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Poésie libre
Lylah : La mort en treille
 Publié le 14/04/17  -  16 commentaires  -  981 caractères  -  234 lectures    Autres textes du même auteur

Chant de vide…


La mort en treille



Il neige empoisonné
sur ma mémoire



Née sous un ciel d'ortie
je cueille la mort en treille
aux sources de l'obscur



L'enfance
affublée d'un bonheur sur mesure
sous couvert d'insouciance
décapite les fleurs
et crucifie la vie
aux portes des cimetières



Appliquée à nommer
les colombes démentes
qui festoient dans ma tête
je dérobe à chacun
une part de devenir



Dans cette vie en fuite
je n'aurai rien appris
de ce qui les menait


Ma bouche d'amertume
dénature le fruit offert


Champ de vide


Rien n'affleure


Rien ne gardera trace


La litanie du doute
renonce à adresser
sa supplique au néant


Perforant le silence
une larme de soleil
signe l'aveu d'un abandon


Dès l'origine


 
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   Alcirion   
31/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

j'ai d'abord eu le sentiment d'un vague à l'âme sans matière, mais à la relecture, les sens (flous) donnent des images intéressantes. Les métaphores sont pour le moins obscures mais parviennent à susciter des visions, c'est là l'essentiel, dans un style épuré.

Je tique un peu sur certaines sonorités (une larme de soleil
signe l'aveu d'un abandon, par exemple), l'ensemble pourrait être plus fluide, mais l'impression globale reste très agréable.

Un texte intéressant, un vrai travail.

   Marite   
14/4/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une très forte charge émotionnelle dans ces vers libres, tels qu'ils me séduisent. Difficile de décrire et d'enfermer dans des mots ce qui nous arrive au travers de cet écrit ... seulement une perception très dense.

   Recanatese   
14/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
votre poème m'a beaucoup touché, on sent que vous avez pesé chacun de vos mots. J'ai beaucoup aimé:
"La litanie du doute
renonce à adresser
sa supplique au néant"
Au plaisir de vous relire.
Recanatese

   PIZZICATO   
14/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" Née sous un ciel d'ortie
je cueille la mort en treille " L'image est sombre.
Certes ce texte est ésotérique mais il me semble y percevoir une sorte de dédain de la vie, un renoncemement.
" Champ de vide
Rien n'affleure
Rien ne gardera trace ".

Un mal être dont l'enfance semble en être la cause.
"L'enfance
affublée d'un bonheur sur mesure
sous couvert d'insouciance
décapite les fleurs
et crucifie la vie
aux portes des cimetières ".

Des images fortes.

Tel est mon ressenti après plusieurs lectures...

   jfmoods   
14/4/2017
Si la vie vécue pleinement est à l'image d'une grappe que l'on cueillerait librement sur la treille pour en apprécier chaque raisin, alors ce poème - au titre particulièrement évocateur - n'en constitue que la sinistre et désespérante caricature.

Un complément de lieu ("Née sous un ciel d'ortie") et un autre de temps ("Dès l'origine") signent la douloureuse entame d'un rapport au monde marqué par les non-dits (métaphore : "sources de l'obscur") et les carcans (personnification avalisant l'absence d'idéal inculqué : "L'enfance / affublée d'un bonheur sur mesure", locution : "sous couvert d'insouciance"). La projection intime s'en trouve profondément altérée, toute retournée (verbes non pas constructeurs mais destructeurs : "décapite les fleurs", "crucifie la vie", complément de lieu : "aux portes des cimetières"). La locutrice a ainsi tenu sous cloche ses rêves les plus fous (image d'une stérilité de l'action : "Appliquée à nommer", symbole d'une liberté sans mesure mais enfermée : "les colombes démentes / qui festoient dans ma tête", figuration d'une spoliation intime : "je dérobe... une part de devenir"). Traversée sans prise de décision salutaire ("vie en fuite"), sur un refoulement général des désirs, l'existence n'a pas permis à l'être profond de s'épanouir (perspective bâchée : "Il neige empoisonné sur ma mémoire", futur antérieur : "je n'aurai rien appris", métonymie : "ma bouche d'amertume / dénature le fruit offert"). La vie personnelle tout entière apparaît donc comme l'inexorable traversée d'un désert (métaphore : "champ de vide", gradation : "rien n'affleure" / "rien ne gardera trace"). Emmurée dans sa solitude (participe présent : "Perforant le silence"), la locutrice laisse à présent s'envoler les dernières illusions d'une trouée (personnifications : "La litanie du doute / renonce à adresser / sa supplique au néant", "une larme de  soleil signe l'aveu d'un abandon").

Merci pour ce partage !

   Pouet   
14/4/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bjr,

Un texte plus noir que d'habitude me semble-t-il, avec un champ lexical très marqué.

Le style, reconnaissable entre tous ici, demeure égal à lui-même: percutant, imagé, puissant.

Ici, c'est dur, sombre, douloureux. L'abandon ou la mort d'un bébé. C'est ce que j'y vois. Mais peut-être suis-je à côté.

Rien à dire de constructif.

Ce passage me marque particulièrement:

"L'enfance
affublée d'un bonheur sur mesure
sous couvert d'insouciance
décapite les fleurs
et crucifie la vie
aux portes des cimetières"

Toujours aussi partisan de votre écriture, je regrette juste de ne pouvoir vous lire plus souvent tant vos textes sont chargés émotionnellement.

Cordialement.

   Vincendix   
15/4/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Pas tellement poétique ce texte même si quelques vers se voudraient lyriques. Peut-être que le voile sombre qui les masque m’empêche d’en extraire la quintessence ?
Le « renonce à adresser » me parait maladroit.
Pour ne pas être négatif, je vais dire que les trois vers groupés de la fin ont un certain intérêt.

   Arielle   
15/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"Il neige empoisonné sur ce champ de vide où rien n'affleure"
Cette vie amère qui "dénature le fruit offert" paraît avoir été corrompue dès sa source. L'enfance, elle-même, semble n'avoir été qu'une mascarade cruelle. Quant aux colombes qui festoient, c'est la folie qui les gouverne et la narratrice renonce à comprendre ce qui peut bien les mener. La lassitude finit par l'emporter.

Avec des associations de mots puissantes et originales dont les cinq premiers vers offrent un somptueux condensé, cet hymne au désespoir ne tombe pas un instant dans le pathos et l'apitoiement sur soi-même. L'élégance, la dignité vont de pair avec le constat d'un échec qui n'en est que plus émouvant

   troupi   
15/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Lylah
Comme d'habitude un texte plein de métaphores imagées signe la poésie de Lylah.
Pas de ponctuation, des vers courts, j'aime ça mais je place un petit bémol sur l'étirement du texte par des espaces trop grands. Je comprends très bien les nombreux retours à la ligne mais trop c'est trop. Enfin pour moi.
Sinon tout est parfait, la poésie inonde ce texte à chaque vers et si le sens n'est pas toujours perceptible, rien de plus acceptable en poésie.
Il me semble mais je fais probablement fausse route que ce poème est l'expression de l'accablement de la narratrice face à son inéluctable destin mais plus encore face à l'inutilité de tous ses actes pour sortir de dramatiques débuts dans la vie ce qui la plonge dans un désespoir profond.
A quoi bon se débattre , semblent nous dire chaque vers et surtout les deux derniers.
Un texte très sombre mais magnifiquement écrit.

   papipoete   
15/4/2017
bonjour Lylah,
Je suis heureux pour vous de voir l'enthousiasme de lecteurs qui louent votre poème !
Je dois avouer que votre liberté d'écrire loin de tout carcan, m'a ici déstabilisé même si je souhaite ardemment progresser sur ce territoire de la poésie libre !
Je sais que votre talent dans ce domaine fait unanimité, aussi n'en douté-je pas pour " la mort en treille " .
j'espère une prochaine fois, pouvoir entrer dans votre récit et ne pas me perdre !

   emilia   
15/4/2017
Ce poème exprime un tel désespoir qu’il glace le cœur ; c’est dire à quel point les images portées par vos mots sont efficaces, comme un « carpe diem » à l’envers, où la vie est crucifiée, en fuite, dénaturée par un goût d’amertume et une mémoire empoisonnée… Le rapprochement lexical du « chant » (litanie du doute) et du champ spatial (environnement vide) intensifie le constat du néant, de la renonciation et de l’abandon…
Si l’on se fie aux philosophes qui ont beaucoup écrit sur le « néant », il offre aussi la dimension d’apparaître et l’éclaircie d’une nouvelle perspective quand la poésie permet d’ériger en valeur les aspects négatifs de la vie…

   Brume   
15/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Lylah

Vos vers sont poétiques, je vous le dis.
Mais quelle mélancolie ! L'onde est si intense.
Et puis le rythme, les espaces, donnent et prennent le temps.
Sombre poème, d'une fragilité qui cogne dans la cage thoracique.

   hersen   
16/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est un poème que je trouve très noir et il tire une grande force de cette noirceur. J'aime beaucoup cette impression de lire de l'indicible, de l'inexprimable;

la forme m'a un peu déstabilisée dans un premier temps car les vers très aérés me faisaient au départ une autre impression; mais je trouve aujourd'hui, après un petit temps de "repos", que la forme apporte une certaine ambigüité au propos et j'aime bien cette impression, je veux dire que l'auteur ne me laisse pas faire tout à fait ce que je veux de ma lecture. Pour tout dire, je trouve que c'est très fort.

Merci de cette lecture,

hersen

   Somnium   
16/4/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
On ne peut comprendre ce poème qu'avec des explications claires et précises, sinon l'interprétation peut être multiple. C'est peut-être la fin (signe l'aveu d'un abondon... dès l'origine) associée au début (Née sous un ciel d'ortie/l'enfance) qui nous permettra d'entrevoir un début d'explication, encore que je ne m'y aventurerais point. L'on sent la douleur à travers chaque strophe, et dans un sens le poème est pénible à lire (dans le bon sens du terme), car l'exercice est réussi.

   Proseuse   
17/4/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Lylah,

Je suis un peu ennuyée avec votre poème, il est touchant et l' écriture est belle, mais ici, le noir est pour moi trop intense et formel ' à la fin, je m' en désespère moi-même ... je sais, on peut dire qu' un poème triste est beau , mais j' ai un peu de mal quand l' espoir ne montre pas le bout de son nez ! vous n' y êtes pour rien et ce sont là mes ressentis de lecteur, je vais donc évaluer en faisant une moyenne entre le fond qui me touche mais me fait - froid- et la forme qui dit bien ce que vous avez à dire !
à bientôt de vous relire un peu plus ... au soleil !:-)

   Provencao   
15/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quelle belle interprétation. ...j'en ai le souffle coupé. ...belle emotion en vers somptueux.


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