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Poésie néo-classique
motscoeur : Dame Françoise
 Publié le 02/07/12  -  7 commentaires  -  875 caractères  -  190 lectures    Autres textes du même auteur

Souvenir d'école et d'un amour courtois.


Dame Françoise



La classe était en fleur au parfum de verveine
Et le bois des bureaux sentait fort la cannelle.
Ma cotte était bleu roi, la vôtre en soie de reine,
Dans les lys de la cour, archer de vos prunelles.

Le chevalier Bayard chevauchait la marelle,
Et par-dessus les bancs, cabrait pour un foulard,
Le cœur en bandoulière aux pieds de vos tourelles,
Un vol de tourterelle au chef de l’étendard.

En haut de l’innocence, au chemin de la ronde,
Votre âme était colombe et vos yeux sa volière.
Agitant vos regards à portée de ma fronde,
Je courais à votre aide, infante et prisonnière.

Quand la cloche sonnait je quittais ma monture
De gueule et d’or si fier de vous être un sauveur !
Quand au portemanteau j’accrochais mon armure,
Votre cape en douceur habillait mon ardeur.



 
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   Anonyme   
9/6/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Le thème de ce poème construit selon des règles de la prosodie classique, qu'il n'atteint pas cependant, aurait pu être intéressant en dépit de son manque d'originalité (quoique après tout chacun puisse se référer à une expérience similaire) si l'on y sentait une vibration d'émotion comme celle qu'on éprouve à l'évocation de souvenirs très chers. Le seul moment où la tendresse apparaît réellement, c'est au dernier vers qui fonctionne métaphoriquement.
Pour le reste l'auteur a accumulé les allusions et les termes à résonance médiévale (Cotte, roi, reine, lys, archer,chevalier, chef, étendard, tourelles ,chemin de la ronde, gueule, or, armure...) sans véritable cohérence. Certains vers sont alambiqués, voire grammaticalement incorrects :" Dans les lys de la cour, archer de vos prunelles...Agitant vos regards à portée de ma fronde, Je courrais à votre aide...De gueule et d’or si fier de vous être un sauveur..." ce qui est dommage en néo classique.
Je ne sens pas de musicalité qui sous-tende un propos qui se voudrait émouvant. J'ai l'impression d'un jeu d'esprit plutôt artificiel qui gagnerait grandement à être simplifié pour devenir touchant.
Désolé.

   Miguel   
11/6/2012
 a aimé ce texte 
Un peu
C'est une charmante idée que d'évoquer l' Histoire de France et l'esprit de chevalerie à travers ces jeux où l'enfance ressent ses premiers émois.
Mais grammaticalement, on ne sait à quoi se rapporte le groupe "archer de vos prunelles", ni d'ailleurs ce qu'il signifie exactement ; on a envie de dire : "Attention les enfants, vous allez vous crever les yeux."
Si je comprends la construction de strophe 2, le chevalier cabrait un vol de tourterelles ; je ne suis pas sûr que cela ait beaucoup de sens.
Je ne suis pas sûr non plus de l'orthographe de "Baillard".
Mais pour terminer sur un note positive, je trouve particulièrement réussis les vers 13, 14, 15 ; dommage que le 16 fasse un peu "retomber le soufflé" si je puis dire prosaïquement : l'écho en "eur" n'est pas heureux, et le sens peu clair.
Il faudrait peu de choses pour que ce poème soit un petit bijou.

   Anonyme   
14/6/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Dommage que (au moins) l'alternance n'ait pas été de mise. La tonalité classique du poème l'aurait mérité.
Il est drôle de remarquer combien les enfantillages ont pris un coup de vieux. Un doux parfum de nostalgie flotte dans ce texte, et c'est ma foi bien exprimé. On est projeté vers le fin amor ou le grand chant courtois mâtiné de chanson de geste, et tout à coup, je me souviens clairement avoir chevauché un de ces destriers en cour de récréation. (Pas de Dame par contre, c'était des écoles de garçons)
Beaucoup de choses bien dites; j'ai particulièrement apprécié le vers 10 (bien qu'il y en ait beaucoup d'autres), et seul le dernier vers, pour sa double sonorité césure/rime, m'a gêné.
Pas de hiatus, par contre, ce qui rend la lecture fluide.
Bon titre, avec un choix de prénom bien dans les clous.
Au final, on se demande, dans quarante ans, quel héros d'enfance les poètes sauront réchauffer.

   brabant   
2/7/2012
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Motscoeurs,


De l'héraldique pour ce poème de 2012 ! Ô le joli blason ! Une "Dame Françoise " puis :

"Ma cotte était bleu roi, la vôtre en soie de reine,
Dans les lys de la cour, archer de vos prunelles."

Et tout le reste est à l'avenant. Pas un vers ne fait défaut avec une mention particulière pour "De gueule et d'or si fier...".

Pour moi qui suis un inconditionnel de l'historien Michel Pastoureau qui a publié entre autres "L'art héraldique" ce texte est particulièrement savoureux, un vrai coup de coeur sans fausses notes.

Il me renvoie à cette histoire de France des instituteurs-conteurs et des illustrations certes naïves et souvent anachroniques, mais tellement propices aux rêves.

Cette madeleine de Proust est remarquable !

   funambule   
2/7/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Où l'on retrouve sans nuances la grandeur innocente de ces rêves qui pavaient les enfances jadis... Où l'on comprends aussi la métamorphose des "repères" (mais ça c'est après lecture).

J'avoue dès le départ avoir craint le parfum suranné émanant... mais avant que d'avoir poussé plus loin cette réflexion j'étais déjà dans un ailleurs lointain... qui ne m'appartient sans doute même pas tout à fait.

J'imagine ce que l'on peut penser négativement de pareils mots, mais j'entends surtout l'angle, le respect de ce dernier (surtout ne pas déborder) et... la belle histoire banale que l'esprit (peut-être le temps aussi) magnifie.

Je me serais passé de l'incipit.

   Anonyme   
2/7/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour motscoeur. Un sujet éternel que je ne vous reprocherai pas d'avoir ici repris avec beaucoup de talent teinté de nostalgie... Nous avons tous une Dame Françoise enfouie au plus profond de nous. La vôtre a eu beaucoup de chance de vous avoir non seulement pour chevalier servant mais aussi comme chantre des amours enfantines.
On peut toujours regretter que ce poème ne soit pas allé jusqu'au classique mais tel qu'il est, il est d'une grande beauté. Une suite d'alexandrins qui me fait oublier la grisaille du jour et la mesquinerie de ce bas monde...
Je retiens plus particulièrement ces deux vers :
Ma cotte était bleu roi, la vôtre en soie de reine,
Dans les lys de la cour, archer de vos prunelles.
Un grand bravo en attendant la suite...

   Lagomys   
14/7/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour motscœur,

Merci de cette douce évocation qui réveille les souvenirs naïfs et tendres d'une époque sans pixels ni codecs où l'imagination se nourrissait encore d'un univers tangible.

Un travail rigoureux pour un résultat abouti : le thème est respecté de pied en cap(e) et richement illustré, les rimes soignées au possible.

Moult vers m'auront charmé et conquis : "Ma cotte était bleu roi, la vôtre en soie de reine, / Dans les lys de la cour, archer de vos prunelles." (Pure merveille !) ; "Le chevalier Bayard chevauchait la marelle," (Idoine allégorie) ; "Votre âme était colombe et vos yeux sa volière." (Superbe!) ; " Quand au portemanteau j’accrochais mon armure, / Votre cape en douceur habillait mon ardeur." (Idéal !).

Au final, une très belle souvenance…

Alors je monte au créneau pour défendre votre belle !


Lagomys, cotte de poils


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