Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
Luz : Le cheval et le vent
 Publié le 17/10/19  -  14 commentaires  -  1039 caractères  -  150 lectures    Autres textes du même auteur

Un vieux cheval observe une haie bousculée par le vent.


Le cheval et le vent



Un vieux cheval fait face au grand vent des collines
qui bouscule une haie d’aulnes et d’aubépines.

Il se tient là, immobile,
en lisière du pré où tourbillonnent les fleurs blanches :
berces, pâquerettes, marguerites...
Seule sa tête dodeline
au gré du mouvement des branches.

On dirait qu’il ressasse un lointain souvenir
ou le cherche en retrait du temps.

Il oublie l’amble.
Il ne retient que les courses folles,
son corps en liberté dans la nature offerte.

La force de son galop résonnait sur la lande
qu’il tranchait au sabre de son poitrail.
Il volait sur les chemins de crêtes,
les ailes de sa crinière élancées vers le ciel,
le sang de ses flancs roulant sous le bleu glacé de l’air.

Il rejoint cet ancien souffle de flammes noires
dans le vent qui frappe la haie ;
le souffle de sa vie consumé par le temps.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Corto   
29/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Ainsi donc ce cheval observe la haie bousculée par le vent.
Le thème appelle quelque vision champêtre et l'on y prête attention.

"Il se tient là, immobile" puis "Seule sa tête dodeline", deux expressions qui fixent bien le tableau, cohérent avec cette belle image: "On dirait qu’il ressasse un lointain souvenir".

On est donc entraîné dans ce souvenir animal "La force de son galop résonnait sur la lande".

Malheureusement deux vers me restent étrangers, mystérieux:
"le sang de ses flancs roulant sous le bleu glacé de l’air" puis:
"Il rejoint cet ancien souffle de flammes noires".

Un autre choix dans les images m'auraient sans doute permis de mieux pénétrer le déroulement de cette contemplation.

A vous relire.

   natile   
2/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Toujours touchant ce regard poétique sur la nature, on peut souvent se voir en miroir et ici remplacer le cheval par l'homme qui doit renoncer à sa jeunesse, à la liberté de ses mouvements. Le souffle peut être celui de la vie qui se réduit ou celui qui emporte les souvenirs. Il y a juste" les flammes noires" que je ne sais pas à quoi rattacher.

   FANTIN   
2/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Des mots bien choisis, des images fortes et belles ("la force de son galop résonnait sur la plaine"; le "sabre du poitrail"; le "souffle de flammes noires"; un peu moins, plus convenu pour "les ailes de sa crinière") pour évoquer le rêve et le regret de ce cheval vieilli et immobile qui "fait face au grand vent des collines".
Un beau sujet, aisément transposable aux humains, et un texte attachant.

   ANIMAL   
2/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
L'idée est très belle et servie par une cinquième strophe remarquable de poésie, tout comme le dernier tercet. D'autres vers semblent plutôt une simple énumération :

"En lisière du pré où tourbillonnent les fleurs blanches :
berces, pâquerettes, marguerites"

Ceci rend ce texte inégal. Malgré ses qualités, pour moi, l'ensemble manque trop d'harmonie, de musicalité même s'il s'agit de poésie libre.

Je pense que le retravailler pour lui donner un vrai rythme, un équilibre, servirait ce poème.

En EL.

   Gabrielle   
5/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte qui pose la question de la condition des êtres issus de la création.

Le cheval, utilisé ici par l'auteur(e) symbolise la liberté, liberté qui est omniprésente et représentée (après une petite présentation du cadre et de l'animal)jusqu'à la fin de vie.

La liberté est traitée sous différents aspects et cela pose un débat intéressant.

Merci à l'auteur(e).

Au plaisir de vous lire.

   Vincente   
17/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Si ce "vieux cheval oublie l'amble" pour ne retenir "que les courses folles", l'auteur a choisi de lui emprunter l'amble pour écrire ce poème l'évoquant. Le ton, le rythme, le regard, ont une souplesse et une puissance élégante. Aucun épanchement larmoyant ou de lourdeur stylistique ne viennent handicaper la lecture, la poésie s'offre dans toute sa beauté, faite ici de simplicité dans l'expression et d'une riche attention dans l'interprétation.

Ces deux vers m'ont beaucoup touché :
" On dirait qu’il ressasse un lointain souvenir
ou le cherche en retrait du temps.
", ce "en retrait du temps" recèle une profondeur inouïe.

Et la strophe finale apporte un dernier souffle à la fois plein de magie, avec ses "flammes noires", et plein de sagesse par "le souffle de sa vie consumé par le temps". Une très belle évocation, où la poésie libre est en réjouissance.

   Davide   
17/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Luz,

Ce vieux cheval qui se rappelle sa jeunesse et ses courses folles dans les landes, est touchant.

Un poème très visuel grâce aux images qu'il dessine, entre l'immobilité de la vieillesse et les mouvements de la nature où se superposent et se reflètent les souvenirs de sa jeunesse, sa liberté, sa vigueur...

Le dénouement me plaît beaucoup, en ce sens qu'il joue sur la polysémie du mot "souffle" : "le souffle de sa vie consumé par le temps." Le vent devient une belle métaphore du temps qui passe.

L'écriture, en revanche, souffre de quelques tournures bien tarabiscotées, sur lesquelles j'ai buté à la lecture :
- "le" (dans "ou le cherche en retrait...") désignant en réalité le "lointain souvenir" du vers précédent ;
- "qu'" (dans "qu'il tranchait au sabre...) se rapportant à la "lande" du vers précédent.
- d'une manière générale, je trouve que le poème pâtit d'une certaine disharmonie formelle ; par exemple, la découpe de la première strophe, avec ce "qui" en entame du vers 2, aurait pu être meilleure.

En somme, un poème que j'ai beaucoup aimé, marquant et porté par un lyrisme exquis, mais que les accrocs dans l'écriture dévaluent - dans une maigre mesure, toutefois.

Merci du partage,

Davide

   papipoete   
17/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Luz
Le vieux cheval se tient à l'ombre d'une haie, il semble ruminer... Ruminer le temps où il traversait le champ au galop ; quand on ne le voyait pas, on l'entendait et songeait " écoutez, c'est lui ! ce cheval dont je vous ai parlé ! "
Aujourd'hui, seul le vent fend l'air, et près d'une haie rumine un vieux cheval...
NB on voit bien cette bête, l'air las, à taper du sabot et chasser les mouches ses seules admiratrices dorénavant !
S'il pouvait parler, il vous conterait ses exploits, et dans une subite ruade, partirait au lointain !
la 5e strophe est particulièrement vivante, et pourrait faire songer à Tornado, le cheval du célèbre justicier...

   Lebarde   
17/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une fois encore un sujet qui traite de la vieillesse et des affres et douleurs qu'elle laisse sur les êtres.
Aujourd'hui c'est celle d'un cheval jadis fringant comme l'éclair maintenant pensif et nostalgique au coin de sa haie d'aubépines ( j'allais dire au coin du feu) tant la similitude est grande avec les humains.

Le poème fourmille de belles images bien observées puisant dans les "choses" de la nature, c'est beau c'est poétique, c'est lumineux, c'est bucolique et champêtre c'est agréable à lire.

Mais je me demande si la forme libre ( asymétrie des vers et des strophes , absence de rimes et de césures) apporte quelque chose de plus au texte.

J'ai pourtant bien apprécié ce travail.
Merci

Lebarde

   hersen   
17/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est un parallèle intéressant, ce cheval confronté au vent de sa jeunesse, de son souffle fort, de ses galops.
j'aime comment tu parles de l'énergie au travers du cheval, en cinquième strophe.

le vent, la haie, les fleurs sauvages et le cheval : un très bel ensemble pour parler du temps qui passe, et qui fait dodeliner face au vent qu'on ne peut plus suivre.

dans le souvenir, il écarte ce qui le contraignait, (l'amble) pour ne se rappeler que les galops fous de liberté. j'aime aussi beaucoup cette notion, d'effacer ce qui ne vaut pas la peine de se rappeler, et ainsi laisser la place à tout ce qui a été exaltant.

Une belle lecture !

   PIZZICATO   
17/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Tout comme pour un être humain, la nostalgie de la jeunesse affecte ce vieux cheval en regardant cette haie qu"il ne peut plus désormais franchir.
" Il oublie l’amble.
Il ne retient que les courses folles,
son corps en liberté dans la nature offerte."

Une très belle cinquième strophe aux images expressives.

J'ai beaucoup aimé cette poésie

   troupi   
17/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Hé oui, les chevaux aussi vieillissent, et leurs souvenirs les suivent et les occupent pendant que le temps inexorable les emmène un peu plus loin.
Je trouve que votre observation du vieux cheval immobile et patient est finement observée.
La description souvent ne manque pas de poésie et c'est agréable même si certaines formulations sont assez obscures comme dans le tercet final.
"Il rejoint cet ancien souffle de flammes noires
dans le vent qui frappe la haie "

   Donaldo75   
18/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Luz,

J'ai aimé ce poème même si je l'ai trouvé inégal. A mon goût, la seconde partie est meilleure que la première. Pour moi, l'envol démarre là:

"La force de son galop résonnait sur la lande"

Peut-être est ce du au mouvement même, celui raconté, mais c'est mon impression de lecture. Cela n'empêche en rien ce poème de me plaire, de me donner envie de le relire pour en apprécier les images, les impressions, les couleurs et les sons.

Merci du partage.

Donaldo

   Pouet   
25/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bjr,

je reviens un peu tardivement sur ce poème.

Très beau poème au demeurant.

Il commence comme un contemporain puis glisse doucement vers le libre.

C'est marrant les "correspondances", j'avais proposé un poème sur la mort d'un cheval qui n'avait pas été retenu et dans ce poème j'écrivais à un moment: "l'oubli/l'amble/de l'aube" et là je vois: "Il oublie l'amble", c'est marrant quoi...

Sinon, je dirais que (pour moi) le texte est parfois un peu trop "prosaïque", descriptif et qu'il ne s'autorise pas assez de métaphores originales et/ou décalées, qu'il demeure un peu parfois dans "'l'image d’Épinal".
(Cela vient sûrement de moi et j'espère ne pas froisser l'auteur par l'expression de ce ressenti subjectif.)


Mais c'est un très joli poème qui se lit agréablement.

Beaucoup aimé ce passage:

"On dirait qu’il ressasse un lointain souvenir
ou le cherche en retrait du temps."

(En regrettant un peu la répétition de "temps" dans le dernier vers)

Au plaisir.


Oniris Copyright © 2007-2019