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Poésie contemporaine
Luz : Entre deux étangs
 Publié le 17/04/13  -  12 commentaires  -  701 caractères  -  260 lectures    Autres textes du même auteur

Promenade en pays d'eaux.


Entre deux étangs



Aube sur l’étang
on dirait glissant sur l’eau
de fins cheveux blancs

La biche au ruisseau
éclabousse le silence
du soleil levant

Ombres sur le sable
un banc de vairons tournoie
dans la source claire

Deux cygnes s’envolent
au-dessus du grand canal
branle-bas de l’air

Sur un rocher noir
au milieu de la rivière
un chêne se tord

Libellule bleue
ses fines ailes frémissent
reflet de tes cils

Les graviers frissonnent
sous le courant blond du soir
brume d’éphémères

Sur l’eau de l’étang
lueur de lune et nuages
l’air de nuit se pose


 
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   socque   
1/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bon, c'est très bien fait. Vraiment. Des haïkus bien rythmés, délicats, un pinceau fin pour un trait affirmé. Il se trouve qu'en ce moment je ne suis guère d'humeur à apprécier, je préférerais des choses plus brutales, plus contrastées que des évocations de brume sur l'étang, mais enfin c'est du beau boulot à mon avis, et j'aurais tort de le bouder !

   wancyrs   
8/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce texte me fait l'effet de ces montages vidéos qui commencent sur une image le matin et s'achève sur le crépuscule en quelques minutes. 12h en quelque temps... Le tableau est fabuleux et en ces haïkus naissent de majestueux paysages qui nous entrainent dans un univers féérique.

Merci pour ces moments

   troupi   
17/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce poème est très beau, des mots qui reflètent un calme immense, des images toutes simples mais qui nous disent le bonheur de pouvoir les regarder. Un vrai talent dans cet art de décrire si bien avec une telle économie de moyens.

   Pouet   
17/4/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Un peu comme des haÏkus?
Sympathique.

"libellule bleue
ses fines ailes frémissent
reflet de tes cils"
+
"la biche au ruisseau"
=
m'ai fait penser à "biche ô ma biche lorsque tu soulignes(... )on dirait deux papillons bleus"

Mais je dois avoir l'esprit tordu.

Bonne continuation

   brabant   
18/4/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Luz,


De l'aube à la nuit le quotidien - probablement printanier - d'un étang, avec des tableaux japonisant ; le rocher noir et le chêne interpellent. J'ai l'impression que l'on joue sur les deux sens de ce que peut être un crépuscule.

Je pressens ainsi un piège dans cet "Entre deux étangs". Est-on en pays solognot où le sol sableux peut devenir mouvant ? Ô Seignolle ! Vocabulaire de l'inquiétude...

Etang du matin, étang du soir, même combat ! Le mauvais sort toujours reprend ses droits... ou plutôt ses travers.

Lol

   Anonyme   
17/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
C'est très beau.
Chaque strophe est un poème à lui tout seul.
La construction est très réussie.
Entre deux étangs...entre deux temps.
Vraiment bravo et merci.

   Anonyme   
17/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Luz... Un très joli poème fait d'une suite d'aquarelles plus belles les unes que les autres... Une balade entre deux étangs que j'ai vraiment appréciée de l'aube au soir sous la lune. Je pense que seule une femme peut écrire ce genre de poésie où la douceur accompagne chaque strophe... Merci pour cette promenade au bord de l'eau qui m'a vraiment séduit.

   Anonyme   
17/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est léger et mélodieux. J'aime beaucoup l'absence de ponctuation. Parfois ça m'irrite car je ne parviens pas à trouver le rythme mais avec votre poésie, ce ne fut pas le cas. Plaisant à l'oreille et puis, moi qui vis à la ville, lire ainsi un tel éloge envers la nature dont je suis très attaché, ne peut que me séduire.

   Marite   
18/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Et je reprends ce matin cette promenade "entre deux étangs". Hier déjà je n'avais besoin d'aucun effort pour y être tant ces vers, si courts, déroulent à nos yeux des images réalistes et naturelles. Elles défilent au rythme de notre marche sur ce sentier (enfin j'imagine y être).
Un coup d'oeil à droite : 'la biche ..." , un regard effleurant le cours d'eau " un banc de vairons tournoie ...", un peu plus loin : 'deux cygnes ..." etc
Merci Luz pour cette balade apaisante et féérique au coeur de la Nature.

   Mona79   
18/4/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce sont des haïkus qui se suivent pour ne former qu'un seul poème : mélodie heurtée mais convaincante, poésie bucolique dont le charme nous pénètre de sa fraîcheur tout au long du jour : "Aube sur l'étang....l'air de nuit se pose."

Une seule restriction pour ce "grand canal" qui m'évoquerait plutôt Venise, mais ce n'est qu'un détail. Merci.

   Anonyme   
18/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Qu'est-ce-que c'est beau un texte sans ponctuation!
Merci Luz, nous sommes assez peu ici à faire ce choix.

Je ne suis pas très sensible à une poésie contemplative de la nature.
Heureusement, dans la vôtre on y sent une présence humaine et animale. Vous décrivez une nature en mouvement, qui devient magique dès que vous y introduisez en parallèle une sensibilité humaine :

" Libellule bleue
ses fines ailes frémissent
reflet de tes cils"
Véritable concentré de poésie. Difficile de faire mieux.

Je relève aussi :
" on dirait glissant sur l’eau
de fins cheveux blancs "
En peu de mots, une nature belle et mystérieuse, presque inquiétante.

Il y a aussi de l'animisme dans votre poésie:
- " branle-bas de l'air " : image magnifique et surprenante, avec toujours cette idée de mouvement.
- " un chêne se tord " . On a presque mal pour lui.

Peut-être une petite restriction pour la biche qui " éclabousse le silence " . La figure de style est saisissante, mais elle me paraît un peu convenue en comparaison de certaines autres images beaucoup plus insolites.

J'ai cru au début à un poème rimé, avec d'ailleurs une versification qui s'annonçait très intéressante, et qui aurait peut-être donné plus d'originalité à cette succession de haïkus :
" étang / blanc / levant " puis " eau / ruisseau " . Je m'attendais à une reprise de la rime en " eau " au début de la 3e strophe, suivie de la rime " ence " , etc...
Dois-je penser que les premières rimes ne sont qu'un hasard, ou que, comme moi, vous aimez mélanger les rimes et les non-rimes?

Je crois que je vais garder le haïku de la libellule en mémoire.
Ludi

   fugu   
27/4/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime bien cette série de haïku champêtres. Ils sont pour la plupart bien vus, bien sentis. Ma préférence ira pour les 2,4,5 et le dernier qui sont réellement évocateurs. Presque photographique.
Je ne vois en revanche pas l’intérêt de mettre un titre pour l'ensemble de ces haïku.


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