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Poésie libre
Michel64 : Rouge-gorge
 Publié le 15/03/17  -  22 commentaires  -  951 caractères  -  1761 lectures    Autres textes du même auteur

Un petit poème naturaliste.
Image


Rouge-gorge



Une tache d'orange accrochant le regard
un gris-beige de plumes

Un œil de perle noire où brûle une étincelle
Pour bec un petit clou
des pattes d'allumettes

Trois notes métalliques en guise de cantate

Deux petits sauts de puce...
pour voir sous une feuille

Un froissement furtif jusqu'au vieil arrosoir
Une courbette éclair, comme un salut de page

Plus ici, déjà là, sans cesse en mouvement
du troène au transat, de l'aulne à l'étendoir
Festonnant de ton vol l'espace de ta quête

Passant si près du chat qui fait semblant de rien

Faisant dix fois le tour de ton vaste domaine
de mon petit jardin

Loin de la canopée, des vagabonds du ciel
Loin des tailleurs de vent
Du côté des rampants, du peuple de la terre

Vivante fleur d'hiver, fidèle compagnon
te voilà, mon ami

Gardien de ma maison


 
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   papipoete   
15/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
libre
" Une petite tache orange, un oeil de perle noire, des pattes d'allumettes " ; le voilà croqué de la plume par le regard du poète, ce rouge-gorge visiteur de notre jardin .
NB Il sautille dans ces vers comme un mot qui voudrait sortir de sa phrase pour aller voir ce que narre la suivante, l'infatigable curieux !
Comme des touches brèves du pinceau, l'auteur place point par point les couleurs de la boule de plumes à qui l'on crie << attention au matou ! >> Fidèle compagnon du jardinier, il fait inlassablement le tour de la maison, et demain il reviendra ...
papipoète

   Anonyme   
19/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
"Le Rouge-gorge", se fait de plus en plus rare dans les jardins, plus que les autres oiseaux, il est très craintif, le moindre mouvement le voit s'envoler. Son chant se fait entendre en toute saison, ce qui est agréable, surtout l'hiver.

Votre texte est plaisant à lire, pour un amoureux de la nature, il est simple, vivant, détaillé et anecdotique. Cependant j'ai un peu moins apprécié le texte à partir de "Loin de la canopée jusqu'à gardien de ma maison ...", car je ne retrouve pas le ton aussi léger, qui donne une impression d'émotion prise sur le vif, vraie.

   Anonyme   
15/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Un très joli portrait : bien entendu l'esprit de la poésie est là mais ce pourrait être aussi une leçon d'ornithologie amusante où le bel usage des mots se mêle à la finesse de l'observation.
Buffon aurait été enchanté, moi aussi !
Je n'entre pas dans le détail de votre belle composition, j'ai pour principe de ne pas commenter la beauté lorsqu'elle est évidente comme c'est le cas ici.

   thea   
15/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Pour qui aime la nature dans ce qu'elle a d'intrinsèquement réconfortante, ce poème est sublime d'observation et de sensibilité observatrice.

"Passant si près du chat qui fait semblant de rien" c'est totalement vrai.
Rien à dire d'autre, c'est beau et j’adhère totalement

Merci l'artiste !

   luciole   
15/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Un poème que j'avais lu et qui m'avait enchanté. Je voulais le commenter et j'ai oublié.
Une finesse d'observation digne d'un Jules Renard. Cette alternance d'alexandrins et d'hexasyllabes est très musicale.
Un bien joli tableau presque japonais par la justesse du trait.
J'adore !

   Anonyme   
15/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Michel64

Pour moi une description doit induire une idée force précise, sinon on est juste dans le portrait, un peu comme un exercice de maître d’école, ce qui n’est pas ma conception de la poésie. Sous cet aspect le poème est d’ailleurs parfois très réussi comme par exemple :

- « Festonnant de ton vol l'espace de ta quête »
- « Loin de la canopée, des vagabonds du ciel
Loin des tailleurs de vent
Du côté des rampants, du peuple de la terre »

où l’auteur est inspiré par l’oiseau, dépasse la banalité de ses mouvements pour nous restituer des correspondances sensorielles et affectives. C’est simple, c’est poétique, c’est beau.

Mais… :

-« Une tache d'orange accrochant le regard ». Non, non. « Accrochant le regard » ne dit rien ; cette tache orange a sûrement d’autres pouvoirs. Dites-moi plutôt en quoi elle accroche votre regard.

- « Un gris-beige de plumes ». Oui, et alors ? Ça, mes yeux l’ont vu sur la photo…. Idem pour le bec et les pattes, même si le clou et les allumettes sont déjà un louable effort.

- «Une courbette éclair, comme un salut de page ». J’aurais préféré rester sur la seule image du salut de page. Pas besoin d’expliquer qu’il s’agit d’une courbette.

- « Passant si près du chat qui fait semblant de rien ». Dites-moi plutôt ce que fait ou ne fait pas le chat, qui lui donne cet air de faire semblant de rien.

- « Faisant dix fois le tour de ton vaste domaine / de mon petit jardin ». L’idée est bonne d’opposer l’espace naturel de l’oiseau et de l’homme, mais là encore on est dans le premier degré de la description. Il y a probablement matière à métaphoriser l’mage, à l’enrichir par votre perception, par la transmutation de ce réel trop directement accessible.

- J’aime beaucoup « Vivante fleur d'hiver » pour les raisons évoquées juste avant, mais je n’aime pas « fidèle compagnon » ou « Gardien de ma maison » qui banalise à l’extrême la personnalité de l’oiseau. On dirait un chien alors que vous ne le pensez pas.

Voilà Michel, je connais vos textes de facture classique, qui supportent mieux la contemplation. La poésie libre est plus exigeante car elle n’est pas aidée, comme le classique, par une sorte de musique innée à la rime.. Mais elle a l’avantage de donner accès à un lexique plus vaste, dont la contrepartie est de ne pas le gâcher.

Bien cordialement

Ludi
décidément en dialogue avec les petits oiseaux.

   Pouet   
15/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bjr,

J'ai vraiment apprécié ce poème, très bien écrit à mon goût.

De très belles images. Ce passage, parmi d'autres, est mon préféré je crois:

"Loin de la canopée, des vagabonds du ciel
Loin des tailleurs de vent
Du côté des rampants, du peuple de la terre"

Tout cela est fort joliment tourné.

Sans parler de la forme, j'y trouve un petit côté haïku, dans l'esprit.

Un très agréable moment de lecture.

Bravo à vous.

   Francois   
15/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Très joli poème, finement observé, simple (mais être simple, en art, est souvent très... compliqué !), où l'auteur fait l'éloge d'un petit oiseau que l'on voit de moins en moins dans nos jardins...
Le mélange d'alexandrins et d'hexasyllabes (non rimés) est original et harmonieux.

J'aime beaucoup :

"Trois notes métalliques en guise de cantate"

"Un froissement furtif jusqu'au vieil arrosoir
Une courbette éclair, comme un salut de page"

"Vivante fleur d'hiver, fidèle compagnon
te voilà, mon ami"

Gardien de ma maison"

Merci pour ce moment d'intimité, au cœur de votre jardin !

   Anonyme   
15/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Tous les matins, surtout l'hiver, il en vient un dans mon jardin pour picorer quelques restes de graines .
La description est précise et animée.
De belles images comme " Un froissement furtif jusqu'au vieil arrosoir
Une courbette éclair, comme un salut de page "

" Faisant dix fois le tour de ton vaste domaine
de mon petit jardin " je trouve ces deux vers un peu heurtants.
Le dernier passage m'a moins séduit.

   Anonyme   
15/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Michel... Du scarabée au rouge-gorge, décidemment la journée est consacrée à la nature, ce qui n'est pas pour me déplaire.
J'ai beaucoup aimé ce tableau esquissé par petites touches que ça soit pour la description ou les mœurs de cet oiseau familier qui fréquente également mon jardin.
Beaucoup de vers finement ciselés...
Un œil de perle noire où brûle une étincelle,
Une courbette éclair, comme un salut de page...

et j'en passe... Un bien charmant poème pour clore cette journée !
Bravo et merci !

   Arielle   
15/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le portrait de ce petit compagnon du jardinier est parfaitement rendu. Peu farouche il l'accompagne dès les premiers beaux jours, à l'affût de chaque coup de bêche et de la vermine offerte à sa gourmandise. C'est un solitaire avec lequel on peut facilement se lier d'amitié et votre poème nous le rappelle très bien, Michel, avec ses mots simples et ses images justes qui comme leur modèle sautillent
"Loin de la canopée, des vagabonds du ciel
Loin des tailleurs de vent
Du côté des rampants, du peuple de la terre"
... et nous inspirent un moment de paix et de sérénité entre le vieil arrosoir et le transat, quelques graines en poche et la binette sur l'épaule ...
Merci !

   Francis   
15/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L'oiseau, fidèle compagnon du poète est perçu dans son insouciance, sa légèreté. On devine la gaieté qu'il fait naître dans le cœur de celui qui l'observe. " Loin de la canopée, des vagabonds du ciel...Festonnant de ton vol l'espace de ta quête " voilà des mots qui font entrer la poésie dans ce petit jardin.

   Anonyme   
15/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Je ne doute pas du fait que le rouge-gorge que vous célébrez consentira à vous laisser deux ou trois de ses plumes pour orner ce sympathique petit poème. La poésie libre comme je l'aime.

C'est bien vu, bien observé. On sautille de vers à distique, de distique à strophe, comme le petit passereau sautille d'une pierre à une branche basse de votre jardin.

L'esquisse anatomique ci-dessous :

"Un œil de perle noire où brûle une étincelle
Pour bec un petit clou
des pattes d'allumettes"

...est à rapprocher d'un admirable poème de Richepin sur un autre oiseau, le merle en l’occurrence :

"Merle, merle, joyeux merle,
Ton bec jaune est une fleur,
Ton œil noir est une perle,
Merle, merle, oiseau siffleur."

Mais ce que j'aime par-dessus tout, c'est que ce poème me rappelle le rouge-gorge qui vient égayer mon propre jardin, tous les jours (je l'y ai encore vu tout à l'heure), et que j'ai aidé à passer l'hiver, lui et d'autres compagnons de la gent ailée.
Un poème qui éveille un écho intime dans l'esprit du lecteur, est un poème réussi, sans doute.


Mes deux légers bémols :

L'expression "tache d'orange" me paraît incorrecte (sans certitude), bizarre en tout cas (on a l'impression que vous parlez du fruit) : on s'attendrait plutôt à "tache orange".

Dans le passage suivant :

"Plus ici, déjà là, sans cesse en mouvement
du troène au transat, de l'aulne à l'étendoir
Festonnant de ton vol l'espace de ta quête"

Il me semble que la vivacité du passereau serait mieux servie par une disposition moins figée du groupe de vers, une disposition éclatée ; comme suit par exemple :

"Plus ici,
...................déjà là,
................................sans cesse en mouvement
du troène au transat,
...............................de l'aulne à l'étendoir
Festonnant de ton vol l'espace de ta quête"

(nb : les lignes de points ne me servent qu'à matérialiser l'espace)

A.

   plumette   
15/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Michel

Un touchant portrait pour ce modeste visiteur de votre jardin.
La précision et la recherche des mots et des images révèlent au lecteur le temps de l'observation. Je vous imagine, poète, le crayon à la main, dans votre jardin ou derrière votre fenêtre, attentif à saisir par petites touches la singularité de ce frêle animal dont vous guettez le retour.

Il y a du familier et de la tranquillité dans ce joli texte hommage.

Plumette

   Hananke   
16/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Dommage que l'auteur hésite tout le long de son texte
entre le libéré et le plus classique, ce qui en résulte une longue
description de l'oiseau qui, bien que réaliste, laisse à mon goût
percevoir un manque de poésie dans l'écrit.
Et c'est là que le bat blesse.
Une énumération malgré quelques bons moments comme le froissement furtif ou la courbette éclair ne suffit pas à combler
ce manque.

   Mare   
16/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
D'habitude, je ne commente jamais les textes en poésie. J'ai l'impression de ne pas avoir les compétences nécessaires pour cela. Je me contente d'aimer ou pas, mais sans pouvoir élaborer.
Je vais faire une exception cette fois. Mon premier commentaire sur un poème ! Pourquoi ? Eh bien, parce que le Rouge-Gorge est mon oiseau préféré et parce qu'en lisant vos lignes, l'image de ce petit être qui sautille chaque jour dans mon jardin s'est imposée immédiatement.

Vous avez, avec vos mots, parfaitement capturé la nature de cet oiseau qui réjouit mes yeux endormis tous les matins. Et cela m'a fait sourire. Une petite dose de bonheur paisible dans ma journée de travail. Je me suis dit que cela valait la peine de m'arrêter quelques minutes pour vous le dire.

Un grand merci pour cette délicieuse pause en compagnie de votre fleur d'hiver !

Mare

   troupi   
16/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Merci Michel pour cette belle description du rouge-gorge, depuis plusieurs semaines j'en observe trois ou quatre dans mon jardin sauvage et je dois dire que vous l'avez bien décrit.
"Trois notes métalliques en guise de cantate" pour ce qui est de ces trois notes je ne peux pas être d'accord car le chant du rouge-gorge est très complexe et mélodieux, assez fort aussi ce qui fait qu'on peut se demander comment un si petit oiseau peut chanter aussi fort.
Un agréable moment passé à vous lire.
Edit : du coup je suis allé relire votre très bon texte sur le martinet ; autre oiseau bien étonnant et injustement méconnu.

   emilia   
16/3/2017
Votre plume a sautillé pour honorer l’hôte de votre jardin et l’accompagner de ci, de là en laissant parler votre cœur et votre sens de l’observation… ; cette petite boule de plumes ( environ 14 cm pour 22g) défend son territoire avec fidélité et ce « gentil luthier des campagnes » tel que l’a surnommé René Char, n’a donc aucun mal à devenir très familier, en faisant du jardinier un ami bienveillant et du poète un fervent admirateur…

   Cristale   
17/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Michel,

Picorer le temps, en extraire des moments dédiés au plaisir de suivre le fin tracé d'une plume, celle du poète, celle de l'oiseau, les petites touches, posées ici et là, comme "deux petits sauts de puce" pour rendre à la lumière la délicatesse des traits et des couleurs qu'aucun humain n'aurait su inventer, "Une tache d'orange accrochant le regard un gris-beige de plumes" ces instants je les ai attrapés et prolongés en regardant votre toile musicale : "Trois notes métalliques en guise de cantate" si fidèle à l'empreinte dans mes yeux de cet oiseau merveilleux de grâce qui papillonne dans mes hortensias chaque jour, et, toujours en reprenant vos vers : "Plus ici, déjà là, sans cesse en mouvement".

Mais jamais je n'aurai su en faire une telle esquisse et votre regard si fidèle à la réalité m'a donné l'impression que le joli rouge-gorge s'animait sur vos lignes.

"Un œil de perle noire où brûle une étincelle
Pour bec un petit clou
des pattes d'allumettes"

...que c'est joliment décrit !

Merci Michel pour ce plaisir de lecture.
Cristale

   Proseuse   
17/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

J' ai bien évidement aimé vous lire, votre poème est agréable et doux, cependant, pour moi, il est trop , comment dire ? déclaratif, descriptif , déjà les premiers vers presque sans verbes et un peu trop ponctués de "un" et de "une" rendent ma lecture un peu .. figée , je pense, que j' aurais aimé qu' en parlant du rouge-gorge , les mots et les vers s' envolent un peu plus ! en fait, voilà, j' aurais aimé, sortir de l' image ! :-)
Ceci dit, la description est réussie , j' ai bien aimé - les pattes en allumettes - par exemple ou - loin des tailleurs de vent- des images comme celles-ci,titillent l' imagination du lecteur qui peut ainsi rêver plus que simplement voir !
Merci pour ce partage que j' ai tout de même bien aimé lire !

   jfmoods   
18/3/2017
Ce poème, de forme libre, est constitué de 22 vers (13 alexandrins et 9 hexasyllabes). Hormis les points de suspension du vers 7, il n'y a pas de ponctuation. C'est le retour de la majuscule qui permet, en début de vers, de délimiter les phrases.

Le texte s'articule en trois parties.

Dans la première partie (vers 1 à 6), le poète procède à une description de l'oiseau avant d'évoquer son chant. Il ressort de ce portrait une impression de vivacité extrême (participe présent : "accrochant le regard"), comme si l'image n'avait pas le temps de se fixer véritablement sur la rétine (groupes nominaux : "Une tache d'orange", "un gris-beige de plumes"). Le lecteur perçoit de la force de caractère, de la détermination (antithèse : "Un œil de perle noire où brûle une étincelle", jeu d'assimilation : "Pour bec un petit clou"), mais aussi une certaine fragilité (animalisation : "des pattes d'allumettes"). Aisément reconnaissable à l'oreille, le rouge-gorge nous apparaît mélodiquement peu inspiré, moins inventif que besogneux ("Trois notes métalliques en guise de cantate").

La seconde partie (vers 7 à 16) suit les pérégrinations du rouge-gorge. Les marqueurs spatiaux ("ici", "là"), les compléments de lieu ("du troène au transat, de l'aulne à l'étendoir"), le groupe nominal élargi ("l'espace de ta quête"), le jeu des participes présents ("Festonnant", "Passant", Faisant") et l'hyperbole ("dix fois le tour") confèrent une vivacité certaine à l'évocation. L'intégration de l'oiseau au monde des humains est préparée par les "petits sauts de puce", par l'image subliminale du serviteur discret et obséquieux ("froissement furtif", "courbette", "salut de page") et par le parallélisme ("ton vaste domaine", "mon petit jardin"). Même le chat domestique n'a pas l'air de considérer le rouge-gorge comme un volatile ordinaire.

Au fil des vers 17 à 22, le constat du poète amplifie encore la perspective (gradation anaphorique : "Loin de la canopée, des vagabonds du ciel / Loin des tailleurs de vent", groupes nominaux avalisant la pesanteur : "les rampants", "peuple de la terre"), accréditant même une intimité particulière entre l'homme et l'oiseau (personnification : "gardien de ma maison" métaphore laudative : "Vivante fleur d'hiver", présentatif : "te voilà", groupes nominaux : "fidèle compagnon", "mon ami").

Merci pour ce partage !

   Corto   
9/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Retrouvant ce poème à l'heure où 'mon' rouge-gorge va bientôt réapparaître, je l'apprécie tout-à-fait.

La vivacité et la couleur de ce petit compagnon tout au long de l'hiver sont particulièrement bien décrits.

On en devient complice, car on l'aime, on le regarde autant qu'il nous épie.

Peu farouche, bien gourmand, plutôt roublard, ce rouge-gorge habille mon jardin.
"Passant si près du chat qui fait semblant de rien" correspond bien à l'audace de ce risque-tout.

Bravo à l'auteur.


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