Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
nico84 : Alzheimer
 Publié le 21/05/08  -  13 commentaires  -  863 caractères  -  360 lectures    Autres textes du même auteur

Une maladie assez mal connue, et horriblement douloureuse.


Alzheimer



La toupie du temps,
A pris un coup sur la tempe,
L’aiguille court puis rampe,
Et l’intime devient néant.

Une entame douloureuse s’est amorcée,
Devant l’impuissance des médecins,
Ils ressassent l’avenir figé,
D’un passé incertain.

Le monstre envahit et torture,
Les victimes égarent leur langage maternel,
Leur conscience et personnalité pure,
Ils dégénèrent dans un cataclysme sensoriel.

Lente agonie de l’âme,
Descente continue dans l’oubli de soi,
Vide béant omniprésent sans émoi,
Où s’installe depuis peu son gouffre infâme.

Ne passons pas sous silence l’horreur irrépressible,
Des malades en transe, étrangers de leurs corps pénibles,
Prisonniers de leurs esprits vacants en divagation,
Souvenons-nous à leur place de leur condition.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anonyme   
21/5/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Alors le rythme est toujours un peu bancal, mais c'est ta façon d'écrire.... En revanche, là le fond me parle et les mots utilisés aussi... Le dernier vers est très beau. J'ai vraiment aimé, pratiquement tout, sauf peut-être "l'avenir figé d'un passé incertain"... Au delà de l'image assez usée, il me semble, (deux personnes de ma famille atteintes par cette maladie) que le passé existe tout de même pour elles, ainsi elles peuvent se souvenir de choses datant de 50 ans mais oublier leur repas de la veille et malheureusement aussi l'existence de leurs proches. Je crois que cette maladie est chevillée au quotidien. Ma grand-mère ne reconnaissait pas sa fille, moi si.. Parfois, le lundi oui, le mardi non... Enfin je suis pas là pour raconter ma vie. Ton poème est réussi je trouve en tout cas. Je salue sincèrement l'hommage que tu rends à ces personnes, merci nico.

   widjet   
21/5/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Moi, je trouve que Nico fait des progrès spectaculaires en matière de style ! Le fond me parle aussi, c'est recherché et en dépit du thème usité, il parvient grace à un traitement sobre (sans sentimentalisme larmoyant) mais assez effrayant à nous faire ressentir toute la cruauté de cette maladie (qui est une petite mort pour moi)

Bravo

Widjet

   strega   
21/5/2008
 a aimé ce texte 
Bien
D'accord avec les deux messieurs d'avant. Non seulement les progrès se voient, mais chose plus plaisante pour de la poésie, ils se ressentent. Les images sont recherchées, parlantes, et pourtant pas d'une banalité affligeantes.

"Ils dégénèrent dans un cataclysme sensoriel." C'est tout à fait ça il me semble...

Encore une fois, certains sujets sont servis par la simplicité et pas par la banalité, servis par l'humilité, ici c'est le cas.

Je regrette pourtant la dernière strophe, à mon sens trop moralisatrice, trop "faites ce que je dis". Le poème parle de lui-même, pas besoin d'en rajouter je trouve.

   belaid63   
21/5/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"Souvenons-nous à leur place de leur condition"
un homme qui méne une vie de végétal c'est dur à voir, la mémoire est peut-être la chose la plus humaine et la perdre est chose difficile surtout pour l'environnement familial et amical. Le début est légérement lourd mais sur la fin j'ai écrasé une larme, surtout le dernier vers que je cite au début, beau poême trés touchant

   Anonyme   
21/5/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Moi, comme je l'ai déjà dit, à part quelques poètes maudits étudiés en prépa de litté, je suis une lectrice de poèmes débutante...

MAIS, j'ai beaucoup aimé celui-ci...

   clementine   
21/5/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Sale maladie en effet qui dévore l'intérieur en ne laissant que la coquille, et encore, une coquille bien affaiblie, minée par la maladie.
Méconnaissable.
Et cette affection a une telle fréquence que presque chacun de nous a ou a eu quelqu'un autour de lui d'atteint.
Moi c'était ma maman...
J'ai toujours un peu de mal avec la musicalité de tes poèmes.
Beau texte Nico et merci d'en avoir parlé.
J'aime beaucoup les 2 premiers vers.

   Bidis   
22/5/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Comme Widjet, je trouve aussi que Nico84 fait beaucoup de progrès.
Le (manque de) rythme me heurte toujours, mais ça, ce n'est pas un critère, c'est complètement subjectif.
Je trouve bien rendu le tragique de cette effroyable maladie.
Mais "Ne passons pas sous silence" est fort peu poétique à mon avis et "Souvenons-nous à leur place de leur condition", trop molarisateur comme dit Srega.

   mimich   
6/6/2008
Le thème est intéressant.Au lieu de rester dans des généralités sur cette maladie, j'aurais essayé de traiter le sujet d'une manière plus concrète, plus descriptive, plus pathétique.Il faut aller dans les maisons de retraite et observer ces malades de près.
Ne pas sacrifier la syntaxe: "étrangers de leur corps"
"dégénérer dans un cataclysme" " vide... où s'installe son goufre..." Tournures incorrectes. Qu'est-ce que" l'avenir du passé" ?
Améliorer la forme poétique évidemment

   Anonyme   
9/2/2009
Très impressionné par le dernier vers qui est vraiment très fort.
Bravo

   FredericBruls   
21/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
D'accord avec Bébert, le dernier vers est superbe d'empathie, sans tomber dans le pathos habituel. Certaines tournures m'ont aussi un peu gêné, mais j'ai adoré le ton au delà de la forme proprement dite. C'est sa justesse qui touche ici.

   BAK   
24/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Bien dans l'ensemble, notamment le démarrage que je trouve particulièrement réussi.Ce texte donne une idée assez juste de cette maladie, il est traité sans pathos.
J'ai un peu de mal avec la dernière strophe que je trouve un peu "lourde", même s'il est vrai que le dernier vers délivre bien son message..
Bak

   Flupke   
16/7/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Beaucoup de qualités dans ce poème.
La première strophe est excellente. Très bonne introduction.
personnalité pure, je comprends ce que tu veux dire mais n'y aurait-il pas une formule plus heureuse ?
horreur irrépressible ??? difficile de juger mais n'est pas exagéré ?
A la limite j'imagine que pour les proches ça doit être douloureux, mais j'ai toujours imaginé (à tort peut-être (?)), un effet légèrement auto-analgésique en me basant sur l'expérience de ma grand-mère.
Certaines associations et expressions sont bien choisies.
Bravo.

   MissNeko   
23/8/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Vraiment pas facile d écrire sur cette maladie,surtout pour en faire une poésie.
A part quelques problèmes de rythme, je trouve l'ensemble pas mal du tout. Ça ne tombe pas dans le pathos , la plume est belle.
Un bon moment de lecture


Oniris Copyright © 2007-2019