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Poésie contemporaine
Lylah : Cri
 Publié le 16/11/17  -  19 commentaires  -  625 caractères  -  250 lectures    Autres textes du même auteur

Elle…


Cri



Ma mère
mon amour
mon invisible abcès
mon angoisse au long cours
mon incurable plaie



Ma mère
ma tristesse
ma sombre litanie
ma moisson de détresse
mon inaudible cri



Ma mère
ma douleur
mon inlassable quête
mon miroir crève-cœur
ma fatale défaite



Ma mère
ma tendresse
mon épine sans rose
ma sangsue mon ogresse
ma fenêtre bien close



Ma mère
ma douceur
mon impossible haine
mon liseron vainqueur
mon éternel je t'aime



 
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   fugu   
3/11/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Si l'on en croit les vers, c'est à la vie à la mort.
Un poème aigre-doux sur les rapports Mère/Fils-Fille
Un - Je t'aime Moi non plus -
Une histoire vorace qui semble chercher un brin d'issue dans ce poème au titre criard.

   bipol   
16/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour,

les rapports avec sa mère sont si importants

lorsque ça ne se passe pas bien c'est la cata

et j'en sais quelque chose

j'ai beaucoup aimé votre poème délicat

   Ramana   
16/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
De la psychologie façon poésie, c'est réussi. On y voit bien l'ambivalence des rapports mère - fille qui sont rarement simples, ambivalence impossible à résoudre tout au long d'une vie. L'ancrage est si profond qu'on ne saurait y fouiller sans que le navire parte à la dérive.
Le rythme adopté, court, saccadé, rend bien compte des aller-retours propres à cette ambivalence. Les mots sont bien choisis ("incurable plaie", "inaudible cri", "impossible haine"...).

   fried   
16/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Le cri qui s'est tu
Semble heureusement un cri d'amour.
C'est simple et sobre J'aime bien.

   Absolue   
16/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime ce genre de poème psychologique. Le rapport ambigu mère-fille est ici très bien décrit!
J'aime particulièrement: mon invisible abcès, mon inlassable quête, mon liseron vainqueur...
Merci.

   Alexandre   
16/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Lylah... Votre poème aurait pu servir de préambule au dernier bouquin de Irène Frain intitulé "La fille à histoires"... un ouvrage où se mêlent, comme dans votre texte, l'amour et la haine.
J'ai aimé votre poème comme j'avais aimé le bouquin précité... que je vous conseille si vous ne l'avez déjà lu !

Bravo et merci.

   papipoete   
16/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Lylah,
Depuis la première et sûrement jusqu'à la dernière sur terre, notre Mère inspirera une plume sur le papier ; en toute forme, classique, contemporain ou des vers libres comme l'air !
L'auteure décline ce titre dès les premiers temps de l'enfance jusqu'à ce jour où la mère devient éternelle .
Des images parsèment ce cri du coeur, telle " mon miroir crève-coeur ", " mon liseron vainqueur ", et me replongent dans ce regard qui, bien qu'éteint sur terre, brille dans ma mémoire, étoile du berger ...

   PIZZICATO   
16/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" Ma mère
ma douleur
mon inlassable quête " pour ma part je vois dans ce " cri ", peut-être un manque d'affection dont l'enfant a souffert en silence ; une détresse toujours contenue " mon invisible abcès
mon angoisse au long cours
mon incurable plaie "

" mon épine sans rose " une image très sombre.
Mais, malgré ce, l'attachement est demeuré " mon impossible haine ".
Avec cette image bien représentative : " mon liseron vainqueur
mon éternel je t'aime ". De même que le lierre le liseron s'agrippe.

   Marie-Ange   
16/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Voilà un "Cri" qui a su trouvé le chemin de l'apaisement.
Ce n'est pas toujours le cas, ce n'est pas toujours possible,
lorsque la "douleur" de l'un des parents, père ou mère.

Les trois premières strophes, montrent une "souffrance"
bien tenace "mon incurable plaie", "ma moisson de détresse",
"ma fatale défaite". Mais tous les mots de ces strophes
expriment vraiment à quel point ce n'était pas gagné d'avance.

Heureuse issue, comme quoi, il ne faut jamais désespérer,
mais quelle ténacité il faut, pour passer "d'une mère/douleur"
à "une mère/douceur". Vous avez sûrement un cœur très généreux.

   plumette   
16/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Lylah

votre "cri" m'a touchée, en tant que fille, en tant que mère.

Vous êtes plutôt du côté de l'amour empêché malgré le désir de la fille qui s'exprime dans tous ces mots d'amour: mon amour,ma tendresse, ma douceur, mon éternel je t'aime.

le versant douloureux domine avec une ambivalence qui parait insoluble dans ces rapports mère/fille.

j'aime cette "liste" pleine d'associations qui me parlent

Plumette

   corbivan   
16/11/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
« Mon impossible haine » voilà ce qui de votre cri résonne le plus en moi.

Cette déchirure qui fait qu’on est parfois tenu d’aimer qui on voudrait haïr…je n’aime pas haïr, car il me semble que la haine est au fond un aveuglement, une simplification, une démission.
L’amour quant à lui…vaste domaine d’interrogation, sauf que l’amour demande, implique un tel abandon que la raison n’y suffit pas…c’est la vie qui répond avec son propre cri, et comment croire que ce cri ne soit pas un cri d’amour… ?

Votre façon de dire cette déchirure est exemplaire à mes yeux et fourmille de simples, belles et justes images, que je ne vais pas relever, il y en aurait trop, autant répéter le poème.

Merci pour avoir su parler ainsi de ce sentiment entre deux sentiments, si pudiquement de cette grande souffrance…et de nous dire que c’est possible, de tenir l’équilibre…de voir clair malgré tout, et de ne pas renoncer à l’amour. C’est ce que je voudrais retenir.

Cordialement

   silver   
16/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Oh, que j'ai aimé ce cri à la fois si pudique et si désespéré!

Sans prétendre avoir tout compris, je me risque simplement à livrer mon ressenti à cette lecture:
Pour moi ce cri revêt plusieurs réalités: cri d'amour, cri de révolte, cri de douleur et peut-être surtout de détresse, d'une fille qui semble ne plus savoir comment se construire face une mère qui lui renvoie une image d'elle-même bien négative (miroir crève-coeur), peut-être justement à cause de toutes ces ambivalences évoquant d'un côté les angoisses des besoins non satisfaits (angoisse au long cours, moisson de détresse, inaudible cri, inlassable quête) et de l'autre, celles d'un affect douloureux et déséquilibré qui agit comme un piège et ne permet pas l'épanouissement.
Où l'on s'aperçoit que mettre au monde et donner la vie sont 2 choses très différentes...
La dernière strophe m'évoque plus une résignation qu'une réconciliation, le liseron vainqueur me fait penser à un cordon ombilical qui n'a pas pu être rompu.
Réussir à réaliser cette nécessaire coupure, sans tout casser, resterait donc l'enjeu à venir

Merci pour ce partage émouvant

   Luz   
16/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai beaucoup aimé ce très beau poème, sensible et dur comme la vie.
Je trouve que c'est bien d'avoir "coupé en deux" ce qui aurait pu être le premier vers de 6 pieds, cela donne un élan, un rythme intéressant. Les 5 strophes sont d'égale force.
Merci.

Luz

   troupi   
17/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Lylah.

Ce cri inaudible...
Si le poème est court il en dit très très long et on pourrait disserter des heures sur ce sujet.
"Ma mère
mon incurable plaie
ma fatale défaite
ma fenêtre bien close
mon éternel je t'aime"
Juste pour faire plus court.
Mais pour moi la plus belle image reste quand-même.
"Mon épine sans rose".
Belle lecture comme toujours avec Lylah.

   Fowltus   
17/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Un poème énumératif dont les éléments sortis d'un catalogue propre à l'auteur(e) rendent compte de ce cri 'dormant'.
La structure est limitée, pas d’artifices stylistiques sinon le déroulement d'une liste brute et sèche.
Me manque malgré tout quelque modulation, quelque sinuosité venant rompre l'enchainement identique de bout en bout.
Merci.

   jfmoods   
18/11/2017
Ce poème est composé de cinq quintils de construction identique.

Dans chaque strophe, le premier vers est un dissyllabe, le second un trisyllabe, les trois derniers vers sont des hexasyllabes.

Dans chaque strophe, le premier vers est le même.

Dans chaque strophe, les vers 2, 3, 4 et 5 sont à rimes croisées, pauvres, suffisantes ou riches.

Seul le glissement allitératif des vers 23-25 dépare.

Le titre du poème ("Cri") est lourd de toute la nécessité d'évacuer la profondeur d'une émotion.

Dépourvu de verbes, reposant exclusivement sur des groupes nominaux assortis d'adjectifs possessifs, ce poème développe une tonalité lyrique. Structuré par l'anaphore ("Ma mère"), il brosse le portrait ambivalent, complexe, d'une femme.

La thématique de la douleur subie gangrène le texte ("angoisse au long cours", "tristesse", "moisson de détresse", "invisible abcès", "incurable plaie", "épine sans rose", "inaudible cri") et, avec elle, celle du joug infligé ("ma sangsue", "mon ogresse", "mon liseron vainqueur").

Le terreau maternel n'a pas de visée formatrice : il ferme les perspectives au lieu de les ouvrir ("ma sombre litanie", "mon miroir crève-cœur", "ma fenêtre bien close", "ma fatale défaite").

C'est un contre-modèle que le coeur ne se trouve cependant pas en mesure de rejeter (lexique : "amour", "tendresse", "douceur", image de l'utopie : "mon inlassable quête", jeu antithétique des rimes : "haine" / "je t'aime").

Merci pour ce partage !

   emilia   
18/11/2017
Cinq petits tableaux de quelques mots pour tenter de cerner le portrait équivoque d’une relation mère-fille difficile, dévorante et source de détresse qui se noue entre bonheur et souffrance, de « l’incurable plaie » à « l’inaudible cri », du « miroir crève-cœur » à la « fenêtre close », et dont les quatre premières strophes insistent sur le côté sombre et douloureux conduisant à « une fatale défaite »… ; le poème s’achève étrangement sur une déclaration d’amour éternel, peut-être parce que c’était « elle », que l’on n’a jamais qu’une seule mère, que le temps efface aussi les heurts et les griefs, qu’une certaine forme de résilience apporte un apaisement de telle sorte que l’amour l’emporte sur « l’impossible haine… » ; merci à vous pour ce partage éclairant…

   MissNeko   
18/11/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Mon dieu que votre poème me parle... Au delà du fait que je me.retrouve dans vos vers, je dois dire que je trouve votre poème très percutant notamment dans fait de n utiliser que des phrases nominales sous la forme d une énumeration répétitive.
Vous parvenez en peu de vers sans verbes à instiler l'amour, la haine, l angoisse, la colère.
Les mots sont forts pour décrire la mère : abcès, sangsue, ogresse, plaie, épine et en même temps doux et aimants : amour, tendresse, douceur
Et ils sont tristes : tristesse, crevé-cœur, défaite.
Vous parvenez à décrire avec brio Ô combien les relations mère / fille peuvent être complexes.
Pour avoir vécu avec une mère alcoolique je comprends toute cette complexité de sentiments que l on ressent : colère, peine insondable, angoisse, tristesse, désarroi... Comme je comprends de ces vers.
Merci

   solo974   
21/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Lylah,

J'aime beaucoup votre poème. Son titre, tout d'abord, car l'emploi absolu du substantif "cri" confère d'emblée à votre texte originalité et force !
J'ai aussi apprécié la façon dont vous développez le champ lexical de la souffrance éprouvée dans la relation à votre mère : tantôt physique (abcès, plaie, épine, sangsue), tantôt morale (angoisse, tristesse, détresse, douleur), elle est doublement prégnante et m'a, à ce titre, particulièrement émue.
Très bonne continuation à vous et au plaisir,
Solo974


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