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Chansons et Slams
masdau : L'ivrogne
 Publié le 25/07/10  -  11 commentaires  -  2682 caractères  -  179 lectures    Autres textes du même auteur

Chanson sur ceux qu'on nomme "les piliers de comptoir"...


L'ivrogne



I)
Accroché au comptoir
L’ivrogne attend la fin
P't-êtr' bien la fin du ver'
P't-êtr' bien la fin du mond'
Peut bien finir le mond'
Lui l’ivrogne il s’en fout
Perdu dans ses mirag'
Il raconte la terre
Et la vie
Et l’amour
Et l'angoisse des hom'
Pour le prix du litron
Et la femme qui meurt
Avant d’avoir
L’orgasme

Des femmes il en a eu
Et des belles
Et des riches
Com’ t’en auras jamais
Mais pas un' n’a compris
Quel homme il était

Et ça tangue
Et ça tourne
Et ça tangue
Et ça tourne
Et ça tangue



II)
Regarde le patron
Il attend que je tombe
Sur le carreau crasseux
De son rade pourri
Pour me foutre dehors
Mais je tiens bon la bar'
Je ne m'enfuirai pas
Tu me prends pour un cav'
Un taré
Un paria ?
Coco, j'en ai vu d'autr'
Des plus costauds que toi
Je les ai tous matés
D'un seul mot
Qui déchire

T'as pas connu la guerre
Dégueulasse
Et qui pue !
L'odeur de la misère
La merde de la rue
Je les connais par cœur !

Et ça tangue
Et ça tourne
Et ça tangue
Et ça tourne
Et ça tangue



III)
Allez prends-toi un ver'
Viens le boire avec moi
Il n'y a rien d'autre à fair'
Ça protège du froid
Et de la connerie
Non, mais qu'est-c'que tu crois
Que les hommes sont frères ?
À d'autres, pas à moi !
Quand tu bois
Tu sais tout
Tu comprends la musique
Et pourquoi t'as la trique
Quand tu vois un beau cul
C'est le sens
De la vie

Parfaitement mon pote
C'est la vie
Ça déglingue
Et c'est pour ça qu'on tue :
Le pognon et le cul !
Le reste c'est du gring'.

Et ça tangue
Et ça tourne
Et ça tangue
Et ça tourne
Et ça tangue



IV)
Ça ferme que tu dis ?
Peut-être, pas pour moi
J'ai tous mes souvenirs
Quand je bois, je les vois
Et ça me fait plaisir
Ils pass' com' un éclair
De miel, ils sent' la mer
Patron ! Un dernier ver'
Pour mon pot'
Mon ami
Parce que je fais pitié
On se fout de ma gueul'
Me traite de paumé
Peut-être
Mais on rit

Allez, c'est le dernier
Tu sais, le plus cruel
Qui te prend par surprise
T'assomme par traîtrise
Te fait voir l'avenir
Com' quand tu vas mourir.

Et ça tangue
Et ça tourne
Et ça tangue
Et ça tourne
Et ça tangue
Et ça tourne...


 
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   brabant   
4/7/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
I. La solitude de l'ivrogne.
J'acquiesce.
Celui-ci n'est pas trop à plaindre, il a eu de la chance.

- J'aurais mis "P't-êt'", l'ivrogne n'est pas capable de prononcer le "r".

II. Le patron...
A mon avis, il serait plutôt patient le patron. Surtout aujourd'hui !
La guerre.
Toujours la même histoire, c'est un vieux votre ivrogne ?

III. Un rabâcheur.
Pas très intéressant votre ivrogne.
Pas innovant.

"Et c'est pour ça qu'on tue:
Le pognon et le cul !"
Il oublie le "Pouvoir".

IV. Il est calculé le dernier verre, il ne prend pas par surprise, n'assomme pas par traîtrise, il ne fait rien voir du tout, il endort.

Elle n'est pas mal votre chanson, mais elle présente un ivrogne trop conventionnel, stéréotypé. Le mien l'est aussi. C'est ça le malheur avec les ivrognes, ils se ressemblent tous.
Une telle chanson exigeait l'originalité.

P't-êtr' faut-il l'entendre ? (lol)

   tibullicarmina   
9/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Dans sa catégorie, je trouve cette chanson irrésistiblement drôle. Il n'y manque qu'une mélodie. J'admire la construction serrée, le rythme, cette verve...
Merci à l'auteur.

   framato   
25/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Entre deux rires ça tangue et ça tourne vers quelques petites demi-vérités plus graves... C'est suffisamment caustique pour faire sourire et réfléchir un peu. Sympa.

J'aime bien cette chanson, ça serait bien de l'entendre aussi.

   Marite   
25/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé. Tout, et les mots et la présentation. Il m'a manqué des points de suspension après le dernier "Et ça tangue" du refrain car je crois qu'il y aurait là une phrase musicale... sans paroles.

   silene   
25/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Sur un thème cent fois rebattu, je trouve ce travail pas mal du tout, mais manquant surement d'une musique, qui emporte définitivement l'enthousiasme. A vous lire.

   Arielle   
25/7/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Un bon rythme, ça chante, ça tourne et ça retombe bien sur ses pieds... Un peu trop bien justement, sans surprise. J'aurais aimé, j'attendais une rupture quelquepart, dans le ton, les propos, une fin qui m'étonne, quoi !

   Anonyme   
25/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un petit côté Renaud que j'm, un rythme bien soutenu, de l'humour - noir - et un réalisme presque douloureux.
Souriant, caustique et clairsemé de questions existentielles, je verrais bien un air d'harmonica, accordéon, et viole, quelque chose de festif, un rien Brel d'Amsterdam. A l'ancienne.

Une seule chose, les apostrophes sont p't-êtr' trop nombreuses, et pas forcément tout' nécessaires pour induir' un langage familier. Notamment en fin de ver où le "e" s'élide d'office. En tout cas, ça me semble manquer de constance au niveau de leur utilisation.

   MCboulette   
27/7/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Un côté Renaud un peu facile , résumer un homme qui peut-être aussi pilier de bar a ceci me semble bien réducteur ou au moins stéréotypé à mort.Maintenant pour la forme j'apprécie j'aimerais beaucoup l'entendre pour que la mélodie donne tort à ma première phrase.Merci

   karminator   
27/7/2010
 a aimé ce texte 
Pas ↓
Pas très parlant, à mon sens.
Bien écrit, ce n'est pas tant la forme qui m'a dérangée.

Juste qu'on ne sent pas la merde du fond du coeur de l'ivrogne. Il a l'air de boire juste pour boire. Alors qu'un ivrogne, ça boit pour ne pas faire autre chose...

Peut-être suis-je trop touché par le sujet pour en critiquer la poésie, mais vraiment : de beaux mots qui ne m'ont rien dit.

   Anonyme   
29/7/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
"Quand tu bois
Tu sais tout" : réécriture de "In vino veritas", en bon françois.

Dans son genre, cette complainte n'est pas mauvaise.
Mais je lui reproche une chose : elle est sans surprise.

Pourquoi, dans ces chansons d'ivrogne, l 'alcoolique en question vocifère-t-il toujours dans un bistrot :

"Accroché au comptoir etc."

...parle-t-il toujours la langue verte :

" Tu me prends pour un cav'
Un taré
Un paria ?
Coco, j'en ai vu d'autr'
Des plus costauds que toi
Je les ai tous matés etc."

...et provient-il toujours d'un humble milieu - pour recourir à une périphrase politiquement correcte :

"L'odeur de la misère
La merde de la rue
Je les connais par cœur !"

Ne voit-on pas aussi des malades de l'alcool (autre genre de périphrase) qui s'expriment avec un accent bobo, emportent un flacon de whisky avant de se rendre au bureau tirer les cordons de la bourse, et qui s'enivrent chez eux, ou durant un dîner mondain ? Un Noé aristo', ça existe !
Mais, l'ivrogne que vous avez choisi de mettre en scène, c'est sans doute celui qu'on a le plus souvent l'occasion de rencontrer. Qui n'en connaît pas un semblable ? J'ai d'ailleurs eu l'impression, pendant cete lecture, de me voir, dans quelques décennies :-D

Voilà donc mon reproche, qui ne m'autorise pas à m'enthousiasmer : l'impression de connaître déjà ce que j'allais lire, dès les premiers mots.

   Anonyme   
8/2/2016
 a aimé ce texte 
Pas
C'est du déjà lu, c'est sans surprise avec cet "ivrogne" qui est très caricatural que l'on retrouve dans bon nombre d'écrits de ce genre que l'on peut lire, mais tout cela est bien loin du vrai "ivrogne", qui peu à peu sombre et perd bien des repères, de plus ce n'est pas dans un bar, ou un café qu'on le retrouve à boire, c'est bien plus insidieux que cela.

Je ne suis pas sûre que cela ferait une bonne chanson.


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