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Poésie libre
mattirock : Les satellites
 Publié le 14/11/17  -  8 commentaires  -  1266 caractères  -  135 lectures    Autres textes du même auteur

À propos des naufragés sans contours, qui tout d'un coup s'embrasent…


Les satellites



Carcasse cassée
Kyste crasseux
Caisse vide
Rien ne bat plus

Dans ton intérieur
Rien n’est meublé
Ta tête est sèche
Ton satellite

Est en chute libre
Tes pensées délabrées
Tes frontières anodines
Tu es flou.

Tes contours disparaissent
Tu t’évapores dans l’air vicié
Tu n’es plus rien
De ce que tu étais avant

Diaphragme éclaté
Naufragé diaphane
Plus rien ne fait barrière
Ta peau est morte

Mais

Mais c’est quand tu bois
Quand tu t’inondes
De bière et de vin
Que tu revis

Et tes yeux lancent des photons
Fantastiques
Ta voix gronde dans le bar
Et nous fait danser et rire

C’est quand tu t’inondes
Que tes contours se foncent
Et que ton cœur bat

C’est quand tes narines blanchissent
Que ta peau rougit
C’est quand ton cerveau se délite
Que ton âme s’agite

C’est quand tes veines se gonflent
Que tu te détends enfin
C’est quand tu perds conscience
Que tu donnes ta main

C’est dans la lutte et la folie
Que s’élève ton esprit

C’est dans la chute et la dérive
Que ta sève se ravive


 
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   fugu   
27/10/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Il y a dans ce poème une seule strophe où j'ai réellement trouvé un peu de poésie

C’est quand tu t’inondes
Que tes contours se foncent
Et que ton cœur bat

Le reste m'a paru plutôt fade.
Le thème pourtant aurait pu m'intéresser.

   PIZZICATO   
14/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" Mais c’est quand tu bois
Quand tu t’inondes
De bière et de vin
Que tu revis "
Est-ce là la seule façon de se défaire d'un désarroi psychologique, déchéance sociale et tout ce qui peut affecter notre moi ?
Bien sûr c'est le refuge le plus répandu.

Cet antagonisme entre les deux comportements est intéressant.
" C’est dans la lutte et la folie
Que s’élève ton esprit "

" C’est dans la chute et la dérive
Que ta sève se ravive "

   vb   
14/11/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Oui. J'aime ce poème passionnément. Il me parle beaucoup. Le contraste entre la première partie et la seconde est vraiment saisissant. Le contraste entre la mort et la vie mais on comprend que cette mort c'est la rengaine journalière, l'abrutissement de l'administration, du train train, de l'ennui; que cette vie c'est une folie, une ivresse qui elle aussi n'est pas joyeuse mais emmène la personne dont on parle vers son vrai soi - en tous cas du point de vue du narrateur. Oui j'ai ressenti tout ca et pour cette raison-là et aussi parce que j'ai trouvé sa mélodie bien jolie j'octroie un beau passionnément à ce petit poème qui m'a bien plu tout simplement.

   Ananas   
14/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Mattirock,

J'ai eu du mal avec votre poésie, parce qu'à quelques détails près je suis quasi-certaine que j'aurais pu l'écrire quasiment à l'identique.
En EL j'avais d'ailleurs refusé de commenter, parce que ça m'avait perturbé.
Du coup, je pense que c'est la seconde fois que ça m'arrive, vous êtes sûr que vous êtes pas un fruit exotique???

Est-ce que parce que ça parle à ma fibre artistique, que les symboles pourraient être miens, ...

Votre texte est en outre, résolument rock'n'roll (oui bon je suis dans ma période Guillaume Canet... cqfd)...

une belle découverte, merci.

Au plaisir !

   Marie-Ange   
14/11/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
C'est un texte qui vient vous chercher, car votre phrasé
n'est pas dans la nuance, je le trouve excessif dans la première
partie comme dans la seconde. Et c'est en fait ce qui me
dérange, c'est trop bien trop, ça caracole à tout allure ...
Quelque part cela agresse l'entendement. Même si je reconnais qu'il y a un peu de vrai dans votre discours.

Votre manière de le dire semble donner un côté caricature,
qui dénote complètement, je n'accroche pas vraiment :

Comme ici dans cette strophe :

" Mais c’est quand tu bois
Quand tu t’inondes
De bière et de vin
Que tu revis "

Peut-on appeler cela "revivre" ... Pour ma part, je ne crois pas.

Mais à chacun sa manière d'aborder certains sujets, qui n'ont rien d'évident.

   Vasistas   
14/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Poésie brute, abrupte !
Oui c'est du rock’n’roll, succession de "tes", "tu", "ta" comme une mitraillette, puis de "c'est quand" comme un scie sauteuse ...
Ça sent la sueur des bars de nuit, les blafards néons des urgences ...
Ta guitare électrique hurle, attention à l'overdose Dr Jekill .
Au plaisir de te relire

   fried   
14/11/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
inspiration
expiration
l'avant et l'après boisson, malheureusement très réaliste.
un peu comme si on avait dit à cet homme flou
viens Jeff viens !
j'aime beaucoup le rythme et le punch !
bravo

   papipoete   
15/11/2017
 a aimé ce texte 
Pas
bonjour mattirock
Un poème bien écrit, mais dont la teneur me dérange énormément ! Bien sûr que la vision de l'auteur, ne signifie pas que celle-ci soit une maxime qui s'applique aux " amis des verres ", mais un constat peu-être de l'apparence de son héros ?
En gros, " c'est quand tu n'es plus toi, l'alcool ton dieu parlant à ta place, que tu prends de l'importance " .
Ce cauchemar a rythmé des pans de ma vie, heureusement " mon héros " ne boit plus, ne sniffe plus ", est redevenu tout simplement mon petit-frère ...
Mais je reconnais une certaine majesté à votre plume !


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