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Poésie contemporaine
October10 : Stockholm, mon amour
 Publié le 09/08/17  -  8 commentaires  -  813 caractères  -  202 lectures    Autres textes du même auteur

"Sonnet contemporain" relatant le point de vue d'un jeune captif, souffrant du syndrome de Stockholm, sur une agression sexuelle dont il est victime. (Inspiration des "Fleurs du Mal" de Baudelaire et de la transgression stylistique de Rimbaud.)


Stockholm, mon amour



L'étoffe de velours rouge et le délicat cliquetis des chaînes
Dont mes mains sont prisonnières. Otage de votre amour,
Objet de votre colère et de vos sens qui se déchaînent.
Je sens mon cœur battre tambour.

Quand ton poitrail se pose sur le mien, que ta respiration couvre le bruit
Douce attention qu'est ta main sur ma bouche endolorie !
Le temps s'arrête pendant que tu pénètres mon être affaibli
Induit en erreur, séduit par ton regard déconstruit.

Les rayons de lune soulignant vos formes maigres
Et vos coups laissant échapper un cri allègre
De ma bouche tout droit à votre cœur.

Tu me surplombes de ton regard vainqueur
D'un syndrome maladroit dont éternel sera le séjour
Ton nom glisse de mes lèvres : Stockholm, mon amour.


 
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   Donaldo75   
25/7/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
(Lu et commenté en EL)

Bonjour,

Je suis mitigé sur ce poème. D'un côté, je trouve les images évocatrices, de l'autre, je déplore le manque de rythme, son trop plein narratif.

Evoquer, suggérer, c'est réussi quand l'effet n'est pas contrebalancé par un style narratif, pas forcément bien choisi, comme dans le second quatrain.

Une autre fois, peut-être,

Donaldo

   Brume   
29/7/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Bonjour

Vu le titre et le thème abordé je trouve votre poème trop fleur bleue.
C'est limite gênant. Cela vient des expressions comme par exemple ce passage :

- "L'étoffe de velours rouge et le délicat cliquetis des chaînes "

L'otage n'ira pas jusqu'à dire que le cliquetis des chaînes est délicat. Cela me semble pas crédible.

En résumé le syndrome de Stockholm vient du fait que l'otage est influencé par le point de vue de son agresseur. Bien que je ne peux pas imaginer ce qu'un otage puisse ressentir je trouve votre poème trop mièvre, sentiment trop facile, manque de nuances, manque de percutants, ça manque d'images fortes. Vous n'avez pas réussi à traduire la complexité de cette émotion. Là c'est trop précis, on est dans un raccourci et non dans une ambiguïté.
Vous avez mis en avant l'affectif voire de l'amour, mais vous avez oublié la peur, le désespoir, la douleur.

Quand à la forme, le rythme est posé, trop même vu le sujet, les vers simples donnent à ma lecture une visualisation limpide. Par contre la ponctuation est aléatoire, à retravailler.

   Anonyme   
9/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

J'ai lu et relu ce poème en EL sans pouvoir me décider à en dire mon ressenti exact. je m'y essaie donc maintenant après publication.

L'exergue:

le rôle que j'attends de ce genre de prémisse en poésie est de m'indiquer la route à suivre de manière subtile et sans "en dire trop". Par exemple, dans le cas présent, plutôt que de parler de Baudelaire et de Rimbaud, il m'aurait été plus utile de lire une citation de l'un ou l'autre de ces auteurs qui puisse orienter ma lecture sans toutefois mâcher le propos. C'est ici malheureusement le cas. L'auteur expose trop lourdement [ n'y voyez pas malveillance il n'y en a pas] son intention au lecteur. La difficulté pour ce lecteur [moi] sera ensuite de n'avoir d'autre choix que de valider ou non l'intention "assénée" dans cet exergue. En ce qui me concerne j'avoue que cela m'indispose d'entrée de jeu, alors qu'en matière de poésie, ce qui me passionne c'est précisément la possibilité de m'abstraire dans un texte et de jouer avec toutes les interprétations possibles et imaginables.

L'écriture:

Il se peut que l'écriture — telle qu'elle est proposée — ne décoiffe pas le bel ordonnancement syntaxique et sémantique de la poésie "traditionnelle" mais là en revanche nous étions prévenus: l'auteur ne prétend pas à une créativité outrancière mais plutôt à cheminer tranquillement dans les voies tracées par ses illustres prédécesseurs et là je pense que le gage est tenu et ne souffre guère de critiques. J'ai pris un certain plaisir à vous lire, c'est dit !

On pourra tout juste s'étonner que le tutoiement du second quatrain n'évolue vers le "vous" du premier tercet avant de revenir au tutoiement dans le second et dernier tercet mais cela ne me choque pas outre-mesure compte-tenu du climat particulier de cette "expérience" peu ordinaire [enfin, j'aimerais à part moi que ce genre d'expérience restât peu ordinaire ]

Donc pour en finir avec l'écriture, je suis plutôt séduit — disons que je suis dans ma zone de confort de lecteur — [pour reprendre une expression qui mériterait de figurer au rang des expressions qui énervent et pour lequel un fil a été créé expressément mais je m'égare] à l'exception du dernier tercet qui me semble, à l'opposé de ce qui précède, assez brouillon, un peu comme s'il fallait en finir au plus vite et se débarrasser d'un pensum !

Tu me surplombes de ton regard vainqueur
D'un syndrome maladroit dont éternel sera le séjour
Ton nom glisse de mes lèvres : Stockholm, mon amour.

Que le regard surplombe soit, mais le syndrome? J'avoue ne pas comprendre l'image.

Quant au dernier vers : j'aime beaucoup cette construction à la "Hiroshima, mon amour" et si précisément l'exergue en laissait le loisir au lecteur, ce poème aurait pu n'être que le cri d'amour pour la ville de Stockholm — par exemple — n'y a-t-il pas en effet des lieux qui nous "attachent" à eux bien mieux que tout et pour lesquels nous éprouvons un amour indéfectible?

Merci pour ce partage

   papipoete   
9/8/2017
bonjour October,
Ecrire sur ce thème est tellement délicat, que l'on se demande si on lira jusqu'au bout ! Les phrases pèsent plus lourd qu'une enclume et on voudrait entendre hurler la victime, mais non puisqu'elle est victime du " syndrome de Stockholm " ...
NB les 2 premiers vers jusqu'à " prisonnières " me semblent mal équilibrés .
Le vouvoiement face au geôlier puis le tutoiement sous le charme du violeur met extrêmement mal à l'aise, et laisse pantois !
Je ne puis porter d'appréciation tant le sujet m'effraie !

   Pouet   
9/8/2017
Bjr,

Ce n'est qu'un avis personnel et subjectif, mais j'ai tendance à penser que le "contemporain" doit aussi se concevoir dans le style, l'expression, et pas seulement dans l'affranchissement des règles classiques.
Ainsi, je ne vois rien pour ma part de très "contemporain" dans ces vers, bien au contraire.

Je ne comprends pas très bien le sens de la démarche, écrire en "contemporain" avec un style suranné, autant écrire un "sonnet classique" non? Et si si, j'ai lu l'exergue mais bon, je ne suis tout de même pas convaincu, sans doute parce que je n'ai que fort peu lu (voire pas du tout) les poètes cités... Que voulez-vous? Un inculte vous commente...

Ensuite, question de goûts bien certainement, n'y voyez donc aucun jugement de valeur, mais bien des formules me semblent assez "cliché":

-cliquetis des chaînes
-Otage de votre amour
-sens qui se déchaînent
-Je sens mon cœur battre tambour
-Le temps s'arrête
-Les rayons de lune soulignant
...

Je m'arrête là, et ceci est bien évidemment très subjectif, mais pour moi l'expression est assez convenue.

Je note aussi les répétitions de "regard", "main", "bouche", "amour" peut-être dispensables. Et la rime "chaînes/déchaînent", bof.

Le fond quant à lui me laisse une impression assez étrange, dérangeante. Le traitement du sujet, je ne vais pas dire qu'il me choque, mais pas loin. Je suis sans doute une âme sensible. Il me semble, bien que je ne sois pas un spécialiste, que le "syndrome de Stockholm" définit un "sentiment d'empathie" de l'otage envers son ou ses ravisseurs. On est bien au-delà de l'empathie ici.. Je suppose que cela est métaphorique mais tout de même, le ton m'a un peu dérangé.

Bref, vous l'aurez compris je n'ai pas été très client de vos vers cette fois-ci mais je salue votre première publication et ne doute pas que je serai conquis une prochaine fois.

   Anonyme   
10/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour October 10

la poésie contemporaine n'est pas vraiment ma tasse à thé lorsqu'elle manque d'audace.
Votre texte n'en manque pas, cependant.

Le titre : attirant ; puisque je passe, lit et ouvre, malgré ou à cause de la catégorie choisie.
l'aspect visuel à l'ouverture du texte, bof ; lorsque trop de vers de de longueurs aussi différentes, je trouve l'ensemble mal-peigné et j'ai peur de découvrir autant de négligé dans le détail.

J'ai lu l'exergue, mais comme lorsque l'on clique sur "laisser un commentaire" il disparait, je dirais de mémoire : un peu trop appuyée et aguicheuse, cette présentation.

Le texte en lui-même :
Dommage que les éléments précédents amènent le lecteur à compter les syllabes et tomber sur des comptes qui ne lui causent pas.

Par contre, ou grâce à -ce qui précède :
Le texte est habilement construit entre ce "vous" et ce "tu".
Il est assez sobre pour ne pas heurter et faire soupçonner une forme d'exhibitionnisme pas très élégante.

Et comme il est infiniment plus facile de trouver ce qui ne pas pas que les points positifs, je ne sais plus comment poursuivre ce commentaire.

Mais, bienvenue, je vous relirai avec curiosité aussi bien dans vos poèmes que vos commentaires aux autres textes.
Cordialement,
Éclaircie

   Damy   
12/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime le traitement érotique du texte où le syndrome ne semble pas personnifié. L'amour avec la "maladie". c'est du moins comme cela que je l'ai ressenti, même si cela peut paraître curieux. Et même si l'agresseur est réel, c'est bien de Stocholm que l’otage est avant tout amoureuse.

J'ai vraiment été séduit.
Merci.
Damy

http://www.musictory.fr/musique/Julie+Zenatti/Sweden+Syndrome

   Robot   
13/8/2017
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Je ne sais pas si j'interprète bien le sens de ce poème mais j'ai l'impression d'une déclaration d'amour à une capitale au travers de ce qu'elle a de plus ambiguë, ce syndrome portant son nom, cette souffrance qui lie l'opprimé à son oppresseur.

Et je ne suis pas convaincu par la démarche. Car ici, cela va bien au delà et tient plus du masochisme amoureux, ce plaisir de la douleur dont je doute qu'il se manifeste dans ce rapport de dominant dominé.

La flèche montante pour la qualité de l'écriture.


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