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Poésie libre
Luz : Le ruisseau
 Publié le 05/01/16  -  14 commentaires  -  1108 caractères  -  310 lectures    Autres textes du même auteur

Ruisseau miroir-mémoire.


Le ruisseau



Le ruisseau creuse l’argile du pré
Sous le lent murmure de son eau limpide.

Allongé sur l’herbe chaude du soir,
Face au courant tranquille, je regarde

Les vairons fardés de rouge cuivre et leur ombre
Qui dansent sur le sable de granit aux lumières éclatées ;

Les menthes, les ronces roses et les aulnes,
Dressés dans l’air bleu de la vallée ;

Le nu de l’eau qui frisonne au soleil
Dans l’haleine des algues et des joncs ;

La truite ondoyant sous la dérive des éphémères
Devant la longue racine du chêne ;

Les portefaix de brindilles au pied du rocher noir
Où s’enroulent encore nos souvenirs d’enfance ;

Nos corps qui tremblaient sous la brûlure de l’eau vive.

Allongé sur l’herbe chaude du soir,
Je regarde toutes ces années
De fleuves et de mers qui nous ont séparés.


 
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   Anonyme   
18/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
Belle et simple balade dans le souvenir, un ruisseau est un si grand océan pour la rêverie de l'enfant que nous étions, le pré, un univers si vaste où se combattent les gigantesques armées de nos monarques imaginaires. Un simple ruisseau sur l'argile du pré !
J'ai beaucoup apprécié ce retour dans mes propres souvenirs, les soirs d'été de mon enfance.
"Les vairons fardés de rouge cuivre et leur ombre
Qui dansent sur le sable de granit aux lumières éclatées", image si vivante...
"Les menthes, les ronces roses et les aulnes,
Dressés dans l’air bleu de la vallée" ... Je sens encore ces parfums humides des bords de l'eau. Magnifique.
Et puis ce tout dernier passage: " Allongé sur l’herbe chaude du soir,
Je regarde toutes ces années
De fleuves et de mers qui nous ont séparés."
Cette réflexion sur le temps passé de notre vie, ces géants, fleuves et mers qui nous ont séparés, ont-ils seulement pu permettre de ressentir cette chaleur de l'herbe du soir...

Merci et bravo pour ces instants d'enfance délicieux.
A vous relire.

Jaseh

   Anonyme   
19/12/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Comment ne pas être séduit par toute la fraicheur, la légèreté et le naturel savoureux de cet écrit, qui le rend si vivant, attrayant et touchant, vous faisant frissonner d'émotion, le simple de l'instant devient sublime.

   papipoete   
20/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pour qui sait observer, contempler, ne jamais s'habituer à la beauté des choses simples, comme un coin de verdure où coule un paisible ru, voici de jolis vers colorés, vifs, charmeurs.
J'ai moi aussi, mon ru en bas de mon jardin, avec hier des chevaux de selle qui s'ébattaient dans son courant; il me rappelle des souvenirs enchanteurs, bien que ceux d'un amour passé n'y soit pas gravé comme le votre.
" Les vairons fardés de rouge cuivre et leur ombre qui dansent..." montre votre imagination face au " banal " d'un humble vairon, à travers ce vers riche, parmi bien d'autres!
je relève avec bonheur, que votre poème " libre " est ponctué! Cela me fait plaisir de voir ce " matériel " de français, utilisé à si bon escient! bravo!

   Hananke   
5/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Enfin, un texte de poésie libérée qui me parle et que j'entends.

J'aime bien ce petit ruisseau plein de fraîcheur contenue. On en a tous un dans sa mémoire d'enfant ou d'adolescent.
Mais ce que j'aime surtout c'est le dernier tercet
qui fait s'envoler d'un coup de baguette la magie du moulin de l'onde claire.
Un superbe dernier alexandrin.

   Francis   
5/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Au fil de l'eau, au fil du temps , contempler, se souvenir de l'enfance lointaine. J'ai aimé ce moment serein au bord de l'eau, "sur l'herbe chaude du soir".

   Pussicat   
5/1/2016
De belles images, un beau tableau, l'eau ici n'est qu'un prétexte, un moyen pour dire les choses...
"Allongé sur l’herbe chaude du soir,
Je regarde toutes ces années
De fleuves et de mers qui nous ont séparés."
...l'eau qui coule, roule et charrie les souvenirs... l'eau toujours la même, toujours différente...

petit bémol :
Allongé sur l’herbe chaude du soir, / Le nu de l’eau qui frisonne au soleil
nous sommes dans le soir, la lune se lève et vous évoquez "l’eau qui frisonne au soleil " 5 vers plus loin ?

un texte qui se laisse lire,
le thème est bien traité,
à bientôt de vous lire,

   PIZZICATO   
5/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
On se laisse séduire par le calme et la beauté du paysage environnant, traduits par de belles images expressives.
Et puis survient cet imparfait " Nos corps qui tremblaient sous la brûlure de l’eau vive " qui annonce ce dernier tercet nostalgique.

   Vincendix   
5/1/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
L’évocation d’un ruisseau est, pour moi, un critère favorable.
Seulement je trouve ce texte un peu décalé au regard du sujet, passe encore pour les vairons colorés mais le sable de granit aux lumières éclatées ainsi que les menthes et les ronces roses dressées, c’est, pour moi, de la poésie surfaite dans ce cadre bucolique.
Je le dis souvent, la poésie libre n’ayant pas, dans sa forme, une musicalité naturelle doit être expressive mais sans exagération.

   luciole   
5/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Charmant tableautin bucolique peint aux couleurs du souvenir.
L'équivalent poétique de la chanson "Grandchester meadows" de Pink Floyd.

   Anonyme   
5/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Sympathique ruisseau...c'est où ? Que j'y parte en vacances.

Pas évident de parler de ces choses-là simplement tout en en rendant un peu la magie. L'association miroir-mémoire est intéressante et en dessous on devine le temps qui passe souvent mis en regard de l'eau qui coule.
Les trois derniers vers avec les vairons fardés de rouge cuivre sont mes préférés. J'ajoute le sable de granit aux lumières éclatées.
A vous relire.
C.

   Ramana   
6/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime le symbolisme de l'eau, celle qui coule sous les ponts, et qui de ruisseau devient fleuve et puis mer. Il y a de l'eau entre nous depuis notre enfance, dirions-nous. Les portefaix, ces petits vers que nous arrachions aux pierres immergées, nous servaient d’appâts sur nos hameçons pour pêcher les vairons, et nous observions encore des truites dans la rivière, même des anguilles lorsqu'elles venaient y pondre. Ces images saturées décrivent bien les perceptions de l'enfance, plus sensible aux couleurs, aux sons et aux odeurs que ne l'est l'âge adulte.
Merci pour cette eau de jouvence.

   jfmoods   
7/1/2016
Parfois, le commentateur préfère s'effacer...

« Venez, ô mes amis, dans le clair matin, chanter les voyelles du ruisseau ! Où est notre première souffrance ? Celle que nous avons hésité à dire... Elle est née dans les heures où nous avons entassé en nous des choses tues. Le ruisseau vous apprendra à parler quand même, malgré les peines et les souvenirs, il vous apprendra l'énergie par le poème. Il vous redira, à chaque instant, quelque beau mot tout rond qui roule sur les pierres. » (« L'eau et les rêves », Gaston Bachelard, 1942.)

Merci pour ce partage !

   Lulu   
22/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Luz,

je découvre ce poème où perce la nostalgie dans les deux derniers vers, et, du coup, avec recul, au travers de tout le poème.

J'ai beaucoup aimé la phase descriptive. Le ruisseau est très évocateur. On voit l'argile, le chêne, la truite... Que tout cela est beau.

J'aime beaucoup cette forme de poésie pour son côté simple et épuré.

   Alcyon   
23/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour

un régal
le décor et l'ambiance sont bien campés
j'enlèverais bien les ponctuations
d'autant plus que le poème est bien "aéré"


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