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Poésie libre
Meaban : Margeride horizon
 Publié le 27/08/10  -  12 commentaires  -  1015 caractères  -  231 lectures    Autres textes du même auteur

La fête de la Saint Gal.


Margeride horizon



Un silence au zénith dans la rue du dépôt, café de la rotonde, effluves d’anisette. Murets des longs jardins, le crépi des façades. Cet aïeul bougon sous l’immense casquette ; sa vieille qui trottine.

Le chant d’une scierie, un soleil immobile. Un rideau de plastique au seuil d’une cuisine, le chat.
Balançoire figée, l'ombre du cerisier. L’express qui vient de Nîmes, une mélodie d’essieux.

Margeride horizon, croupes de sapins noirs. La soif des galets, le lit d’un Allier jeune.

Et la fête votive, et le grain de tes jambes. Des hanches qui balancent sous l’amble d’une robe.

Des Juillet sans raison, la course des saisons

Mais comment retenir
Si ce n’est que d’un rêve
Les bribes estompées

Elles vacillent dans l’air de jeunesses arides, dévorées d’insolence
Elles pleurent doucement à l’ombre d’un été.



1975, du côté de Langeac (43).


 
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   Marite   
10/8/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Très beau, j'ai aimé, tout, jusqu'au dernier vers. Les images, les sons et les senteurs... chaque mot est à sa place, utile, juste ce qu'il faut pour nous décrire, en sensations, ce mois de Juillet à Margeride! Merci à l'auteur.

   ristretto   
17/8/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
je me suis delectée des ces bribes instantanées qui créent l'atmosphère de ce poème.
une écoute estivale, lorsque nos sens peuvent sans « parasitage » capter ces petits moments de bonheur d'être.
et toute la nostalgie qui en découle

j'ai bien aimé « croupe de sapins noirs » et « la soif des galets »

merci

   jaimme   
22/8/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Des images qui semblent écrites avec simplicité. Mais l'ensemble est empreint d'une vraie poésie. Des mots si bien placés, qui résonnent et donnent une belle impression de réalité.
J'ai juste buté sur la "mélodie des essieux"... moi ça me vrille les oreilles ces saletés de trains!
Un beau poème à l'ombre de l'été.

   Lariviere   
23/8/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai aimé la construction et la découpe rythmique et ses contre- temps :

"Le chant d’une scierie, un soleil immobile. Un rideau de plastique au seuil d’une cuisine, le chat.
Balançoire figée, l'ombre du cerisier. L’express qui vient de Nîmes, une mélodie d’essieux."

L'effet de balancement crée par les coupures, est très agréable et aide, voire même, entraine la lecture.

Les images à la fois simples et bien trouvées, sont efficaces pour décrire et créer un ressenti.

Sur ce passage, j'ai regretté la facilité de la rime :

"Des Juillet sans raison, la course des saisons

Mais comment retenir
Si ce n’est que d’un rêve
Les bribes estompées"

Et je n'ai pas suffisamment compris l'intérêt du changement de forme de strophe et de rythme, pour les apprécier.

Le thème ne m'a pas spécialement transcendé, mais c'est une poésie travaillé et efficace qui devrait plaire aux amateurs du genre.

Bonne continuation !

   Anonyme   
27/8/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Très joli croquis.
Le rythme proche des alexandrins crée une musique agréable à l'oreille.

   Anonyme   
27/8/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'm beaucoup.
Entre la légèreté relative du haïku et la prose avec des touches de libre.
C'est assez pendulaire comme sensation à la lecture, comme si l'on roulait et tanguait au rythme des mots, de la musique.
Ce genre me plait particulièrement, ça donne l'impression de partir dans tous les sens, de sauter d'un coq à un âne à saute mouton. Et en parallèle ça me semble tellement bien maitrisé au niveau pur et simple du rythme et des sonorités que ça imprime des lueurs, comme un flash de polaroid.
Puis une césure, un changement notable dans la rythmique, les bribes sont parfaitement illustrées, décalées, peut-être en dehors du tempo à dessein - je le crois - pour retomber sur cette construction haïkuesque : saison, sensation, instantané.

J'ai apprécié ma lecture, j'm le ressenti qu'il me reste une fois le poème achevé.

   Anonyme   
27/8/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Meaban. Un très joli tableau avec des images simples mais superbes. Que demander de plus à cette poésie qui sent bon la vie villageoise avec une petite pointe de nostalgie quant à la jeunesse... ? J'aime beaucoup la chute et particulièrement le dernier vers.
"Elles vacillent dans l’air de jeunesses arides, dévorées d’insolence
Elles pleurent doucement à l’ombre d’un été."
Juste un détail : j'aurais évité la répétition du second Elles en le remplaçant par Et... Simple avis personnel qui n'enlève rien à l'ensemble. Merci pour cet agréable moment. Alex

   ANIMAL   
27/8/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Comme des touches de couleur délicatement posées par un pinceau sur une toile, chaque image décrite au long de ce poème évoque une vision en soi.

J'ai pu, au fil de ma lecture, me promener en un endroit que j'imagine parfaitement tout en ne le connaissant pas.

J'aime beaucoup la brièveté des descriptions, qui se suffisent à elles-mêmes pour créer une ambiance calme de temps qui passe.

J'ai tout aimé mais je relève particulièrement "la soif des galets".

Une belle réussite.

   doianM   
28/8/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Superbe pièce, les notations simples, trompeuses dans leur simplicité, combinées avec des réflexions intimes, exprimées avec pudeur, l'ensemble créant un vêcu, partagé avec le lecteur, qui se laisse prendre.
Et le bonheur, mêlé avec le désespoir d'en perdre le souvenir.
Merci

   framato   
29/8/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Meaban, j'ai lu votre poésie à plusieurs reprises et je reste bloqué à chaque lecture par deux impressions qui dominent toutes les autres : un effet de liste (induit par une utilisation massive de phrase nominale) et cette impression que la mise en page en prose ne sert pas du tout la façon dont vous avez construit votre texte. Il manque de découpage et cette absence lui fait perdre de la percussion.
Une impression d'hésitation entre prose et vers libre s'en dégage, et ça ne m'est pas agréable. Du coup, je passe (un peu) à côté du fond... qui me semble somme toute assez banal mais relativement bien exprimé.


Je trouve pas joli joli le vers suivant : si ce n'est que d'un rêve... ni très juste au niveau de la syntaxe (le que me semble inutile) ni très beau au niveau des sonorités.

Pour le reste, vous avez réussi à créer un climat assez doux, plaisant.

Mi figue donc...

   Anonyme   
1/9/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Le rythme est agréable, les images évocatrices.

Je regrette néanmoins l'effet catalogue dont framato a déjà fait allusion avant moi. Cela donne une impression de papier glacé, trop froid à mon goût pour avoir un impact réel : je n'ai pas réussi à "rentrer" dans le texte. Peut-être est-ce du à la ponctuation trop peu diversifiée.

Mais comment retenir
Si ce n’est que d’un rêve
Les bribes estompées


Je n'ai pas tellement aimé ce passage là, qui sonne trop "chanson" pour moi.

Le reste est joli. Bonne continuation.

   PierreLune   
7/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir Maeban poésie charmante . Le décor et l'ambiance sont plantés dès le premier vers. J'aime bien "Cet aïeul bougon sous l'immense casquette". Je vous félicite pour la recherche du vers" Des hanches qui balancent sous l'amble d'une robe" .Amble: allure naturelle ou acquise de certains quadrupèdes qui se meuvent en déplaçant simultanément les deux membres d'un même côté.(Dictionnaire Hachette) . Par contre jusqu'à" Allier jeune" cela fait un peu "carte postale" Ensuite la poésie me parle plus comme étant "de la poésie".Peut-être auriez vous pu signaler en plus de "1975 du côté de Langeac 43" la signification du titre "Margeride horizon" ce massif granitique du Massif Central peu connu...Bien que vous nommiez dans le vers 4 "Le lit d'un Allier jeune".
En tout cas encore une belle lecture je suis "fan" de vos écrits.


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