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Poésie libre
Octavie : Cris
 Publié le 10/03/19  -  13 commentaires  -  351 caractères  -  200 lectures    Autres textes du même auteur

Petite poésie libre abordant le thème de la souffrance non entendue.


Cris



Hurlées dans le vide
que seul l'éternel entende
ces bribes expulsées des entrailles

Hurlés, le mauve du ciel
et la tristesse infinie
qui ronge et qui détruit

Hurlée l'absence
dans le puits sans fond
de mon être

Clapotis d'eaux salées
berceuse apaisante
vient me libérer


 
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   Anje   
19/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Autant il est difficile de condenser un texte tout en y casant tout, autant il m'est difficile de commenter celui-ci. Peut-être n'ai-je pas suffisamment ressenti la violence, la force, la puissance que m'inspire le verbe hurler. Ce cri né d'une énorme pression contenue est expulsé soudainement du fond des entrailles mais je n'ai pas entendu son explosion.
J'ai un peu hésité sur "le mauve du ciel" à cause de l'emploi du masculin mais "le puis sans fond" et sans t comme un avenir sans horizon m'a séduit.
Que le clapotis d'eaux salées ou douces vous soufflent d'autres poèmes.
Anje en EL.

   INGOA   
21/2/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Pour une expulsion de douleur sans origine déterminée, je trouve très opaques ces clichés où tout n'est que hurlement jusqu'à ce clapotis d'"eaux salées dont le pluriel m'échappe et qui se veut berceuse apaisante. Si peu de mots pour un sujet si dense ! Même l'incipit n'arrive pas à atténuer ma frustration.

   Marite   
10/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Des mots surgis des profondeurs d'une âme en souffrance ... Pas besoin d'explication, tout est transmis et ressenti. J'aime ce genre de poème qui exprime une douleur qui ne pourra s'apaiser qu'avec les larmes et le temps.

   Robot   
10/3/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
A part une virgule isolée, l'absence de ponctuation n'aide pas à lire ce texte sans anicroche.

Le premier tercet fonctionnerait mieux s'il avait la même construction que les suivants:
"Hurlées dans le vide,
bribes expulsées des entrailles
que seul l'éternel entend."

Pourquoi une virgule après hurlés au second tercet et pas de virgule après hurlée au 3ème.

Au tercet final, que sont donc ces eaux salées ? Des larmes ? mais des larmes ne clapotent pas. La mer ? mais alors elle arrive bizarrement dans ce poème pour justifier le si prompt apaisement de ce qui semblait, à la lecture des trois premiers tercets, une peine intense.

Je suis désolé par ce ressenti dans ma lecture, d'une double absence de logique: Logique de construction, logique du récit.

Il y a cependant du potentiel dans cette rédaction simple qui mériterait d'être un peu plus maîtrisée.

   papipoete   
10/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Octavie
cris du coeur en silence, que nul n'entend ; pleurée l'absence du vide absolu ; mais un baume que le clapotis des vagues oint aux blessures !
NB 3 tercets de maux, un pour le répit en quelques mots...
Ardu d'exprimer le mal-être en quelques lignes !
Au 2e vers, " l'éternel entende " si c'est une prière, j'aurais mis un point d'exclamation .
Si c'est un constat, j'aurais écrit " l'éternel entend " .

   Vincente   
10/3/2019
Ces cris hurlés retentissent encore des sanglots qui cahotent comme des éructations hésitantes, instinctives. Le cahot règne encore dans ces vers par leur parole sèche au souffle court, par l'émotion qui sourd.

J'ai été gêné par la forme de la première strophe, l'exclamation du deuxième vers est insaisissable à la lecture sans ponctuation (ce qui est un parti pris dans le poème mais dont le lecteur doit intuitivement pouvoir identifier les absences. J'aurais par exemple placé une majuscule en début du V2 et malgré tout un point d'exclamation en fin de troisième, comme une exception... d'autant qu'au V4, bizarrement il y a une virgule, la seule du texte ?).
Au V6, j'aurais écrit : "qui ronge et détruit" pour le rythme, d'autant qu'un poème court appelle une formulation concise.

Je me suis demandé si le "Clapotis d'eaux salées" est celle des larmes produites dans "le puits sans fond / de mon être"

Mais globalement je n'ai pas été convaincu, la forme est assez rebutante, le fond s'affiche en images assez convenues. Seule la volonté de dire la douleur qui peine à s'exprimer est bien sensible, c'est essentiel et pourtant insuffisant.

   Davide   
10/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Octavie,

Dans la strophe 1, "hurlées" peut faire référence à "ces bribes", dans la strophe 2, "hurlés" ferait référence au "mauve" et à la "tristesse infinie qui ronge...".
Enfin, dans la strophe 3, "hurlée" fait référence à "l'absence".

Si l'absence régulière de ponctuation en poésie libre peut déranger la compréhension, elle peut aussi permettre l'ambiguïté grammaticale dans la construction des vers, comme ici, où les sujets sont éloignés (voire séparés) de leur verbe.
Il y a comme un manque de repères que je le trouve plutôt bien maîtrisé dans l'ensemble du poème.

Ce poème se lit comme une exhortation, une plainte.
Il manque juste les points d'exclamation pour s'en rendre compte, mais leur absence ne me dérange pas !

Je ressens bien la détresse du narrateur / de la narratrice, rongé(e) par "la tristesse infinie" et happé(e) dans ce "puits sans fond"...
Quelle est cette berceuse ? Ce poème ?

Le poème est court, mais il dit l'essentiel, les images sont percutantes. J'ai bien aimé.

Davide

   PIZZICATO   
10/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai trouvé les tercets 1 et 3 un peu plus liés à cette idée de " cris " de l'âme.
Je n'ai pas su définir ce " Clapotis d'eaux salées " qui vient "libérer ". Le ressac de la mer ?

Ce " cri ", au développement assez succint, ne m'a pas vraiment séduit.

A vous relire bientôt.

   Donaldo75   
10/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Octavie,

Quand je lis un poème aussi court, j'en attends de l'impact, de quoi me souvenir quand quelqu'un me parle de ce poème. Souvent, l'impact n'est pas là, les mots, les images, les formules, rien n'est assez fort pour retenir mes neurones, encapsuler mes synapses, donner du corps à ce mélange hétérogène et venu d'ailleurs, du cerveau du poète.

Ici, il y a de l'impact dès le premier vers, et la répétition du premier mots dans les trois tercets donne l'effet d'un ostinato poétique, un peu comme celui égréné par Roger Waters dans le "Money" de Pink Floyd, par James Brown dans son "Sex Machine".

Le dernier tercet conclue cet ostinato.

Bravo !

   STEPHANIE90   
10/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Octavie,

je suis un peu perplexe à la lecture de votre poème. Je l'ai donc relu, une fois, puis deux. Recherchant ce qui me gênait...
Texte succinct donc, exercice difficile. Il me manque un peu de matière pour entendre ces cris. En partie dut au manque de ponctuation pour moi en tout cas, et de mots plus fort, ainsi :
Hurlées !!! le mauve du fiel...
Hurlée... le néant
Dans la dernière strophe, je ne saisie pas bien non plus ce clapotis d'eaux salées qui est une berceuse apaisante.

Bref ! le fond est intéressant et la forme a travaillée un petit peu.

Merci pour ce partage et la lecture,

StéphaNIe

   senglar   
10/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Octavie,


On ressent effectivement ce hurlement traduit physiquement, douleur mentale passant dans le corporel, hurlée dans une tour d'ivoire réfractaire aux passerelles et aux échelles, à l'entourage, vide abyssal de l'empathie externe, solitude que vous ne pouvez résoudre que par vos propres moyens.

Eh ben c'est pas demain la fin de la galère ; et si vous passiez au rock and roll plutôt qu'à la berceuse. Si Elvis ne suffit pas passez carrément au metal suédois débarrassé du blues.

Ben oui quoi :) Un p'tit coup de Satan ! (lol)


senglar

   Gabrielle   
13/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Dans ce texte, l'auteur(e), par l'intermédiaire de la narration,
décrit une souffrance liée à l'expression du "moi" (trois premiers tercets) que le miracle de la création (premier vers du quatrième tercet) vient apaiser (deuxième vers du quatrième tercet ) jusqu'à la libération(troisième vers du quatrième tercet ou chute du poème).

(La répétition du terme "hurlées" résonne comme un écho entendu à la fin du texte : "vient me libérer").

Poème très bien écrit et qui est porteur d'espoir.

Belle continuation...

   Aconcagua   
1/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un très beau texte!
Les mots sont simples et l'émotion est forte, on a presque envie de vous faire un câlin.


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