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Poésie contemporaine
Myo : Ni plus, ni moins
 Publié le 31/05/20  -  17 commentaires  -  1077 caractères  -  310 lectures    Autres textes du même auteur

Quand se rappelle à nous l'absurde du mystère...


Ni plus, ni moins




Il est de ces instants, marqués de l’essentiel,
Où se rappelle à nous l’absurde du mystère,
À la fois grandiose et fragile poussière
Qui signe au gré du vent son trouble existentiel.

Avec pour seul atout, de l’inconnu, l’étrange,
Nous cherchons la raison pour guider notre exil,
Acteurs désabusés de cet « ainsi soit-il »,
Bourgeois, pauvres manants, arbitraire mélange.

Prisonniers du hasard qui nous a plantés là,
Nous voguons sur ses eaux sans aucune boussole
Trouvant en chaque étoile un espoir, un symbole,
Qui s’effacent ternis d’un doute sans éclat.

Alors, ni plus, ni moins, qu’un poème à transcrire,
Qu’une simple chanson couverte par le bruit,
Nous traçons notre histoire à l’ombre de la nuit
Qui demain, sans remord, l’effacera d’un rire.

Le courage et la peur servant le mal, le bien,
Enfants inattendus d’une planète mère,
Nous portons le blason de l’unique éphémère,
Curieuse ambivalence où le tout vaut le rien.


 
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   Anje   
5/5/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Classique

Si l'on prononce essentiel et existentiel en diérèse, les vers 1 et 4 comptent 13 syllabes.
Même remarque au dernier vers avec curieuse.
Grandiose au troisième vers est compté en dirérèse.

L'absurde du mystère est un choix philosophique à la question l'absurde ou le mystère qui pourrait noircir quelques pages de nuits blanches à disserter.
J'aime bien l'étoile où se trouve un espoir qu'un doute efface. Mais l'ensemble me laisse un peu en suspens. Je n'ai peut-être simplement pas bien compris.

Anje en EL

   Miguel   
7/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème sur l'insignifiance des choses, dont la lecture rend un peu grave ;mais la poésie est-elle seulement faite pour nous bercer ? Ce texte, bien qu'il ne comporte aucune question, en pose de nombreuses ;il a pour fonction d'éveiller la réflexion. On y est invité par une expression d'une grande qualité, par des vers parfaits dont aucune faiblesse ne nous détourne du sens. "Essentiel" et "existentiel" demanderaient sans doute la diérèse, mais cela me paraît un détail. Bravo.

   Harvester   
31/5/2020
J'avoue n'avoir pas compris une seule idée de ce poème ; mais il est entendu qu'un poème n'a pas a être compris, il est plutôt destiné à être ressenti.

Cependant, il m'est nécessaire pour cela de trouver quelque cohérence dans les vers or, l'impression générale que je retire de celui-ci étant que certains mots ne sont là que pour la rime et ne font pas nécessairement sens je suis vraiment frustré.
J'accepte de ne rien comprendre, c'est mon ordinaire, mais au moins il serait bon que l'ordonnancement de chaque vers exprime quelque chose de lisible.

Par exemple en regardant le premier quatrain, je ne comprends pas en quoi un mystère est "absurde". Il faudrait pour cela le comprendre et permettre de le juger comme tel, or le principe du mystère est précisément de ne rien révéler de sa nature qui ne saurait en tel cas être ni grandiose, ni fragile ni signer un "trouble existentiel" ou quoi que ce soit d'autre.

Là j'avoue que je sèche totalement.

Le second quatrain m'est aussi obscur que le premier pour des raisons comparables de logique formelle.

L'espoir terni d'un doute "sans éclat" ne m'éclaire pas plus sur la situation.

Et la suite m'est tout aussi obscure hélas.

Je suis vraiment confus d'avoir l'air de donner des leçons - ce qui n'est vraiment pas le cas je l'assure - mais réellement j'ai besoin parfois de comprendre ce que je lis.

Je n'aime pas du tout

Une prochaine fois peut-être.

   Corto   
31/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le "trouble existentiel" semble bien être le centre de ce poème.

Ce trouble va et vient dans notre conscience, parfois encombrant, parfois apaisé.
Et même parfois "l’absurde du mystère" devient trop prégnant.

L'aventure humaine parait bien décrite même si certaines formules posent question.
Ainsi "Nous voguons sur ses eaux sans aucune boussole" interroge car l'humain réussit parfois (heureusement !) à construire sa propre boussole.
Aussi trouver "en chaque étoile un espoir, un symbole" me laisse très perplexe...
Enfin ce final "Curieuse ambivalence où le tout vaut le rien" parait hautement contestable.

Mais chacun ses convictions et son art de vivre.
Ce texte bien travaillé nous renvoie à notre propre méditation.

Merci Myo.

   papipoete   
31/5/2020
bonjour Myo
Nous sommes nés sans l'avoir voulu, aussi la vie de l'un et de l'autre, sera-t-elle bien ou mal remplie.
chez l'un la boussole montrera le " bon " cap où l'on ne risque de sombrer, chez l'autre les aiguilles perdront toujours le nord, conduisant au traître récif...
NB pardonnez mon ignorance, mais c'est la seule image qui me vienne à l'esprit vous lisant.
Le " ainsi soit-il " mélangeant le bourgeois et le pauvre manant, évocation religieuse, me rappelle mon Directeur ( fourbe la semaine avec son personnel ) et le dimanche à la messe " bon pasteur " recevant la communion ( je ne pouvais pas rater la scène, m'installant toujours au premier rang ! )
le dernier vers mesure 13 pieds ( cu/ri/eu )
je ne donnerai pas de note, car je suis certain d'être à côté du sujet, et le contenu de votre versification ( bien écrite ) m'est trop complexe !

   Davide   
31/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Myo,

J'apprécie la manière dont ce poème s'interroge, s'enrubanne de mystère, et affirme humblement - et sans détour - ce "trouble existentiel", l'absurde apparence de notre condition humaine.

Le non-sens éprouvé est judicieusement illustré par les couples d'oxymores, l'embra(s)sement des opposés : "plus"/"moins" (référence au titre), "courage"/"peur", "mal"/"bien", "grandiose"/"fragile poussière", et ce superbe final vertigineux, résultante aussi fataliste que clairvoyante :

"Nous portons le blason de l’unique éphémère,
Curieuse ambivalence où le tout vaut le rien."

J'ai beaucoup aimé les trois premières strophes, la monotonie de l'expression, les images, moins la quatrième strophe et les deux premiers vers de la dernière (que je comprends moins bien).

La prosodie presque-classique est élégante et porte gravement le propos.
Pour information, dans la classification "classique", certains mots se prononcent nécessairement en diérèse, tels que "es/sen/ti/el" ou "cu/ri/euse" (voir notamment le Littré, qui donne le nombre de syllabes des mots : http://littre.reverso.net/dictionnaire-francais/definition/essentiel).
De plus, je pense que la rime "là"/"éclat" n'est pas acceptée en classique (mais il faut vérifier, j'ai un doute !)
Enfin, je m'étonne du mot "remords", pourtant invariable, écrit sans "s" ("remord"). Ce n'est pas la première fois que je le croise amputé de sa dernière lettre sur les poèmes d'Oniris, et j'ignore pourquoi... Seule exception : on le trouve parfois sans "s" (chez Baudelaire, notamment) lorsqu'il rime avec un mot au singulier, tel que "mort".

En tout cas, j'ai vraiment bien apprécié ce poème ! Merci !

   Provencao   
1/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" Le courage et la peur servant le mal, le bien,
Enfants inattendus d’une planète mère,
Nous portons le blason de l’unique éphémère,
Curieuse ambivalence où le tout vaut le rien."

J'aime bien ce quatrain où l'omniprésence de l'ambivalence dans la vie n’alourdit pas celle-ci : elle en crée plutôt toute la séduction .

Cette ambivalence adjuge au présent ce je-ne-sais-quoi, qui permet cet absurde du mystère, gorgé de raisons alterables ou méritées, raisons qui epaulent à nous simplifier l'existence, le bonheur de la vie consiste lui a nous questionner invariablement..

Ces instants marqués de l'essentiel refletent élégamment en vos mots "cet absurde du mystère "

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Donaldo75   
1/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Myo,

J’ai bien aimé ce poème. Il respire la raison, le discours intelligent et le décline dans un forme contemporaine qui lui permet de conserver de la rime et de la métrique. C’est reposant parce que derrière la raison, il y a des images, des symboliques que la poésie permet de mettre en avant sans pour habiller des vessies d’habits de lumière.

« Acteurs désabusés de cet « ainsi soit-il »,
Bourgeois, pauvres manants, arbitraire mélange. »

Ces deux vers sonnent comme l’emblème de ce que j’ai dit précédemment. Je ne vais pas me lancer dans un commentaire composé pour autant. Je savoure juste ce poème.

Merci pour le partage.

   sympa   
1/6/2020
Bonsoir Myo,

Cette poésie est plutôt bien écrite et agréable à lire .
On ressent le travail fourni.
Mais je suis larguée niveau compréhension, l'absurde du mystère, un sujet philosophique qui me dépasse.
Je ne vois pas où l'auteur veut nous mener dans sa réflexion.
Et quand je ne comprend pas, je n'évalue pas.

   Pouet   
1/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Slt,

j'ai bien aimé le poème dans son ensemble, et tout particulièrement la quatrième strophe.

Un fond lucide et mélancolique, lumineux et un peu triste, mais peut-être inévitablement, "la lucidité étant la blessure la plus proche du soleil"...


Une vie, un passage, un espoir.
Un poème ou la futilité de l'essentiel.

Au plaisir.

   Sadbutfun   
2/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut !

Je ne suis pas un pro de la poésie, surtout au niveau technique, alors je ne peut que partager mon ressenti.

Dans l'ensemble, donc, j'ai beaucoup aimé ton poème. Ses tournures sont bien faites, très calculées, le jeu sur les mots - mais aussi sur le sens - se ressent, et comme il a été fait remarqué dans les autres commentaires, c'est un texte qui parle du rien tout en encourageant la réflexion, la mise en perspective.

Un gros, gros + pour le titre, ça m'a fait pensé à l'une de mes nouvelles qui s'appelle "Ni l'un ni l'autre", et dans le contexte cela frappe juste je trouve. Le sujet, d'ailleurs, vient me chercher personnellement, c'est pour moi un monde connu... et inconnu à la fois, pourrait-on en dire.

Ensuite, sur une note plus personnelle, j'ai trouvé que ce texte aurait pu avoir un peu plus de "punch", mais ça n'aurait peut-être pas collé, le style classique s'y prête bien aussi. Va savoir, j'aime rarement l'effet des rimes embrassées. Bref, bonne tournure, bon sujet, bonne formulation, un titre accrocheur ; j'ai pris plaisir à lire et commenter ce poème, je n'ai pas de critique à proprement parler.

Bien joué ^^

   emilia   
2/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème qui semble interroger le sens de l’existence présenté comme un « absurde mystère »…, souligné par des oppositions concomitantes, « à la fois grandiose et fragile », « acteurs désabusés » entre « bourgeois et pauvres manants », « prisonniers du hasard et sans boussole », tourmentés par le « doute » dont l’histoire s’écrit telle qu’elle peut être « ni plus, ni moins », confrontés au « courage ou à la peur », « au bien comme au mal » dans une « curieuse ambivalence où le tout vaut le rien »…, une vision existentialiste pessimiste face à l’injustice, autant de questions philosophiques auxquelles chacun peut donner sa réponse, mais dont l’emploi du « nous »… n’est peut-être pas à généraliser… et laisse de quoi méditer…

   ANIMAL   
5/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il y a dans ce poème toute l'existence humaine, sa fragile destinée. Que l'on soit né dans la soie ou dans la paille, la vie se déroule devant nous et elle sera faite de choix, d'opportunités, de hasards ou de contraintes.

Quel est le but de tout ceci, se demande-t-on parfois ? Simplement essayer de vivre du mieux que l'on peut avec les atouts que l'on a, entre espoirs et déceptions, bonheurs et peines. C'est ainsi que je ressens ce texte finement observé.

Ma strophe préférée :

"Prisonniers du hasard qui nous a plantés là,
Nous voguons sur ses eaux sans aucune boussole
Trouvant en chaque étoile un espoir, un symbole,
Qui s’effacent ternis d’un doute sans éclat."

Une lecture qui incite à réfléchir au sens de la vie.

   Eclaircie   
6/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Myo,

C'est à la lecture de votre sujet sur ce poème, que je suis venue le relire.
D'emblée, je n'aime pas trop les poèmes centrés et je ne suis pas non plus très attirée par les poèmes des catégories classique, néo et contemporain.
Je suis curieuse de toute poésie, cependant.
Le sujet que le poème aborde m'intéresse beaucoup, l'exergue a retenu mon attention.

À l'oral, ce texte est fluide et mélodieux (à l’exception peut-être des vers à diérèse, comme noté plus haut).
Si l'évocation de l'écriture ne me semble jamais vraiment bienvenue dans un poème, ici elle passe très bien, où le poème précède la chanson et la calligraphie ("nous traçons").
La part faite au hasard, largement évoqué, m'enchante. L'évocation des contraires aussi.
L'entame du poème "Il est" me paraît bien "classique", mais se fond très bien dans l'ensemble.

Merci du partage,
Éclaircie

   BlaseSaintLuc   
9/6/2020
Non, on ne met pas des mots les uns contre les autres pour faire joli, pour que cela sonne bien !

Du moins sans que cela est un sens, enfin, c'est plutôt le sens des mots qu'il faut respecter quand on les associe,
car l'absurde à le droit de cité en tant que tel, je veux dire en temps que genre si "la cantatrice est chauve" quand on c'est trompé de réplique ou quand tout le monde se prénomme Bobby .

Oui il y a malgré tout de la poésie et oui, on va malgré tout quelque part avec un certains lyrisme.
Alors quoi ?
Sans doute une musique sans paroles ...

   Lariviere   
10/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai apprécié cette poétique au ton très philosophique, avec sur la forme comme une atmosphère de légèreté donnée par le rythme et la métrique et le texte reste propre dans le rendu et surtout, fluide et plaisant à lire ; il ne tombe pas dans le piège quand le discours est trop réflexif, du "trop raconté"...

La poésie reste le maillon qui unit et réunit la pensée (cohérente) et les constats existentiels du narrateur.

J'ai trouvé l'exercice bien mené.

Personnellement, mes goûts m'amènent à plus de fantaisie et de folie douce (ou pas) dans le fond et la forme d'un poème, ainsi il ne faut pas se formaliser sur l'évaluation. J'ai trouvé personnellement le travail de bonne facture. La lecture de ce poème est vraiment agréable.

Merci encore à l'auteur(trice) et bonne continuation !

   Yannblev   
13/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J’ai apprécié ce texte sur un thème assez débattu mais toujours difficile à traiter… ici il l’est avec à la fois une certaine maîtrise qui ne sacrifie pas la précision et la justesse des mots simples pour le dire, critères indéniables d’un poème qu'on pourrait qualifier de "pertinent" qu'il réveillera l’intérêt de certain sur la même longueur d’ondes ou au contraire laissera dubitatif mais questionnera celui que le thème ne préoccupe pas.

J’ai aussi, je l’avoue, décidé après plusieurs lectures et relectures d'ignorer radicalement le premier quatrain (en le cachant de ma page de lecture) … je trouve que le poème prend mieux sa dimension sans cette sorte d’introduction qui dit d’abord ce qui va être dit ensuite.


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