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Poésie contemporaine
Mangrove : Escale
 Publié le 13/02/26  -  8 commentaires  -  1302 caractères  -  105 lectures    Autres textes du même auteur


Escale



L'opaque route aux pâquerettes
Zigzague au loin, champ contre champ
Sur le bas-côté l'on s'arrête
Dans la brumerie du couchant

Des montagnes en ziggourats
Cloisonnent l'horizon, murmurent
Au ciel de cette heure écarlate
La lune apparaît blanche et mûre

Or voici soudain que le temps
Tant et tant se ploie et se tend
Que file une flèche démone
Vers un quelque part imminent
De ciel à terre illuminant
La morne route aux anémones

Et voici soudain que le temps
Tant se reploie tant se retend
Que file un carreau d'arbalète
Vers un no man's land imminent
Cosmiquement illuminant
L'opaque route aux pâquerettes


 
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   Lebarde   
5/2/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
Cette tentative d'écriture jouant sur l'homophonie, les sonorités et les jeux de mots simplistes, est moyennement réussie à mon gout et tombe un peu à plat sans convaincre par trop de flous dans le propos à la syntaxe aléatoire, trop de répétions pour servir des rimes par ailleurs bien pauvres, trop d'approximations dans la prosodie que le contemporain supporte, j'en conviens ...mais quand même!

Désolé mais je n'arrive pas à adhérer à ce texte curieux et confus.

En EL

   LeChevalier   
8/2/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
Poème assez intéressant, pour sa construction en deux quatrains suivis de deux sixains. J'ai aimé ce changement de rythme mais je trouve dommage que les sixains « abusent » de la rime en -an. Ce fait est en lien avec la reprise de trois vers, avec variations : « [Or | Et ] voici soudain que le temps », « Tant [et tant se ploie et se | se reploie tant se re-] tend » et « Vers un [quelque part | no man's land] imminent ». Ces reprises et la rime octuple donnent une certaine musicalité mais je ne la trouve pas heureuse dans ce contexte.

Les rimes, de manière générale, sont riches, les sons nasaux y dominent ; cela va bien avec l'évocation de plusieurs fleurs.

Ce que je n'ai pas aimé, c'est les quelques mots violents, qui surgissent de ci, de là : « démone », « arbalète », « no man's land ». J'ai, personnellement, été gêné par ces irruptions de violence dans un paysage paisible ; c'est un peu pareil pour la ponctuation poctuellement présente, ailleurs absente. Cela me donne une sensation de confus.

   papipoete   
13/2/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
bonjour Mangrove
De routes jusques à montagnes, nous filons à toute allure, mais encore plus vite une flèche décochée d'un arc invisible file file...doublée par un trait d'arbalète, nous propulse sur cette " route opaque aux pâquerettes "
NB on prend le tournis à suivre cette odyssée, où le héro nous transporte dans un véhicule sans fumée d'échappement.
Le sens de ce voyage m'échappant, je me contente de la musique du poème, que moult sonorités en AN rendent désagréables à l'audition.
techniquement, on put considérer ces vers comme néo-classiques.
La ponctuation, ( du moment que l'on l'applique ) doit l'être de bout en bout ( virgules, points...)

   Passant75   
13/2/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
Jouer avec les mots, jouer avec les sons, c'est un jeu bien connu que Boby Lapointe savait mettre en musique. On ne cherchait pas alors à percer un sens caché liant un fruit à une fille, une framboise à une certaine Françoise. On écoutait et, très souvent, on riait. Mais on réécoutait car, au premier jet, on n'avait pas nécessairement tout compris !

L'octosyllabe se prête aisément au chant, sa musicalité peut lui faire prendre de la vitesse, mais si l'on se contente de lire ce texte au rythme habituel d'une lecture usuelle, l'ensemble peut perdre une grande partie de son intérêt ludique.

Au final, je n'ai vu, dans ce texte, qu'une succession de jeux de mots alors que l'auteur y a peut-être caché un message dans lequel seule la violence pourrait illuminer la monotonie du temps qui passe. Mais qu'importe après tout puisque tout finit comme cela avait débuté et, comme chez Boby Lapointe, tout peut alors recommencer.

   Robot   
13/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Ce que j'aime en poésie c'est la création d'images qui suggèrent comme ici des paysages. Celà nous change des textes "modernes" dont il faut parfois subir en retour les longues explications (parfois plus longues que le texte lui-même) pour nous convaincre que c'est le lecteur qui n'a rien compris.
Concernant le présent texte, je dois dire qu'il parle à mon imaginaire, qu'il satisfait ma recherche poétique. La forme employée est loin d'être désuète. Elle utilise des procédés de répétition que l'on ne remarque pas à la lecture et qui en font l'originalité.

   Provencao   
13/2/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
Bonjour Mangrove,

"Et voici soudain que le temps
Tant se reploie tant se retend
Que file un carreau d'arbalète
Vers un no man's land imminent
Cosmiquement illuminant
L'opaque route aux pâquerettes"

Ce passage m'a interpellé en termes de vérité du Témoigner et du Dévoiler, qui ont quelque chose de dépouillé et d'inavoué où ne peut saisir une " esquisse" indolente de cette écriture et qui laisse imaginer qu'elle a relevé le voile de l'opaque route.

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   tome15545   
13/2/2026
Poème très intéressant, visuel, riche, allégorique du temps incertain et hostile.

De nombreuses références à la fantasy, assez obscures, habitent ces vers qui cherchent littéralement à photographier une vision cauchemardesque, l'annonçant sans y plonger.

Ce vocabulaire permet l'emploi rare de certains mots à la rime (ziggourats, arbalète) sans donner l'air de jouer l'originalité ou de se battre avec la rime indocile.

Un poème tout en suggestion, avec ses finesses et torts, qui n'a pas le toupet de décrire des banalités qui portent la cravate, mais ouvre une petite voie, un horizon, et y propose une escale.
De petites pauses autour du feu, avec un vrai barde, font du bien avant de reprendre la route de la vie. Merci.

   Polza   
13/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
J’ai trouvé ce poème intéressant dans le sens où il exploite plusieurs figures de style en 20 vers.

Je ne vais pas reprendre une par une les définitions de mon dictionnaire poétique, mais il me semble que l’on peut parler d’antépiphore, de néologisme, d’anglicisme (qui n’est pas vraiment une figure de style), d’associations verbales ou lexicales, de répétitions (je pense que l’on doit dire autrement), d’allégories, etc.

Il faudrait sûrement lire ou relire « La route aux anémones » pour peut-être mieux comprendre ce poème, mais je ne pense pas que cela soit particulièrement nécessaire.

Franchement, je ne sais pas si j’aurai le temps de revenir sur votre poème pour affiner mon commentaire, ou si j’en suis même capable, mais sous ses airs de contemporain qui n’aurait pas compris les règles du classique, se cache sûrement un très beau et profond poème…

Édition

« je ne sais pas si j’aurai » j’ai un doute avec mon conditionnel !


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