Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
gorgonzola : Il faut y retourner !
 Publié le 23/06/08  -  7 commentaires  -  1868 caractères  -  15 lectures    Autres textes du même auteur

Aux exilés, aux oubliés, en perdition...


Il faut y retourner !



Futur est synonyme
D’un mot que j’ai perdu
Tout au fond de l’abyme
De mes jours de reclus,
Ces jours où se devine
Le bien sombre début
Des instants anonymes
D’un exil convaincu.

Bien loin de ma patrie
Je n’entends plus le chant.
Chant d’amour, chant de vie
Je n’entends que le vent
Qui trompe mon ouïe
De par ses sifflements ;
En guise d’accalmie,
Me voilà grand perdant.

Et tel un enfant sans mère,
Un enfant que l’on a
Arraché à sa terre,
Je me retrouve, là,
Le cœur et l’âme, amères,
Et l’océan déjà
Élevait ses barrières
Que l’horizon figea.

Je voyais les rivages,
Les dunes, les cités,
N’être plus qu’un mirage
Et puis s’évaporer.
La mer dans mon sillage
Tenait à exhumer
Souvenirs et images
Que je veux enterrer.

Souvenir d’une brise
Qui effleure le corps,
D’une agréable emprise
Qui vous prend tout d’abord
Au cœur. Une surprise
Sur les bancs de ce port,
Tunis ; à son emprise
Je me soumets encor.

Mais comment ne dépendre
De ce bout de ma chair ?
Faut-il donc réapprendre
Comment respirer l’air ?
Renaître de mes cendres
Auprès de cet enfer
Et loin de ce tout, tendre
Et beau foyer d’hiver ?

Et même si j’y pense
Je ne peux point saisir,
Comment une existence
Peut-elle ainsi tenir
Entre vide et absence
Sans lieu où revenir
Où l’amour se dispense
Sans patrie à chérir.

Et je veux dire aux hommes,
À ceux qui ont laissé,
Des souvenirs de môme,
À ceux qui sont hantés,
Par l’incessant fantôme
D’un peuple délaissé :
« Patrie est comme un baume,
Il faut y retourner ».


Gorgonzola ©


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   ristretto   
23/6/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Comment une existence
Peut-elle ainsi tenir
Entre vide et absence
Sans lieu où revenir


merci gorgonzola, c'est un superbe poème
un cri d'amour

à bientôt

   Melenea   
24/6/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
On se laisse emporter par le rythme des mots, la fluidité du texte et on rebondit sur les derniers vers...
un baume...

Mél

   David   
25/6/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Gorgonzola,

J'ai bien aimé, j'ai trouvé le poême trés musical.

Il y a un passage que je n'ai pas bien compris, c'est le dernier vers de :

"Renaître de mes cendres
Auprès de cet enfer
Et loin de ce tout, tendre
Et beau foyer d’hiver ?

Je ne comprend pas le dernier "Et", j'ai pensé à une faute de frappe (pour un "En", voire un "Au" ?)

   Anonyme   
25/6/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Très bien rythmé. Un fond touchant et intelligemment dit. J'ai bien aimé. Je regrette un peu le manque de "recherche" des rimes parfois.

   clementine   
25/6/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un bon rythme et des mots qui coulent faciles et bondissants.
Un message clair.
J'ai bien aimé la musique des vers.

   Anonyme   
26/6/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Mais c'est magnifique !
Je crois qu'aujourd'hui est un bon jour : 3 poésies que je lis à la suite, toutes trois très bonnes. Vraiment agréable de te lire, gorgonzola.
Musical, entraînant, triste, mélancolique, vrai, vivant, abandonné, errance, malheur, espoir ; tout se ressent dans ce texte.
Je crois que tout se résume en ceci : BRAVO !

   Anonyme   
13/12/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Dans ma lecture , j'ai buté sur :

" Un enfant que l’on a
Arraché à sa terre, "

La coupure est maladroite.

" Je n’entends que le vent
Qui trompe mon ouïe "

Pas très joli à l'oreille " que, qui"

" Auprès de cet enfer
Et loin de ce tout, tendre
Et beau foyer d’hiver ? "

Ce n'est pas très clair ...

De plus il y a des petits mots trop souvent répétés comme :

- "et" rien que 9
- " qui, que, qu'" rien que 11

Je n'aime pas vraiment ces répétitions :

- " De mes jours de reclus,
Ces jours où se devine "

" Je n’entends plus le chant.
Chant d’amour, chant de vie "

" Et tel un enfant sans mère,
Un enfant que l’on a

" Mais comment ne dépendre "
" Comment respirer l’air ? "
" Comment une existence"

Un texte plus concis, un peu moins long aurait peut-être pu éviter ces petits désagréments, qui nuisent au thème très intéressant, profond, ici proposé au lecteur.


Oniris Copyright © 2007-2019