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Chansons et Slams
Manonce : Les murs invisibles
 Publié le 05/11/07  -  4 commentaires  -  2770 caractères  -  16 lectures    Autres textes du même auteur

Réflexion.


Les murs invisibles



L’automne sur sa vie est tombé.
Le printemps n’avait jamais vraiment daigné s’y arrêter.
Il s’angoisse pour l’hiver.
Sera-t-il encore coincé en ces murs invisibles
Que lui-même a dressés comme pour se protéger ?
Est-ce bête d’être à ce point borné
Qu’il a dû tout fermer au risque de tout perdre
Au risque de se perdre ?
Comment maintenant trouver Le passage ?
Mettre à bas ses certitudes, repartir de zéro ?
Il a l’espoir que la vie l’attend quelque part, la guérison aussi.
Il y aspire mais n’est pas capable de franchir le pas.
Les murs sont trop hauts, bien trop hauts !
Une vie à les bâtir, pensez !
Sur des bases bien solides, faites de compromis.

Où trouver le courage de casser ce rempart construit si lentement, irrémédiablement ?

Une autre vie peut-être ?
Avoir encore une chance de tout recommencer !
Éviter de tomber dans les pièges qu’un malin s’ingénue à mettre sur le chemin.
Tout savoir au début, choisir en conséquence
Ce que la vie sera, elle est si courte parfois.

Mais l’Histoire nous apprend que parmi des millions
Les destins se répètent au fil des millénaires.
Alors portant sa croix, pas si lourde finalement
En regard de ceux qui ont vraiment sombré,
Il décide de vivre, aujourd’hui et demain
En cassant ce qui reste de ce mur invisible,
En ouvrant pour une fois la porte de son cœur
À ce qui dans ce monde vaut la peine d’espérer.
Il nous parle de l’Amour, de celui que l’on donne
Parce qu’il enrichit au plus profond de soi.

Sa décision est prise.
Mais une appréhension vient soudain perturber ce nouvel objectif :
Trouvera-t-il quelqu’un acceptant ce fardeau
De sentir son amour partout où il ira ?
Même dans sa salle de bain, il ne sera pas seul ! (Hi ! Hi !)

Le plus dur n’est-il pas d’accepter de quelqu’un
Ce qu’il veut vous donner sans qu’on l’ait décidé ?
Et n’est-ce pas d’ailleurs ce qu’il fuit depuis tellement d’années ?
Il n’accorde aux autres que ce qu’il veut bien
Et il ne les supporte que le temps qu’il lui faut
Pour s’en faire des alliés qu’il verra de très loin.
Il lui semble finalement que ces murs qu’il voulait retirer
Feraient bien de rester gentiment à leur place
Le temps qu’il lui faudra pour s’habituer à cette terrible épreuve
De laisser libre entrée à ceux qui sont dehors.

L’amour que l’on donne est chose plus aisée
Que celui qu’on reçoit sans l’avoir commandé !
Et pour continuer dans la facilité,
Permettez qu’on reprenne ici la familière idée :
Mieux vaut être donneur plutôt que receveur : cela flatte l’ego.


 
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   Absolue   
5/11/2007
Le fond est intéressant mais je trouve que la catégorie n'est pas très bien choisie...Cela me fait plus penser à une réflexion qu'à un poème...

   Couette   
6/11/2007
Je peine à lire en totalité ces LONGS "poèmes"

   nico84   
6/11/2007
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Renonce t-il définitivement à l'Amour ? Beau poéme, en tout, cas, même si je trouve que la forme aurait pu être davantage travaillée ...

   Anonyme   
9/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je lis ici dans cet écrit, très dense et intense, une réflexion
plus que chanson ou slam.

Comme d'ailleurs vous le précisez dans l'incipit.

Votre texte n'est pas vraiment mélodique, ni poétique.
Il demande de l'attention, ces "murs invisibles" sont une présence
forte et intéressante.

J'ai été littéralement happé par ces phrases finales :

" Le plus dur n’est-il pas d’accepter de quelqu’un
Ce qu’il veut vous donner sans qu’on l’ait décidé ?
Et n’est-ce pas d’ailleurs ce qu’il fuit depuis tellement d’années ?
Il n’accorde aux autres que ce qu’il veut bien
Et il ne les supporte que le temps qu’il lui faut
Pour s’en faire des alliés qu’il verra de très loin.
Il lui semble finalement que ces murs qu’il voulait retirer
Feraient bien de rester gentiment à leur place
Le temps qu’il lui faudra pour s’habituer à cette terrible épreuve
De laisser libre entrée à ceux qui sont dehors.

L’amour que l’on donne est chose plus aisée
Que celui qu’on reçoit sans l’avoir commandé !
Et pour continuer dans la facilité,
Permettez qu’on reprenne ici la familière idée :
Mieux vaut être donneur plutôt que receveur : cela flatte l’ego.

Cela m'est très très parlant, ce besoin de se protéger des autres, tout en ayant cet ultime besoin.

La vie n'étant pas chose simple, nous sommes tantôt "donneur"
d'autrefois "receveur", une alternance de situation qui nous donne peut-être le bon équilibre, sans en être vraiment conscient.
La maîtrise de soi, et des autres restent un mystère, l'incertitude de la vie, fait que cela nous échappe en partie, est-ce mieux ainsi, relationnel est complexe.

Votre texte "oblige" à pas mal d'interrogations, il sera à relire.


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