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Poésie libre
papipoete : La course
 Publié le 28/02/19  -  22 commentaires  -  1102 caractères  -  276 lectures    Autres textes du même auteur

L'une toise l'autre ; l'autre sourit ; on vient d'imposer le 80 km/h en France...


La course



Une Ferrari
rouge "ferrari"
rugit.

Une Citroën
jaune "croisière"
pétarade.

L’une et l’autre
volant fébrile
se toisent.

Aux feux
passe l’ultime piéton
ça ronfle "bellissima"
ça ratatouille "bagnole".

VERT !

Cinq cents chevaux
s’élancent
Deux bourriques
ruent.

Panneaux rouges sur fond blanc
30 pépère
50 pénard
70 prudent
80 à fond...

La cavalerie
freine à mort
Rossinante
se pousse.

Auto "pognon"
indolent pur-sang
auto-tortue
frise le cent.

Ça colle
au cuir "Conolly"
ça cajole
au tissu "Bayadère".

L’Italienne
l’œil mauvais
se traîne.

La Deuche
tout yeux dehors
accourt.
La ville suivante
virtuelle arrivée
agite son drapeau à damiers.

La Belle et la Bête
coupent la ligne
ensemble !

L’une sourit
l’autre enrage
rien ne sert de courir…


 
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   chVlu   
28/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Une fable qui m'a plu, amusé, qui prend à contre pied la grogne du moment en remettant les choses en perspectives historiques.
le texte est bien écrit frais, léger, avec la petite référence finale au maitre. J'ai juste un suggestion à faire l'italienne ayant toujours été devant et étant la bête de course, la deudeuch ayant été toujours derrière n'ayant pour que sa bouille j'aurais aimé lire "la bête et la belle". En plus le clin d'œil en aurait été rendu espiègle.
Bien allez le meilleur est passé.

J'ai lu, relu, suis allé lire le guide d' ONIRIS, chercher sur Quant et Google mais j'ai pas changé d'avis pour ce texte n'est pas une poésie.
Je n'ai pas trouvé de musiques en ni finale ni en rythmique, d'évocations de sensations.
J'ai trouvé des emplois de mots hors de leur champs d'action classique, de l'anthropomorphisme le tout bienvenu et bien conduit mais ...
je n'ai pas déniché l'âme poétique et ce fut quand même un bon moment de lecture

   Corto   
4/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Beau tableau moderne en prise avec l'actualité. La concurrence éternelle entre le fric frimeur et le pof pof épanoui.

La quatrain central résume tout : "Auto pognon indolent pur-sang
auto-tortue frise le cent."

Un regard amusé et bien mené qui conclut comme la fable de La Fontaine.

Réjouissant.

   Gemini   
11/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Frais. Le lièvre et la tortue sous les ordres de Renard (selon Esope) qui arbitre et limite la course déguisé en panneau 80. Comme dans toute bonne fable, il fallait un contraste bien net entre les deux protagonistes. Ferrari/deudeuche peut-on faire mieux ? On a vite le cœur qui penche pour la seconde.
J'ai trouvé de bons détails pour caractériser les deux voitures : intérieur, extérieur, incarnation équestre, et double référence littéraire lièvre/tortue Belle/bête. C'est très fin.
Quand au sujet, les 80 à l'heure, je gage qu'il est juste de circonstance. Est-ce que les 90 y changeaient beaucoup ? J'ai eu une deuch comme tout le monde et je roulais à 90 (même à 100 avec le vent dans le dos). Les Ferrari trichaient à l’époque.
Du reste, la même course peut se faire intra-muros où la vitesse est (était ?) limitée à 60. Je me souviens l'avoir fait avec une 4L. Entre deux feux rouges, je tenais les Porsche (du coup on avait baptisé ma voiture K2000).
Enfin… J’avoue que je me suis laissé prendre à ce texte vif, frais et sans manières qui me paraît traiter le sujet avec neutralité, car il me semble que la morale est que parfois, certaines mesures permettent de mettre les riches et les pauvres sur un pied d’égalité. Morale un peu à contre-pied de celle des partisans et des opposants de la mesure.

   hersen   
28/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'image mentale que je me fais de la 2cv qui "accourt" est assez marrante;

Donc, une fable mécanique, où rien de sert d'avoir des chevaux, des éléments extérieurs au dessous du capot en jugule la force, loi oblige.

Auto-pognon, indolent pur-sang : oui, c'est exactement l'image que donne une grosse cylindrée bridée par des panneaux.
L'inutilité voyante...

Ton poème est marrant, plutôt bien construit avec ses vers courts qui hachent l'action.

Même si le "jaune croisière", ou la croisière jaune, est un peu oublié.
mais pas le rouge ferrari !

Merci de ce sourire du matin !

   Pouet   
28/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bjr,

bien aimé cette petite fantaisie ma foi.

L'auteur change un peu de registre et de style je trouve et c'est toujours sympa.

De très bons passages rigolos et espiègles:

"Cinq cents chevaux
s’élancent
Deux bourriques
ruent."

"Auto "pognon"
indolent pur-sang
auto-tortue
frise le cent."

Non franchement c'est assez rafraîchissant, bien vu et original.

   Robot   
28/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cette suite d'impressions m'a fait penser à des cases de BD. Les deux premières posent les concurrents pour la compétition.
Les contrastes entre les deux véhicules sont bien montrés à chaque image.
J'ai bien aimé la "deuche tous yeux dehors ". Je vois bien ces deux gros phares posés sur le capot comme sur les toutes premières 2CV.

Et comme chez maître Jean avec le lièvre et la tortue, la rivalité s'achève par la victoire morale de la modeste rivale.

Une petite suggestion pour le dernier vers: Rien ne sert de vrombir !

   Vincente   
28/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très sympathique cette course relative et policée !
L'idée de ré-étalonner deux entités marquantes de notre imaginaire collectif (révolution industrielle oblige...), la ferrari et la deudeuche, est traitée de façon gentiment décalée. Le regard alternatif du poète nous promène ainsi dans ses oppositions improbables.

J'ai beaucoup aimé les assonances de la première strophe et puis beaucoup aussi :
"Cinq cents chevaux
s’élancent
Deux bourriques
ruent."
et puis ces contradictoires :
"Auto "pognon"
indolent pur-sang
auto-tortue
frise le cent."

Dans la dernière strophe, pour conserver l'ordre respectif d'énonciation de la précédente, il me semblerait préférable d'inverser comme ceci : "L’une enrage / l'autre sourit"

Nous aussi lecteur nous avons souri, mais pas juste à la fin, mais bien tout au long de la course...

   PIZZICATO   
28/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Voilà de l'originalité !! Derrière le paravent de l'humour, un regard sur notre société actuelle, le fric en vitrine...

" Cinq cents chevaux
s’élancent
Deux bourriques
ruent."

Des petites touches précises qui impactent.

J'ai beaucoup apprécié.

   senglar   
28/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour papipoete,


Où l'obligation des 80 km/h uniformise la performance finale des autos (car au démarrage...) et permet à une 2 CV Citroën de rivaliser avec une Ferrari.

"Cinq cents chevaux
s'élancent
Deux bourriques
ruent" :
J'aime ce poème souriant.


- "Rossinante" est espagnole, pourquoi ne pas opposer Bayard vieux cheval du capitaine Fracasse à un cheval italien célèbre... Pégasus frère du Grec Pégasos ?
- "La Deuche" : Deudeuche" serait peut-être plus étoffé.
- "La Belle et la Bête" : Belle référence :)


Actualités télévisées pour finir : Dernière Minute :
"On" est désormais rappelé à l'ordre par "ON" qui semble vouloir refiler le bébé aux"on".

lol

senglar

   Anje   
28/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un joli poème bien de son époque que j'ai lu sans faire attention au radar et sans m'arrêter sur une aire. Les cheveux au vent de ces jours printanniers, j'ai roulé avec plaisir.
Merci papipoete.

   Annick   
5/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
A quoi ça sert de prétendre à cinq cents chevaux si on ne peut les faire pétarader à cause des limitations de vitesse ?
...ça sert à remplir les poches des industriels en caressant les riches dans le sens du poil.

Une critique sous-jacente des classes sociales et des inégalités.

Mais avant tout, ce poème "clin-d'oeil" est agréable à lire. J'ai aimé "ce duel" entre les deux voitures. C'est original et bien enlevé.

Je prends le parti de la Deudeuch, bien sûr !

   STEPHANIE90   
28/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un pouce levé pour la Dedeuche,

Mon rêve alors un grand merci pour ceux qui ne rêve pas devant ces belles Ferrari qui de toute façon ne peuvent pas faire vrombir leurs moteurs sur nos routes au risque de...
Mais la Dedeuche avec son toit décapotable, sa banquette escamotable à tout, le style y compris. Un art de vivre à elle seule.
Je me suis bien amusé dans cette course folle entre ces deux voiture mythique.
"La Belle et la Bête coupent la ligne ensemble !", LOL on l'a tous vécu au moins une fois ce moment mémorable.
Juste un bémol pour les couleur des belles : rouge ferrari j'aurais mis furax et jaune canari au lieu de croisière. mais bon, c'est un détail...

StéphaNIe folle du volant à ces heures

   Lulu   
28/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Papipoete,

Je ne suis pas du tout fan des courses automobiles, mais avec vos mots, tout devient plaisant… On entendrait presque la voix du conteur, tant on sent le plaisir de l'écriture qui court d'un bout à l'autre du poème.

On entendrait aussi les moteurs… notamment au niveau de la 6ème strophe :
"Panneaux rouges sur fond blanc
30 pépère
50 pénard
70 prudent
80 à fond…"
En effet, ici, chaque vers se termine par deux syllabes, et le jeu rythmique va de paire à la fois avec l'humour d'ensemble, mais aussi l'allure des voitures.

J'ai beaucoup aimé les allusions aux fables, mais ce qui m'a davantage plu, c'est vraiment ce jeu d'écriture dont on sent qu'il vous a ravi et qui se transmet agréablement au lecteur.

   FrenchKiss   
28/2/2019
Bonjour Papipoète,

Ma copine me disait encore ce matin : « si t’avais une Ferrari et moi une 2CV, j’arriverais toujours la première aux soldes ». Je l’ai aussitôt virée de ma Bentley.

Attention toutefois à vos références. Jamais je n’admettrai qu’on mêle Rossinante à une course contre un plouc en Ferrari, même s’il vient de signer au Real Madrid. On n’oppose pas une légende au nouveau blason d’un gagnant du Loto :)

Comme vous dites si bien, Papipoète, la Ferrari est une « voiture pognon ». Pour être plus précis elle n’est que l’indicateur essentiel de la vitesse de constitution d’un patrimoine (dixit le concessionnaire de cette marque en bas de chez moi). Les fortunes séculaires roulent en Rolls Royce (dixit le concessionnaire de cette marque en bas de chez moi).

Cuir Conolly, dites-vous. Tant qu’à faire, pour le prix, gravez son nom correctement sur les sièges (Connolly). On dirait le tourniquet des bagages Vuitton de Roissy à une arrivée de Bangkok. On dirait même que l’importateur vous a carrément refourgué une Ferrari chinoise pour truquer la course. Pas étonnant qu’elle ait fumé au feu vert. Et puis, vous auriez pu finir par autre chose que « Rien ne sert de courir ». Bref, j’ai senti comme une petite fatigue sur la ligne d’arrivée.

Mais bon, j’aime les tercets, les quatrains, les quintils et les sizains. Tous réunis dans un même poème, je n’y résiste pas.
Un poème qui fleure bon le bon sens de nos marques françaises. Un mulet a plus de temps pour lire les panneaux qu’un pur-sang. Merci Papipoète pour les économies de PV. De quoi se payer une Ferrari.

C’est pétillant sans mal de tête. Bref, ça se laisse boire comme du vrai. Vous m’en mettrez deux caisses.

FrenchKiss
Retrait de permis. Bloqué pour un an sur Oniris.

   leni   
28/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
salut papi sujet original
une façon de dire en sonorité variée

Cinq cents chevaux
s’élancent
Deux bourriques
ruent.

drôle parfoisPanneaux rouges sur fond blanc
30 pépère
50 pénard
70 prudent
80 à fond...

je trouve ce poème originalMERCI AMITIIES

Leni

   emilia   
28/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Une amusante fabulette pour traiter de l'actualité et de sécurité routière en apportant l'envie d'en sourire à confronter la "bellissima" et riche Ferrari à la populaire et modeste Citroen, tout en soulignant l'absurdité des constructeurs à inventer des véhicules dépassant largement les vitesses autorisées, à moins de réserver ce plaisir sur un circuit adapté...

   wancyrs   
1/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Papipoète,

Votre texte m'a ramené dans les premiers épisodes de la série de longs-métrages Rapides et dangereux. L'écriture est cinématographique, certainement à cause de ces vers courts. Puis, la fantaisie est au rendez-vous sans que le sérieux de l'entreprise n'en prenne un coup... Il manque juste la belle aux talons hauts, et sa culotte jean à ras de fesses, qui pour le départ agite le drapeau, tout en faisant saillir ses lolos !

Merci pour le partage !

Wan

   Gouttes-de-Vie   
2/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Belle idée que ce poème sur deux engins mécaniques à l'opposé l'un de l'autre. Un duel presque irréel, pour ne pas dire irrationnel entre une «Cinq cents chevaux» et une «Deux bourriques».
Un texte très réjouissant.

   solo974   
7/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour papipoete,
J'aime beaucoup votre poème.
J'ai tout particulièrement apprécié les comparaisons animalières ("rugit", "ruent", "pur-sang", "auto-tortue") et - plus généralement - le procédé de la personnification.
Je vous ai complètement suivi dans cette "course" très amusante et rythmée à souhait !
La chute, en forme de morale, m'a également plu.
Merci pour cette belle découverte et excellente continuation à vous.

   Quidonc   
7/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour papipoete

Le lièvre et la tortue revisité avec brio. Une morale un peu différente évidemment, mais combien plus actuelle. Si le code de la route est contemporain, je subodore une certaine nostalgie dans le choix des modèles et des couleurs qui m'a beaucoup plu et qui poétise cette course d’anthologie.

Encore bravo

   embellie   
8/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup . Avec ces vers courts, on dirait une comptine sautillante. Et avec ses airs légers, le fond n'en traite pas moins des rivalités, voire des jalousies entre les chauffeurs des grosses cylindrées et ceux des petites voitures modestes.
La cavalerie
freine à mort
Rossinante
se pousse.
J'aurais écrit tous yeux dehors et non pas tout.

   assagui   
9/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Même si les "coyottes" boycottent allègrement les 80 au quotidien, cette fable nous invite à rêver:
Les yeux globuleux de la Deudeuche, les battements de ses cils langoureusement tandis que , derrière, l'insolent pur-sang piaffe et ronge son sang tout au long d'une ligne blanche...
Un des textes les plus frais et les plus enjoués de Papipoète!
Bravo


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