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Poésie libre
margueritec : L'ancre du souvenir
 Publié le 25/02/16  -  10 commentaires  -  897 caractères  -  291 lectures    Autres textes du même auteur

Atemporalité de la vie intérieure. Collusion de l'intime et du dehors.


L'ancre du souvenir



vous encrez mes souvenirs
aux tourelles de l'inconscience
j'arrime vos pas à mon désir
je vous cherche encore
parmi les ruelles et les statues
derrière une fontaine
un moineau picore
les dernières lettres d'un amour blessant
je regarde son bec
vous me manquez
je vous cherche


votre présence infuse mes regards
la ville entend
la danse de la tentation
une odeur
un café
les chaises au soleil
caresse pour tout
je m'assieds
le café
son odeur
vous me manquez


les passants vous ignorent
les vibrations de votre chant
me ravissent
vos mains sur la glaise de mon corps
vous me façonnez
je m'évade de vous
j'entraîne mes souvenirs
harnais où la mort
vous a élu au grand rôle
vous me manquerez
je vous cherche


 
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   Anonyme   
31/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,
C'est parfois compliqué pour le lecteur, l'absence de ponctuation.
J'ai été gênée dès la première strophe.
A partir du moineau car je n'ai plus su si vous nous disiez que vous la cherchiez également derrière la fontaine ou si nous devions y découvrir cet oiseau.
Les images se sont superposées.
Alors j'ai relu, sans y mettre de ponctuation, puisque c'est votre choix mais de nouveau j'ai bloqué.
Une troisième lecture avec mon choix de ponctuation me fait dire que ce texte est beau et même très beau.
Ce que je veux vous expliquer ici, c'est qu'un poème sans ponctuation ne doit pas en nécessiter et le vôtre si, mais que ce n'est pas à moi de la mettre.
Mais vos mots sont poésie.

   Francis   
25/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un être vous manque et tout vous rappelle sa présence. Vous le retrouvez dans les ruelles, à la terrasse d'un café, dans le souvenir de vos caresses...En vain, vous le cherchez et , vous souffrez en silence. J'ai aimé cette plume qui habille l'absence.

   Anonyme   
25/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La lecture de ce texte n'est pas plaisante de prime abord, elle oblige, de part sa conception, sans ponctuation, à plusieurs lectures, pour enfin pouvoir trouver le bon rythme, permettant l'accès à la compréhension du texte. Faites, si possible, un petit effort de ce côté là.

La répétition de "vous me manquez" est déterminante, elle implique cette absence dans le quotidien, provoquant des émotions diverses et variées qui se posent dans tout et surtout, accentuant cet indiscutable "manque", douleur d'un impact insondable.

   mina   
25/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est drôle , question ponctuation, ce qui m'a le plus gêné , c'est l'absence de majuscule en début de strophe... Pour le reste , le plaisir réside dans la liberté que le lecteur a de pouvoir imprimer le rythme qu'il désire à ce poème tout à fait empreint de mélancolie , un amour perdu que l'on cherche mais dont le fantôme semble accompagner la narratrice. Merci .

   Anonyme   
25/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
j'ai trouvé cette " ancre " (du titre) originale pour définir l'enracinement de ce souvenir que viennent corroborer ces vers "vous me manquez ", " vous me manquerez ".
De belles images, agréables sans emphase.
" j'arrime vos pas à mon désir "
" je m'évade de vous
j'entraîne mes souvenirs "

" vos mains sur la glaise de mon corps
vous me façonnez " sensuel

   Lulu   
25/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Margueritc,

très heureuse de vous retrouver parmi nous...

J'ai beaucoup aimé votre poème en lequel je m'identifie complètement. De fait, je l'ai trouvé très visuel. Je me suis représenté un beau parc en charmante compagnie dans le souvenir.

Je trouve que votre poème est très délicat. Il est empreint d'une belle légèreté. Rien n'y est lourd. Pas même les répétitions. Bien au contraire...

Comme Mina, je regrette que vous laissiez les majuscules de côté. On trouve parfois cela en poésie, mais je le regrette toujours. Autant je me moque de l'absence de ponctuation, autant je trouve dommage de ne pas utiliser de majuscules. Cela ne change rien au contenu, mais pour l'oeil... cela me manque un peu, bien que là encore, ça va : votre texte n'est pas trop long, et la longueur des vers est raisonnable.

Il me semble, par ailleurs, que la délicatesse de votre poème provient de son rythme que j'ai trouvé très beau.

En espérant vous relire tout bientôt.

   emilia   
25/2/2016
« Une ancre du souvenir » joliment exprimée pour confier pudiquement et délicatement le manque de l’autre, dans cet aller-retour entre sentiment intime et cadre extérieur qui peint le quotidien du souvenir et tout particulièrement à travers l’odeur du café ; votre désir « arrimé » à jamais à votre quête de l’absent s’installe dans la durée entre attirance et évasion ; merci pour ce partage…

   StayinOliv   
25/2/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,

Désolé je n'ai pas été embarqué par votre poème. Peut être trop de simplicité dans le propos. J'ai l'impression de vers mis les uns à la suite des autres sans une vraie cohérence. Une certaine poésie est quand même présente, mais j'ai trouvé votre texte pas assez " fort ".

Olivier

   jfmoods   
26/2/2016
L'image obsédante d'une dualité perdue structure le poème (parallélisme avec effet de gradation : "je vous cherche / vous me manquez" x 2, "vous me manquerez / je vous cherche"). Le glissement homonymique ("ancre" du titre, "encrez") assimile l'absence de l'Autre et l'acte d'écrire. Un cheminement s'exerce à travers la cité (champ lexical : "ruelles" "statues", "fontaine", "ville", "passants"), lieu d'échange, de retrouvailles métaphoriques générant un comblement des cinq sens (vue : "regarde", "mes regards", ouïe : "entend", "vibrations", "chant", goût : "café" x 2, toucher : "façonnez", "la glaise de mon corps", odorat : "odeur" x 2) et le surgissement des trois éléments manquants (eau : "fontaine", air : "moineau", feu : "soleil"). Le temps défunt de l'amour opère donc une forme de résurrection. Cependant, l'élément le plus marquant de la lecture reste, sans nul doute, la métaphore initiale ("tourelles de l'inconscience"). On pourrait presque dire que cette image très prégnante assure la ligne de flottaison de l'ensemble de l'évocation, qu'elle en constitue à la fois le point d'envol et le point d'atterrissage. Sa force résulte de son aspect profondément paradoxal. Ce que le temps et l'habitude semblent avoir sédimenté au fond de soi, compartimenté, rendu inoffensif, se trouve, en vérité, doté d'une puissance tutélaire prodigieuse, d'une vigueur demeurée inentamée. La vie sans l'Autre ressemble ainsi à un jeu de pistes, à l'exercice d'un pouvoir accepté et subi, sans cesse réinvesti (lexique imprimant une certaine violence : "j'arrime", "un amour blessant", "je m'évade de vous", "j'entraîne mes souvenirs", "harnais").

Au final, on ne peut tout à fait s'empêcher de rapprocher ce texte, par les thématiques croisées de l'amour et de la ville, du poème de René Char intitulé "Allégeance".

Merci pour ce partage !

   Anonyme   
27/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
La terminaison de chaque strophe(je vous cherche/vous me manquez/
je vous cherche) est un point d'ancrage touchant où s'arriment les vers quasi sensitifs qui les précèdent. Le 'procédé' est assez remarquable. J'aime beaucoup.


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