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Poésie classique
Mona79 : Carnaval
 Publié le 26/01/12  -  16 commentaires  -  729 caractères  -  596 lectures    Autres textes du même auteur

Que ce soit à Venise, à Nice ou à Rio, le carnaval nous offre la possibilité de ressembler, pendant quelques heures, à l'image de nos rêves.


Carnaval



Février s'emmitoufle à l'abri des bourrasques,
Et l'écharpe du froid s'effiloche en haillons,
Mais voici l'enchanteur qui, dans ses tourbillons,
Pour déguiser l'hiver nous invente des masques.

Lors, mars impatient peut commettre ses frasques :
Enjolivés de strass, Arlequins, papillons,
Dansent aux rythmes fous d’endiablés cotillons ;
Sous le satin des loups les ombres sont fantasques…

La mascarade règne au ballet des amours :
Sentiments travestis à langues de velours
Que maquillent les mots du mensonge perfide.

Lorsque la nuit s'achève, au petit jour blafard
Le voile se déchire et, sur la peau livide,
Le rêve dilué succombe sous le fard.


 
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   socque   
14/1/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ah, je trouve le sujet bellement décliné. Les rimes des quatrains me plaisent beaucoup (celles des tercets me paraissant plus faciles, plus convenues), et le mouvement du poème, partant de l'anecdote pour s'élargir dans les tercets sur la condition humaine, très bien maîtrisé.

Un propos net, ramassé, des vers solides me semble-t-il (j'aime beaucoup les n° 8 et 13). Une ou deux petites facilités pour moi (surtout "mensonge perfide" qui frôle le pléonasme ; dommage, je trouve la sonorité de "maquillent les mots" intéressante). Enfin, la formule "rêve dilué" me paraît excellente !

Bref, un sonnet de très bonne facture selon moi.

   Charivari   
14/1/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Beaucoup aimé.
On a ici tout l'esprit du carnaval. Un jour, pour lutter contre le froid, pour rompre les tabous (pour le froid, c'est valable pour l'Europe, ceci dit, pas pour le Brésil).... Puis c'est le mercredi des cendres, le début du carême : à ce titre, le dernier tercet est assez éloquent.

La prosodie est bonne, les sonorités coulent toutes seules. Du tout bon, à mon avis.

   Anonyme   
26/1/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Mona ! Tu nous offres ici un superbe sonnet tant par sa forme irréprochable que par ce carnaval que chacun situera où ça lui convient le mieux, pour moi ça sera, si tu le permets, Rio et ses écoles de samba...
Bien que l'ensemble soit de grande facture, certains vers sortent du lot. J'ai retenu ceux-ci :
Et l'écharpe du froid s'éffiloche en haillons... ou bien encore...
Sous le satin des loups les ombres sont fantasques... et j'en passe.
Juste un léger bémol. Dans le premier quatrain j'aurais supprimé la virgule après qui pour la poser délicatement après hiver.Un détail sans importance...
Un petit "Plus" pour le choix de tes rimes ! Sans flagornerie aucune, c'est un texte de grande classe écrit par une grande Dame du Classique. D'accord, je m'arrête là !

   Arielle   
26/1/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un bien beau sonnet qui nous emporte dans la tornade de ce carnaval.
Février frileux et grognon (écharpes et haillons) explose en mars dans une symphonie de matières (strass, cotillons, satin, velours et voiles)
Un ballet d'ombres très sensuelles qui même quand le rêve tombe le masque, le fait avec une grande élégance.
Je suis vraiment entrée dans la danse avec un plaisir extrême. Juste un peu trébuché sur ce mensonge perfide ... un détail aisé à corriger.

   Marite   
26/1/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" Février s'emmitoufle à l'abri des bourrasques,
Et l'écharpe du froid s'effiloche en haillons,"
Ces deux vers me plaisent énormément Mona. Pas besoin de plus de mots pour nous rappeler les rigueurs de la saison que nous finissons de traverser. La suite nous emporte joliment dans cette période de carnaval qui se veut un peu "folle" pour nous faire oublier les rigueurs de l'hiver et le dernier tercet nous remet les pieds dans la réalité. J'ai beaucoup aimé ce morceau.

   Anonyme   
26/1/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est la grande classe. Qu'est-ce que j'aimerais écrire comme ça ! Le thème qui au début ne semble pas très original - les frimas de l'hiver - se transforme malicieusement en danse de l'amour.
C'est toute la magie de ce sonnet qui surprend son lecteur, l'oriente dans une direction qu'il ne pensait pas prendre. Rien de plus intéressant que d'être ainsi balloté.

   funambule   
26/1/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Trop court un sonnet pour décliner de si belle façon -une certaine vision- de ces moments particuliers dont j'ai oublié la magie. Trop court le format... parce que l'oeil, celui qui sait les sons aura été régalé par ces derniers. Un rien empirique sur la fin qui ne colle pas vraiment à... à moins que nous soyons à Venise... mais le velouté, la subtilité du propos m'emportent... et mon adhésion avec.

   Meleagre   
26/1/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Du beau, du grand Mona.
Dès le premier vers, je me suis extasié : qu'il est beau, qu'il est harmonieux ! Comment une simple question sur le temps qu'il fait peut devenir un très beau vers... Il sonne très bien en bouche (allitération en f / v, en b et r).
Le reste est à la hauteur de ce premier vers, ce qui était difficile ! Prosodiquement parfait, ce poème est très harmonieux à lire à haute voix : des vers qui résonnent avec élégance, avec force et fluidité, sans à-coups. On se laisse emporter par la danse du carnaval.
Choisir des rimes en -asques et en -llons dans les quatrains d'un sonnet, il fallait oser : Mona l'a fait.

J'aime beaucoup le mouvement du poème : deux vers sur le temps qu'il fait, 10 vers sur le carnaval en lui-même, sur la fête débridée, la mascarade, les costumes et les danses ; puis le dernier tercet sur le lendemain de fête et l'envers du décor.
Je retiens quelques très beaux vers, outre le premier :
"Et l'écharpe du froid s'effiloche en haillons"
"Sous le satin des loups les ombres sont fantasques".
"La mascarade règne au ballet des amours"
Et tout le dernier tercet, qui apporte de la douceur et de la mélancolie à l'ensemble : "le voile se déchire", "Le rêve dilué succombe sous le fard".

Une belle grande leçon de poésie. Bravo et merci, Mona !

   brabant   
27/1/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Mona,


Paradoxalement je l'ai trouvé bien mélancolique ce carnaval :) sans doute parce que trop intime. Sont-ce les références officielles : "Venise.. Nice... Rio..." qu'il l'ont intimidé ? Déjà ces trois carnavals-là sont-ils très différents ! Celui de Rio eut son heure scandaleuse qui exaltait la fièvre des corps ; tous trois se sont bien assagis parce que trop codifiés. Celui de Nice m'a toujours paru bien terne, rigide et guindé (a-t-il toujours sa tarasque ?), celui de Venise est à part, mystérieux, étrange, fantomatique et feutré. Il me semble que c'est celui-là que tu as choisi, propice à masquer le froid Février pour revêtir l'avatar mystificateur de Mars et laisser exploser des promesses de chaleur furtives et diaboliques en des danses frénétiques ; mais ces masques me semblent bien seuls qui se livrent à une double mascarade.

Que et qui cherchent-ils à tromper sous le couvert d'amours passagères ? La rigueur de l'hiver ? La monotonie d'un couple ou d'une solitude ? Quelle est la transgression ? Se font-ils la nique à eux-même ?

Le jeu les prend le temps d'un jour et d'une nuit et il leur faut multiplier les frasques, se dépêcher, car ils savent qu'au petit matin le voile se déchirera.

J'ai lu pour ma part beaucoup de nostalgie - oserais-je tristesse ? - dans ce carnaval, ses prémices et son agonie. "Arlequins" et "papillons" ont triché qui ont joué un intermède. Mais on leur souhaite de se retrouver chaque printemps nouveau "Sous le satin des loups" pour que l'été leur soit propice.

   Anonyme   
27/1/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le rêve dilué succombe sous le fard ! Magnifique dernier vers qui résume le propos tout en ouvrant une large perspective.
Je ne rajoute pas de couche de cirage, tout a été dit, je crois. Je subodore que le dernier tercet a été construit à rebours, conçu sur la présence voulue du mot final "fard". Il me semble aussi qu'il y a eu une coupure (une nuit ? un jour ?) entre les quatrains et les tercets.

   Miguel   
27/1/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un sonnet très réussi, porté par un souffle et un mouvement pleins de réalisme et de poésie à la fois. Les images sont fortes, la grâce et la frivolité se mêlent à merveille pour aboutir à la désillusion de la chute, ("Vanité des vanités, et tout est vanité"). Le vers 8 me semble un peu faible avec son verbe "être", mais on est de nouveau emporté par le premier tercet. Tous les termes de la fête sont présents, et contribuent à reproduire cette atmosphère si particulière du Carnaval de Venise, tel qu'on l'évoque car je n'y suis jamais allé. Vraiment, un beau sonnet, la production d'un vrai talent.

   pieralun   
27/1/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Mona,

Cinq à six lectures pour apprécier complètement ce poème, magnifique, sans trouver quoique ce soit à redire sur les quatrains ou les tercets.
Personnellement j'y ai vu le carnaval de Venise.
Vous avez choisi des rimes féminines en "asques" pour les quatrains, le choix ne peut être contesté dans le premier quatrain, mais alourdissent le second qui, dans le rythme, les mots, les tournures est marqué par la légèreté (y compris les rimes en "illons")......mais comment faire autrement.
Cette même légèreté qui amène parfaitement le changement de ton du premiers tercet, puis la chute glaciale du second, pour un sonnet dans les règles de l'art.

   Anonyme   
28/1/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Cette poésie est d'un ennui incroyable dût à un langage poétique d'une très grande faiblesse. Je m'explique :

"Février s'emmitoufle à l'abri des bourrasques" La personnification du mois fait preuve d'une grande banalité - On se croirait dans une chanson de Tino Rossi.

"L' écharpe du froid " -Personnellement je n'ai jamais vu l'écharpe du chaud.

"Mais voici l'enchanteur qui, dans ses tourbillons,
Pour déguiser l'hiver nous invente des masques."
Il y a du vent, "Février" se protège mais "l'enchanteur" - arrivé d' où je ne sais où, peu importe c'est un magicien - produit lui aussi du vent, ses "tourbillons".
Est-ce l'hiver ou l’enchanteur qui amène les bourrasques ?

A la deuxième strophe nous avons un air de fête, mais l'ambiance me donne aucune envie d' y aller.
Mars arrive - Mais où est passez Février ? et les insectes et les bouffons dansent.
Désormais quand on lance du papier en l'air, il retombe en rythme, sacrés confettis ou alors on s'amuse encore à pratiquer des danses du siècle dernier - Le quadrille.

Comme tout bon poème "moderne" qui se respecte, une dose d'amour est nécessaire !
Le "Ballet des amours", un ballet c'est une danse, une danse se danse souvent en couple de sexe opposé donc on peut y glisser de l'amour, cette métaphore est impressionnante.
Malheureusement, tout le monde est déguisé et amour rime presque avec désillusion, voilà ce qui ce passe le lendemain.
Carnaval, un fête presque aussi morne que la saison durant laquelle il se déroule.

N'oublions pas le pauvre Février à la fin, pourvu qu'il n'ai pas hypothermie !

   alex2   
31/1/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une poésie que je trouve très maîtrisée, pour sûr ; j'en admire la simplicité de ton, la prononciation aisée des vers, leur beauté en général, aux sonorités délicates et discrètes.
Le poème vaut surtout à mes yeux pour le glissement de sens entre les quatrains et les tercets, au-delà de la perfection formelle de certains vers (« Sous le satin des loups les ombres sont fantasques », « La mascarade règne au ballet des amours », « Le rêve dilué succombe sous le fard »). Les deux quatrains me paraissent un poil trop « classiques », ne renouvellent pas du tout la thématique et se contentent d'énoncer joliment quelques topoi sur l'hiver. Un choix esthétique que je peux comprendre mais que je regrette un peu. Bien sûr, il y a là la marque d'un grand talent.

   sousmarin   
19/2/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le poème a quelques ratés : Le vers 3, complètement bancal (7/5), casse le rythme ; le 10 associe un « is » avec un « à », ce qui est pour le moins maladroit ; le « Lors, mars » du 5 sonne bizarre…

Dommage, le thème est sympathique et le sonnet globalement bien mené avec de bons rimes, dans les quatrains notamment.

   TheDreamer   
23/2/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Ici , toutes les rimes sont riches. Le sujet est beau et pris sous un tour comi-tragique.

Une belle idée : le Roi Carnaval (tout comme le mois de Mars) sont traités ici en sujet agissant, présent pour soulager des âmes, les froideurs.

Une forme d'inversion du désir. Ici ce ne sont pas les hommes qui attendent impatients la période de la fête, mais, la fête elle-même et le temps qui courent et semblent vouloir les envelopper (février s'emmitoufle, l'écharpe du froid, masques).

"Et l'écharpe du froid s'effiloche en haillons" : tout comme les nuages - Merveilleuse image pour un beau vers.

Et lorsque les masques tombent, que la fête est finie, que le maquillage s'estompe lentement et que la lumière s'avance sur les traits fatigués, le roi s'endort repu et les visages s'assombrissent.


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