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Poésie libre
mitsouko : Incantations
 Publié le 10/06/17  -  7 commentaires  -  910 caractères  -  140 lectures    Autres textes du même auteur

Nos passions ibériques, terres de soleils, de passion et de mort.


Incantations



Comme ces sombres Andalouses
Paradant aux arènes
Tu marches devant moi
Ô fière souveraine

Tes pieds nus sans entrave
Foulent la terre rouge
Auréolant de feu
La trace de tes pas

Je revois ces maisons irradiées de soleil
Ces fontaines taries à l'ombre des patios
Et le vol des condors planant sur Guernica

La clameur de la foule a étouffé le cri
Un habit de lumière comme une étrange lueur
D'une corne de sang, Manolete se meurt

Ne te retourne pas sur tes rois catholiques
Grenade a succombé au pied du Nevada
Mais ta main nue caresse ses douces arabesques

Ces murs qui s'en pourprent
Dans le soir flamboyant
Résonnent du fracas
Des balles de Lorca

Des galops qui s'épuisent
Sur ces terres arides
Et ces clous argentés
Rivent ton âme à ces corps sacrifiés


 
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   Donaldo75   
28/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
(Lu et commenté en EL)

Bonjour,

Certes, c'est du libre, mais dans la tradition espagnole, avec son cortège de sang, de feu, de rouge et de passion.

J'aime beaucoup ce que dégage ce poème, avec tous les signaux de l'Espagne d'antan, vue par la littérature:
* Les arènes et les andalouses,
* Manolete,
* Guernica,
* Lorca.

Il y a du rythme, du drame, tous les éléments du flamenco traditionnel. La dramaturgie est à son comble dans le dernier quatrain "les galops, les terres arides; les clous argentés, les corps sacrifiés".

Magistral !

Merci pour la lecture,

Donaldo

   Alexandre   
10/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour mitsouko... Un très beau poème sur l'Espagne (que vous semblez connaître et aimer) et une bonne connaissance des personnages et lieux mythiques tels Guernica, Manolete, la chute de Grenade et les balles qui en 1936 expédièrent Lorca ad patres.

Tout ceci est bien mis en scène et j'ai un petit coup de cœur pour ces vers...
Ces murs qui s'en pourprent
Dans le soir flamboyant
Résonnent du fracas
Des balles de Lorca

... avec toutefois un bémol concernant "s'en pourprent" que je vois plutôt écrit "s'empourprent" !

Bien aimé cette balade hispanique !
Bravo et merci...

   papipoete   
10/6/2017
bonjour mitsouko,
Je vois beaucoup de sang et de couleur pourpre dans ce texte flamboyant !
C'est un tableau où les regards, les coutumes, la nature et l'histoire ne baignent pas dans l'eau de rose !
C'est assez effrayant en somme !
La 4e strophe soulève des passions, allume des colères, déterre la hache de guerre ; aussi, ne puis-je me prononcer sur " j'aime ou pas "

   Grange   
10/6/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Magnifique !

J'aime tout ce qui émane de ce poème. Je ne suis pas afficionado des corridas mais lorsque le sujet est évoqué avec cette grâce particulière il n'y a pas lieu de bouder son plaisir.

J'ai été quelque peu surpris de l'usage inhabituel - pour moi - de la graphie " s'en pourprent " mais la trouvaille est singulière et bien agréable à l'œil.

Merci aussi pour cette belle évocation de Lorca que j'adore.

Merci pour cette belle lecture poétique que vous nous donnez là!

   PIZZICATO   
10/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai hésité longtemps avant de commenter cette poésie, en raison de ce passage rappelant la corrida (dont je suis un radical opposant).
Mais ce n'est pas une raison pour sanctionner une poésie à l'écriture flamboyante. Je fais donc abstraction totale de ce dit tercet.

Ces vers expriment une passion pour ce pays, sa beauté (jai moi-même écrit une chanson titrée : << Andalucia, un vieil homme te chante >>) les moments les plus sombres de son Hitoire.
De belles images.

" Ces murs qui s'en pourprent
Dans le soir flamboyant
Résonnent du fracas
Des balles de Lorca " très beau.

   Marite   
11/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Comment expliquer ? Après plusieurs lectures, plaisir identique à savourer les mots tels qu'ils nous sont offerts. Un peu comme les vers de certains grands poètes qui restent gravés dans nos mémoires depuis les cours de français du lycée. Le titre est particulièrement bien choisi : "Incantations" . Ces vers se lisent ... se savourent ... appellent la répétition ... Comme pour un rite chamanique chacun d'eux est chargé de vibrations et d'émotions. La présentation régulière : deux strophes de quatre vers courts encadrant trois strophes de trois vers longs doit aussi y être pour quelque chose dans la "musique et le rythme de ces incantations". Les strophes de quatre vers auraient très bien pu être écrites en deux vers longs mais, je pense qu'alors, la magie visuelle et auditive n'auraient pas opéré.

   Brume   
11/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour mitsouko

Du visuel à forte dose.
Il y a la couleur des terres d'Espagne, la couleur de son histoire, la couleur de la musique des mots, et du soleil aussi.
Votre poème est flamboyant, riche, et habité.
Que dire de plus? Bravissimo.


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