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Poésie libre
MissNode : Réveil
 Publié le 11/06/17  -  8 commentaires  -  1119 caractères  -  133 lectures    Autres textes du même auteur

Éclaboussures sur les paupières du matin.


Réveil



L’éclat du soleil
me murmure des phrases
en mon faux sommeil
aux songes comme des vases
remplis
de fleurs
imaginaires
aux odeurs
(troublantes)
embaumant
ces jardins
de chimères
sans heures
sans vie.

L’éclat vermeil
me chuchote
des notes
la blancheur
du drap
des souvenirs
aspire
à crier silencieusement
par-dessus les toits
toutes mes vieilles images
parfumées
de couleurs.

L’éclat sanguinolent
de blanc
m’est un tonitruant
et royal
opéra
pour mon mental
aux ombres calcinées
d’épuisement heureux.
En finir
pour la lumière enfin.

L’éclat de l’âme
crève mon bitume
et les peurs s’enflamment,
éclairant les brumes
de la chaleur
douce
d’exister,
extirpée
des échos du crâne,
accouchée
au monde.

L’éclat de rire
turbine
en gorge déployée
son chant
saccadé
m’étire
les membres
et jaillir
du fond du lit
jusqu’au jardin.


 
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   Marite   
3/6/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Les phrases hachurées à l'excès ont été, pour moi, une gêne à apprécier la poésie de l'écriture. Ainsi j'aurai été plus perméable à :

- L’éclat vermeil me chuchote des notes
la blancheur du drap des souvenirs
aspire à crier silencieusement
par-dessus les toits
toutes mes vieilles images parfumées de couleurs.

   Pouet   
11/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bjr,

Différents "éclats" ma fois bien troussés.

Le vers de présentation est fort beau et aurait mérité, à mon sens, de figurer dans le cœur du poème.

Rien à ajouter de particulier, il y a de jolies trouvailles, un poème qui flirte parfois avec le surréalisme et que j'ai pris plaisir à lire.

Si bon, pas trop aimé le dernier. J'ai trouvé la formulation/construction étrange, un poil "laborieuse", pas très fluide.

L'ensemble me plaît toutefois.

Voili voilou.

PS: la parenthèse pour "troublantes" me trouble... :)

   papipoete   
11/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour MissNode,
Les 4 premières strophes purent alimenter un texte en prose, quant la dernière put rester en libre ; mais l'ensemble ainsi agencé se prête mal à la déclamation de ses lignes .
NB Je comprend que le héros dut dormir les volets ouverts, pour que l'éclat du soleil vienne lui chuchoter des " allez debout ! "

   Brume   
11/6/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour MissNode

J'avais lu votre poème en EL mais j'étais incapable de le commenter ne trouvant pas ce qui me turlupinait.
Un magnifique poème, le fond est exprimé par des vers sublimes. Et malgré cela je n'ai pas été emportée. Maintenant je pense comprendre pourquoi : c'est la présentation. Les vers courts et hachés ne vont pas à tous les thèmes selon moi. La sensibilité et la fraicheur ne s'élèvent pas, ici l'émotion ne passe pas.

C'est tellement dommage je ne comprends pas ce choix.

   Grange   
11/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

j'ai vainement cherché à "comprendre" - si tant est qu'il soit nécessaire de comprendre plutôt que de ressentir - ce joli poème. Pour cela je l'ai restructuré en phrases à mon usage exclusif car j'avais besoin d'en saisir le sens. C'est un texte magnifique bien que je ne sois pas tout à fait en phase avec vous sur certaines formulations où notamment le "me" est utilisé de manière un peu redondante mais l'esprit de la poésie est vraiment là! Bravo à vous pour tout cela!

Ci-dessous ma tentative de "restructuration"


L’éclat du soleil [me] murmure des phrases en mon faux sommeil aux songes comme des vases remplis de fleurs imaginaires, aux odeurs (troublantes) embaumant ces jardins de chimères sans heures, sans vie.

L’éclat vermeil me chuchote des notes, la blancheur du drap des souvenirs aspire à crier silencieusement par-dessus les toits toutes mes vieilles images parfumées de couleurs.

L’éclat sanguinolent de blanc [m’]est un tonitruant et royal opéra pour mon mental
aux ombres calcinées d’épuisement heureux. En finir pour la lumière, enfin.

L’éclat de l’âme crève mon bitume et les peurs s’enflamment, éclairant les brumes
de la chaleur douce d’exister, extirpée des échos du crâne, accouchée au monde.

L’éclat de rire turbine en gorge déployée, son chant saccadé m’étire les membres et [me fait] jaillir du fond du lit jusqu’au jardin.

   Marie-Ange   
11/6/2017
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Ce qui pêche ici c'est la forme, la lecture se fait par à coup, les images sont morcelées. Il m'a fallu plusieurs lectures pour me familiariser un peu avec ce découpage, Je ne le trouve pas vraiment heureux. car il scinde aussi l'émotion.

Cette présentation nuit au fond, et cela est bien dommage parce que de très belles choses sont dites, mais il faut insister pour avoir accès à leur compréhension malmenée par ces coupures bien trop nombreuses, et loin d'être judicieuses. Cela donne un aspect "fouillis" à ce texte.

Je pense qu'avec une autre présentation, il aurait été davantage mis en valeur, et aurait permis au lecteur que je suis de mieux partager l'émotion posée.

   MissNode   
16/6/2017

   Ethimor   
22/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est là un poème qui m'a beaucoup plu ! Notamment parce qu'il parvient à créer de l'épaisseur, à ralentir le temps pour décortiquer les émotions que le réveil nous procure ces matins d'été ou le soleil rayonne à travers la fenêtre et nous fait sortir de nos rêveries. Aussi, la forme très étirée, avec des vers de deux à trois syllabes et leurs verbes très mobiles, dynamiques("aspire", "crier", "extirpé", "accouché", "saccadé) rend avec perfection toute la précision de ce moment, l'infinité des émotions se succédant unes à unes au sortir du sommeil.
D'une certaine manière, vous parvenez (et c'est fourbe) à nous convaincre de rester au lit, de retourner auprès de ces "vieilles images", bien au chaud dans votre palais "mental"/"royal", au creux de votre "âme" de passionnée (rime "âme"/"enflamment"/"crâne").
Pourtant on sent bien que l'aube attire et que se joue un déchirement entre le sommeil profond (ici s'estompant) et le réveil complet du corps et de l'esprit.

Ce qui me gêne un peu cela dit, c'est le rythme et les sonorités parfois maladroites liées justement à l'étirement du poème. C'est paradoxal, mais si la forme est parfaite pour dire le réveil, elle brise parfois le rythme : toute la première strophe à partir de "remplis" jusque "sans vie" ne sonne pas bien. Ou "m'est un tonitruant / et royal / opéra" - on a ici l'impression de hacher le souffle même du poème, l'agencement des vers est dérangeant à la lecture.

Du reste, c'est un poème que j'ai beaucoup apprécié et qui fait naître à la relecture nombres d'agréables émotions.
Au plaisir de vous lire à nouveau !


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