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Poésie classique
Meleagre : Pensées
 Publié le 20/02/12  -  17 commentaires  -  739 caractères  -  295 lectures    Autres textes du même auteur

"Vanitas vanitatum, omnia vanitas."
L'Ecclésiaste

Les rimes sont extraites d'un sonnet de Vion Dalibray : "Songe, songe Mortel, que tu n’es rien que cendre…"


Pensées



Pourquoi tenterais-tu d'imiter Alexandre,
Farouche conquérant au cœur empli d'orgueil ?
D'un glorieux pinacle il lui fallut descendre
Quand sa mort a plongé l'empire dans le deuil.

Et pourquoi voudrais-tu voir l'océan se fendre,
Ainsi que La Pérouse ? Un dangereux écueil
A fracassé sa coque et dispersé sa cendre,
Sans donner à son corps une tombe, un cercueil.

Qui s'est trop élevé, le trépas l'humilie :
Son chef couronné choit, son genou d'airain plie ;
Ses forces, son renom, ne sont d'aucun soutien.

Celui qui façonna de sa main des merveilles
Laisse un nom qui résonne au creux de tes oreilles ;
Son sort n'est pour autant pas meilleur que le tien.


 
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   Arielle   
31/1/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
La forme, le fond admirablement classiques, voilà un sonnet qui n'a rien à envier aux fleurons de notre littérature.
L'auteur rejoindra-t-il pour autant Alexandre et La Pérouse sur leur "glorieux pinacle" ?
Je ne pense pas que tel soit son souhait !

Pour ma part un peu plus de fantaisie, d'originalité et d'humour n'auraient pas déparé la chose quoique la dernière de ces denrées ne me paraisse pas tout à fait absente de ces lignes...
Carpe diem !

   Anonyme   
8/2/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir ! J'aime beaucoup le premier vers... mais c'est tout à fait personnel : Pourquoi tenterais-tu d'imiter Alexandre...
Rassurez-vous j'aime aussi le reste de ce très beau sonnet que résume très bien l'incipit inspiré de l'Ecclésiaste.
Tout est illusion ici bas et les exemples d'Alexandre et de la Pérouse, par ailleurs fort bien choisis, pourraient être multipliés à l'infini...
J'ai une petite préférence pour le premier quatrain mais l'ensemble est de bonne facture et la chute fort bien amenée.
Merci pour cette agréable lecture !

   Anonyme   
20/2/2012
 a aimé ce texte 
Un peu
Le tutoiement me dérange. Ces pensées m'apparaissent de guerre lasse, un peu vaine, comme si l'héroïsme, l'ambition ne sont que vanité.

   funambule   
20/2/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je ne suis pas complètement emballé par le fond qui joue un peu sur l'échelle des valeurs de chacun, un concept qu'il me semble subir et qui me laisse supposer qu'il en est de même pour chaque humain. D'un autre côté il y a comme un amusement à tout ça mâtiné d'une douce morale qui me semblerait intéressante à discuter. Le ton interpellant... heuu... m'interpelle, il rend le résultat vivant tout en évoquant ce qui fait l'éternelle histoire de l'humanité. J'ai le sentiment que le "sonnet" bride un peu l'envolée possible d'une multitude de pensées mais "cadre" aussi... et puis j'aime cette musique de mots qui sans aucune mièvrerie confine à l'épique.

   Charivari   
21/2/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bon, comme tu sais, je ne suis absolument pas fan de ce genre de poésie, en tout cas, si elle est écrite à l'époque actuelle... Plus que classique, pour moi, c'est néo-classique, quand je dis ça, je ne me réfère pas du tout à la littérature, là, mais à la peinture... C'est le genre que je prise le moins, volontiers pompiers, grandiloquent, avec des tableaux qui font dix mètres sur trois, et qui te retracent l'épopée d'Alexandre, les Horace et les Curiace, etc, même qu'à la fin, tu as mal au pieds dans les musées. Néo-classique et non classique, parce qu'il y a ici un pessimisme teinté de romantisme assez intéressant, et beaucoup de mouvement. Un côté "individualisme" qui n'existait pas au XVIIème siècle, même si le texte finalement nous prône l'idéal de l'honnête homme... Et puis La Pérouse, c'est le XVIIIème, donc

Bref, cette intro pour dire que malgré le fait que ce n'est pas ma tasse de thé, je trouve qu'il a sacrément de la gueule, ce texte. Reposant sur un paradoxe : d'un côté on vante les exploits fabuleux d'Alexandre (un Alexandre, qui, à cause du terme "empire" m'a plutôt fait penser`a Bonaparte), de La Pérouse, et de l'autre, on les blâme... Un petit côté Don Quichotte / Sancho Panza qui me plait bien...

Le sonnet est très bien construit, les strophes bien séparées séparées, la chute arrive naturellement. Le style est mélodieux et fluide, le propos est clair.

Deux choses qui m'ont un peu gênées : "une tombe, un cercueil" (redondance... Je pense que tu peux trouver un adjectif pour "corps") ; et d'autre part : "son chef couronné choit", à prononcer avec une patate chaude dans la bouche.

   pieralun   
23/2/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un texte très classique, très lyrique, emphatique parfois, mais un bon texte. Je rejoins Arielle (décidément.....) qui évoque à juste titre le fait que ton poème pourrait être inscrit dans le catalogue de nos grands 19eme.....Nerval..., Hérédia peut-être.
Il n'y a rien à redire sur la prosodie.
J'ai bien aimé le 2eme quatrain et son questionnement.
Le second tercet me semble ambigu en réponse à la problématique. pourquoi qualifier de merveilles les actes des conquérants cité plus haut..??
Du bon Méléagre....

   roots   
23/2/2012
 a aimé ce texte 
Un peu
Un bon ensemble tant sur la forme que sur le fond. Bien qu'il s'agisse d'un sonnet irrégulier ( par l'alternance des rimes), il n'en reste que la musicalité reste présente . C'est une bonne chose. Attention au hiatus muets dans ton sonnet tout de même. Sur le fond quelques belles images dans les tercets . Je pense que la médaille aurait pu être plus métaphorique

   placebo   
25/2/2012
Bon, mon comm à sauté l'autre jour, je vais tenter de le reproduire plus ou moins exactement ici…

J'ai une interrogation à propos du titre, "pensées", il me semble que ça désignerait plus un ensemble de textes qu'un seul.

Mon problème avec ce texte, c'est que le fond me gêne et que je n'arrive pas à trouver dans la forme quelque chose qui puisse m'apporter autre chose et me mener à l'émotion.

"Qui s'est trop élevé, le trépas l'humilie :" je ne comprends pas où est l'humiliation de mourir ou de voir son œuvre détruite du moment qu'on l'a portée. Peut-être une référence à Icare ?
"Son sort n'est pour autant pas meilleur que le tien." j'ai beaucoup de mal avec ce genre de propos que je trouve (c'est mon ressenti) d'un judéo-christianisme dépassé ; c'est sans doute très vrai, mais la formulation me dresse un peu.

La forme, donc, est tout à fait honnête voire riche pour certaines rimes, mais aucune phrase ne m'emporte.

Bonne continuation,
placebo

   Meleagre   
25/2/2012

   TheDreamer   
26/2/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
La morale de ce sonnet au sujet classique si il en est, rappelle convenablement les mots extraits de l'Ecclésiaste de Qohelet.

"Vanité des vanités, tout n'est que vanité et poursuite du vent !" nous faisant souvenir que quelque soit ce que l'on a accompli notre sort à l'ultime instant est le même.

La prosodie est belle et je n'y trouve rien à redire (sinon peut-être la position délicate du "é" par deux fois à la césure (vers 4 et 9), qu'il vaut mieux éviter en classique.

Un bémol : j'aurais aimé que le poème soit plus intense pour dénoncer l'ambition effrénée (ici, seule celle des aventuriers, conquérant et navigateur est abordée).

   zenobi   
26/2/2012
 a aimé ce texte 
Pas
Un exercice de style réussi.
Mais cela relève-t-il de la poésie, à mon avis, non. Il y a là visite, précise, docile, soumise, d'une métrique ancienne et d'une pompe classique. "Ça peut dormir debout comme soldats de plomb." Je dors.

   Miguel   
28/2/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voilà du classicisme tel que je le vénère, gravé dans le marbre et l'airain ; je vois les tableaux académiques du XIXe siècle (Charivari y a déjà fait allusion pour émettre une réserve, mais moi je le vois en positif car c'est précisément ce que j'aime ; hommage à mon concitoyen le peintre Alexandre Cabanel, maître du genre). Mes dispositions à la spiritualité et à la méditation me font aimer aussi ce rappel de la vanité de la gloire, de la richesse, de l'ambition et du triomphe. Un sonnet que j'eusse aimé écrire.

   Fanch   
29/2/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
mon problème est de savoir s'il faut que j'évalue la forme ou le fond.
Sur la forme, il est évident que non seulement j'apprécie mais j'envie ce style classique (avec des ponctuations variées, judicieusement placées que, pour ma part, je n'oserais pas utiliser!)

Sur le fond, j'avoue ne pas adhérer vraiment au sujet, et j'y trouve des "lieux communs" ("coeur empli d'orgueil", "dispersé sa cendre"...) cependant, la simplicité des phrases est rassurante et montre que l'on peut faire un texte "léché" sans être compliqué ou abscons...

   fredericprunier   
29/2/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
très belle musique classique,
après, je suis toujours étonné
que l'on puisse écrire ce genre de chose
au XXIe siècle

Amitié

   Anonyme   
6/3/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Un peu de Du Bellay, un peu de Hérédia.
La leçon est classique: humilité vaut mieux qu'orgueil, désir de postérité n'est que pure vanité.
Le sonnet est régulier, classiquement conforme au genre.
A titre personnel, je réfute le fait que leur mort aurait "humilié" Alexandre ou La Pérouse. Au contraire leur disparition précoce les a magnifiés.
Question de point de vue...

   Anonyme   
3/4/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très beau sonnet, j'aime la musicalité. Aucune discordance. Parfait. Pensées? En référence à Pascal?. Lui aussi cite l'Ecclésiaste dans un des fragments qui composent cet ouvrage. Et cela expliquerait le "s" car je ne vois qu'un seul grand thème offrant réflexion dans ce poème.

   Anonyme   
5/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je n'ai fait qu'effleurer les commentaires ainsi que l'explication de l'auteur car ce poème fort bien écrit est très limpide.

Tout est dit dans la dernière strophe, c'est un écrit adroit, qui a une belle quintessence.

Le fond comme la forme sont de qualité, agréable à lire et à relire.


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