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Poésie contemporaine
Michel64 : Réminiscences
 Publié le 08/10/14  -  13 commentaires  -  1001 caractères  -  333 lectures    Autres textes du même auteur

Notre inconscient parfois effleure la conscience…


Réminiscences



Je transporte en mon âme une foule d'images
Qui comme les échos de voyages passés
Resurgissent parfois en images floutées
N'ayant pas plus de corps que de vibrants mirages

Telle vérité simple en bordure du songe
S'évapore au moment de revenir à moi,
Je n'en peux retenir rien d'autre qu'un émoi
Revêtant peu à peu son manteau de mensonge

Tel paysage sombre envahi de bruyères
Vient me planter au cœur au détour d'un hameau
Le sentiment aigu de revivre à nouveau
Une scène inconnue et pourtant familière

D'ou vient cette impression parfois d'avoir vécu
D'autres temps, d'autres lieux, avant notre naissance ?
Est-ce prémonitions, est-ce réminiscences,
Ou la vue d'un esprit se voulant convaincu ?

Garde-t-on dans un pli du cerveau reptilien
Un fil qui nous relie à toutes existences ?
Notre inconscient parfois effleure la conscience
Nous laissant voir le bord de l'ombre de ce lien.


 
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   Lulu   
24/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce poème pose la question de l'existence et du déjà vu. En bref, qui sommes-nous et d'où venons-nous en ce monde où les réminiscences peuvent nous laisser septiques face aux troubles qu'elles peuvent susciter. En somme, quelles frontières y a-t-il entre le rêve et la réalité ?

Ce que j'aime dans ce texte, c'est sa fluidité. Il a le mérite d'être clair, sans fioriture.

Bravo pour cette composition.

   Anonyme   
8/10/2014
Salut Michel

J'aime beaucoup le sujet traité dans ce poème. Cette sensation de déjà vécu que l'on retrouve dans Fantaisie de Nerval et qui nourrit le mythe des vies antérieures.

"Tel paysage sombre envahi de bruyères
Vient me planter au cœur au détour d'un hameau
Le sentiment aigu de revivre à nouveau
Une scène inconnue et pourtant familière"

Tu avances une hypothèse biologique

"Garde-t-on dans un pli du cerveau reptilien
Un fil qui nous relie à toutes existences ?"

Elle ne tient pas car, comme toute chair, le cerveau reptilien se corrompt au décès de la personne.

Si la forme est celle d'un poème avec rimes et alexandrins, le ton est celui d'un exposé.

Tu pourrais peut-être changer de registre et passer au niveau Premium en remplaçant quelques termes ou expressions par des synonymes plus imagés.

Mais tel qu'il est ton poème vaut déjà le détour

Merci Michel

   Pimpette   
8/10/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Beau sujet qui nous concerne tous et belle écriture déjà remarquée sans tes deux précédents textes que je vien de relire...Les Martinets...et Season...Je ne te louperai plus!

"Tel paysage sombre envahi de bruyères
Vient me planter au cœur au détour d'un hameau
Le sentiment aigu de revivre à nouveau
Une scène inconnue et pourtant familière"


On ne peut pas faire plus simple et plus exact..
Deux qualités de poète très importante
Rien ici de prétentieux...la poésie est là

   leni   
8/10/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
On ne rêve que de ce que l'on a vécu OU d'autres empreintes viennent ET ET le conscient guide l'inconscient mène Cette situation est clairement évoquée

Tel paysage sombre envahi de bruyères
Vient me planter au cœur au détour d'un hameau
Le sentiment aigu de revivre à nouveau
Une scène inconnue et pourtant familière

D'ou vient cette impression parfois d'avoir vécu
D'autres temps, d'autres lieux, avant .



Ces vers résument tout le poèmRéservé sur
floutéeset cerveau reptilien

Merci pour ce moment de lecture
Salut cordial Leni

   Francis   
8/10/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un beau poème qui ravive chez le lecteur cette impression étrange d'avoir déjà vécu des situations présentes dans un monde antérieur.
Les quatrains s'enchaînent, fluides et agréables à lire. Je me suis retrouvé dans cette question : "d'où vient cette impression ? "

   Anonyme   
8/10/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Michel64... Sujet intéressant vu que soixante pour cent des humains se trouvent un jour confrontés à cette impression de "déjà vu"... J'ai un peu creusé ce thème et voici qui "dépoétise" la chose :

La sensation étrange de déjà-vu, trouverait donc son origine dans les mécanismes complexes de notre cerveau. Si les processus en jeu font encore aujourd'hui l'objet de différentes hypothèses, on peut néanmoins affirmer que l'explication est cachée dans le fonctionnement de nos systèmes neuronaux. Exit donc les phénomènes paranormaux et autres interprétations mystiques.
Sarah Laîné

A priori pas de liens avec une vie antérieure mais cela dit, on peut toujours rêver ! Ce poème décrit plutôt bien cet état de fait sans bien entendu y apporter de réponse et pour cause...
C'est quand même un sujet hors du commun... Il fallait y penser !

   Anonyme   
8/10/2014
Pour le fond il se pourrait que ces impressions de déjà vu soient simplement dues à un décalage temporel entre la perception d’une scène par les sens et la prise de conscience de cette perception par le cerveau (je crois me souvenir que Bergson fait cette hypothèse).
La forme est simple et maîtrisée. Néanmoins comme souvent avec ce genre poétique j’ai du mal à suivre de bout en bout. Ce doit être mon absence d'éducation classique.
En fait j'ai l'impression que ce genre de poème est d'un autre âge, et non pas que je sois opposé aux anciens textes par principe, mais malheureusement je ne sais pas les apprécier à leur juste mesure, c'est pourquoi en général je m’abstiens de les commenter. Ici le sujet m'a interpellé, mais je ne vais pas évaluer car cela ne serait sans doute pas pertinent.

En tout cas belle écriture même si les images ne m’emportent pas, ou est-ce le rythme.

Cordialement

C.

   Cat   
8/10/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème de fil en aiguille, où tout s’enchaîne avec une agréable et fine fluidité.
Ainsi se mêlent l’inconscience, la conscience, en images floutées de poésie.

J’ai aimé la balade proposée dans les réminescences de ton âme. Tu les dessines avec brio, au point d’avoir reconnu des impressions qui me sont familières. Etranges et troublantes sensations… éternelle question…

J’aime ton écriture claire et limpide.

Merci, Michel.

Cat

   Anonyme   
9/10/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour, cher Michel,
Quel plaisir de lire de bon matin ce poème si proche de mes propres thèmes de prédilection, tous ces ailleurs si loin et si près de nous, cet invisible de notre réalité ! Et quelle fluidité, quelle efficacité, des images d'une beauté simple, authentique. J'adhère totalement à ce texte que veut dire quelque chose d'essentiel pour parfaire notre apprentissage d'être humain, qui vient nous guider vers ces chemins d'une plus grande sagesse, qui cherche à nous faire entrevoir ce bord de l'ombre, cette frontière illusoire où notre âme s'éblouit de lumière quand elle peut la franchir. Merci pour cette leçon. Bravo pour ce poème si délicieux.
A te relire.

J'écris actuellement une nouvelle qui, sans l'aborder directement, pourrait expliquer (sans aucune prétention scientifique d'ailleurs, juste un simple délire d'imagination) ce phénomène des réminiscences,cette impression de déjà vu. J'espère vous la présenter bientôt.

   Arielle   
9/10/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Voilà un phénomène assez courant, qui nous surprend toujours et sur lequel vous vous interrogez plus en poète qu'en scientifique en dépit d'un vocabulaire un peu chargé dans le dernier quatrain : conscience et inconscient et surtout la présence de ce cerveau reptilien auquel je ne trouve pas beaucoup de charme. Jusque là les questions évoquées flottaient agréablement dans une brume qu'en définitive personne n'a encore réussi à dissiper. J'aurais bien vu le poème s'achever sur une des questions du quatrième quatrain.

Peut-être auriez-vous pu éviter la répétition du mot "images" dans le premier quatrain mais ce n'est qu'un détail.
L'ensemble se lit avec plaisir grâce à sa fluidité.

   Robot   
10/10/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai attaché plus d'importance à la rédaction qu'au thème.
J'ai apprécié un bel ensemble de vers, notamment celui qui clôt le poème:
"Notre inconscient parfois effleure la conscience
Nous laissant voir le bord de l'ombre de ce lien."
auquel l'allitération en L donne un rythme ondoyant.

   kano   
12/10/2014
 a aimé ce texte 
Un peu
Un petit poème qui se laisse lire, rien d'exceptionnel pour moi, mais plutôt fluide, pas d'accroc sur les sonorités.
Cependant la poésie doit dépasser la description, et saisir l'évocation, ici vous ne faites que décrire un phénomène en utilisant le langage poétique: ça ne suffit pas. C'est, comme mon appréciation l'indique, "moyen".
Plus d'images, plus d'évocation, plus de suggestions !

   patro   
12/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Sentiment partagé d'avoir attrapé des "flash-back" évanescents ; j'aime cette mise en mots d'impressions troublantes .
Je passe vite les vers 13 à 18 (trop questionneurs ) pour m'approcher de l'ombre où bouillonnent nos rêves .
Encore un bon moment de "songerie" que nous offre Michel!


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