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Poésie libre
MarionTouvel : Amaryllidacée
 Publié le 30/10/10  -  8 commentaires  -  1000 caractères  -  174 lectures    Autres textes du même auteur

La nymphe Liriope, modèle de beauté, devint mère d’un enfant qui semblait né pour inspirer l’amour, et qu’elle appela Narcisse.
Elle demanda au devin si son fils parviendrait à une longue vieillesse : « Oui, s’il ne se connaît pas », répondit-il.
Longtemps la réponse de l’oracle parut vaine ; mais elle fut justifiée par l’événement, par le genre de mort et par l’étrange délire de Narcisse.

Ovide, Les Métamorphoses, Livre III


Amaryllidacée



j’ai perdu l’usage de mon tympan gauche

après un éternuement

mon nez m'a fui à mon réveil

son lit fusionne avec ma peau

si je me meurs, tout m'est permis

s'abritent sous mes aisselles

de l'électrum, une pluie vermeille

de la mousse et un crapaud

logés dans mes oreilles

mes pieds se confondent avec du lierre

sous une prison de béton armé

une source qui jaillit d'un cratère

baigne doucement mes cheveux mous

entravées jaillissent mes entrailles

mes obsessions anamorphoses

hypotypose et autopsie ma hargne

hurle l'aigreur de mes membres arrachés

lorsque la terreur me gagne

brise mes genoux et muet de douleur

je pleure mon néant

ma condition humaine

me distille et médite par les extrémités

petit tas, impossible tas

miroir de mon égocentricité


 
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   Anonyme   
22/10/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour,
égocentrique à souhait c'est sûr, beaucoup de "me", "mon", "ma", "mes", mais bizarrement cela ne me dérange pas, au contraire je trouve qu'ils sont en parfait adéquations avec le thème, tous ces pronoms possessifs semblent fusionnel à la globalité du texte.
un poème qui m'oblige à faire travailler mon imagination, dans le bon sens. on ne sait pas si c'est un personnage, ou un élément personnifié. c'est folklorique, surréaliste, fantasmagorique. des images en tout genre, qui semble avoir ni queue ni tête, mais peut-être pas car se cache un mystère derrière ces pronoms.
oh que j'aime ce grain de folie. un texte superbe pour son coté délirant et ses images qui allient puissance et beauté.

   Lunastrelle   
24/10/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Je ne voyais le rapport avec Narcisse au début, et en fait c'est par le travail sur la forme et sur des thèmes variés du fond qu'on réussit à le percevoir...
Beaucoup de "moi je" (sous forme de mon, ma etc.), et de rapport avec son anatomie... Mais avec des images "burlesques", rapport avec l'enfance, l'adolescence? La perception de soi, autant dans le passé que dans le présent?
C'est ainsi que j'ai fait le lien, et je trouve que c'est bien joué. C'est original d'aborder ce thème (difficile, parce que souvent rebattu) de cette manière.

   framato   
30/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
un regret de forme : l'auteur fait le choix de non ponctuer, ce qui rend parfois la lecture difficile, mais il reste une seule virgule (et dispensable celle-là)... le choix n'est pas totalement assumé => petit tas, impossible tas.
Le "et" dans ce passage est déplacé pour créer la confusion :
lorsque la terreur me gagne
brise mes genoux et muet de douleur
je pleure mon néant"
Il aurait été plus juste de la mettre avant brise, mais l'intention passe bien de tout rapporter à soi... (effet Narcisse)
J'ai beaucoup aimé les intrusions un peu folles et surréalistes. La présentation me semble par contre un peu lourde, d'autant plus que la profusion termes rapportants au "je" ne laisse guère d'autres pistes et que les éléments "surréalistes" du début de la poésie se rapportent également à l'image de ce "me" (même si l'image se déforme au fur et à mesure que le portrait se dessine, comme un reflet dans une onde).
Il aurait fallu rendre le texte syntaxiquement lisible par une occupation spatiale qui remplace la ponctuation (sauf pour le cas où son absence crée un double sens, ce qui n'est que trop peu le cas ici. Dommage donc, mais un texte intéressant néanmoins.

   Anonyme   
31/10/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Ce Narcisse m'a laissé avec "de la mousse et un crapaud logés dans mes oreilles".
C'est très fortement visuel, les images s'imposent d'elles-mêmes en cela, c'est réussi. Pour le reste, de marbre je suis. Trop alambiqué, surréaliste, compliqué et un rien sanglant si j'en crois ma mémoire qui me chuchote que Narcisse s'est noyé.
Libre à l'auteur de dépoussiérer l'histoire et de la réarranger à sa guise.

   LeopoldPartisan   
2/11/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
très heureusement surpris par ce texte ma fois fort beau et simple et ce malgré le texte d'accroche qui a bien failli me décourager de lire ce poème, ce qui eut été vraiment dommage, tant il coule d'une belle limpidité. Puissances telluriques* pourquoi doit on toujours se justifier de la force qui nous habite ?

* je trouve que c'est plus approprié à l'éternel "mon dieu"

   MarionTouvel   
5/3/2011

   Anonyme   
19/5/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Ce qui frappe avant tout c'est ce manque de ponctuation, qui rend la lecture pénible, et ralentit énormément la compréhension, car le moins que l'on puisse dire, c'est que le discours, tenu par vos mots, interpelle, mais pas, pour moi, dans un sens positif.

Plusieurs lectures, n'ont pas vraiment réussi à me convaincre sur l'intérêt d'un tel écrit, sans doute que la forme en est un peu pour quelque chose. Il faut faire du déchiffrage, car ce texte manque cruellement de fluidité, les mots s'enchevêtrent les uns dans les autres, ce n'est que confusion, malgré ces trois virgules, des égarées, sans doute ...

Ce que je retiendrai simplement de tout ce brouillon bavardage, c'est cette phrase "je pleure mon néant". Je crois qu'il aurait fallu être un peu plus rigoureux, pour vous faire mieux comprendre dans votre démarche, car elle semble intéressante.

   Brutu_de_Aea   
19/5/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Non, je ne suis pas rentré.
Une mention tout de même pour "cheveux mous", que je trouve assez intéressant (hypallage, mais de quoi ?)
La citation "méta" des figures de style me paraît douteuse, quoique qu'elle aille dans le sens de la citation d'Ovide, et du thème même du poème : il s'écoute, il joue de la connaissance littéraire de son auteur. Vous êtes prof, ou étudiant en lettres ?
Mais je vais changer mon appréciation ; j'avais mis "pas", je vais monter d'un cran ; il me semble en effet qu'il y a quelque chose à creuser, et malgré tout j'ai aimé : "hypotypose et autopsie ma hargne" et "me distille et médite par les extrémités" ; un poème de recherche où quelques vers qui me semblent dire quelque chose d'important et de curieux valent le détour, perdus dans un océan, à mon sens, d'élucubrations un peu vaines.
Mais parfois ces détours sont nécessaires pour faire advenir quelque chose. Vous avez, en tout cas, attiré / attisé ma curiosité. J'essaierai de vous suivre.


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