalue pas.

Au plaisir de te relire

L'hirondelle

   Marite   
24/2/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Beaucoup de désarroi et de panique se cachent derrière cette profusion de mots. Enfin c'est ce qui me reste comme impression après une troisième lecture, décalée dans le temps, car j'ai eu des difficultés à comprendre lors de mes premiers contacts avec ce texte en prose.
Pour ma part, les mots du genre "aubépuscule, s'obsclaircit, noctambrule, saoulitaires ... etc " m'ont rebutée, mais ceci est très subjectif. De très belles phrases et expressions m'ont cependant permis de continuer la lecture.
" Et s’en va au loin un oiseau d’étoile, un présage fredonnant ta mélodie, tandis que des courbes de béton mangent mon cœur enlacé de mondes." J'aime cette introduction.

   Lunastrelle   
24/2/2011


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