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Poésie contemporaine
oiselle : L'arbre à paon
 Publié le 12/09/20  -  12 commentaires  -  1293 caractères  -  149 lectures    Autres textes du même auteur

Un conte à l'eau de pluie...


L'arbre à paon



Un jeune paon curieux, avide de surprises,
S’ennuyait tout le jour dans la cour de la ferme.
De son père il tenait ses couleurs exquises
Mais ne s’en vantait pas, et disait en ces termes :

« Oui je vous fais la roue, et puis, la belle affaire !
Je ne peux pas partir plus loin que le verger...
Que ne suis-je un héron au milieu de ses frères
Qui changent d’horizon au gré du temps qu’il fait ! »

Le soleil dans le dos il parcourt le domaine
Son ombre le précède en parfait éventail
De jardins en prairies son errance le mène
L’œil lassé, quand soudain, aperçoit un détail.

Au milieu du verger, un pommier rouge et vert
Déployant sa ramure lui semble familier.
Il approche, intrigué, et enfin tout s’éclaire !
Deux mêmes silhouettes, on pourrait les marier !

« Tu vois loin de là-haut, sans bouger tu voyages
Les étoiles t’invitent à danser dans la ronde
Laisse-moi te rejoindre et fais de mon plumage
La plus belle des roues d’où je verrai le monde ! »

Depuis lors, au printemps, quand l’arbre se réveille
Il lui pousse des plumes de fort belle allure
Le vent joue de la harpe en rayons de soleil
En souvenir du paon qui cherchait l’aventure.


 
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   Donaldo75   
5/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le genre de la fable n’est pas très courant sur Oniris et les derniers textes envoyés m’ont ravi je l’avoue. Alors, quand je lis celui-ci, je me dis que c’est une bonne période, que les auteurs sont en forme et que nous lecteurs sommes gâtés. J’aime beaucoup cette poésie fine et subtilement composée ont les vers se lisent avec plaisir et m’emmènent dans une réflexion sans compliquer ma lecture. Le dernier quatrain est particulièrement réussi et il symbolise parfaitement la tonalité de la fable. C’est vraiment un bon moment de lecture.

Bravo !

Merci pour le partage.

   Corto   
12/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Oiselle,
Là c'est clair, vous avez choisi de nous épater !

Votre paon si joli mais qui s'ennuie est vivant devant nos yeux.
Sa recherche d'une autre vie qui l'amène à rencontrer le "pommier rouge et vert" est parfaitement orchestrée et l'on se dit 'mais oui bien sûr' devant le vers
"Deux mêmes silhouettes, on pourrait les marier !".

La structure du poème est très bien conçue avec les trois premières strophes tournées vers le présent déçu en quête d'autre chose, puis les trois suivantes tournées vers le présent épanoui prolongé par le futur sublimé.

J'ai beaucoup aimé aussi ces deux strophes d'expression directe insérées au milieu de chaque partie, renforçant la vision du paon en personnage pensant ou en tout cas exprimant ses pulsions et ses envies.

Grand bravo pour cette fable ravissante et son très beau titre.

   Arsinor   
12/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Impeccable rythme et histoire intéressante, une fable faisant même allusion aux hérons. La deuxième réplique de la cinquième strophe n'est pas attribuée à un locuteur, c'est dommage. La compensation offerte par le destin au paon pour le consoler de ne pas avoir d'aventures n'est pas si claire. Enfin, le titre "Le paon et le pommier" eût été préférable.

   papipoete   
12/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour oiselle
je suis beau, je fais de ma parure une merveille...mais à quoi cela me sert-il ? je ne vois personne et de ma cour ne puis m'éloigner, partir à l'aventure ! Voyant ce pommier cousu de rouge et vert, il s'en fit un ami ; perché dans ses branches, il pourrait enfin s'envoler...
NB pourquoi être beau et resplendir, si personne ne vous regarde ? nul ne vous complimente ? Et n'avoir de compagnon à qui parler, et regarder dans la même direction...
Le mariage de la faune et de la flore, ici ne semble pas saugrenu, tant il est vrai que les deux héros, d'un même ramage flamboient !
la seconde strophe, où le paon préfèrerait être terne de plumage, mais au milieu de frères hérons, est attendrissante.
le 3e vers mesure 11 pieds
par moment, je vois plus d'assonances que de rimes ( ce qui peut justifier la forme contemporaine )
mais un poème très agréable !

   Vincente   
12/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai été charmé par toutes les invitations qui se succèdent, se bonifient, se conjuguent, parviennent au sommet – cette rencontre "mariante" et marrante de l'arbre et de l'oiseau – et même par cette fin qui ne tarit pas ce "conte à l'eau de pluie", bénéfique à l'arbre révélé oiseau et à l'oiseau redestiné en décor réimplanté, au contraire elle les envole et les libère.

L'écriture, elle, coule de source et fluidifie à dessein le propos, le conte s'accomplit et emporte le poème dans un ailleurs plein de richesses insoupçonnées, j'aime particulièrement dans cette fin, ce vers très inspiré.

"Le vent joue de la harpe en rayons de soleil"

   Lulu   
12/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Oiselle,

J'ai d'abord eu le sentiment qu'il s'agissait d'une fable en raison du ton, peut-être, que j'ai eu dans ma première lecture, mais dans un second temps et très vite, en relisant les mots que vous avez mis en exergue, j'ai parcouru ce poème autrement avec cette tonalité douce qui le parcourt.

J'ai beaucoup aimé ces mots mis en exergue, qui nous emporte, en plus du conte, de l'eau de pluie, à un chant ensoleillé (avant-dernier vers). Que le fil de ce poème relie ainsi des éléments de la nature m'a enchantée. Je trouve que cette façon de conter est à la fois poétique et intéressante.

Les images sont belles, et le conte beau en soi également. J'ai trouvé le titre très pertinent en regard de l'image qui nous est donnée à voir, à lire, finalement.

Lors de ma première lecture, j'avais eu du mal à saisir l'avant-dernière strophe. Il m'a fallu y prêter plus d'attention pour poursuivre ma lecture avec ce fil conducteur qui m'avait menée jusqu'à elle. C'est sans doute que cette partie est plus subtile que les premières strophes... ? En tout cas, c'est mon ressenti.

   Bellini   
12/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J’ai été surpris par la conclusion :

Le vent joue de la harpe en rayons de soleil
En souvenir du paon qui cherchait l’aventure.


venant après les deux derniers vers du quatrain précédent :

Laisse-moi te rejoindre et fais de mon plumage
La plus belle des roues d’où je verrai le monde !


Je m’attendais plutôt à la poursuite de cette métaphore d’une roue de manège d’où le paon pouvait désormais voir le monde chaque printemps.
Mais bon, l’ensemble est plaisant, la relation paon/pomme girl lance bien le bâton jusqu’aux étoiles. Ça nous change des animaux roublards que sont les hommes. Ici pas de vice, donc pas de morale. Ça me va aussi.
Bellini

   Robot   
12/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une fable tout à fait originale avec des allures de conte.
L'histoire se déroule sans accroc. Le second quatrain nous plonge dans l'état d'esprit de l'oiseau et dans ses regrets.
La comparaison entre les couleurs du pommier et celles du paon est une idée bien trouvée pour soutenir le final de la fable dont j'ai beaucoup apprécie le dernier quatrain, sans préjudice pour les autres bien sûr.

   Cristale   
13/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Beaucoup, beaucoup apprécié ce conte à travers le verbe romantique et désabusé du paon.

Depuis, en récitant ce quatrain final absolument enchanteur, je regarde les arbres différemment ..

"Depuis lors, au printemps, quand l’arbre se réveille
Il lui pousse des plumes de fort belle allure
Le vent joue de la harpe en rayons de soleil
En souvenir du paon qui cherchait l’aventure."

Merci oiselle pour ces instants de rêve.
Cristale

   pieralun   
14/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Une fable... pourquoi pas.
J’ai beaucoup aimé le second quatrain qui révèle une réflexion «paonique » fort poétique.
Ce sont des alexandrins, et si l’on prend le parti d’une écriture classique, pourquoi ne pas aller au bout de la prosodie ?
Attention également au vers de 11 pieds ( vers 3)qui rompt franchement le rythme.

   Lariviere   
14/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Il y a un petit coté réel merveilleux dans cette fable tellement fabuliste qu'elle flirte avec la structure du conte, ceci pour me ravir également...

J'ai bien aimé l'histoire de ce petit paon qui découvre la vie d'une façon assez vierge. J'aime bien l'idée du pommier déployant sa ramure et le parallèle avec le paon et sa plus belle roue pour contempler le monde.

Sur l'écriture, je la trouve parfaite sur ce texte, le fond est réaliste mais débouche pourtant sur de la féerie... j'aime beaucoup cet aspect.

"Le soleil dans le dos il parcourt le domaine
Son ombre le précède en parfait éventail
De jardins en prairies son errance le mène
L’œil lassé, quand soudain, aperçoit un détail."


Le quatrain de fin clôt superbement ce poème, en faisant ressortir judicieusement la fantaisie du conte, pour petits et grands, pour amateurs de plume et de roue de paon.

Merci pour cette belle lecture et bonne continuation

   Myo   
14/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une belle poésie qui se lit sans heurt. Des rimes quelquefois approximatives mais qui ne perturbent pas l'équilibre musical.

Une histoire bien tournée et sans morale qui voit un arbre ouvrir ses ailes et oublier ses racines profondes le temps de faire la roue.

Il me manque pourtant, un véritable sens à tout cela.

Merci du partage.
Myo


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