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Chansons et Slams
madawaza : Adultère ?
 Publié le 28/09/16  -  16 commentaires  -  1605 caractères  -  259 lectures    Autres textes du même auteur

On n'a pas plus d'une heure.


Adultère ?



On n’a pas plus d’une heure,
C’est court ou c’est trop long.
Une heure cinq
Le temps d’une étincelle
Qui allume la mèche.
Je t’aime un peu beaucoup,
Ferme la fenêtre,
Qu’il est doux ton genou,
Je vais te connaître.
Le lit bleu,
Rideau bleu,
Préambule,
Le mur bleu,
Je te veux
Majuscule.

On n’a pas plus d’une heure
Pour accorder nos sons.
Une heure vingt
Le temps d’être infidèle,
Je te sens toute fraîche.
Nous sommes, casse-cou,
Sur le point de promettre
De grands coups de grisou
Au nez de nos ancêtres.
Plafond bleu,
Merveilleux,
Tout bascule.
Tu es dieu,
Dans tes yeux,
Je me brûle.

On n’a pas plus d’une heure,
Que c’est court la passion.
C’est moins vingt
Je vois dans tes prunelles
Encore quelques flammèches,
Le temps nous semble mou,
Il faudrait se remettre.
Ne bouge pas surtout,
Que cette heure nous pénètre.
Moment bleu,
Délicieux,
Incrédule,
Où les vœux
Orgueilleux
Capitulent.

On n’a pas plus d’une heure
Retrouvons la raison.
C’est moins cinq
Je sais, tu es très belle,
Faut que je me dépêche,
Pas de mots aigre-doux,
Vois sur mon chronomètre
Le temps qui gomme tout,
Qui nous a pris en traître.
Porte bleue,
Tu m’en veux,
Je recule,
Mais il pleut
Dans le bleu
Crépuscule.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   bipol   
12/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Porte bleue,
Tu m’en veux,
Je recule,
Mais il pleut
Dans le bleu
Crépuscule.

bonjour

une petite chanson toute bête

j'allais dire

non pas si bête que ça

avec des images rigolotes

et un bon rythme

dommage il n'y a pas la musique

ce serait chouette

j'ai beaucoup aimé

   Robot   
14/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Ce que j' ai apprécié dans ce texte c'est de ne pas savoir presque jusqu'à la fin si le narrateur est un homme ou une femme. Et après tout le "belle" pourrait être remplacé par "beau" en dernière strophe.

Finalement, j'aurais aimé que "l'immoralité" ne soit pas attribuée du tout, qu'elle reste asexuée, car la fin donne à l'homme une attitude de goujat : "Je sais, tu es très belle,Faut que je me dépêche," et ça rompt le charme de ce plaisir amoureux et charnel volé au temps que donnait jusque là la lecture.

Après, le choix de narration était peut être celui là !

Il y a de superbes expressions dans ce poème
Le temps d’une étincelle
Qui allume la mèche.

On n’a pas plus d’une heure
Pour accorder nos sons.

Le temps nous semble mou

Le temps qui gomme tout,
Qui nous a pris en traitre.

   Annick   
28/9/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Le temps est compté ! On le voit, on le sent dans chaque strophe dont les vers se rapetissent au fur et à mesure. Le rythme devient plus rapide comme pour montrer aussi l'impatience de l'amant et le vertige de la passion :

"Le lit bleu,
Rideau bleu,
Préambule,
Le mur bleu,
Je te veux
Majuscule."

D'ailleurs la répétition des vers : "On n’a pas plus d’une heure", en début chaque strophe accentue ce vertige et le fait que le temps est compté. Un beau jeu de sonorité dans les rimes en eure/on donne un côté obsessionnel à cet amour qui doit être consommé très vite.

Les rimes en "eu" reviennent en écho tout au long du poème, en fin de strophe comme un refrain, un leitmotiv pour prolonger le thème du "lit bleu" et qui rime avec ""yeux", "délicieux", "merveilleux". Rimes en "ule" également reprises, faisant écho à "Majuscule".

Il y a de l'implicite dans ce poème qui évoque bien des choses :

"Je vois dans tes prunelles
Encore quelques flammèches,
Le temps nous semble mou,
Il faudrait se remettre.
Ne bouge pas surtout,
Que cette heure nous pénètre."

J'aime beaucoup ! Tout !

   Proseuse   
28/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une bien belle balade amoureuse !
s' aimer vite, s' aimer fort, s' aimer bien, une heure seulement et tout prendre surtout le merveilleux et puis même au fond des yeux garder tous ces bleus !
Très beau poème, où le temps se décompte en instants d' amour !
Merci pour ce beau partage

   Pimpette   
28/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Mada'

Un sujet précis envoyé direct et sans chichi dans un style limpide que je reconnais très vite maintenant...

Le 'refrain, un peu travaillé, aurait pu être un peu plus percutant,non?
'Une heure vingt
Le temps d’être infidèle,'...là c'est bon! simple mais fort!

je suis d'accord avec cette poésie très fraîche et je repense à La Femme Adultère de Brassens

   plumette   
28/9/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
plusieurs lectures m'ont été nécessaires pour ce texte alors que j'avais l'habitude de m'engouffrer direct dans vos chansons!

question de rythme ou de thème peut-être?
j'aime bien la déclinaison de "on n'a pas plus d'une heure" et également les fins de strophe faites de petits mots très courts en eu et ule. Et ce qu'il y a entre les deux et bien non! pas vraiment expressifs pour moi.

A quand la mise en musique?

Plumette

   JulieM   
28/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai beaucoup apprécié ce moment indiscret passé dans la chambre des amants clandestins. Le rythme rapide mais fluide donne beaucoup de force au propos, de vitalité et de présence à la passion qui les animent.
C'est également un régal d'y lire subtilement à la fois l'urgence de vivre l'instant et les regrets d'y être soumis, tout cela dans un bleu de folie.

Très belle réussite.

   MissNeko   
28/9/2016
 a aimé ce texte 
Bien
C est très bien écrit et original. Avec la récurrence des mots "heure" et "bleu" j ai pensé au parfum de guerlain "l'heure bleue".
L heure bleue pourrait être un élégant sobriquet pour ce genre de rencontre
A vous relire

   Anonyme   
28/9/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Sur la forme c’est bien ficelé, y'a pas à dire. Encore que…le couple qui va faire l’amour avec un chronomètre est-ce qu’il va vraiment transcender le temps jusqu’aux moments bleus…

Le nez des ancêtres aussi ne me semble pas très glamour…m’enfin, je sais pas, c’est mon sentiment… bien que l’érotisme et la mort sont jumeaux d’une façon compliquée.

Sur le fond deux choses me chiffonnent, savoir, le ou les cocus…on n’y pense pas, on rigole, après tout, c’est la vie, et c’est con la vie des fois.
Mais sûr ce n'est pas votre propos, du moins en filigrane de l’adultère, ou comme son ombre, malheureusement ils existent.

Sur le fond du fond, présenter l’adultère de manière à chanson, je ne fais pas mon prude, mais en connaissance de cause, à plusieurs niveaux je sais que l’adultère est tellement souvent la cause de drames humains, que finalement on surmonte ou pas…en particulier il y a des gens qui sont nés d’adultère et qui ont une vie de chien, à cause du sceau de l’illégitimité dont ils sont marqués, du coup ça me gonfle un peu (en général, pas parce que c'est vous).

Donc forme et fond confondu, je n’apprécie pas, c’est de l’à peu près de la vie, bon c’est une chanson, pourtant il y a une façon vraie de chanter les choses de la vie, une façon fausse, et de l’approximatif qui se prend pas la tête…je crois qu’ici on est là, y'a aussi un petit côté chanson à midinette (ou digne de Frédéric François (célèbre chanteur belge)) comme, par exemple :
'tout bascule
tu es dieu
dans tes yeux
je me brûle'


A une autre fois, sur un autre thème peut-être, sûrement…

Cordialement

Corbivan

PS. en général, je ne suis pas fan des brassensseries non plus, même assez réussies.

   Anonyme   
29/9/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
D'un point de vue technique c'est, je pense, un bon texte, c'est bien écrit, bien ficelé, fidèle à un certaine esprit de la chanson française.

sur le fond je suis beaucoup plus réservé. L'adultère n'est pas, à mon sens, quelque chose de sympa et de léger, et ça de tous les côtés où on se place. Parce que dans l'histoire il y a au moins deux personnes qui vont souffrir, peut être même trois.
Bref, je dois avoir un côté rétrograde peut être, mais, si je respecte ici le travail, je n'aime pas l'idée.

   funambule   
29/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Plus réaliste qu'amoral, réaliste mais très poétique, réaliste mais décalé sans doute, le cliché d'un jour, d'une fois, pas les autres même si l'habitude, une certaine routine point en arrière-plan. Tentatives pour aller sous la surface, pas trop loin. La force du récit est de ne pas chercher l'épaisseur des sentiments, chercher des raisons, donner des excuses; c'est juste normal et juste ce qui arrive... parfois. Pour le reste la construction est toujours un caviar à ne pas mettre en n'importe quelle main, il faut saisir, déposer, donner du souffle, comprendre et restituer. INDISPENSABLE !

   papipoete   
29/9/2016
bonjour madawaza,
Adultère trahison ou adultère raison ? Celui qui torture le trahis, ou celui qui règle le compte au goujat ?
Le premier qui aime de toutes ses forces, le second qui lance << qui voudrait de toi, tu t'es regardée ? >>
Adultère, ce mot qui ne devrait pas être, mais empire où tout est bleu, tout est doux ; ici le temps défile à toute allure, pas plus d'une heure mon Amour ...
J'ai parlé d'ébats hétéros, mais homos est identique .
NB de belles images pour décrire ce feu, mais d'autres moins, telle " le temps nous semble mou "

   Anonyme   
29/9/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
"On n'a pas plus d'une heure", ce leitmotiv est déterminant, il accentue la notion de brièveté, d'intensité, de condensé.

C'est un sujet ici fort bien mené, avec subtilité, aisance, il s'en dégage de la douceur, de la fraîcheur, je palpe la réalité de ce moment vécu, j'entends presque ces deux cœurs battre à tout rompre. J'en oublie presque le pourquoi du comment, oserais-je dire qu'il y a "du beau" dans cette relation qui se veut éphémère "le temps d'une étincelle", enflammée.

Je me suis longuement attardé sur cet écrit, il s'en dégage un côté émotionnel à fleur de peau troublant. J'en ai aimé le fond comme la forme, je vois l'aiguille du temps qui se déplace peu à peu, "une heure cinq, une heure vingt, c'est moins vingt, c'est moins cinq", comme tout cela est bien vu ...

   Anonyme   
1/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

j'ai aimé mais juste qu'il manque de musicalité dans les paroles

   Ora   
7/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Il y a la forme et le rythme bien sûr qui font la force de votre poème. Pour moi il y a aussi cette palette d'émotions qui se trament derrière la chair et qui tiraille les amants aux attentes inégales. Je n'oserais dire "ça sent le vécu"… ;)

   Asrya   
23/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Le rythme ordonne une certaine musicalité et des coupures haletantes pouvant rappeler l'ardeur des deux amants.
C'est bien mené, la forme est cohérente, limpide, claire.

Concernant le fond, bon... "l'adultère" que vous imagez avec cette chanson est uniquement transcrit sur son "bon" jour, hormis le fait qu'à la fin elle "lui en veuille". Tous les tracas que pourraient engendrer leur acte sont éclipsés par la passion qu'ils mettent à l'oeuvre.
L'oeil sur le chronomètre, pour quelle raison ? On ne sait pas. Une note là-dessus, au début, aurait probablement pu ajouter du piquant.

Une chanson... sympathique, qui ne se prend pas la tête, il en faut, c'est bien, et en même temps, c'est mon bémol : ne pas traduire suffisamment l'ensemble des côtés de cet adultère. Le pourquoi du comment ayant entraîné les deux à agir de la sorte.

Merci pour la lecture,
Au plaisir de vous lire à nouveau,
Asrya.


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