Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
Ombhre : Partage du soir
 Publié le 26/12/20  -  14 commentaires  -  485 caractères  -  189 lectures    Autres textes du même auteur

Images saisies au détour d'une balade.


Partage du soir



Le cri des oies sauvages
Dans le ciel fondant
De nuages errants
Où les bleus se délavent

Le soleil s’est noyé
Derrière le rempart
Des dunes alanguies
Où les ombres s’ébattent

Taches sombres un troupeau
Parsème la prairie
De nuit
Nomade

Démarche lente
Odeur verte
D'herbe

Et toi à mes côtés
Pour écouter le vent
Chantonner nos instants.

Ils se rêvent sans fin.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Luz   
15/12/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Très belle ballade.
On dirait des haïkus transcrivant des moments de la promenade.
J'aime particulièrement "L'odeur verte de l'herbe" et les 4 derniers vers.
Merci.

Luz

   Anonyme   
15/12/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Une jolie petite balade en amoureux dans la nature où l'exergue " images saisies" sur l'instant tient ses promesses:
Les oies, le ciel, les nuages, le soleil, les ombres, les dunes, le vent, la nuit et le troupeau dans la prairie...des images toutes simples mais belles.
Et sans oublier les cris des oies, le vent qu'ils écoutent, et l'odeur de l'herbe verte.
Tout y est pour plonger la lectrice que je suis dans le rêve .

SYMPA EN EL.

   Donaldo75   
16/12/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Rien à dire d'autre que bravo ! Ce poème a de l'impact, alors qu'il est en forme libre et composé de peu de vers. Comme le dit l'exergue, ces images sont saisies; la force de ce poème, c'est de faire plus que les happer, c'est d'avoir réussi à les magnifier en quelques mots, d'avoir transcendé la lecture par du visuel de très grande qualité et pourtant en apparence si simple. La musicalité de ce poème est également une autre force. Il est tonal, un peu rythmique, mélodique, harmonique. Et enfin, son universalité ne fait pas de doute pour moi. En un mot comme en cent, bravo bravissimo même, cela faisait longtemps que je n'avais exprimé ma passion pour un tel texte d'une poésie rare. Je le relis et plus je le relis, plus je me délecte de ces vers, de ces images, de cette tonalité.

   hersen   
16/12/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il y a une simplicité très touchante dans ce partage du soir.
Finalement rien d'extraordinaire, pourrait-on dire.
Sauf qu'n coucher de soleil, de l'herbe verte et des oies sauvages, il faudrait que l'on continue à y être sensible, qu'on en ait le temps...

Ce poème est une très belle halte.

Sur la forme, je regrette un peu les vers trop sagement agencés des deux premières strophes. Il me semble qu'on aurait pu mieux "voir" les oies sauvages et les remparts. La suite du poème offre plus le rythme d'une promenade douce, irrégulière, où l'on prend le temps de voir ce qui nous entoure, et l'autre...

   socque   
26/12/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'apprécie la légèreté et la douceur de ce poème, que, je pense, j'aurais encore mieux perçues sans la majuscule initiale systématique des vers (d'autant qu'ils sont courts). J'ai aimé le ciel fondant et les bleus qui se délavent, pour moi ces associations simples de mots se révèlent très visuelles. Je regrette en revanche que vous ayez décidé de faire rimer les deuxième et troisième vers, et qu'en plus la rime se fasse entre deux adjectifs (fondant/errants) : cela, à mon avis, alourdit le poème parce que je vois trop la recherche d'effet et, intervenant au début, fait brièvement trébucher ma lecture. Il m'en faut peu, j'en conviens ! C'est l'écueil des vers libres, chaque nuance compte.

Le deuxième quatrain m'apparaît un poil banal, j'aime beaucoup la suite et la fin du poème (à part le dernier tercet avec sa rime, encore en "an", et la satanée majuscule initiale systématique). Le dernier vers clôt impeccable à mon sens.

   Davide   
26/12/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Ombhre,

Images saisies par un œil poète et pénétrant, sensible à ce qui l'entoure, ce "partage du soir" est, ma foi, bien généreux : au-delà d'un partage de soi (car le poème est à lui seul un bien beau partage, n'est-ce pas ? :)), j'y ai ressenti un touchant partage avec la nature, avec l'être aimé ("et toi à mes côtés") et, enfin, avec le lecteur que je suis...

Les évocations sont fraîches et aérées comme une fin du jour, des instants qui "se rêvent sans fin", que l'on s'invente et se réinvente à l'infini.

J'y ai bien aimé le défocus progressif, habile et joliment layé : le lointain des "oies sauvages" et des "nuages errants", l'horizon des "dunes alanguies", les "taches sombres" d'un troupeau" dans la prairie, enfin la "démarche lente" des deux protagonistes qui "chantonnent [leurs] instants". C'est très visuel, comme effet, très filmique même.

Sur l'ensemble, j'ai trouvé la première strophe moins impactante que les autres, sans doute sa syntaxe y est-elle pour quelque chose ; dommage car le verbe "fondre", aux multiples sens, est superbe : il peut évoquer la fonte des nuages, la disparition du jour ou la ruée des oies sauvages (dans ce dernier cas, on parle d'oiseaux qui "fondent" sur leur proie, par exemple !).

Mon passage préféré demeure le suivant, avec en particulier l'image superbe de la "nuit nomade" (mais les dernières strophes n'ont rien à lui envier !) :

"Taches sombres un troupeau
Parsème la prairie
De nuit
Nomade"

Bref, un poème qui m'aura séduit. J'hésite entre "bien" et "bien +", mais je pense que je ne grossirai pas mon plaisir en optant pour le deuxième ! ;)

   Corto   
26/12/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L'auteur nous emmène dans son ressenti. Celui-ci est riche de sensibilité, d'observation, d'attention à ce qu'il voit et à ce qu'il vit en lui-même.

La communication s'établit dans une relation forte entre l'extérieur et l'intérieur. Chaque perception nourrit une émotion que l'on devine à la fois fugace et durable.

Dès la première strophe les expressions sont justes et délicates.
La démarche part du lointain et du "ciel" pour finalement aboutir à la tendresse
"Et toi à mes côtés
Pour écouter le vent
Chantonner nos instants."


Bravo pour ces moments privilégiés de grâce et de beauté.

   papipoete   
26/12/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Ombhre
Un texte à plusieurs rythmes ; ça défile dans le ciel, ça marque une pose à la rencontre de cette dune et puis les ombres au sol posent la plume.
NB un poème à lire en marquant des silences, tels haïkus quand la voix prend tout son temps entre chaque ligne.
C'est " zenatique " et l'on étend notre regard, jusqu'au bout de notre bras qui circonvole...
la seconde strophe ma préférée, fait un peu d'ombrage aux autres...

   Ombhre   
26/12/2020

   ANIMAL   
26/12/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Des scènes de vie posées comme de petites gouttes de rosées racontent le spectacle de la nature. Et pour les contempler, ceux qui s'aiment sont là, côte à côte, rêvant le monde.

Voilà un poème très sensuel, servi par des mots comme "fondant", "alanguies", "s'ébattent", des sons et des odeurs, des présences discrètes.

Un texte romantique dans sa simplicité.

   Hananke   
26/12/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir

Une bien jolie suite de petits tableaux réunis pour un poème.

Souvent, ce style télégraphique me désoriente un peu dans la forme
libre et ce texte n'échappe pas à cette sensation.

Reste que ce poème se déguste comme dans une galerie
d'oeuvres picturales.

   Myo   
26/12/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un moment touchant de sérénité où l'homme se sent vivre en harmonie avec la nature qui l'entoure et celle qui l'accompagne.
Une lente et belle respiration ... qui ressource.

Merci du partage.

   Yannblev   
27/12/2020
Bonjour Ombhre,

Saisir l’environnement à l’instant T par tous les sens pour en partager les couleurs et les sons en quelques mots simples mais indiscutables, y insérer paisiblement sa dramatique personnelle pour que le lecteur la ressente intimement… Une telle évocation n’a pas besoin de compter ses pieds sur ses doigts pour être poésie. Elle est « poésie » immédiatement… La qualifier de « libre » est superfétatoire.

Merci donc pour cet instant là.

   Lulu   
29/12/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Ombhre,

Un très beau texte en ces vers que j'ai trouvé très simple et visuel. J'ai surtout aimé cette façon, justement, de rendre simplement, sans artifice, des instants qui à partir de presque rien donnent à voir de vraies images et des sentiments.

Ce poème invite à la balade, à sortir quelle que soit la saison.

J'ai bien aimé l'expression "ciel fondant", de même que ces images où "les ombres s'ébattent".

J'ai d'abord trouvé étrange ce vers : "Taches sombres un troupeau". Je n'aurais pas le retour à la ligne après "troupeau", mais l'image est plus forte, finalement, que le vers sur lequel j'ai buté dans un premier temps.

On imagine les oies sauvage, ce ciel tombant, le paysage dans son ensemble décrit et la promenade. De beaux instants en lecture aussi !

Bonne continuation, et au plaisir de vous relire.


Oniris Copyright © 2007-2020