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Poésie néo-classique
MissNeko : Un soir...
 Publié le 23/06/08  -  5 commentaires  -  1390 caractères  -  23 lectures    Autres textes du même auteur

Ces vers racontent la fin tragique d'un couple qui se hait.


Un soir...



Ce soir, furtivement je te regarde, comme à l’accoutumée.
Toi, sirotant nerveusement ton café noir, à la nuit tombée.
Le feu crépite encore, comme chaque jour dans la cheminée.
Nos regards vides se croisent mais ne s'attardent jamais ;
Le silence, dans l'immensité solitaire, est notre seul allié.

Ce soir je te regarde fixement, mon épousé,
Avec toute la haine qu'il m'est possible de donner.
Tant d’heureux souvenirs qui se sont envolés,
Comme mille papillons, se dissipent en nuées.
Mon âme noire est emplie de sombres pensées,
Qui se verront, sois-en sûr, tôt ou tard exaucées...

Ce soir sereinement, tu me regardes m'étouffer,
Sirotant ton café noir comme à l'accoutumée.
Tu n'aurais pu, pour me tuer, d'un geste, me poignarder ;
Ton courage inexistant, lâche ! n'y aurait pu résister.

Ce soir je te regarde une dernière fois, mon tendre aimé,
Alors que le poison s'écoule dans mes veines souillées.
Patient, tu attends que mon dernier souffle soit donné,
Mais sais-tu que les femmes comme moi ne meurent jamais ?


J'hanterai bientôt ton sommeil, ton repos, pauvre écervelé !
Jusqu'à ton ultime et dernier soupir, je serai à ton chevet.
Fantôme, je traînerai mes lourdes chaînes à tes côtés,
Sache que les femmes comme moi ne meurent jamais !


 
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   Melenea   
23/6/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Les strophes inégales m'ont un peu déroutée dans la fluidité de la lecture, mais j'aime bien ces deux regards qui se croisent dans l'attente du trépas, et j'aime la lucidité froide de la femme, contre la fébrilité hargneuse de l'homme...

Et j'aime le dernier vers qui donne lieu à tant de spéculations imaginatives :) brrrr ça fait froid dans le dos ce huis clos...

Mél

   Anonyme   
23/6/2008
Cette histoire me semble souffrir d'un manque certain de crédibilité.
En effet, dans la "vraie vie", la quasi totalité des hommes meurtriers de leur compagne, leur ont donné la mort d'une façon violente (coup de feu, couteau, instrument contondant, etc...). Tout le contraire d'un assassinat "en douce", donc.

D'autre part, je trouve dommage qu'on ne puisse pas en savoir plus sur les mobiles qui poussent le mari au meurtre ou sur la haine qui habite sa femme.

Je trouve aussi assez dommage que tu aies souscrit à ce cliché - tellement adoré par les femmes que ça en devient un pléonasme - : "mec = lâche, forcément !"

Quoi qu'il en soit, ici, je suis resté sur ma faim.

   Anonyme   
23/6/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bé moi c'est surtout le premier commentaire qui m'interpelle:
"Lucidité froide de la femme contre fébrilité hargneuse de l'homme" LOL Un point de vue intéressant pour sûr... Les hommes sont de mars et les femmes de venus hein??? Vaste fumisterie...

Bref, le poème à présent c'est très différent puisque c'est une "histoire", pas seulement des "constatations improbables"...


J'ai bien aimé le coup de la femme qui se meurt lentement et qui rumine (mon côté sadique...), un rythme sympathique... Ca se lit bien.

   marogne   
23/6/2008
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé le rythme, le second degré de quelques vers, la sérénité de cette haine qui se meurt et qui ne vit plus que dans l'espoir de renaître encore plus forte? J'aime bien le contraste entre le lieu, l'atmosphère tranquille devant la cheminée, et le meurtre, forcément odieux.

un bon moment de lecture.

   David   
25/6/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour MissNeko,

C'est mon préféré de la série que j'ai lu, j'aime bien cette poesie qui change de nature, qui se révèle comme une noire fiction aprés les deux premières strophes. C'est un genre d'ode à la haine en amour mais avec du recul, une cruauté bien dosée. Je ne le trouve pas excessivement féminin, vouloir maudire un amour trahis pour l'éternité, ça n'a pas de genre, et ça m'a fait rêver, un grand bravo !


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