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Poésie contemporaine
painful : Amant jaloux
 Publié le 09/07/20  -  6 commentaires  -  1455 caractères  -  127 lectures    Autres textes du même auteur

J'ai composé cette poésie sous le coup d'une relecture des œuvres de Baudelaire.


Amant jaloux



Laisse-moi un instant me griser à tes pas.
Rencontrer par ce biais le talent de ta muse.
Puissé-je l’attacher, sans la forcer, par ruse
Et la faire accoucher de mots que je n’ai pas ?

Le génie délirant de ton front tourmenté,
Apeure mon envie d’écrire quelques vers,
Mais tes démons bruyants, avides et pervers
Sarabandent ma nuit et viennent la hanter.

Je veux de ton cœur noir explorer les blessures
Et dans ses suintements forgés par les remords
Cueillir les soupirs fous qui annoncent la mort
Ou les vains désespoirs d’une âme à la torture.

Dans les caveaux, tu cherches les ombres rampantes,
Les chairs putréfiées aux sordides odeurs
Que tes mots en scalpel exposent sans pudeur
Faisant saigner sans fin nos mémoires errantes.

Tu vas chercher si loin ce qui tend ton cœur las !
Volutes enivrantes, chanvre incandescent,
Suaires déchirés encore tachés de sang
Que nous restons tremblants devant cet au-delà.

À te suivre hésitant je perds souvent ta trace
Mes pas quotidiens peu propices aux émois
Freinent les délires qui me portent vers toi
Aussi pour mieux guider ma recherche tenace

Je veux graver tes vers et m’en faire un bijou,
L’épingler à mes flancs comme une flamboyance,
Espérant m’imprégner de tes folles voyances,
Veiller sur tes rêves comme un amant jaloux.


 
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   Lebarde   
18/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien
À lecture, ce poème est fluide sur un thème sombre aux accents "baudelairiens" comme l'indique l'exergue, mais aux accents seulement.
On pourrait se laisser séduire même si certaines images déroutent un peu.
Par contre au regard de la forme, on peut s’étonner des nombreuses et grossières erreurs de prosodie qui éloignent le poème de la catégorie classique.

J'ai noté:
- des rimes fautives: tourmenté/hanter, blessures/torture, remords/mort, odeurs/pudeur, las/au-delà, etc....
- des vers bancales ( 10,14,19..)
- quelques césures approximatives,
- des fautes d'orthographe et d'accords de verbe qui pourront être corrigées avant édition ( m'on envie, sarabande(ent?)...)

qui sont dommageables et se doivent être pris en compte dans l'appréciation globale.
Désolé vraiment, il y avait pourtant de belles choses.

En EL

Lebarde

   Myo   
23/6/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Classique

L'alternance des genres n'est pas respectée pour les rimes et le nombre non plus ( blessures / torture - remords/mort - odeurs/pudeur ....)

3e vers " Puisse-je ..." ne me semble pas correct sans le "que"
1er vers 4e quatrain, 2e vers 5e quatrain, l'hémistiche n'est pas respectée

3e vers 5e quatrain ; 13 pieds...

Un fond grave, noir, tourmenté ... dont je ne comprends pas toute la teneur.
Je n'arrive pas a ressentir l'émotion voulue, désolée.

En EL Myo

   Harvester   
25/6/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,

L'exercice est méritoire mais ça reste un exercice !
L'auteur/trice ne sera pas étonné·e que l"on puisse se montrer un peu perplexe après cette lecture.
Je salue l'effort qui a consisté à harmoniser du "Baudelaire" et à s'en imprégner pour nourrir son inspiration mais comme je l'ai lu ailleurs, l'innutrition demande du temps pour que les nutriments soient métabolisés dans notre propre écriture et ici le temps de maturation ne me semble pas atteint, mais prometteur cependant.

Merci de ce partage

Commenté en E.L

   socque   
25/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Pour moi, l'ambiance est là, avec le cœur noir, les chairs putréfiées, les sordides odeurs : je retrouve le fumet des enfers baudelairiens traversés çà et là par de brillants soleils tel le "bijou" du dernier quatrain, selon moi le plus réussi.

Cela dit, d'un point de vue rythmique, je crois repérer des vers dont la scansion est malaisée pour cause de syllabe accentuée à l'hémistiche alors qu'oralement elle est muette, ou d'hémistiche au milieu d'un mot :
Dans les caveaux tu cher/ches les ombres rampantes
Volutes enivran/tes, chanvre incandescent
Suaires déchirés encore tachés de sang (treize syllabes)
Freinent les déliRES qui me portent vers toi
Veiller sur tes rêVES comme un amant jaloux

Je pense donc que vous pourriez reprendre avec profit ce poème prometteur pour en rendre la rythmique mieux en accord avec les contraintes de forme que vous avez voulu lui appliquer, à savoir celles de la poésie classique.

   papipoete   
9/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour painful
Oh maître des vers noirs, aux accents de mort, comme écrits sur un autel de catacombe ; je voudrais emprunter ta muse, pour voir si elle me guiderait au plus profond de ton coeur ?
Mais l'audace me manque de marcher dans tes pas, la peur sans doute du sang ?
Alors, pour ne pas oublier de penser à toi, j'épinglerai à ma peau tel Ugolin pour Manon, un médaillon de tes plus beaux vers gravés...
NB l'auteur fantasme devant Baudelaire, et voudrait pour son poème s'en inspirer ; l'écriture est belle, ne tremble pas et je pense que le poète " au chanvre incandescent " rosirait face à cet amant jaloux !
Techniquement, vous écrivez tantôt en synérèse ( biais )
tantôt en diérèse ( pu/tré/fi/ées )... ce qui n'est point autorisé en néo-classique ( soit l'un ou bien soit l'autre )
au 19e vers, celui-ci mesure 13 pieds
Dans l'ultime strophe, ( flancs...flamboyance ) font un vilain écho
la première strophe a ma préférence.

   Angieblue   
9/7/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Le thème de l'amour souffrance est très bien exploité avec l'être aimé érigé en déesse cruelle, sublime et diabolique.
Le côté morbide de cette passion est également bien traité à la manière de Baudelaire mais sans tomber dans la pâle imitation.

Peu importe si les règles de la prosodie classique ne sont pas totalement respectées puisque le poème n'est pas présenté comme appartenant à la catégorie purement classique. L'essentiel est que ça sonne et que l'on soit happé par l'ambiance et la musicalité des vers. Et, en effet, c'est très réussi avec un beau travail sur les allitérations tout au long du texte.

Bravo, vous m'avez séduite. C'est du très bon niveau.
Et mention spéciale pour les strophes 3, 4 et bien sûr la dernière.


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