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Poésie libre
Papillon26 : L'absent
 Publié le 27/03/18  -  10 commentaires  -  1256 caractères  -  177 lectures    Autres textes du même auteur

Celui que j'aimais et retrouvais chaque année lors de mes vacances a quitté le village sans que je le sache...


L'absent



Il va me falloir apprivoiser ton absence.
Aujourd’hui le village s’est éteint un peu plus,
Le silence est devenu plus profond.
Ta voix que je n’entends plus, que je n’entendrai plus, me manque.
Les oiseaux chantent,
Seuls me parviennent leurs trilles.
Encore un peu de vide, un peu plus de vide.

Les larmes coulent sur mes joues.

Hier le soleil brillait, j’avais froid.
Froid de ton absence. Froid de ta voix absente.
Toi, ta voix partis. Là où je n’irai pas.
Mon rêve s’en est allé. Loin. Si loin. Pourtant si près.

Le temps m’a-t-il effacée ?

Les larmes coulent.
Ma gorge se serre sur les mots avortés, ceux non prononcés.
Les mots chauds, furtifs glissés au creux de ma main, je les emporterai,
Pour ne pas oublier, pour ne pas t’oublier,
Loin de tout ce qui nous sépare,
Qu’enfin nous soyons réunis.

Les larmes coulent,
Pluie sanglante sur mon cœur dévasté.
Au fond de moi j’ignorais, je savais.
Rien n’avait changé, rien n’était à sa place.
Le silence m’a fait un creux au fond du cœur,
Le pourquoi j’ignorais,
Ce matin je sais. Tout est changé.

Le temps m’a-t-il effacée ?


 
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   Annick   
27/3/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
On sent le vécu. L'émotion du narrateur est présente mais elle n'est pas parvenue jusqu'à moi. Je ne suis pas touchée.
Les images sont banales. Le chagrin l'est aussi.
Les répétitions voulues n'apportent rien.

"Les mots chauds furtifs, glissés au creux de ma main, je les emporterai."
C'est la seule phrase pour moi qui est originale et poétique.

Le narrateur aurait dû prendre une certaine distance avec sa propre peine pour pouvoir en restituer toute l'émotion au lecteur.

A vous relire.

   Damy   
27/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Le temps m’a-t-il effacée ?"
Le temps a effacé une voix partie "Loin. Si loin. Pourtant si près."
Dans ce profond chagrin on l'entendrait presque.
Mais la voix de qui ? Vous laissez, Papillon26, la libre imagination au lecteur qui peut choisir entre un(e) amant(e), un parent, un(e) ami(e), un proche. Je sais pour ma part les voix qui me manquent dans ce village où je ne me rends même plus.
Votre style, simple et sincère, a su me toucher dans mes chagrins intimes.
Merci

   papipoete   
27/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Papillon
on ne se parlait pas tant que cela, mais tes mots rompaient le silence de la maison, où nous n'étions plus que tous les deux . Et tu partis là d'où l'on ne revient pas, et plus aucun murmure même susurré ne vient illuminer mon visage ; le temps m'a-t-il effacée ?
NB l'auteure trouve les mots à écrire, ceux qu'elle aurait voulu dire à celui, dont l'absence est un glas qui sonne en silence, et martèle ses coups contre son coeur si gros !
de belles tournures " le silence m'a fait un creux au fond du coeur " .
le 11e vers " là où je n'irai pas " est en contradiction avec le 19e " qu'enfin nous soyons réunis "

   Robot   
27/3/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Votre poème est porteur d'une certaine émotion. On ressent la sincérité du propos. Par contre, la rédaction, la formulation plutôt, tend à amoindrir l'impact de vos vers. Les surcharges, l'explicatif l'emportent trop sur le sensitif.

Par exemple, les oiseaux chantent, seuls me parviennent leurs trilles. C'est une évidence que si les oiseaux chantent les trilles vous parviennent. Pourquoi cette redondance. "Seuls me parviennent les trilles des oiseaux"

"j’avais froid.
Froid de ton absence. Froid de ta voix absente." L'effet d'insistance de froid répété 3 fois tend à diminuer l'impact plutôt que de l'affermir. Surtout avec la répétition au même vers d'absence/absente.

"Ma gorge se serre sur les mots avortés," Pourquoi ajouter qu'ils n'ont pas été prononcés. Là encore, l'impact émotionnel de la première partie du vers est immédiatement absorbé par la suite. Le lecteur n'a pas le temps de s'emparer de l'émotion avant qu'on lui en propose une autre moins efficace. Dites vous que le lecteur, capable de comprendre, n'a pas besoin qu'on lui mette les points sur les i.

Pourtant il y a de bons passages dans votre poème.

"Hier le soleil brillait, j’avais froid." Cette opposition paradoxale a de la force à elle seule.

"Ma gorge se serre sur les mots avortés,
Les mots chauds, furtifs glissés au creux de ma main, je les emporterai,
Pour ne pas oublier"
Beau passage.

   PIZZICATO   
27/3/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je n'ai pas trouvé de grande originalité dans l'expression de cette " absence ".
" Les larmes coulent "
" Hier le soleil brillait "
" Le silence est devenu plus profond "

Un passage quand même que j'ai trouvé intéressant :
" Ma gorge se serre sur les mots avortés, ceux non prononcés.
Les mots chauds, furtifs glissés au creux de ma main, je les emporterai "

" Les oiseaux chantent,
Seuls me parviennent leurs trilles " puisqu'ils chantent que peut-il parvenir d'autre ?

Dans l'ensemble, ce texte n'est pas parvenu à susciter mon intérêt.

A vous lire une prochaine fois.

   Jmeri   
27/3/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour.
"Il va me falloir apprivoiser ton absence" Le poème commence vraiment bien .
Mais ensuite on tombe dans la mélancolie de la disparition de l'être aimé... et les larmes qui coulent....
thème archi rabaché où il est difficile de trouver quelque chose d'original
Puisque vous parlez du village, vous auriez pu raconter comment le village regrette cette disparition, cela aurait été plus original
faire parler la place du village, l'église, la maison les endroits qu'il fréquentait.... par ex

   Marite   
27/3/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Mots murmurés en confidence ... ce texte m'apparaît davantage comme une prose découpée en vers que comme un poème. La forme présentée dilue et atténue l'émotion qui devrait atteindre le lecteur.
Il me semble que présenté sous une forme différente l'impact aurait plus fort comme par exemple :
.....Apprivoiser l'absence
.....Le village s'éteint
.....Chaque jour un peu plus
..... etc
En fait il me prend l'envie de réviser complètement la forme de ces vers libres, en limitant l'expression aux mots les plus importants, afin qu'ils soient porteurs des émotions que je souhaite partager.

   jfmoods   
7/5/2018
J'aurais mis une virgule après "voix", au vers 11 et une autre après "furtifs", au vers 16.

Par sa construction, le vers 4 résume l'enjeu délétère du poème. La gradation centrale, qui bâche la perspective ("que je n’entends plus, que je n’entendrai plus"), met en relief l'arrachement affectif (mise à distance des pronoms personnels en entame et clôture de phrase : "Ta voix [...] me manque").

C'est bien l'ouïe qui prend en charge cet univers intime bouleversé ("silence" × 2, "ta voix" × 2, "ta voix absente"), ramenant à la mémoire de la locutrice, comme une infinie nostalgie, l'enchantement de l'avant ("Les oiseaux chantent, / Seuls me parviennent leurs trilles.").

Les marqueurs temporels ("Aujourd’hui", "Hier", "Ce matin") matérialisent l'achoppement, l'absorption lente et douloureuse d'un deuil.

Un grand nombre de procédés entérinent le traumatisme de la perte (comparatifs : "s'est éteint un peu plus", "est devenu plus profond", gradation : "un peu de vide, un peu plus de vide", allégories : "Mon rêve s’en est allé", "Le silence m’a fait un creux au fond du cœur", gradation : "mots avortés [...] non prononcés", métaphore : "Pluie sanglante", métonymie : "mon cœur dévasté", paradoxes : "Le soleil brillait, j’avais froid.", "Si loin. Pourtant si près.", "j’ignorais, je savais.", "Rien n’avait changé, rien n’était à sa place.", parallélisme : "j’ignorais" / "je sais", hyperbole : " Tout est changé", anaphores : "Les larmes coulent sur mes joues", "Les larmes coulent." × 2, "Le temps m’a-t-il effacée ?" × 2).

Il va s'agir, à présent, de se blottir dans le cocon du souvenir (animalisation : "apprivoiser ton absence", image du trésor : "Les mots chauds [...] je les emporterai", gradation : "Pour ne pas oublier, pour ne pas t’oublier").

Merci pour ce partage !

   Gabrielle   
17/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La souffrance due à l'absence de l'être aimé domine ce texte.
C'est là tout le talent de l'auteure que de savoir faire ressentir ses émotions.

La souffrance est telle qu'il existe un questionnement :
"Le temps m’a-t-il effacée ?"(4e strophe).

La chute du poème est comme un rappel de la présence de la souffrance omniprésente dans tout le poème, ce qui accentue l'effet rendu.

Merci pour ce partage.

Bien à vous.


G .Michel

   Provencao   
7/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"
Hier le soleil brillait, j’avais froid.
Froid de ton absence. Froid de ta voix absente.
Toi, ta voix partis. Là où je n’irai pas.
Mon rêve s’en est allé. Loin. Si loin. Pourtant si près."

J'aime beaucoup ce passage si délicat, si sensible où vous nous invitez à cet Adieu...et vous etes là. ..seule, seule à porter cette absence. Difficile de porter, sans s'approprier....et c'est cela que j'ai apprécié dans votre poésie.

Beau silence, belles larmes d’amis qui rassemblent.....


Au plaisir de vous lire
Cordialement


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