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MarionTouvel : Figure d'almanach pour composition matricielle
 Publié le 19/09/10  -  13 commentaires  -  2659 caractères  -  190 lectures    Autres textes du même auteur

« Secondé par vous, j'ai pu (...) obscurcir le soleil
dans la splendeur de son midi,
appeler les vents mutins, et soulever entre les vertes mers
et la voûte azurée des cieux une guerre mugissante… »

La Tempête, W. Shakespeare


Figure d'almanach pour composition matricielle



Carmin, Feu, Or et Chêne.


De vapeur saturante,
La pression
Détermine l'équilibre entre le sedum et le sauge,

L'oraison éternelle.



Confiants,
Stratus et crocus percent la neige.

La troposphère

De mille ornithogales

Pare la raisonnable couleur.



Les cirrus s'étiolent, ravis, sur la moisson des pavots.

Carmin, Feu, Or et Chêne,

Bronze, Air, Ocre, Châtaignier.


Un vecteur barocline pour surligner au brome les profondeurs saturnales.

De la grafite, la procession à Beltaine subit l'ajustement fin.



Les bateaux-dragons,
Chargés de corindon,

Annoncent le retour des polarités positives.



L'entropie explose en pyrite le jour de la Durgā pūjā.

Carmin, Feu, Or et Chêne,

Bronze, Air, Ocre, Châtaignier,

Bleu, Eau, Argent et Orme.


Pour un surgissement de pivoines,
La mort d'un homme, et l'immortalité de son art,

Se faire engueuler par une flûte en cristal,


Reine de la nuit,
Amadeus ou l'éclat de son rire,

Mozart et Twombly.



Chagal,
Les noces,

D'un couple qui s'envole,
Dans la lune

Et le ciel bleu de la nuit,


La fantaisie impromptue

Qui contourne la plaine
Herbeuse et virtuelle

Sous les ponts de Madison.



La lumière du Caravage,

Une sarabande numéro 4,
Dans cette chapelle en ruine viennent arbitrer le duel,

Les arbres en costume d'époque.



Clair de lune,
Munch,
La pure mélancolie,

Fredonne interné l'armée des douze singes.


Le jaune, le vert pâle
D'un portrait au cigare

Qui survit si bien au mauvais traitements du temps.

Pour que domine la Tempête et que ma force prospère.

Carmin, Feu, Or et Chêne,

Bronze, Air, Ocre, Châtaignier,

Bleu, Eau, Argent et Orme,

Blanc, Fer, Terre et Pommier.


 
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   Marite   
19/9/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
"Pour que domine la Tempête et que ma force prospère.
Carmin, Feu, Or et Chêne,
Bronze, Ocre, Air, Châtaigner,
Bleu, Eau, Argent et Orme,
Blanc, Terre, Fer et Pommier"
C'est une incantation je crois. De très belles images dans ce poème qui mèle les âges du temps. Les mouvements à droite, au centre et à gauche pour lire l'ensemble de l'écrit m'ont gênée et je n'ai qu'une envie en terminant, c'est de faire un ensemble de tous ces vers afin de les goûter pleinement. Mais ceci est très subjectif bien sûr. Le choix de l'auteur pour cette présentation doit avoir un sens?
Edit.
Je ne change rien à mon commentaire de pré-lecture mais je m'aperçois que je n'avais accordé aucune importance au titre, j'avais dû le survoler, attirée puis charmée par la présentation et le contenu du texte. Je le trouve trop long et pas assez mystérieux (le titre).

   ANIMAL   
14/9/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème au goût étrange et plaisant, qui fait penser à la quête de la pierre philosophale ou quelque rite entre science et magie.

A mon sens, la forme éclatée dessert ce texte, malgré une possible lecture verticale en tryptique. Quant au titre, il me reste aussi obscur que le sens réel du poème.

Cela ne m'a pas empêchée de trouver du charme à ce texte. Merci de l'étrangeté de cet instant de lecture.

   Anonyme   
16/9/2010
 a aimé ce texte 
Pas ↓
Plusieurs reproches à faire à ce texte: en premier la construction éclatée que je trouve bien trop facile et sans aucune originalité, c'est un classique du genre et franchement elle est tellement stéréotypé que ça en est gênant. En second: l'amoncellement d'idées que seul l'usage d'un dictionnaire permet de comprendre. Pourquoi pas? Après tout il peut être agréable d'écrire des choses que seuls quelques initiés comprendront. Mais l'hermétisme a ses limites. Parce qu'il y a une sorte de mépris du lecteur dans ce texte je trouve.
Je ne trouve donc aucune qualité à ce travail malheureusement.

   Reggio   
19/9/2010
Ce poème a de la force. Et beaucoup.
J'imagine que la forme lui en donne pas mal; elle fait prendre le temps de lire des fragments de taille raisonnable et de s'y attarder pour s'en imprégner. Je ne sais pas si cela aurait été possible dans une forme plus "classique".

J'imagine par ailleurs totalement ce texte scandé par une foule calme ou une petite fille, autant que chuchoté par un vieillard.
Il y a une sorte d'universalité que j'apprécie.

Ce texte a aussi l'avantage d'être accrocheur au premier abord. Une première lecture peut très bien ne délivrer aucun sens, je peux néanmoins sentir dans mes tripes un bouillonnement de sentiments et sensations qui poussent à aller plus loin.

Je serai très heureux si l'auteur avait la bonté de donner quelques clefs de compréhension, car si le texte manque de quelque chose, c'est de clarté. Or justement, cette absence lui donne un certain charme.
Enfin bref, je dis bravo.

   Anonyme   
19/9/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Y en a partout, je m'y perds complètement. Et tous ces mots que je connais pas, ignare que je suis. Et ces successions d'adjectifs et noms aux pompeuses majuscules.

Désolée, je reste en dehors, après avoir toutefois picoré en bribes les pivoines, le rire d'Amadeus, l'armée des 12 singes. Mais c'est trop déroutant pour moi.

   framato   
19/9/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Pas convaincu par la forme "éclatée" mais prévisible, ni convaincu par le style liste (que je trouve trop évident au regard de la forme graphique utilisée). Il reste une utilisation des couleurs au travers des prismes "floral" et "pictural" qui me semble intéressante, mais je ne suis pas rentré dans ce texte. C'est sans doute dû à une utilisation trop "profonde" du vocabulaire. Les références me parlent plus que le fond, je cherche le sens et je tourne en rond. C'est sans doute un effet voulu par l'auteur, mais à force, il lasse !

Bref, je me sens en rade au niveau global, mais tout de même, pris petits bouts éclatés, il y a des choses qui me semblent belles. Il me manque une sorte de "liant" qui sans doute doit m'échapper.

Je trouve ça dommage (surtout pour moi) que l'auteur ait tenu le lecteur tant à distance.

   Anonyme   
19/9/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
De belles références pour un poème qui me laisse un gout de trop peu, de trop et de tout cela à la fois.

Il est dommage de devoir lire sur support internet, la mise en page semble artificielle, ne pas avoir de sens véritable si ce n'est une forme d'esthétique qui ne me satisfait pas.

J'm particulièrement le côté énumératif du poème, une sorte de cadavre exquis réfléchit.
Et c'est là que je décroche.
J'm mon surréalisme improvisé, ou en tous cas, uni par une recherche qui soit subconsciente. Ici je déplore la visualisation des fils de pensée, encore trop flagrant pour moi dans la construction.

Un poème que je classerai entre paraitre et vouloir être. Des airs de flou, de rebondissements, de perte de contrôle de la pensée. L'impression de voir une balle magique se cogner pour s'étendre au-delà du format de la page.
Et malgré tout un contrôle palpable.
Me manque un brin de folie, de décalage, quelque chose qui donnerait une âme au flou, un vecteur invisible pour suivre l'esquisse de tableau qui se dessine petit à petit au cours de la lecture.

Néanmoins, une originalité certaine soulignée par une particularité agréable qui est le retour sous forme de synthèse des éléments (eau air feu terre) et éléments bucoliques (châtaigner, chêne, orme, ...) et me renvoie aux jeux mémoriels de ma jeunesse (ce matin j'ai été au marché et j'ai mis dans mon panier une pomme, une poire, une etc.).

Je suis assez intéressé par le procédé, mais je le verrais prendre une forme moins "automatique" - donnant l'impression d'avoir été jeté sur un bord de nappe - pour emprunter les chemins escarpés de la prose assumée. Je suis certain que la forme nuit ici à la mise en valeur de la valeur poétique des images employées.

Un exercice de style donc presque réussi, s'il n'hésitait pas entre raison et déraison.
Une lecture surprenante en tout cas.

   jamesbebeart   
20/9/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Si j'ai bien compris, est-ce là une matrice diagonale ?... Je me suis volontiers laissé embarquer par ce texte où des mots -qui me parlent- sont assénés au lecteur. Provocation, poésie, cela a forcément un sens... Bref un ressenti plutôt positif même si l'essai n'est pas totalement transformé.

   Meaban   
24/9/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
je mets mon commentaire à chaud sans lire les autres avis, cette fois


Cela m'évoque de la mathématique pure, ce texte est une équation virevoltante, en réalité un dilemme entre mon cerveau droit et gauche


un bon moment

   Axiome   
30/9/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Il est vrai que ce poème a pour moi des allures d'incantation, de formule magique. Tel un alchimiste en pleine préparation, jetant en rythme dans son chaudron les divers composants d'une panacée.
J'ai trouvé dans ce texte quelque chose d'universelle par les différentes énumeration (Carmin, Feu, Or et Chêne, Bronze, Air, Ocre, Châtaignier. Bleu, Eau, Argent et Orme..) et j'aime beaucoup mais ce côté est brisé par l'apparition de nom connu, dommage. Ce vers (La mort d'un homme, et l'immortalité de son art) également ne resonne pas, je trouve, avec l'ensemble naturel et mystique du poème.
Toutefois le titre est en adéquation votre composition matricielle.
La recette est bonne dans sa structure destructuré et dans le choix des ingrédients tantôt doux, tantôt puissant, grace à l'évocation explicite et implicite des éléments.
Bonne continuation..

   MarionTouvel   
13/10/2010

   Robot   
1/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Si on centre l'ensemble des vers, on se trouve devant un poème de conception ordinaire où le "labonirisme" n'est pas évident.
Reste un très bon texte mallarméen que j'ai eu plaisir à découvrir dans les profondeurs du temps onirien. (2010)

   Marie-Ange   
19/5/2017
Ce qui m'arrête dans ce genre d'écrit, c'est sa forme, ces phrases éparpillées, obligent mon regard en une drôle de gymnastique, les yeux doivent jongler, difficile après de se concentrer sur le texte.

Je reconnais avoir du mal, à me concentrer et surtout à revenir faire plusieurs lectures pour mieux saisir toute la profondeur des mots. Je bloque, car le texte en lui-même, est me semble-t-il loin d'être simple.


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