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Poésie libre
Meaban : La valeur d’un jour
 Publié le 24/12/16  -  12 commentaires  -  1032 caractères  -  313 lectures    Autres textes du même auteur

Oxymore.


La valeur d’un jour



Il y a ce chien noir à pelure d’agneau me fixant comme un loup. Il erre dans mon crâne délitant mes axones ruinant les cabanons de mes belles calanques.

J’ai vécu chez les fous, arrondissement d’Audierne, génétiques obsolètes privées d’alternatives, extrémistes instincts oxydés par l’écume.

M’envenimant d’absurde et reniant ma conscience, m’effondrant sur moi-même en masses incertaines sur la flèche du temps.

Je saccage les limes d’univers entropiques aux cœurs méconnaissables, évoquant que le fer aurait raison de moi.

Par la bande il s’en vient dévorer l’oxygène de ton corps d’Espagnole.

Puis revient la couleur d’enfants impondérables qui louvoient et s’en vont affronter les embûches.

La valeur d’un jour qu’on savait magnifique, le couchant sur les combes dissoutes dans l’orange, la rive circonflexe d’un village souverain.

La marche du pèlerin des millions de galets grondants sous la rivière, d’où sourd cette inquiétante et bonne nostalgie.


 
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   Brume   
11/12/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Bonjour

Je vous le dis direct je n'ai rien compris.
Dès la 1ère strophe vos mots ne me parlent pas:
"Il y a ce chien noir à pelure d'agneau. .." - j'ai du mal, je n'arrive pas à visualiser.

"Il erre dans mon crâne delitant mes axones ruinant les cabanons de mes belles calanques" - là le sens de cette phrase m'échappe il y a crâne, axones, cabanons, calanques dans la même phrase mais qui n'ont pour moi aucun rapport.

Votre poème m'est trop hermétique. Je ne suis pas contre l'hermétisme à condition d'y instaurer des sensations, une ambiance, une émotion, pour que vos vers viennent jusqu'à moi. Ici je ne trouve rien de tout ça.

De quoi ça parle, quel est le fil conducteur? Je suis incapable de dire quel est le sujet. Si cela voulait être déjanté et bien je n'y ais pas été sensible.

   Sodapop   
26/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je lis votre poème et je suis content de trouver du surréalisme. Même si votre texte, à mon sens, manque d'émotions, de sensations à délivrer aux lecteurs, il est nécessaire de saluer toute tentative de liberté totale, en oubliant un peu la raison.
Comprendre votre texte pour moi a peu d'importance, mais pouvoir me l'approprier, en faire quelque chose à offrir à mon esprit l'est beaucoup plus.
Gardez les clés de votre poème, elles vous appartiennent, et n'hésitez pas à le retravailler afin d'offrir de multiples perspectives aux lecteurs. Persévérez.

   HadrienM   
24/12/2016
 a aimé ce texte 
Pas ↓
Le texte n'est pas mauvais en lui-même, mais il souffre d'un réel hermétisme.

Il ne faut pas jouer toutes les heures d'un seul jour la musique de l'hermétisme.

On sent dans le poème la complexité d'une création littéraire, la profondeur de l'inspiration. C'est une sorte de songe. De rêve définitif.

Mais le lecteur, lui, est abandonné dès les premiers mots. C'est une expérience délicate.

C'est peut-être de l'écriture automatique.

Le poème est donc décevant. Ce n'est pas un cantique du songe. C'est un étrange moment.

Bien à toi,

   PIZZICATO   
24/12/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Une suite d'images absconces auxquelles je n'ai pu définir un sens véritable.
"extrémistes instincts oxydés par l’écume."
" limes d’univers entropiques aux cœurs méconnaissables "
" Par la bande il s’en vient dévorer l’oxygène de ton corps d’Espagnole.

Au final je n'ai rien compris...

   Anonyme   
24/12/2016
Oxymore
Malin stupide en est la définition
Les contraires s'affrontent, le paradoxe est roi. Souvenirs altérés par remords et regrets. Aveux dissimulés d'un voile de folie.
Saint-Antoine "pas doux"ne peut faire retrouver ce temps passé, perdu.

   papipoete   
24/12/2016
 a aimé ce texte 
Pas
bonjour Meaban,
L'incipit annonce que des contraires vont se rencontrer, et former des images incertaines ; or, dès le premier vers, " le chien noir me fixant comme un loup ", ne me semble pas 2 sujets opposés, bien au contraire !
" m'envenimant d'absurde " me semble aussi couler de source !
" la marche du pèlerin des millions de galets " est pourtant bien imagé avec Compostelle d'un côté, et les kilomètres de fond de rivière que peut rouler un caillou ?
Sinon, le sens du poème m'est trop singulier pour que j'en sois touché !
Voici 2 raisons importantes pour que " La valeur d'un jour " ne m'emporte pas .
Bon Noël quand-même !

   widjet   
24/12/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Ce qui peut avoir de bien quand on pige que dalle à un texte (si tant est qu'il faille obligatoirement y comprendre quelque chose), c'est qu'on peut se laisser aller à toutes les spéculations.

Bon je commence :

"Il y a ce chien noir à pelure d’agneau me fixant comme un loup"
Une phrase. Trois bêtes. En gros, je comprends que sous la peau et l'apparence de la bienveillance et de la douceur, on rencontre souvent de gros enculés (loup).

"Il erre dans mon crâne délitant mes axones ruinant les cabanons de mes belles calanques". Une longue phrase absconse pour dire que le gars est cintré, dingue quoi.

Bon, je viens de changer d"avis.
J'arrête.

Je pense qu'en me forçant un peu, je pourrai délirer sur ce poème délirant, mais la vie est trop courte pour se masturber l'esprit avec une râpe à fromage

David, si tu passes par là, voilà un texte pour toi :).
Tu vas kiffer.

W

   funambule   
24/12/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Pas mal écrit et pensé mais au final persiste cette impression de l'auteur qui se regarde écrire. Je pense qu'il y avait une autre voie, plus humble dans la façon.

   Marite   
25/12/2016
Comme, pour ma part, la poésie est l'expression d'un ressenti profond qui "frappe avec insistance" à la porte de notre esprit je n'arrive pas à comprendre ce que l'auteur a voulu extérioriser dans cette poésie en prose.
Seules les trois dernières phrases m'apparaissent compréhensibles. Bien apprécié cette expression : " la rive circonflexe d’un village souverain."
Je souhaiterais que l'auteur ouvre un forum pour nous éclairer sur cet écrit ...

   Pouet   
25/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bsr,

L'incipit nous dit: oxymore, du grec ὀξύμωρος (oxúmōros - de ὀξύς, « aigu, spirituel, fin » et de μωρός, « niais, stupide », qui signifie « malin stupide, spirituel sous une apparente stupidité ») est une figure de style qui vise à rapprocher deux termes (un nom et un adjectif) que leurs sens devraient éloigner, dans une formule en apparence contradictoire, comme « une obscure clarté ».

Alors ici quel est-il?

Dès le début, ce "chien noir à pelure d'agneau qui fixe comme un loup" en est une illustration. L'ambivalence.

Il est question d'Audierne, une commune du Finistère que j'ai visité. Quel intérêt d'en parler ici? Aucun. Juste que ça me renvoie à quelque chose, des souvenirs.

Le texte certes hermétique semble partir dans tous les sens, j'ai aimé le lire. Est-ce une preuve de snobisme de ma part? Ne pas tout comprendre et apprécier serait-il condamnable?...

Partir du principe que lorsqu'on ne comprend pas, le texte n'est pas digne d'intérêt et décréter qu'il est mauvais simplement parce ce qu'on a pas réussi à en percer le mystère ne me convainc pas. S'il nous faut obligatoirement du limpide et du sens pré-mâché, mieux vaut éviter certaines formes de poésie en effet. Mais poésie, il y a ici, sans aucun doute.

L'auteur par ses mots nous livre un état d'esprit ici, un ressenti, une émotion. C'est noir, nostalgique.

J'y vois un amour sur une plage de galet, un chagrin.

J'y vois aussi une évocation de la fuite, du départ, de la migration.

J'y vois de la douleur, de la nostalgie, un sentiment d'injustice.

J'y vois ce que je veux y voir et c'est bien, aussi, d'y voir en liberté.

J'y vois surtout une belle écriture, prenante et évocatrice. Une écriture au fil des mots, comme je l'apprécie, aussi, peut-être de l'écriture "automatique" d'ailleurs.

On pourra me dire que je suis comme celui qui s'extasie devant carré blanc sur fond blanc, mais bien sincèrement ça me fait une belle gambette. Que je suis de ceux qui se "masturbent l'esprit" sur des phrases alambiquées... J'assume.

Bravo à l'auteur pour ce texte personnel dont je n'ai certes pas toutes les clés.

Et après?

Meaban est et reste pour moi parmi les meilleurs poètes du site et tant mieux que des plumes comme celles-ci soient présentes ici, ça nous change un peu.

Voilà.

   Robot   
27/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Belles images et métaphores expressives pour un texte qui demande un effort. Mais il y a un rythme en 6 dans chaque vers comme une mesure musicale lancinante qui ajoute à une sorte de noirceur au début et le rythme brisé, plus saccadé des 3 derniers vers revient à une variante plus optimiste.

   Lulu   
3/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Meaban,

Il est vrai que je n'ai pas tout saisi à la lecture de ce texte, toutefois, j'y ai lu un ton et une atmosphère qui m'ont plu, bien que je souhaite au locuteur de voir plus de jour, tant cela m'a semblé un peu sombre ("m'effondrant sur moi-même...").

Les mots semblent s'entrechoquer parfois, mais cela a pour effet de donner du relief au narrateur et à ce qu'il perçoit.

Je n'ai pas trop compris, ni apprécié la sonorité de "évoquant que..." J'ai trouvé la formule étonnante et la sonorité désagréable.

Cela dit, plus je relis votre poème, plus je lui trouve de significations. La poésie est là, dans la rondeur et la douceur du choix de retour à la ligne pertinent et dans le sens des mots.

Bonne continuation...


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