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Poésie néo-classique
nico84 : Les douleurs de la guerre
 Publié le 21/12/07  -  5 commentaires  -  2308 caractères  -  48 lectures    Autres textes du même auteur

La guerre, la séparation temporaire ou définitive et les blessures physiques et psychologiques. Un homme et sa famille séparés, à jamais.


Les douleurs de la guerre



"L’Homme partit à la guerre,
Pour sa nation et pour son père,
Descendu en 1912 par un étranger,
En 14, il partit d’un pas vengeur et déterminé,

Sa femme, laissée seule, subitement,
Qui dut quitter la chaumière,
Pour nourrir son foyer, ses enfants,
Elle aperçut enfin la porte et l’univers caché derrière.

L’homme s’était résigné, deux années s’étaient écoulées,
Il restait au fond de sa tranchée, à veiller,
Le pas, ralenti, et sa haine diminuée,
Il ne pensait plus qu’à rentrer.

La femme prit l’habitude,
De son travail, de son nouveau statut,
Elle pensait souvent à lui « l’hiver est si rude »
Cela fait déjà deux mois qu’elle ne l’a pas lu.

L’homme, en 17, est dans son trou,
À côté de membres éparpillés dans la boue,
Se remémore les bonnes odeurs provenant du four,
Des bons plats que sa femme concoctait chaque jour.

Elle, n’espère plus le revoir,
« Après son père, lui aussi, par un allemand »
Elle est fière de sa mort en plein devoir,
Il faudrait bien en parler un jour à ses enfants.

En 1918, il est sidéré mais heureux,
Les combats se sont enfin arrêtés,
Il va enfin pouvoir enlacer,
Sa femme et ses enfants malheureux.

Il rentre et la femme est distante,
Ses enfants ont grandi et leurs regards les trahissent,
Il se sent étranger, et laissant là l’euphorie,
Explique sa galère, à sa famille, indifférente,

La guerre détruit tout ce que l’on avait construit,
Elle commence par dévorer tout espoir, et toute sensibilité,
Et efface la mémoire commune de tous ceux qui étaient unis,
Quand elle s’interrompt, tout est fini, rien n’a perduré.

Un mari incompris au bord du gouffre,
Regarde derrière lui, sa famille aux visages inexpressifs,
Torturé par la perte de ce qu’il a de plus cher, il souffre,
Les mains l’abandonnent dans les récifs.

La guerre fait que personne n’est comme avant,
Et si, par chance on se retrouve, parfois, personne ne se comprend,
Lorsque l’on demandait aux braves, s’ils avaient survécu,
Il suffisait de regarder,
Le fléau qu’ils subissaient,
Dans leurs pauvres yeux perdus."


 
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   clementine   
21/12/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Tu as très bien raconté cette dure réalité.
Rien n'est immobile et tout change, alors lorsqu'on est séparés et qu'on vit des choses différentes , avec des priorités vitales différentes, évidemment, on s'éloigne, on perd ceux qu'on aime dans le brouillard du passé.
C'est vrai en plus que cette guerre( petit trait d'humour:la préférée de G. Brassens)a modifié complètement le statut des femmes qui ont assuré professionnellement à la place de leurs héros.
Elles ont coupé leurs cheveux et raccourci leurs jupes et se sont déclarées responsables d'elles mêmes .
Petit trait personnel, ma mère me racontait avoir gardé intact dans sa mémoire le son des cloches annonçant alors qu'elle était enfant, l'entrée en guerre de la France.
Et son paysan de père est parti, laissant là ses champs de fraises...
Mais après je déborde, pardon, c'est une autre histoire.

   myshadows   
21/12/2007
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
tres beau et excellent poème. j'en ai les larmes aux yeux. je te tire mon chapeau. Bonne continuation pour ta poèsie.

   Anonyme   
21/12/2007
 a aimé ce texte 
Bien
Sur le fond et le cheminement c'est indéniablement du travail. Pour la forme je suis pas convaincu. L'émotion est palpable.

   Anonyme   
22/12/2007
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Effectivement la forme manque de travail..
la syntaxe demeure assez 'pauvre' (désolé pour cette expression qui me paraît pourvoir qualifier le résultat)

Quant au fond, trop de 'clichés', me semble-t-il.. (Retour du Soldat, incompris..) ou de nettes 'insuffisances' (état d'esprit du soldat sur le champ de bataille)

   Anonyme   
30/12/2007
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bon, question forme je n'y entends rien dès qu'il s'agit de poésie construite. En revanche je reconnais l'âme de ce poème, il a des choses à dire, et ça ça me plait. Et puis ça me change de mon univers si féminin d'écriture. C'est une lecture que je retiens.


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