Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
MonsieurNon : Les visites de l'inspiration
 Publié le 21/10/19  -  12 commentaires  -  714 caractères  -  155 lectures    Autres textes du même auteur

Un petit sonnet qui amusera, j'espère, les auteurs de toutes plumes.


Les visites de l'inspiration



Nous avons contracté cette entente tacite,
Lorsqu’elle me surprend en train de musarder
L’inspiration s’en vient me rendre une visite
Pour que quelques instants nous puissions bavarder

Mais maintenant je crains cette grande hypocrite,
Si souvent elle prend ma main pour la guider
Chaque fois avant que la fin ne soit écrite
C’est mon drame usuel : la voilà évadée

Au risque de me voir tout à coup esseulé
J’aimerais quelquefois pouvoir la museler
Mais je manque pour ça de contrôle ou de ruse

S’amusant d’abord de me forcer à écrire
Puis de m’abandonner sans m’aider à finir
À aller et venir, doucement, elle m’use


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   poldutor   
2/10/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

Poésie énumérant les affres du créateur et son rapport avec l'inspiration...
Beau thème, avec cependant des lourdeurs dans la composition :
"Pour que quelques instants nous puissions bavarder"
"Chaque fois avant que la fin ne soit écrite"
"S’amusant d’abord de me forcer à écrire"
Ces trois vers accrochent désagréablement mon oreille et ma bouche.
Dommage.
Cordialement.
poldutor en E.L

   Corto   
2/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Belle diversion sur le thème de l'inspiration.

Les deux premiers vers placent la scène avec une belle originalité:
"Nous avons contracté cette entente tacite,
Lorsqu’elle me surprend en train de musarder".

Et puis vient la faille: "Chaque fois avant que la fin ne soit écrite
C’est mon drame usuel: la voilà évadée".

C'est là que l'auteur peste de ne pouvoir finir ce texte si bien commencé.

Le thème est original, les descriptions bien posées, on sent l'ambiance de l'auteur qui veut poursuivre malgré la difficulté.

Merci pour cette vision en espérant que jamais vous n'arriverez à "la museler".

   Gemini   
9/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
La chose est plutôt bien dite. Dans un langage simple, et sur un ton mi-ironique, mi-blasé qui se retrouve un peu dans la confection : si le premier quatrain coule tout seul, dès le second on trouve des problèmes de césures, puis de rimes, de hiatus, etc. Se mêle au ton désabusé du narrateur, un petit manque de rigueur prosodique. Ce n’est pas le choix de la catégorie qui est à remettre en cause, mais je voulais dire la déception d'un lecteur ayant espéré, pour sa bonne entame, un texte aussi harmonieux par la suite.

Il y a aussi pour la ponctuation, cette absence de points (même le final), dont on (je) ne comprend(s) pas l'interêt.

À l’impression, j’ai trouvé mal à propos l'emploi de « usuel » v8, pour qualifier un drame, chose que l’on subit. Et j’ai pensé qu’il devait y avoir mieux que le mot « contrôle » v11, sans pour autant trouver mieux. Contrôle-t-on, ne fusse qu’un peu, une Muse qu’on vient de déclarer lunatique ?

Enfin, le dernier tercet est pour moi le plus intéressant, d’abord par le nombre de verbes qu’il comporte : 9, en trois vers ! (ça pourrait être un record oulipien !) puis par le dernier vers au bon jeu de mots ; "elle (ma Muse) m’use".

   Ioledane   
10/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Ah ! La muse, qu'elle est taquine ...
Le sujet est sympathique, gaiement rythmé et rimé. Il est traité de manière assez simple, parfois un peu maladroite avec des tournures comme "Chaque fois (...) c'est mon drame usuel" (quelque peu pléonastique), "je manque pour ça", "S'amusant (...) de me forcer" (il me semble qu'en général on s'amuse plutôt à faire quelque chose, ou alors on s'amuse de quelque chose que l'on voit, de manière plus passive).
Les césures ne tombent pas toujours bien et heurtent un peu la lecture, comme pour les vers "Chaque fois avant que / la fin ne soit écrite" ou "S’amusant d’abord de / me forcer à écrire".
La ponctuation, pour moi, est à revoir pour faciliter à la fois la compréhension et la fluidité de ce poème. Voici ce que cela pourrait donner :

Nous avons contracté cette entente tacite :
Lorsqu’elle me surprend en train de musarder,
L’inspiration s’en vient me rendre une visite,
Pour que, quelques instants, nous puissions bavarder.

Mais maintenant je crains cette grande hypocrite :
Si, souvent, elle prend ma main pour la guider,
Chaque fois avant que la fin ne soit écrite,
C’est mon drame usuel : la voilà évadée.

Au risque de me voir tout à coup esseulé,
J’aimerais quelquefois pouvoir la museler ;
Mais je manque pour ça de contrôle ou de ruse.

S’amusant d’abord de me forcer à écrire,
Puis de m’abandonner sans m’aider à finir,
À aller et venir, doucement, elle m’use.

   papipoete   
21/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour MonsieurNon
ça y est, j'ai une idée ! vite je prend plume et crayon et démarre en trombe ma dissertation, et comme un pneu crevé, peu à peu mon inspiration se dégonfle ; j'en perd le fil !
NB un thème que chacun de nous connait, et quand les idées germent en tête, un bout de papier vite il faut trouver ! Le jour, la nuit, et bien la museler cette inspiration de peur qu'elle s'évapore... et qu'un autre s'en empare !
Votre idée est récurrente, mais parfois mal exprimée comme la ponctuation très fantaisiste !
des sonorités à éviter ( 4e vers = que/quelques )
11e vers ( d'abord/de )
Je ne sais quelle forme vous avez choisie ? dans le second tercet, " écrire et finir " ne sont pas rimes justes
dernier vers ( à/aller ) fait hiatus
Si non une histoire plaisante ( la seconde strophe en particulier )

   Michel64   
21/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Les 6 premiers vers viennent très bien en bouche, sans heurts, fluidement et puis vient un premier accroc (bien qu'autorisé dans la catégorie) :

"Chaque fois avant que la fin ne soit écrite "

comme un caillou dans la chaussure dans une marche légère.

Et ensuite cette césure mal placée qui perturbe encore la diction :

"S’amusant d’abord de... me forcer à écrire ".

Désolé d'en remettre une couche par rapport aux commentateurs précédents, mais c'est vraiment dommage de ne peut-être pas avoir lu et relu à haute voix ce poème avant de le poster. J'ai fait cette même erreur plusieurs fois (et ne suis pas à l'abri de la refaire). C'est râlant.

Le dernier tercet me parait moins inspiré et l'ensemble aurait gagné à être ponctué.

Finalement rien qui ne puisse se corriger dans vos prochains poèmes.

Merci pour le partage.

   STEPHANIE90   
21/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour MonsieurNon,

votre sonnet sur l'inspiration est par bien des points fort pertinent. Et votre muse s'est bien amusé de votre musardise.
J'ai aimé votre ton enjoué qui se moque gentiment de cette inspiration capricieuse qui s'évade souvent au plus mauvais moment.
Votre première strophe est ma préférée :
"Nous avons contracté cette entente tacite,
Lorsqu’elle me surprend en train de musarder
L’inspiration s’en vient me rendre une visite
Pour que quelques instants nous puissions bavarder"
Ce vers par contre est fort désagréable à l'oreille :
"C’est mon drame usuel : la voilà évadée ", remplacer peut-être "c'est" avec > par, et la voilà par > la voici écorcherait moins l'oreille, de même un point exclamation après évadée me semblerait nécessaire. Par contre, j'ai apprécié ce mot "usuel", personnellement, je le trouve fort à propos.
La ponctuation me semble assez approximative sur l'ensemble. Mais si votre muse vous a abandonné... au moment crucial. Lol !

merci à vous pour cette lecture plaisante et surtout continuez sur votre lancée et gardez le contrôle !

Stéphanie

   PIZZICATO   
21/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Cela change un peu de la sempiternelle morosité en parlant du << syndrome la page blanche >>.

La fugacité de l'inspiration est décrite avec humour.
" Chaque fois avant que la fin ne soit écrite
C’est mon drame usuel : la voilà évadée "

" J’aimerais quelquefois pouvoir la museler
Mais je manque pour ça de contrôle ou de ruse " Amusant.

" À aller et venir " un hiatus désagéable.

   Castelmore   
21/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir MonsieurNon,

La première strophe me rappelle - par sa scansion et sa façon de parler de l’inspiration - Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand: la scène finale lorsque Cyrano parle de la Mort...
Elle est parfaite! Parfaite quant au sens, aux sons, au rythme...

Le second quatrain et le premier tercet me semblent un ton en dessous. Toujours inspirés, mais moins homogènes sur le plan du rythme et moins sonores.

Ah ce deuxième tercet ! Marqué du sceau du hiatus infâme !
Alors qu’en sa toute fin l’allusion à la muse devait emporter définitivement le lecteur ... il trébuche et le voilà mari !

Ce fut néanmoins un moment de grand plaisir que de vous lire nous raconter vos rendez-vous inspirés... mais si ! mais si !

Ps: je ponctue souvent trop... et vous , pas assez !

   BernardG   
22/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

L'idée qui sous-tend le poème est sympathique et nous y sommes tous confrontés ☺
J'ai trouvé que le poème manquait de puissance et d'envolée peut-être à cause de quelques vers un peu laborieux (à mon sens).
Je me permets de vous les citer:

"Pour que quelques instants nous puissions bavarder"
"S’amusant d’abord de me forcer à écrire"
"Puis de m’abandonner sans m’aider à finir"
"Je manque pour ça"

L'adjectif "usuel" s'insère mal dans le vers.

Merci

Bernard G.

   LylianR   
22/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Il y a quelques tournures un peu lourdes comme "Pour que quelques instants" à cause de la répétition du son que.
Une autre formulation que "Chaque fois avant que"... aurait allégé le vers.
Dans le dernier tercet, l'accumulation des prépositions "à" et de" brouille un peu le message.
Mais le poème reste agréable à découvrir. J'aime ce jeu de dupe entre le poète et sa muse.

Les vers que j'ai préférés, car fluides :

Au risque de me voir tout à coup esseulé
J’aimerais quelquefois pouvoir la museler
Mais je manque pour ça de contrôle ou de ruse

   Robot   
23/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je ne vais pas revenir sur les signalements relevés précédemment sauf pour remarquer que la construction semble avoir oublié qu'un poème est aussi fait pour être dit.
Et c'est à l'oral essentiellement que le texte et sa ponctuation présentent des lacunes.

Sinon, le fond, l'expression et les idées m'ont intéressés.


Oniris Copyright © 2007-2019