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Poésie néo-classique
TITEFEE : Les cerisiers de mon enfance
 Publié le 23/06/08  -  4 commentaires  -  1417 caractères  -  28 lectures    Autres textes du même auteur

Juste le goût des cerises, et le bleu de la mer et du ciel, et le vol des abeilles, et tout ce qui nous paraissait immense alors que maintenant cela nous paraît si petit.


Les cerisiers de mon enfance



Pour écouter c’est ici :
Les cerisiers de mon enfance



Je me souviens encore des senteurs de la campagne
Où se dressaient, immenses et touffus, deux cerisiers.
Perchée, du haut de la cime, j’apercevais la montagne
Et plus loin encore, à droite, le bleu de la Méditerranée.

J’aimais au printemps voir apparaître aux branches
Les fourreaux serrés des exquises fleurs blanches,
Butinées par des abeilles, à l’abdomen d’or poudré
Et je regardais, à distance respectable, leur ballet.

Puis, bien des jours plus tard, on guettait du chemin
Les merles, pilleurs des fruits au rose si translucide,
Et nous courions, tapant rageusement dans nos mains,
Pour faire fuir ces voleurs, loin des fruits encore acides

Nous les attendions tant ces beaux pendants d’oreilles !
Et voulions déguster les brillantes cerises vermeilles,
Crachant loin, en riant, les noyaux encore visqueux,
Pendant que coulait dans notre gorge le jus délicieux.

Il s’est perdu au loin, hélas, le temps béni de l’enfance.
Quand je suis retournée au champ, il me parut si petit !
Je me souviens, comme jadis nous le trouvions immense,
Et même si les cerisiers ont disparu, leur souvenir survit…


 
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   Anonyme   
23/6/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Très beau… On sent la nostalgie, la beuaté et l'insouciance de l'enfance.
Seul regret : les noyaux encore visqueux ne me plaisent pas beaucoup.
BRAVO petitefée, grande fée de la poésie même !

   marogne   
23/6/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
il faut les replanter....

Nous avons du couper deux cerisiers cet hiver sur lesquels j'avais passé de longues heures il y a 30 - 35 ans....

Votre poème m'a fait revoir ses après-midi sur l'arbre, me faisant gentiment gronder par ma grand mère parce que je mangeais plus que je ne cueuillat, je sens dans ma bouche couler le jus, et sur mon visage la chaleur du soleil.

merci pour cette douce évocation.

   lotus   
23/6/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est beau comme une valse de printemps...

lotus

   daphlanote   
4/12/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Toujours impressionnée de la facilité que tu sembles avoir à déployer les mots en vers fluides comme ceux-ci.

J'ai beaucoup aimé "on guettait du chemin", juste ça. Une puissance évocatrice incroyable et un grand plaisir de lecture. Que demander de plus ?
J'airais peut-être voulu plus d'images, plus d'absurde. Mais après tout, c'est aussi bien comme ça.


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