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Poésie contemporaine
Mr-Barnabooth : Il est trente-trois ans
 Publié le 24/12/11  -  8 commentaires  -  760 caractères  -  195 lectures    Autres textes du même auteur

Âge canonique... Premier bilan en sinusoïde...


Il est trente-trois ans



Il est trente-trois ans je vais bientôt mourir
Sans dire un au revoir à l’amour de la vie
Sans retourner mon cœur coupable de fleurir
D’une goutte de sève et d’un regard d’envie

J’ai vu faner des champs de neige et de joyaux
Autour de moi crever des rêves sans raison
J’ai vu le pauvre rire et pleurer la richesse
Puis les deux s’embrasser sous une même plume

Qui comprend la beauté - laideur sans horizon -
Et cette essence amère au relent de tristesse
Comme cet avenir qui fait semblant de vivre

Qui nous dit d’avancer qui nous dit de survivre
Bien que la Poésie soit morte avant mon père
Sous des effets de mode incontrôlés de merde.



Angers, mars 2011


 
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   rmfl   
28/11/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Je sens bien l'amertume de ce poème, avec ce brin de résignation qui l'accompagne.
Mais que vient faire et que veut dire ce vers exactement.
"Qui comprend la beauté - laideur sans horizon -" ce paradoxe qui soudain est là mais n'a pas raison d'être je trouve! et ce dernier vers:
"Sous des effets de mode incontrôlés de merde." cela me gâche presque tout le poème, que je trouvais fort bien scandé et agencé.
Dommage!

   Charivari   
7/12/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai beaucoup aimé la prosodie et le ton désabusé du texte, et aussi le mot de la fin, vraiment très bien amené.
Hélas... J'avoue que je n'ai pas compris le texte. Un home meurt à 33 ans : alors on pense évdemment au Christ, mais ensuite il est fait référence à la poésie, et du coup, je suis perdu. Il y a vraiment quelque chose qui m'échappe ici et m'empêche d'apprécier le texte.

   Anonyme   
11/12/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Voilà une poésie au faux-air de sonnet surprenante. L'absence de syntaxe prend finalement tout son sens si on envisage ce texte comme un long cri de révolte, une expiration incontrôlable. Je le vois en effet comme un constat précoce et amer devant les vicissitudes de la vie.

Les alexandrins sont en général de belle facture ("J’ai vu faner des champs de neige et de joyaux") même si quelques facilités pourraient être évitées : "Vivre / survivre".

Mais alors quel dommage cette provocation inutile du dernier vers ! Votre poésie qui volait haut, qui se tenait au-dessus de la mêlée chute brutalement dans une vulgarité incompréhensible. Votre dénonciation des effets de mode aurait dû être tournée d'une façon plus intelligente.

Je vous invite fortement à revoir ce vers qui pollue votre message mais mon avis reste néanmoins positif.

   Meleagre   
24/12/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est vrai que le titre et le 1er vers font penser au Christ, mais le reste du poème ne semble pas trop s'y appliquer. Du coup, on ne sait pas qui est cet homme de 33 ans qui va bientôt mourir, mais je ne pense pas que ce soit l'essentiel. D'ailleurs, va-t-il vraiment mourir, ou n'est-ce qu'un bilan à un stade intermédiaire de la vie, alors qu'il essaie d'envisager tant bien que mal cet avenir "qui lui dit de survivre" ?
Le poème se présente comme un sonnet, et commence comme un sonnet avec un 1er quatrain tout à fait classique, aux rimes croisées. Ailleurs, les vers du 2e quatrain riment parfois avec les tercets, dans une disposition originale, et il n'y a que "joyaux" et "plume" qui ne riment avec rien.
Le chant est harmonieux mais les mots sont amers, les propos sont très noirs, et parfois écrits avec beaucoup de force. J'aime beaucoup le 2e quatrain (notamment "Autour de moi crever des rêves sans raison"), et ce passage : "Comme cet avenir qui fait semblant de vivre / Qui nous dit d’avancer qui nous dit de survivre / Bien que la Poésie soit morte avant mon père".
La syntaxe des tercets est difficile à comprendre, en partie à cause de l'absence de ponctuation, mais je pense qu'elle se tient, si j'ai bien compris :
- "sous une même plume / Qui comprend la beauté" : relative qui se prolonge sur les deux tercets
- "cette essence amère au relent de tristesse / Comme cet avenir" : comparative, l'avenir étant amer lui aussi
- "cet avenir qui fait semblant de vivre / Qui nous dit d’avancer qui nous dit de survivre" : 3 propositions relatives qui dépendent de "cet avenir".
La succession de ces propositions en un long flot verbal donne au texte l'aspect d'un cri de révolte, qui ne peut pas s'arrêter, qui a du mal à se canaliser.

Le paradoxe "la beauté - laideur sans horizon" me laisse perplexe. Aux premières lectures, j'aimais bien, mais là, je me demande s'il y a une réelle pensée philosophique derrière, ou juste l'envie de contrarier le sens commun.
Comme Jano, ma bonne impression est vraiment gâchée par le dernier mot. Dans la bouche de Cambronne, il prend une valeur noble et héroïque ; ici, c'est une provocation dérisoire, qui tranche avec la grandeur de la révolte.

   Anonyme   
24/12/2011
Bonjour Mr Barnabooth ! Mourir à 33ans fait bien sûr songer à Jésus et puis non, il semble en fait que ça ne soit qu'un état des lieux un peu désepéré de 33 ans d'une vie ordinaire.
De bien belles choses dans ce pseudo sonnet mais pourquoi ce dernier vers, et surtout ce dernier mot, qui vient gâcher le plaisir d'un poème qui de ce fait perd tout à coup le charme qui s'en dégageait ? Pour ma part je regrette cette chûte qui me semble obscure et quelque peu vulgaire dans ce contexte... Comme quoi il ne faut pas grand chose pour "tuer" un poème.
Un poème que je trouve malgré tout très bien si ce n'était ce qui précède...

   jaimme   
24/12/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il est 33 ans. Pourquoi pas 27 ans? C'est donc l'heure d'un bilan(final?). La fin de la Grande Adolescence? D'une envie de mourir avant de se retourner vers l'horizon terne du reste de la vie.
"J’ai vu faner des champs de neige et de joyaux": j'ai pensé à ce Répliquant, qui, dans Blade Runner, dit avoir vécu ses 4 ans de vie en voyant des myriades de splendeurs. Une consolation? C'est du moins son concepteur qui essaie de sauver sa propre vie en lui affirmant cela...
Mais, justement. Si la Poésie, la vraie, est déjà morte, il n'en reste pas moins que... ce poème est écrit.
Et il participe largement de la beauté.
La ponctuation finale est un cri. Pour moi, et quelle soit sa valeur, il est bien placé. Bel effet contrôlé.
J'ai aimé (au cas où je n'aurais pas été clair).

   funambule   
24/12/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je me demande le rapport entre la "poésie contemporaine" et le "sonnet"... mais je suis tout nouveau", plutôt auteur de textes de chansons (en fait "presque que") et j'avoue que certaines rimes approximatives, même si dans ma "spécialisation" ne me dérangent pas, questionnent ici ma "mise à jour" en matière poétique.

Pour autant cet écrit remue des émotions en moi... et coule bien en bouche. Ce qui précède était à prendre en quelque sorte comme une "demande d'infos".

J'aime.

   Anonyme   
29/7/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↑
J'ai presque envie de vous dire que je ne suis pas à même de pouvoir émettre un commentaire sous poème.

C'est très très hermétique, une constatation de la vie bien trop personnelle, à tel point, que je m'en sens exclus totalement.
Plus j'avance dans votre écrit et plus je sombre dans l'obscurité.

Comme dans cette dernière strophe :

" Qui nous dit d’avancer qui nous dit de survivre
Bien que la Poésie soit morte avant mon père
Sous des effets de mode incontrôlés de merde. "

Le dernier mot entache de beaucoup votre poème. A cela vient
s'ajouter la bizarrerie des rimes finales, mais après tout pourquoi pas. Seulement je ne suis nullement convaincu ni par la forme et encore bien moins par le fond.


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