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Poésie néo-classique
Mr-Barnabooth : J'ai cru cicatriser
 Publié le 10/10/09  -  15 commentaires  -  894 caractères  -  230 lectures    Autres textes du même auteur

Certaines cicatrices ne se résorbent pas
(même en suturant avec une plume et un pinceau).


J'ai cru cicatriser



J’ai cru cicatriser le pommeau de ma fougue
En brûlant de l’épice et du parfum précieux,
Des grains de pigments bleus sous le lit de tes yeux,
Des moûts de poudre verte aux falaises de foudre.

J’ai cru cicatriser et j’en suis venu dingue,
Consumant tout mon corps d’un appétit curieux,
Et sans avoir le temps de lire sous tes yeux,
En te déshabillant, je me suis mis à peindre.

Je me suis mis à peindre en prenant dans ma langue
Tous tes jougs de couleurs comme un pinceau furieux,
– Et pour cerner l’iris capricieux de tes yeux,
Je broie ta cicatrice en la couvrant de cendre.

J’ai cru cicatriser, maintenant je délègue,
Je délègue aux besoins de l’écorché des cieux,
Ton cœur me percera dans l’orée de tes yeux,
Sur le talus fougueux de tes cheveux de cèdre.



12/05/09


 
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   Marquisard   
10/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Joli.
Je ne suis pas fan du ton pris pour le texte, mais l'idée, l'image me plait, les mots aussi, pas tous.
Le premier vers m'a particulièrement plu.
Après je suis plus mitigé, en fait j'aurais aimé un ton plus incisif, plus fou en un sens, plus enivré.
Lecture bien agréable cependant.

   Chene   
10/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Mr B.

C'est fluide comme l'eau que le peintre rajoute à sa palette pour un camaïeu de mots et d'images et qui les relie à chaque strophe et à chaque rime.

J'ai beaucoup aimé !

Au plaisir impatient de lire et relire d'autres poèmes de ta plume (et de ton pinceau)...
Chene

   Anonyme   
10/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Une construction sympa, dans laquelle il faut aller chercher la rime riche plus loin que dans son propre quatrain. Les ieux au centre pour chaque strophe, les premiers vers qui riment ensemble et les quatrièmes entre eux. Tout ça donne une jolie musique, et une fausse impression de rime pauvre.

Outre l'aspect technique, j'accroche un peu moins au fond... que je trouve sans doute trop banal.
l'apitoiement sur soit, ok même si ici c'est joliment dit...

   Lhirondelle   
10/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Mr-Barnabooth

J'ai lu et relu... Et ça me plaît beaucoup.
Une belle peinture de mots où la rime m'a d'abord interpelée, d'où ma "relecture" et là je l'avoue, le jeu sur la rime m'est apparu original. Chapeau ! Pour le challenge de cette contrainte rimée qui n'altère pas le sens.

Coup de coeur (pour n'en citer qu'un) pour le vers :
"En te déshabillant, je me suis mis à peindre"

Un tout petit bémol pour celui-ci :
"J'ai cru cicatriser et j'en "suis venu" dingue
Il eût été plus pertinent d'écrire (enfin, je crois) :
J'ai cru cicatriser, j'en suis devenu dingue

Un texte qui promet d'autres belles lectures.
Amicalement

L'hirondelle

   Astras   
10/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'adore le texte, bien que parfois le fil de la pensée semble se perdre dans la marée des émotions.

Après tout, cette écriture, qui laisse un ressenti aussi intime que puissant, ressemble à une cicatrice soi-même.

   calouet   
10/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Les jeux de rimes sont effectivement bien torchés, y compris d'un quatrain à l'autre. Et certaines presque-rimes coulent parfaitement dans le rythme imposé au récit. Un texte assez puissant, je trouve.

   Absolue   
11/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je trouve que ce poème est puissant et "poudré"...
C'est très joliment écrit et vos mots m'ont touchée!

   jamesbebeart   
11/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Joli texte à la suave musique même si certaines répétitions m'ont un peu gêné. Merci pour cette lecture.

   Meleagre   
11/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Ce poème est original et bien écrit, et comporte quelques images inédites et parlantes.
J'aime bien le premier quatrain, qui introduit dans une atmosphère étrange, où le corps devient à la fois blessure, offrande et peinture. Je bute un peu sur "et j'en suis venu dingue".
Le travail des rimes est asez original, notamment avec le retour de "yeux" à la rime dans le troisième vers de chaque strophe.

   jaimme   
11/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai lu de belles choses dans ce poème, comme "le pommeau de ma fougue". Une musicalité très agréable, avec une reprise surprenante au milieu mais qui relance la lecture.
Je n'ai pas bien compris "en la couvrant de cendre" et le dernier quatrain. Il faudra que je revienne.
Mais l'ensemble m'a plu, m'a laissé une impression originale et agréable. Pourtant le fond m'a semblé dur.
Merci Mr-B. !

   Lapsus   
13/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une pincée d'herboriste aventureux, deux pincées de peintre tourmenté ne suffisent pas à faire se cicatriser les blessures (ta blessure, sa blessure ?).
Mais comment cela se pourrait-il avec de tels yeux ?
Il ne reste de place que pour le renoncement.

Des associations sont pleines de charme et de mystère : le pommeau de ma fougue, les falaises de foudre, le talus fougueux de tes cheveux de cèdre...

   colibam   
13/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Je ne sais pas pourquoi, souvenir d'une très récente conversation, mais le titre m'a fait sourire. Pardon.

Je suis d'autant plus impardonnable que ce poème est magnifique. J'aime beaucoup les reprises de morceaux de vers entre deux strophes qui donnent un certain swing à la lecture, la répétition des « yeux », posée au terme des troisième vers et des « J'ai cru cicatriser » qui donne de l'intensité à l'ouvrage.

Quelques vers fort joliment tournés :
« Des grains de pigments bleus sous le lit de tes yeux »
« En te déshabillant, je me suis mis à peindre. », un vers très sensuel et doux.
« Je broie ta cicatrice en la couvrant de cendre. »
« Je délègue aux besoins de l’écorché des cieux, »
« Sur le talus fougueux de tes cheveux de cèdre. »

J'ai en revanche eu un peu de mal avec « et j’en suis venu dingue »

Une écriture maîtrisée, un poème abouti.

   Anonyme   
21/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le pinceau et la plume ici étroitement mêlés pour nous peindre un portrait originalement beau et douloureux.
De jolies formules :
"Des grains de pigments bleus sous le lit de tes yeux"
"Tous tes jougs de couleurs comme un pinceau furieux"
"Ton coeur me percera dans l'orée de tes yeux".
J'aime moins "le pommeau de ma fougue", "j'en suis venu dingue", "je broie ta cicatrice".
Le regard de l'être aimé est très présent dans ce poème, mais que voit-il vraiment ? C'est la question qui semble rester sous-jacente.
A souligner aussi, un beau travail sur les sonorités (à la limite de la répétition parfois), et des rimes d'abord surprenantes mais finalement plutôt réussies dans cette contrainte originale.

   bulle   
29/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
En première écoute, le rythme tenu des alexandrins m'aurait supposé une langueur évidente.. Mais je n'y parviens pas.. Il s'entend, et ce, après plusieurs écoutes, en rapidité de force, en effort surtout.. comme une volonté pour parvenir au détachement au plus vite..

Belle musicalité, hors pour ceci qui accroche mon oreille :
"J’ai cru cicatriser et j’en suis venu dingue"

Les reprises rajoutent un plus à la portée de l'ensemble, en insistance, limite en obsession pour ce qui est de "tes yeux"..

Aussi, l'harmonie suivie sur les rimes en 'ieux', leitmotiv apparent, fait que les autres rimes floues passent quasiment inaperçues.. Belle subtilité ..

J'ai apprécié..

   Anonyme   
31/7/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
A mon goût trop de répétitions :

- tes yeux (4 fois)
- j'ai cru cicatriser (4 fois aussi)
- je me suis à peindre (2 fois)
- je délègue (2 fois)

Il y a du mouvement dans ce texte, de l'énergie.
Vous voulez démontrer que vous tentez le tout pour tout
pour en finir avec cette "histoire".
C'est peut-être cela l'intérêt de ses répétitions, il faut longuement
persister pour arriver à passer à autre chose. Il faut insister,
re insister.

"J'ai cru cicatriser et j'en suis devenu dingue", c'est ce qui m'est
venu à la suite de ma lecture comme phrase, plus significative.

Je reste tout de même très mitigé même si j'ai perçu votre ressenti, sa formulation me laisse un peu pantois par instant,
comme :
"Sur le talus fougueux de tes cheveux de cèdre."

Vous savez où vous allez le lecteur un peu moins.


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