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Chansons et Slams
papipoete : Hauterives
 Publié le 14/10/19  -  21 commentaires  -  1568 caractères  -  293 lectures    Autres textes du même auteur

Ferdinand Cheval était facteur... il distribua bien du courrier, dont de belles cartes postales venues de pays lointains, qui lui inspirèrent d'étranges idées... il vécut fort vieux avec des fortunes diverses, mais endura de si tristes drames.


Hauterives



https://ahp.li/88574076eeea3d81e3f8.mp3
Musique et chant : PIZZICATO-Yves Alba


Je suis le facteur du village
Qui marche par monts et par vaux ;
Le cœur ce jour ceint d’un voilage,
On porte ma mie au tombeau.

Passe le temps, courent les lettres,
Je chemine sans dire un mot,
À part un OUI devant le prêtre
Pour Claire la veuve Richaud.

Je bute un caillou sur la sente
Chute, roule, vide mon sac ;
Tous mes plis au bas de la pente,
Chaussures et casquette en vrac !

Je rêvais avant ma culbute,
Vrai fou, d’ériger ce palais
Idéal, seul, de haute lutte
Et songeais bientôt « il me plaît ! »

Claire m’a donné une fille ;
Je l’adore mais n’ose pas,
Ne peux parler, ma voix se vrille !
L’aimes-tu quand même Papa ?

Il a poussé mon édifice
De sa cascade, au Temple Hindou,
En même temps que mon Alice
M’épiant de son regard si doux.

Mais la mort, horrible torture
Venant te prendre par la main
Me tue, mais point mon aventure
Qui verra bien des lendemains !

Au soleil, la nuit aux étoiles
Je construis, m’élève toujours...
Mais l’Ombre encor hisse grand-voile,
Ôte Claire à mon cœur si lourd !

Je vous rejoindrai mes si chères,
Contemplez du Ciel ma splendeur !
Accoudées à ce belvédère,
Sourirez-vous à ce facteur ?

01 03 2019


 
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   leni   
22/9/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Dieu que c'est beau Le texte a des tripes il me touche à coeur Je revois le palais idéal
Ca me rajeunit et j'en apprends sur le facteur Cheval Il est allé au bout
d'un rêve
Et la musique superbe vous reste dans l'oreille MERCI les artistes
Bravissimo
Dieu que c'est beau
PASS+

   bipol   
15/10/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
bonjour messieurs

je me joins à leni pour vous louanger

facteur cheval le poète rêveur

il mérite bien cet hommage

un texte qui lui va si bien un beau texte comme son palais

et quel beau tandem avec Yves qui comme d'habitudes a su lui trouver sa robe

bravo vraiment une belle chanson

   Lebarde   
14/10/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Papipoète

Par principe je n'écoute pas la musique et ne m'intéresse qu'au texte.
Je ne sais pas pourquoi, mon manque de culture et de compétence musicales sans doute!
Peut être que je perds quelque chose mais c'est comme çà, et dans le cas présent le texte est tellement beau!

Sur la forme ce joli octosyllabes n'a a priori rien à se reprocher et à défaut d'être chanté, est d'une lecture fluide bien agréable: j'ai beaucoup aimé.

Sur le fond, l'histoire de ce curieux, opiniâtre et attachant facteur Cheval qui toute sa vie a voulu transformer ses rêves les plus fous en réalités tellement minérales et improbables, est racontée d'une façon simple, presque naïve qui convient parfaitement au personnage.
Je pense qu'elle s'inspire assez fidèlement du film récent évoquant par le menu et avec beaucoup de sensibilité la vie hors norme de cet artiste inclassable.
Bravo pour ce poème criant la sincérité et l'émotion.

Lebarde enthousiaste

   Annick   
14/10/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ce point de vue interne, (je), nous plonge dans l'intimité de ce drôle de bonhomme ordinaire, qui a donné vie à son rêve de pierre extraordinaire.

J'ai aimé la fluidité de la narration. C'est bien écrit, c'est gentiment poétique dans le sens où la poésie ne s'invite pas, elle est naturellement présente.
Cette simplicité est touchante et correspond bien au personnage du facteur Cheval.

Les différentes strophes font référence à des mouvements descendants et ascendants. Trois mouvements descendants évoquent la mort de ses deux épouses successives et de sa fille.
Sans compter la chute sur la sente, qui, elle, est positive puisque le rêve, à partir de cet instant, va devenir réalité.

Les mouvements ascendants s'intercalent : c'est son rêve de pierre, opiniâtre, profondément ancré en lui et qui est de construire toujours plus haut, plus fou, plus grand ce palais idéal.

Le dernier vers nous montre ses chères disparues en position élevée, sur son belvédère, lieu de communion et de retrouvailles éternelles. Et d'espoir...

J'ai apprécié les métaphores du voilage, vers 3, et de nouveau de la grand-voile, vers 31, qui évoquent pudiquement la mort.

J'ai apprécié le sujet et son traitement, la musique si jolie qui trottine, comme le faisait le facteur Cheval, par monts et par vaux.

Bravo à vous deux !

J'ai dévoré cette part de rêve avec gourmandise...

   Hananke   
14/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Un bel ensemble que ce texte et sa jolie musique. Thème d'actualité
puisque je crois qu'un film vient de sortir sur le sujet.

Oh, il y a bien quelques bricoles par-ci, par-là comme ce je bute un caillou qui fait curieux, peut-être par l'absence de ponctuation
ou cette voix qui se vrille mais la diction et l'entrain de l'ami Yves
font bien passer tout cela.

   Davide   
14/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour papipoete,

J'ai eu la chance d'aller voir (admirer plutôt) ce palais il y a deux ou trois ans. Et si l'on ne peut séparer l'œuvre d'un artiste de sa vie, cette chanson réussit à marier l'une et l'autre d'une admirable façon. La peine a fait naître son petit temple et n'a eu de cesse de le fait grandir. Si cette œuvre survit à ses proches décédés, elle survivra aussi à sa propre mort : "Mais la mort, (...) Me tue, mais point mon aventure" et "Je vous rejoindrai mes si chères, / Contemplez du Ciel ma splendeur !"

Le tempérament rêveur et fantaisiste de cet homme se déploie dans les dernières strophes, entre le "soleil" et les "étoiles", à l'endroit où tous ses amours, avec lui, contemplent le palais.
Emouvant !

Dans les détails, j'ai buté sur "un caillou" : on dit "buter sur" ou "buter contre" dans cette acception. Sinon, la signification n'est pas la même ! Et puis, dans la narration, je n'ai pas compris cette question, puisque le narrateur est le facteur Cheval : "L’aimes-tu quand même Papa ?" Ou alors il manque un "-" (tiret), pour faire parler sa fille.

Enfin, je n'ai pas aimé ce passage :
"Mais la mort, horrible torture
Venant te prendre par la main
Me tue"
Le rapprochement "la mort (...) me tue" fait pléonasme, et adjonction "horrible torture"/"te prendre par la main" fait oxymore ! Un peu tortueux ! ;)

L'écrin musical a quelque chose de dramatique, mode mineur, dissonances par-ci, par-là, et ce rythme de marche rapide qui mime sa "marche par monts et par vaux".
Modulation à la 6e strophe qui accentue le tragique et conclusion en decrescendo figurant un éloignement, sur la pointe des pieds.
Un deuxième mariage heureux, celui du poème à sa musique.

Bon, comme souvent, je me suis dit que j'allais écrire deux ou trois phrases, et... ben voilà !

papipoete, PIZZICATO, vous nous offrez là un véritable bijou !
Merci ! Bravo à vous deux !

Davide

   sympa   
17/10/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Modéré: Commentaire trop peu argumenté.

Ma première modération ....

Bonjour à vous deux,

J'ai en premier lieu lu le texte joliment écrit par Papipoète.
Une lecture agréable , fluide , poétique .
Il en ressort une belle émotion avec la mise en musique et l'interprétation de Pizzicato.

Bravo , votre duo fonctionne parfaitement.

   Cristale   
16/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Modéré: commentaire trop peu argumenté.

Whaou ! Ma première modération depuis mon arrivée en 2012, fallait bien qu'un jour ça arrive et puis on m'en a avertie si gentiment :)
Promis, je reviendrai très vite pour développer un peu plus mes appréciations concernant cette magnifique publication.
À bientôt les artistes.

   Provencao   
15/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"
Au soleil, la nuit aux étoiles
Je construis, m’élève toujours...
Mais l’Ombre encor hisse grand-voile,
Ôte Claire à mon cœur si lourd !"

Quelle belle sensibilité, Belle réflexion en cet écrit et ce choix musical composés avec le coeur, l' histoire et l âme.

Beaucoup d'émotions, au source de ce facteur de village. Avec des accents très personnels, fortement enracinés dans ce cheminement, nourri d'expérience intérieure de cette histoire rocambolesque.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   STEPHANIE90   
15/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Papipoete,

Un bien bel hommage à ce facteur Cheval et son palais idéal. Ces vers sont un bijou porté par l'amour et la création au service de l'art. Vous sont-ils venu suite au film "l'incroyable histoire du facteur Cheval" ou on joué Jacques Gamblin et Lætitia Casta ?
J'ai particulièrement aimé cette strophe :
"Je bute un caillou sur la sente
Chute, roule, vide mon sac ;
Tous mes plis au bas de la pente,
Chaussures et casquette en vrac !"
Une simple histoire de vie, de cartes, de rêves et d'amour que vous nous partagez vous et Pizzicato de bien jolis façons.

Merci à vous deux !
Stéphanie

   Michel64   
16/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le facteur cheval était poète bien qu'utilisant la truelle plutôt que le stylo.

Vous en êtes un autre Papipoète et votre texte très bien mis en valeur par la musique restera pour le prouver.
La catégorie choisie permet de noyer, dans le phrasé de la chanson, les petites imperfections.

"Je vous rejoindrai mes si chères,
Contemplez du Ciel ma splendeur !
Accoudées à ce belvédère,
Sourirez-vous à ce facteur ?"

Merci à vous et PIZZICATO pour ce bon moment.

   Quidonc   
16/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Papipoete,

Un destin extraordinaire pour un homme ordinaire, mais finalement pas tant que ça, que vous m'avez fait découvrir de la plus belle des manière. Un texte magnifié par le chant et la musique.

Merci pour ce partage

   emilia   
16/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une très belle évocation de ce personnage si singulier qui a su laisser un nom dans l’histoire de l’art, après avoir pu concrétiser son rêve de « palais idéal » par amour pour sa fille Alice et cela, malgré les luttes à mener et les chagrins d’une vie simple mais difficile qui lui aura permis d’accomplir son œuvre unique et qui défie la mort encore aujourd’hui… ; merci à vous deux pour ce bel hommage mérité…

   Donaldo75   
18/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour papipoète,

Il y avait longtemps que je n’avais commenté un de tes poèmes ; je sais que tu aimes bien écrire des chansons aussi ai-je écouté celle-ci. Je passe la partie musicale et chantée parce que le style de Pizzicato m’est désormais familier. Je trouve la partie écrite vivante, incarnée, agréable à lire et légère. Il est vrai – je sais, je sais, comme aurait dit Jean Gabin, je reviens un peu sur mon postulat précédent mais que veux-tu c’est aussi ça la pensée en construction – que la partie chantée permet mieux cette incarnation, avec l’usage de la première personne du singulier et la façon de chanter de Pizzicato. Bref, alors que je suis plutôt du genre à écouter du rock alternatif et pas forcément français, j’aime ce que j’ai lu et entendu. Et ce n’est pas la première chanson de ta plume que j’apprécie, me semble-t-il. Ah, ce papipoète, il a plusieurs cordes à son arc.

Bravo !

Donaldo

   troupi   
18/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce facteur est quand-même un exemple unique dans l'histoire.
Une telle ténacité est surprenante.
Au delà de l'oeuvre elle-même que l'on peut ne pas apprécier c'est l'acharnement mis à vouloir finir son palais qui est remarquable et comme si cela ne suffisait pas il se construit son tombeau.
Quel étonnant personnage qui méritait bien un poème mis en chanson.
Je ne savais pas tous les drames qui frappèrent ce facteur qui peut-être n'a pu les supporter que porté par son oeuvre.
Merci pour ce témoignage.

   grandin   
18/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très beau texte, qui n'a nul besoin d'accompagnement. Ce n'est pas une chanson mais un poème de belle facture narrant avec clarté la biographie du facteur-artiste-bâtisseur. J'ai beaucoup aimé, lire et relire ce Poème.

   hersen   
18/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Saluts Papi et Pizzi (je trouve très smart mon "saluts" au pluriel !

Que vous voilà bien acoquinés !

Tout d'abord, je trouve l'idée excellente de s'être penché sur un personnage hors du commun : il a tracé sa route, sans rien demander à personne et en encaissant les coups du sort mauvais en se lançant dans un projet fou.

On appelle ce genre de personne un original. Jusqu'à ce que des artistes grands, bien grands, se penchent sur lui et là, on entrevoit autre chose.
Personnellement, j'ai toujours vu beaucoup de souffrances dans son oeuvre. pas dans le résultat, mais dans la démarche, comme pour oublier. Je ne suis pas spécialiste de son oeuvre, mais je trouve bien qu'on en parle. j'aime l'idée qu'il y ait des originaux.
Ramasseuse de cailloux, c'est un beau métier.

Pizzi quant à lui ni une ni deux s'y colle et je trouve votre collaboration très sympathique. Vous allez bien ensemble -mdr-

Et moi je chante : sur la route il y a, il y a devinez quoi (bis)
Il y a des cailloux plus pointus que des clous lalalala

Bravo à vous deux, encore une fois, pour avoir ressuscité un personnage"

   BlaseSaintLuc   
21/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
oh ,comme il me parle ce poème , papi !
j'ai eu des frissons en t'écoutant , léni !

descend de ton cheval facteur , ton grand œuvre est achevé ,
on le visite ,on le partage , tu t'ai offert l'éternité !

bel hommage à cet autre poète qu'était Joseph Ferdinand Cheval.

   Robot   
22/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
En raison d'un déplacement sans ordi, je passe tardivement. Mais je suis heureux de saluer ce texte de chanson et sa mise en musique qui nous présentent cette figure particulière de Ferdinand Cheval, le facteur qui a matérialisé son rêve surréaliste.

Les mots et la musique alliés pour nous décrire sobrement une vie portée par une vision.

   solo974   
31/10/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour papipoete,
J'ai énormément aimé votre poème.
L'usage du présent de narration m'a, tout d'abord, séduite, car il permet au lecteur de s'identifier au narrateur, de marcher avec lui et de le suivre dans ses pérégrinations.
Vous avez, par ailleurs, mis l'accent sur les drames intimes de ce facteur réputé avec une délicatesse tout à fait remarquable selon moi, comme dans ce passage :
"Le cœur ce jour ceint d’un voilage,
On porte ma mie au tombeau."
Ou encore dans celui-ci :
"Mais l’Ombre encor hisse grand-voile,
Ôte Claire à mon cœur si lourd !"
Un grand bravo à vous et à Yves - bien sûr.

   virgo34   
10/11/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'ai aimé ce bel hommage au facteur cheval. Cette vie qui défile entre vos mots est pleine d'émotion et d'amour. Le rythme du poème est calqué sur celui de la vie de cet être, vif et passionné.


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