Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Forums 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie en prose
Marquisard : Voilures
 Publié le 11/06/12  -  9 commentaires  -  625 caractères  -  233 lectures    Autres textes du même auteur

Micro-fragment.


Voilures



L'impudence des fièvres me met sur le dos des femmes aux flegmes d'amours évadés ; lassant, ce moi brodant l'émoi, s'évidant sous l'acide orange des pluies vénusiennes, sa raison n'a de rêve que dérives volages et voilures brutales, qu'honneurs incessants ravivant vos saveurs incertaines, revenant les oser à la vue de ces vous ; jusqu'à ce que l'impersonnel pronom du tu revienne bercer ses dérives aux quatre bords des chemins, des crachoirs à esquisses qui jamais ne vacillent qu'à les voir déposés en gage d'un dernier souvenir ; alors je saurais, je saurais ne t'avoir jamais su.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anonyme   
26/5/2012
 a aimé ce texte 
Pas
Je suis désolé, le sens de ce texte ne m'apparaît absolument pas. A la lecture attentive il me semble que l'auteur a enchainé des phases sans doute porteuses de sens pour lui, voire d'émotion. Je n'y accède pas et l'accumulation des jeux de mots " femmes aux flegmes (dans le sens médical de humeurs je pense), ce moi/l'émoi, de rêve que dérives "n'apporte rien en ce qui me concerne.
Je n'éprouve aucune émotion, ne vois aucune image construite.

   Anonyme   
31/5/2012
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Je n'ai pas vraiment trouvé un sens à ce "micro-fragment". Et si parfois ce n'est pas gênant, là, plusieurs expressions ont renforcé ce malaise.
Par exemple : "me met sur le dos des femmes" que je ne trouve pas du tout poétique.
"revenant les oser" qui ne me semble pas avoir trop de sens, ni de souffle poétique si ces mots veulent être une image.
"les quatre bords des chemins" difficilement imaginables.

Ce texte court est -il une improvisation laissant dériver les pensées ? Il faudrait un fil plus solide et plus travaillé pour être poétique, et n'être pas que le fruit du hasard.

L'ensemble ne m'a pas convaincu.

   Pascal31   
11/6/2012
 a aimé ce texte 
Pas ↓
J'ai relu plusieurs fois ce court poème pour tenter d'en comprendre le sens : je m'avoue vaincu.
C'est toujours frustrant de lire des mots que l'on connaît (il n'y a aucun mot extravagant ici) sans parvenir à déchiffrer le sens que l'auteur a voulu leur donner en les associant ainsi...
Si je ne devais choisir qu'un seul exemple (mais à peu près tout le poème est du même acabit), je prendrais les derniers mots : "alors je saurais, je saurais ne t'avoir jamais su"... Jolie sonorité mais absolument incompréhensible, pour moi.
Désolé, je suis totalement hermétique à ce genre de poème dont le sens m'échappe, malgré tous mes efforts.

   Charivari   
11/6/2012
 a aimé ce texte 
Pas ↓
J'aime beaucoup la première phrase jusqu'au point virgule, ensuite... j'ai l'impression que l'auteur hésite entre poésie et reflexion philosophico-linguistique: du coup, on est entre-deux et on perd l'un et l'autre, on ne comprend pas le raisonnement et la poésie n'est pas au rendez-vous... Désolé

   Sidoine   
12/6/2012
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

J'aime vraiment, vraiment beaucoup ce texte et ses images qui me paraissent tout sauf superficielles. Mauvaise commentatrice, j'ignore volontairement le sens, mais je retiens profondément 'l'impudence des fièvres' 'l'acide orange des pluies vénusiennes"que j'ai l'impression de voir gicler devant moi, les "crachoirs à esquisses" et ce jeu entre le vous et le tu, donnant l'impression que le "tu" impersonnel se voile dans le vous. Certainement, je n'ai rien compris de ce que vous avez voulu dire, mais tant pis, cinq lignes aux sonorités entêtantes m'ont suffies pour avoir de belles et violentes visions!

   LeopoldPartisan   
12/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La poésie et l'espace temps ont parfois des rencontres fulgurantes et fractionnées. Ainsi alors que Ray Bradebury nous quitte, Marquisard doit affronter des pluies vénusiennes. N'est pas étrange ? "Etrange, vous avez dit étrange comme c'est bizarre !"

La force de ce texte qui peut sembler alambiqué, c'est justement qu'il est bref et non verbeux. Il y a un ressenti cauchemardesque d'une belle brutalité, comme peuvent l'être les fièvres d'ailleurs: j'ai particulièrement bien aimé :
"L'impudence des fièvres me met sur le dos des femmes aux flegmes d'amours évadés ".

j'ai vraiment apprécié cette introspection compliquée, ne le sommes nous pas tous un peu ?

   Marquisard   
13/6/2012
Spoiler : NDA
Merci pour vos lectures;)

   brabant   
18/6/2012
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Bonjour Marquisard,


Pour sûr ce texte est suicidaire, les quatre bords des chemins m'évoquant à tort sans doute un carrefour, j'y vois la mini-chronique d'un suicide assumé.

"Voilures" ? Je ne lis pas ici de bateaux à voile. Peut-être s'agit-il d'une métaphore de la féminité à l'instar des pluies vénusiennes ? "fièvres" s'oppose à "flegmes" donc ne fait pas sens, "raison" s'oppose à "rêves", si "tu" est impersonnel alors il y a tricherie, tout est mensonges et esquisses et les crachoirs conviennent tout à fait. Pour la conclusion je crois que la philosophie de ce texte est de ne pas savoir, jamais, l'autre, ni plus généralement la vie.

Mais cela Gabin l'avait déjà chanté !

Si ce texte est un cri, c'est un cri d'impuissance dont les jeux, pour être essentiellement des jeux de consonnes, sont peu audibles.


p s : tout de même : "crachoirs à esquisses" est bien trouvé !

   Anonyme   
17/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Quelle écriture, j'ai enfin trouvé plus "compliqué" que moi, cela me rassure, vous êtes "hermétique", c'est un compliment.

Je vais commencer par cette phrase finale "alors je saurais, je saurais ne t'avoir jamais su". Comme les relations entre humains sont parfois curieusement difficiles. Et pourtant, l'on a tellement besoin, sans cela nous n'aurions pas d’existence, en somme une coquille vide.

Je retiendrai plus particulière cette longue phrase, si parlante "revenant les oser à la vue de ces vous : jusqu'à ce que l'impersonnel pronom du tu revienne bercer ses dérives aux quatre bords des chemins".

Je ne suis jamais arrivé jusqu'à "l'impersonnel "tu" ... J'ai continué à dériver avec les "vous", la retenue d'une éducation qui freine et empêche le vrai d'une relation.

Mais revenons à votre écrit, je le trouve très émouvant, et troublant, par son aspect un peu "brutal".


Oniris Copyright © 2007-2023