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Poésie contemporaine
Meaban : Brazillec
 Publié le 24/07/11  -  8 commentaires  -  799 caractères  -  180 lectures    Autres textes du même auteur

Voyages infimes : Bretagne... les Aurès.


Brazillec



C’est au train du Covec qu’est parti Brazillec
Petits chemins de fer, démesurés destins
Passerelles grondantes, rivières incertaines
Calfeutrant les villages d’univers assommants

Les sonnettes gredines annonçant les barrières
En deviennent ténues au large du convoi assaillant la campagne
Et la pluie des bourgades s’évapore enfin quand la ville s’en vient
Un monde de rumeurs où s’esclaffent les hommes

L’échappée d’un express, heures interminables
Engeances méridionales bercées de hauts-parleurs
Un chemin de Mistral au loin des péninsules

Tout à l’heure sur un quai aux allures d’estacade
Les soldats harnachés passent dans l’écoutille
D’un paquebot ventru sur le chemin d’Alger.





 
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   socque   
11/7/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Pourquoi les sixième et septième vers rompent-ils le rythme général du poème ? Je pourrais comprendre ce changement s'il correspondait à un effet à appuyer dans le sens des mots, mais là je ne vois pas.
Sinon, à part les tercets (surtout le dernier) qui particularisent le paysage, l'ensemble du poème ne me paraît guère évocateur ; je ne ressens pas vraiment une ambiance, sauf peut-être avec les rivières incertaines. Pourquoi les sonnettes seraient-elles gredines ?

Je trouve donc que ce poème manque de relief.

   Anonyme   
15/7/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très bon moment de lecture. POésie fluide qui donne une image, surannée, de la Bretagne. Histoire et géographie se mêlent et s'emmêlent, souvenirs, images, image figée comme un instantanné.

"C’est au train du Covec qu’est parti Brazillec
Petits chemins de fer, démesurés destins
Passerelles grondantes, rivières incertaines"

   Mona79   
17/7/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Belle fresque pour décrire ces soldats partant de Bretagne pour ce long voyage vers l'inconnu : la guerre en algérie.

Atmosphère : chemin de mistral, engeances méridionales. Long voyage dont la lassitude s'exprime : rivières incertaines, univers assommants, heures interminables.

Toute la nostalgie qui étreint en pensant à ces jeunes propulsés hors de leur univers pour défendre une patrie qui n'en était pas une.

   Anonyme   
24/7/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Meaban ! J'aime bien le premier quatrain et le tercet de chûte, beaucoup moins le reste.
Le thème m'interpelle, ce voyage aurait pu être le mien, mais la forme, en particulier du second quatrain, me laisse dubitatif quant à sa raison d'être... Autre point, les "sonnettes gredines" ! Tel que c'est écrit, sans virgule après sonnettes, gredines joue le rôle d'un adjectif, or ce n'est qu'un nom... tout au moins à ma connaissance. Dernier point qui me chagrine, je sais que c'est présenté en Poésie contemporaine mais, malgré tout, cette disparité dans la métrique perturbe ma lecture.
Voilà, ce n'est qu'un sentiment tout à fait personnel, je suis certain que d'autres apprécieront. A une prochaine lecture, cher collègue !

   Anonyme   
24/7/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime la facilité qu'a l'auteur de nous imposer un héros dès le départ de son poème (même si je regrette que son nom se rapproche de Brasillach). J'aime aussi sa façon d'embarquer son lecteur dans ses voyages avec, dès le départ aussi, une excellente vue du réseau ferré en structure fractale comparé au destin, des passages sur des ponts improbables, des traversées de villages ou Simenon aura sans doute découvert Maigret, des passages à niveaux ou sonne le drelin gredin de l'alarme, et j'en passe... (excellentes pluie de bourgades et engeances méridionales). En langage marin toutefois, le paquebot ne prend pas le chemin mais la route.
Si le voyage est beau, (je crois l'avoir fait le temps de la lecture), rien ne dit ce que pense le voyageur de son utilité. Thème pourtant beaucoup plus important, me semble-t-il. Mais j'imagine que c'est un choix.
Bon moment de lecture comme chaque fois.

   Charivari   
24/7/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je n'ai pas aimé, pour la simple et bonne raison que je n'ai pas compris qui est ce Brazillec, ni ce que ce poème cherche à montrer. j'ai d'ailleurs été assez dérangé par le nom du personnage, trop proche de Brasillach.

Il y a de belles images, mais cela n'a pas suffi pour réussir à me faire entrer dans ce texte. Désolé.

   Gerwal   
25/7/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Heureusement, il y a, en exergue au texte:

"Voyages infimes : Bretagne... les Aurès."

sinon, le propos sembleraient un peu mystérieux... "le train du Covec", par exemple, malgré sa sonorité bretonnisante (?) et les "quais d'Alger aux allures d'estacade" ne parlent pas au premier abord.
Et aussi... Brazillec, malgré sa sonorité etc... tendrait à fausser la perception à propos de l'identité du personnage...

Ceci dit, quand on possède le mode d'emploi... un texte sobre, qui dit bien ce qu'il veut dire (quand on possède le mode d'emploi...). Mais peut-être est-ce au lecteur de faire cette démarche... Et de belles images:
"Engeances méridionales bercées de hauts-parleurs
"Un chemin de Mistral au loin des péninsules
"Tout à l’heure sur un quai aux allures d’estacade..."
qui prennent, enfin, leur vrai sens...

   Anonyme   
5/11/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Le choix du nom Brazillec, pour le titre et dans le premier vers du texte, me parait désastreux. Pour qui s’intéresse à l’Histoire, il est beaucoup trop proche de Brasillach, de triste mémoire. Et je n’ai pas pu m’interdire la transposition trop évidente.
Alors le lecteur que je suis s’attendait à tout autre chose, dans ce poème. Je dirais même que je craignais un « poème engagé » dans la mauvaise direction. Heureusement, ce n’est pas le cas. Il s’agissait seulement d’un voyage. C'est un moindre mal.
Et donc le patronyme choisi m’a, de nouveau, désorienté, lorsque je suis arrivé au bout du poème et « au paquebot ventru sur le chemin d’Alger ». Brasillach n’est jamais allé en Algérie !
C’était donc autre chose. Mais quoi ? Seule possibilité : la guerre d’Algérie et le voyage d’un bidasse dénommé Brazillec vers Alger.
Moralité, l’auteur aurait pu choisir un nom plus neutre, puisqu’il n’a pas d’importance et désigne un breton lambda qui part pour l’Algérie, dans les années 55-60.
Par ailleurs, l’auteur a-t-il seulement observé une photo du port d’Alger, pour parler d’estacade ?


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