|
![]() ![]() ![]()
|
| Donaldo75
27/12/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
|
J'ai vraiment aimé ce poème. Je trouve que le thème qu'évoque l'exergue trouve sa place dans ces vers imagés, bien construits et poétiques.
"Ma langue maternelle est sifflante et pointue Elle érafle les bras et poignarde les dos On ne peut la parler sans connaître le mot Brutal et venimeux qui prend l'âme et la tue" Dès le premier quatrain, j'ai été emporté par ma lecture, pas de manière insensée mais naturellement, comme si le flot de mot devenait une rivière dont les vagues seraient les vers? La forme du sonnet trouve particulièrement sa place dans cet ensemble. Je ne suis pas un fan du commentaire composé plus long que le texte lui-même mais ici cela serait mérité. Bravo ! |
| Ornicar
27/12/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
|
Déjà, une mention pour le titre, très beau, très sensuel, par l'image de ces "bouches" multiples et entremêlées qu'il m'évoque et pose comme un baiser dans mon cerveau de lecteur.
Comment habiter sa langue ? Et la "langue maternelle", celle qui nous est donnée à la naissance, dans les premiers mois de ce peau contre peau, n'est-elle qu'une langue par défaut ? Faut-il "l'épouser" inconditionnellement comme on embrasse toute une famille, une cause, un "clan" ? Et s'en défaire, en gommer les aspérités, ou ne pas parvenir à la faire totalement sienne, est-ce alors un reniement de ses origines, et donc d'une partie de soi-même ? Poème sur l'oralité et la transmission, mais d'où la chair affleure à chaque mot et chaque instant. C'est comme cela que je l'ai ressenti. C'est un poème qui m'atteint en profondeur et par un canal qui n'est pas celui de l'intellect. C'est dire si je suis touché. Très, très beau texte, pétri d'intimité, d'humanité, de sensualité animale ("les loups les oiseaux"), de profondeur, qui dit tout d'un cheminement à la fois personnel et universel. C'est aussi très imagé : à "l'incisive en dentelle" de la deuxième strophe répond "la voix touterelle". Et que dire des derniers vers qui accouchent de cette poésie ? |
| Robot
5/1/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
|
Un véritable langage poétique qui parle immédiatement à la raison et au coeur.
Cette recherche de soi au travers du verbe prend immédiatement le lecteur qui se retrouve lui même dans la force de ces évocations. L'oralité souligne encore plus le propos |
| Boutet
5/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
|
La naissance d'un poème par quelqu'un qui peine à parler, peut-être ? Mais qui arrive à s'exprimer
par la poésie. Je ne comprends pas trop le sens réel à donner à ce poème. Ce qui n'empêche pas une écriture pleine de trouvailles. |
| papipoete
5/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
|
bonjour M-arjolaine
- Je n'ai jamais bien su parler ma langue, elle n'était guère appréciée, alors je cherchai d'autres accents qui pourraient lui rendre toute sa noblesse... Faire avec, quand on ne peut prétendre parler " la bonne langue ", comme celle que la Capitale arborait à tout coin de bouche, jadis ! NB je vois la difficulté pour l'héroïne de s'imposer par l'oralité, et accoucher d'une pseudo-langue, peut-être pas celle qui sied mais la sienne, d'où s'échappent des accents poétiques. il était requis autrefois de cacher un patois ( alsacien, bressan ) provoquant railleries, et doigt pointé ; heureusement cela n'est plus ! le premier tercet de ce sonnet " moderne " a ma préférence |
| Eskisse
5/1/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
|
J'aime bien que cette langue soit caractérisée avec précision dès le début du poème. Ca fait d'elle un personnage et ce, grâce aux personnifications.
Il y a de la violence dans cette langue. Une langue perdue, une langue jamais atteinte, une langue délaissée. J'ai quitté le foyer recherché les échos Des sons vivants en moi chez les loups les oiseaux Mais mes vibrations ne trouvent pas leur clan ce quatrain est très beau et dit la part d'animalité, l'aspect sauvage de cette langue qui ne s'apprivoise pas facilement "je m'inventai" m'évoque Rimbaud et ses Voyelles ... Poème très réussi Bravo |
| Polza
6/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
|
Au commencement était le Verbe me renvoie au livre de la genèse, Dieu créa le monde par la parole dans la tradition chrétienne. J’ai pensé à Adam et Ève et surtout au serpent en lisant le premier quatrain.
Ce qui est curieux et sans me moquer de vous, c’est que j’ai aussi pensé à Harry Potter et au Fourchelang ! Mais en lisant l’ensemble de votre poème, je me suis vite aperçu que j’avais affaire à une écriture qui n’avait rien à voir avec un livre pour enfants. Ce premier quatrain, en le relisant plusieurs fois, m’apparaît parfait (en tenant compte que ce sonnet soit proposé dans la catégorie contemporaine), il est sobre et solennel et laisse imaginer un poème d’une grande maîtrise et force intérieure. Si la force est bel et bien présente selon moi, la maîtrise est en dessous dans certains passages (toujours selon moi). J’ai trouvé le deuxième quatrain en deçà de mon espérance, plus confus ou du moins qui ne fait pas assez le lien entre le premier quatrain et les deux tercets, je l’ai moins apprécié. Heureusement pour moi, j’ai poursuivi ma lecture et j’ai été plus que séduit par les deux tercets. Avec quelques petites réserves, néanmoins… « Mais mes vibrations ne trouvent pas leur clan » mes oreilles ont failli saigner en entendant ce « Mais/mes » que personnellement je trouve disgracieux. De plus, j’ai un peu de mal avec le verbe « trouver » au présent de l’indicatif, je trouve qu’il s’intègre mal avec l’ensemble, je ne trouve pas le tout cohérent. J’aurais préféré un passé simple (tout en gardant le rythme et la métrique avec une autre tournure ou une reformulation totale). Je pense humblement que ce vers peut encore gagner en poésie… Si j’aime beaucoup le dernier tercet, je trouve qu’en changeant l’ordre des mots, il aurait parachevé ce sonnet de façon encore plus magistrale. Encore une fois, j’aurais aimé du passé simple du début à la fin (mais c’est votre poème, pas le mien, je vous dis juste ce que j’aurais aimé lire !). Je suis peu séduit par la formule « Et mon ventre créa », je trouve le fait d’accoucher tellement beau, simple et poétique à la fois. Parfois, un mot simple se suffit à lui-même. Vous concluez par « Qui sans rien imiter parle sa poésie » parce que vous avez voulu faire correspondre la chute à l’exergue, j’imagine, « Au commencement était le. verbe », mais s’il n’y avait pas eu cet exergue qui n’était peut-être pas indispensable, je n’en sais rien, alors j’aurais tant aimé lire : Alors je m’inventai des chansons inouïes Et mon ventre accoucha d’une éclatante enfant Qui sans rien imiter créa sa poésie (j’aurais bien mis une virgule entre imiter et créa, mais vu que votre poème n’est volontairement pas ponctué…). Malgré mes commentaires, je pense grand bien de votre sonnet d’une belle sensibilité ! |
| Kirax
7/1/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
|
Indéniablement une très belle poésie. Des images poétiques fortes, recherchées.
Le thème du poème me parait original également. Je ne m'y reconnais pas, mais je suis touché par ce parcours de l'auteur. Les rimes des deux quatrains m'ont plus enchanté que les rimes des deux tercets. Mais surtout, au secours ! Où sont les virgules ? Elles me manquent terriblement, en particulier dans ce texte ! Mais cela ne retire rien aux qualités d'écritures, grâce à la beauté des images poétiques. Mes deux vers préférés sont : "J'ai l'accent arrondi l'incisive en dentelle La répartie trop lente et la voix tourterelle" Merci pour ce moment de lecture. |





