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Poésie en prose
Lunastrelle : Pangemonium
 Publié le 26/07/10  -  11 commentaires  -  3756 caractères  -  153 lectures    Autres textes du même auteur

(Qu'est-ce ? Pangemonium a pour signification un monde parallèle, étrange, et aux règles sortant un peu d’une boîte de Pandore... Mélange de la Pangée, et du Pandemonium...)
Bienvenue dans mon monde intérieur...


Pangemonium



Que le vent emporte mes notes d’antre monde aux échos intimes bruissant dans le temps d’aime. Oui, je le veux de toute mon inspiration, quitte à m'étrangler d'avoir trop vu...

Je n’ai pas peur de l’obscurité cachant la lumière de mes pas d’hier. Après tout, rien n'est éther d'ailes. Je suis là, tu es moi, il est tant de dires qui s’affolent dans ma cage thoracique. L’herbe blonde saura semer ce chemin de verre qui me conduira vers la graine du maraudeur originel. Dire que j’ai eu tant de peine autrefois à l’apprivoiser… C’est un exil au goût de cerise, dont chaque morceau enivre d’un nectar empourpré de pulsars. Le soleil est l’allié de mes nuits, l’alien de mon être, tandis que les astres cristallisent ce parfum liquide me brûlant les veines. Bien clair est cet instant tanné d’azur et de mer, l’aurore originelle s’est dévêtue avec un peu trop d’ivresse. Mon soufre au cœur s’accélère sous les coups de sommeil. Je ne joue pas, je suis aveugle et ma seule main est ce jardin secret que je peins, déchire, puis repeins, esquisse... Bien lactescent est cet œil-univers, comme si à l’intérieur s’y trouvait un nuage. En cette seconde immortalisée se cache une luciole apeurée, tournoyant entre les doigts des dieux.

Pourtant, je n’ai rien vu. Il y a tellement de tremblements inconnus qui germent en un être dont la chair créatrice ne peut être un tableau vivant de la galaxie. Ce n’est qu’une nature morte déjà disparue, et sacrifiée à des âmes nées lumières de ce lieu… Ou juste une combinaison par allèle selon cette bulle frêle ciselée dans le vers…

Imaginez un instant la robe d’un fragment de poussière. Elle est grisée d’érosion et d’accrétion aux limites finies. Avant, il fut un monde auréolé d’images endommagées d’imaginations magistrales par des mages aux imaginaires marginaux. Tandem de thèmes à l’anathème aime/haine. Sirène saisissant son sort pour ensorceler de sa sensualité sans cesser son serment… Tant de jeux de sons pour arriver à…
Nulle part…
Ou ailleurs, tout dépend de la perception que l’on a des mots. Ici, pas de calcul, pas de miroir. Tout ceci vit au diapason d’une même mélodie : celle de la vie à mort pour un outre monde… Ou quelque chose comme cela qui y ressemble, mais qui n’est pas tout à fait lui-même. Il faut dire que des kilomètres sont prêts à être dévorés, entre le sirop des sentiments et le bourreau des chœurs il y a du choix… C’en est une assasoésie… Sauf qu’il n’y a pas de sang, juste des baisers d’encre aux teintes évoquant mes journées obsidiennes. Bref, des incohérences avec beaucoup de contresens habillés d’horribles logiques…

Pardonnez mes marées noires, ainsi que mes errances vespérales ! J’ai oublié la route du retour, ou alors la direction, je ne sais plus… Si ce n’est pas le sens qui s’est échappé, qui peut le savoir ? Qui peut me le dessiner, ça ? Il y a encore beaucoup de ronds dans un carré, ça me revient vu que je panse chaque heure de mes doigts défaits pour arrondir les angles… Et tous les cercles sont faits de droites se prolongeant à l’infini de mon cœur… Symétrie de la poévie… Jusqu’à l’amor de nos cachettes éprouvées par le monde qui passe… Et le Temps, lui ? Il tournoie. Il est là, juste en nous. C’est une flamme rose qui lèche nos bleus de pacotille. Quant à eux ils blessent, j’en ai bien peur, et versent tant de sucre pour que les plaies existent sans se creuser… Et le sel est si aléatoire…

Pardon, c’est ce sanglot final qui exulte de ma gorge croisée de fer et de miasmes d’or. C’était mon refuge, juste un petit moi parallèle qui continue d’être… Et il ne partira pas, même si l’enfant est mort-nuit…
Au moment où… Je m’apprêtais… À l’an volé…
Et… Je…

(…)


 
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   LeopoldPartisan   
18/6/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Pas convaincu hélas. Peut être trop alambiqué, trop hermétique, trop centré sur soi-même. C'est sans conteste littéraire mais là encore trop cérébral pour le lecteur vicéral que je suis.
En deux mots, je me suis vraiment ennuyé à cette lecture et n'en ai retiré qu'une envie, sortir d'abord dans mon jardin pour regarder des abeilles en train de polenniser mes fleurs. Puis aller simplement me balader dans mon quartier et dire bonjour à mes voisins.
Désolé

   tibullicarmina   
6/7/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Pour moi, c'est un très bon texte. Un texte puissant, qui a la densité d'un diamant. Un seul regret: la trop grande abondance des jeux de mots de qualité inégale.
Mis à part cela, il me semble qu'il n'y a rien à retrancher ou à rajouter.
Je ne commenterai pas le fond de ce poème, à moins d'y passer la nuit: il faut prendre le temps de lire, de goûter, de méditer les images, de saisir la porté du propos.
Ce texte est un peu plus qu'un simple texte de littérature. C'est une réflexion sur la littérature. Un texte "méta-littéraire" en quelque sorte.

   jaimme   
12/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Ces jeux de mots sont parfois bien utilisés, parfois ils apparaissent artificiels. Dans ce cas ils perturbent lourdement l'aspect poétique.
Globalement la sonorité est agréable.
Le fond est envoutant. Mais pas toujours.
C'est justement ce mélange de très beau et de phrases à reprendre qui m'arrête. Lorsque l'on croise le sublime et le presque banal ("Bien clair est cet instant","Imaginez un instant", "sont prêts à être dévorés", par exemple) le chemin de la lecture est chaotique. Je sais que le propos l'est, mais la mélodie et le ressenti perdent alors de leur puissance.
Merci pour cette lecture, forte à bien des croisements.

   Leo   
23/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Des jeux de mots subtils mais toujours au service d'une intention poétique indéniable. J'aime beaucoup "poévie", s'il fallait en isoler un parmi les autres.

Un texte dense, complexe, bourré de pistes de lecture. Un joli morceau d'âme, exposé dans le cadre d'une écriture parfaitement maîtrisée, dont le seul défaut est de donner par moments l'impression d'être un peu forcée, de se rechercher pour elle-même, comme par exemple "Il y a tellement de tremblements inconnus qui germent en un être dont la chair créatrice ne peut être un tableau vivant de la galaxie.". L'image est belle, mais un peu trop "sophistiquée" par rapport au contexte où elle se situe.

Un excellent texte, malgré ces (petits) défauts.

   bulle   
26/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai beaucoup aimé ce voyage entre le moi et le moi.. Un monde parallèle oui, mais surtout un monde qui évoque certains possibles, même ceux qui nous échappent.

C'est un texte un peu "conflictuel" qui dérive entre errance et réflexion poussée. Faut-il à tout prix savoir, avoir prise sur tout ?

L'expression elle-même oscille entre 'simplicité' et 'sophistication'.. Elle coule fluide, certains jeux de mots appuient ce parallèle.
(je n'ai pas trop aimé le "bref" qui ponctue et renvoie au langage courant 'parlé', mais c'est un détail sorti peut-être et justement de la réflexion -pensée-.)

Un joli moment pour moi en tout cas..

   Anonyme   
26/7/2010
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Des clichés, des clichés, des clichés ; or quoi de plus suranné qu'un cliché artistique? Cela fait commercial parce que ça veut plaire. Des mauvais jeux de mots qui basculent au prétendu poétique vers le malhabile de l'immaturité, phrases sans rythme qui soutiendrait des longueurs extravagantes, des temps qui ne coïncident pas dans une évanescence flottante - ce que je crois qu'on essayait ici.

Mon père, dans ma première jeunesse où je lui composais des choses ridicules, haussait les épaules en jetant mon feuillet au feu et soupirait : "Encore des colliers de perle qui n'ont aucune esthétique, aucune direction". Et effectivement, c'est cela ici : on a enfilé de jolies perles les unes à côté des autres jusqu'à haleter de fatigue et puis, épuisé, ravi, on a regardé. Alors l'hermétisme peut permettre de prétendre à de la poésie : mais non. La poésie n'est pas "le vague même de l'idée", comme l'écrit Paul Valéry ("La plupart des hommes ont de la poésie une idée si vague que ce vague même de leur idée est pour eux la définition de la poésie."). C'est une écriture immature, ici.

Mais ce n'est pas grave, si l'on n'y prenait pas garde, on se laisserait bercer par l'élégance de ta prose qui, réellement, est assez charismatique et pourra certainement devenir, si tu quittes rapidement les haillons vulgaires de la mode du paraître, quelque chose de sympathique. Je ne m'y connais pas particulièrement en poésie, raison pour laquelle, tu en conviendras, mon commentaire n'a aucune espèce de valeur en terme de sanction de la qualité littéraire de ton histoire. Seulement, lorsqu'on joue avec "la part de Dieu" (Gide), on oublie d'insérer la part de l'homme. Et, j'imagine, jouer trop à être chanceux est dangereux car l'on peut finir par être "lucky-dépendant" au point de ne plus savoir écrire. Et ne plus pouvoir apprendre. Jamais.

En tout cas, tisser ainsi par accident, c'est un bon tremplin si l'on sait sauter. Mais ce texte me paraît mauvais. Il y a de l'esthétique à confier sa conscience à son inconscient, il n'y a que de la paresse à confier en toute lucidité le stricte soin de l'inconscient (chaotique et absurde) à la conscience d'autrui. Enfin, il plaira, et beaucoup, c'est à la mode, ce vague même de l'idée. On a globalement la bêtise d'appeller cela le Génie, enjambant l'essentiel du talent au nom du profane. Ah ah.

Cordialement, etc.

   Lunastrelle   
26/7/2010

   Anonyme   
26/7/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
je n'arrive pas à être touchée par cette confidence de ton état d'âme. trop c'est trop de jeux de mots, de néologisme, c'est trop, et alors les mots manquent de naturels. je ne parle pas de simplicité, car c'est ta façon d'écrire, la personnalité de ta plume, ton écriture est ce qu'elle est, mais je trouve que tu en as trop fait dans la sophistication:

"C’en est une assasoésie"
ça veut dire quoi? il est là le problème, je pourrai essayer de comprendre en lisant le contexte de ta prose, mais je ne vois pas ce que veut dire ce mot " assasoésie" et comme ce mot est une invention, je ne peux même pas compter sur ma propre interprétation.

"rien n'est éther d'ailes"
je comprends le double-sens mais étais-ce si utile?
trop de jeux de mots tuent le jeu de mots, et du coup je n'arrive pas à m'imprégner de la profondeur du texte.

   brabant   
27/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Lunastrelle,

Tu dis avoir longuement hésité avant de proposer ce poème, je pense que pareillement on hésite beaucoup avant de le commenter.

Car s'il est le fruit d'une réflexion approfondie qui donne lieu à une interprétation protéiforme, il entraîne bien évidemment le commentateur dans des méandres insoupçonnés où il craint de sombrer, n'ayant pas la clef, les clés que sans doute toi-même tu ne possèdes pas intégralement. Il craint donc de s'enliser aux abords du Léthé sous ton regard énigmatique décoché d'un promontoire de schistes roses stratifiés comme des glaives.

Texte fascinant.

L'exergue doit dans cette optique être fort utile pour montrer la direction.
Le Pangemonium, représentation de ton monde intérieur - risquerais-je émoi intérieur - , serait la résultante de la fusion de la Pangée et du Pandémonium.
Pangée: Terre originelle.
Pandémonium: capitale des Enfers.
Boîte de Pandore: qui fut ouverte pour le plus grand malheur de l'humanité et le plus grand bonheur des tyrans.
Le problème pour moi est ici que, quand on ouvre la boîte de Pandore, il n'y a plus de règles. D'ailleurs y en a-t-il dans ton texte où tes "subinconscients" vagabondent. Il y a une clef dans le palais de Satan (Pandémonium) qui ouvrirait un coffre enfoui sur Terre (Pangée), mais combinée à une deuxième clé se trouvant en Eden. Merci Wiki ! John Milton "Le paradis perdu"...

Bien, avec ça, reste plus qu'à bosser !...

Je fais, benoîtement, ici, comme Tibullicarmina: Je lis ton texte, le goûte et le médite, mais renonce égoïstement à en rapporter la portée du propos.
Combien de nuits et de stylos me faudrait-il épuiser ? :)

Sur ce, permets-moi de naviguer, de révâsser, de craindre, de m'exiler, de m'aveugler, de m'émouvoir, de me ressourcer, de m'ensorceler, de me maudire, de m'éroder, de m'assourdir, de me mirer, de m'égarer, de m'ébaubir, de m'exalter, de ""m'an voler""... aux détours de ton Pangemonium !

Qu'ai-je oublié d'énumérer ?
Tout !
Merci à toi, Lunastrelle,
Adieu !
Je sombre, ivre, ""assasoésié"" !


ps: pour l'évaluation, on est quand même du côté des Forces Obscures... donc: (-) pour le parcours façon Rafting ! Aaaaaah !

   doianM   
27/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
"l'obscurité cachant la lumière de mes pas d'hier".
"exil au goût de cerise".
"la robe d'un fragment de poussière"
et bien d'autres images.

Je n'apprécie pas beaucoup le mariage de l'ancien et du moderne scientifique, procédé qui me semble souvent forcé: "néctar empourpré de pulsars"

Mais je dois avouer que je ne fréquente pas trop la poésie.

Cependant cette poussière de paillettes m'a plu.
Je me suis égaré ici trompé par l'apparence de "prose".
Alors je suis resté contempler un ciel où je me suis laissé éblouir par des étoiles dont je ne perçois pas toujours le mystère et supposant que dans les zones obscures de ce ciel il existe, cachées, d'autres étoiles, que le manque d'instruments de l'ignorant que je suis empêche de voir.

Ca arrive d'aimer sans comprendre.

   framato   
31/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Lunastrelle,

Moi qui n'aime pas les textes introspectifs, me voici confronté à une introspection qui m'a plu... c'est pas banal. Les jeux de mots sont bien porteur de sens, agréables le plus souvent.
La densité du texte rend bien cette sensation d'étouffer à l'intérieur d'un autre soi... mais rend aussi le texte difficile. J'aurais aimé plus de légèreté, même s'il me semble comprendre la démarche.
Un petit peu trop de tout, c'est le principal défaut du texte, mais aussi sa qualité paradoxale.


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