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Poésie néo-classique
papipoete : Lou Cigalou
 Publié le 18/07/16  -  14 commentaires  -  936 caractères  -  208 lectures    Autres textes du même auteur

En vacances l'été 2014, le "Mas Lou Cigalou" près de l'Isle-sur-la-Sorgue nous accueillit au cœur de la Provence ; ma plume, alors trempée à l'encre de béatitude, se mit à écrire...


Lou Cigalou



Le vent d'ici, le Mistral, on l'entend
Qui rythme le temps à coups de bourrasque.
Il s'élance, percute et se détend ;
Au nord se tapit, puis tombe le masque.

La cigale cliquette jusqu'au soir ;
On l'imagine dans le chêne-liège,
Alors qu'elle anime le cyprès noir.
Et le Mistrau tempête, nous assiège.*

Ondoyant au gré des tuiles du mas,
La ramure de l'orme gesticule,
Tel un foc du fantôme d'un trois mâts,
Qu'Éole maître des airs articule.

Lentement, le ciel azurin pâlit.
Par-delà l'horizon, Phébus se couche,
Tire à lui la couverture du lit.
D'une averse, la lune prend sa douche.


Prête à passer une paisible nuit,
Maintenant, la nature entre en silence.
Un jour meurt, le clocher sonne minuit ;
Je l'écoute clôturer la séance.

* Mistrau (autre nom du Mistral)


28 04 2016


 
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   Hananke   
18/7/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour.

Un petit tableau provençal d'espace temps sous le vent.

J'aurais aimé l'entendre hurler plus fort mais l'on doit se contenter
d'une gentillette soufflerie.

J'aime bien le troisième quatrain avec son fantôme d'un trois mâts et la lune prenant sa douche.

Au final, c'est comme sur une carte postale, on voit mais on ne sent pas assez ce mistral et les éléments qui l'entourent
ne me semblent pas assez vivre.

   leni   
18/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour PAPIPOETE
ET la cigale gratte son crin crinLe soir elle s'arrête mais les soirs de grande chaleur elle remet"son disque" pour un moment J'aime quand vous parlez du mistral
Il s élance percute se détend

et la cigale

n l'imagine dans le chêne-liège,
Alors qu'elle anime le cyprès noir.


j'aime aussi cette douce finale


Prête à passer une paisible nuit,
Maintenant, la nature entre en silence.
Un jour meurt, le clocher sonne minuit ;
Je l'écoute clôturer la séance.



beau moment de détente MERCI et saut cordial LENI

   Cristale   
18/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Papipoète,

Évoquant il y a quelques minutes les cymbales des cigales, c'est avec le sourire que j'aborde ce joli poème.

"Ondoyant au gré des tuiles du mas,
La ramure de l'orme gesticule,
Tel un foc du fantôme d'un trois mâts,
Qu'Éole maître des airs articule."

Un poème aux senteurs de Provence où le mistral gonfle ses joues en affolant les ramures.

C'est frais et ça réchauffe le coeur :)

Merci Papipoète pour ce petit moment d'évasion estivale.
Cristale

   Anonyme   
18/7/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour papipoete.

Joli tableau bucolique, les couleurs sentent bon le midi, et la vedette, qui, selon La Fontaine chante, et selon internet, craquette ou stridule, sonorise les arbres par son bruit unique au monde.
Le mistral, imperturbable, anime admirablement ce que avez perçu à ce moment-là.
Quand vous écriviez, faite moi rêver, était-ce l'heure de l'apéro ?
Ah, un bon pastaga avec plein de glaçons, elle est pas belle la vie ?
Merci pour ce moment râ fraîchissant.

   Marie-Ange   
18/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour papipoete,

Je vais commencé par ce que je n'ai pas trop aimé, ce sont ces deux "on l'entend qui ... et on l'imagine", ils cassent un peu le mélodieux de ces deux strophes.

J'ai bien aimé partagé ce moment avec vous, certaines images sont plaisantes à entrevoir, cependant je trouve que votre écrit prend davantage de tonalité dans les trois dernières strophes, le descriptif a plus de charme, il est bien mieux cadencé, il m'a rendu plus attentif.

Je retiendrai cette strophe :

" Lentement, le ciel azurin pâlit.
Par-delà l'horizon, Phébus se couche,
Tire à lui la couverture du lit.
D'une averse, la lune prend sa douche."


J'ai imaginé Phébus se couchant en tirant à lui la couverture du lit", j'ai souri à cette amusante situation décrite, jolie façon de voir les choses, c'est là tout l'imaginaire du poète, un régal ...

   PIZZICATO   
18/7/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Etant sur place toute l'année (sourire) ce poème ne me fait pas rêver mais il offre un tableau agréable.

"La cigale cliquette jusqu'au soir " original.

   emilia   
18/7/2016
Un joli parfum de Provence pour un charmant souvenir de vacances, quand le « Mistrau » entre en scène puis « tombe le masque », que « la cigale cliquette » sa chanson de l’été, quand « Phébus se couche » en égoïste et que la lune prend sa douche sous l’averse, que le clocher sonne pour souhaiter une « paisible nuit » de silence… ; quel bonheur de pouvoir apprécier ce petit plaisir quotidien d’une parenthèse estivale propice à la « béatitude »… !

   Vincente   
18/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonsoir Papipoete,

Un poème à conter aux petits et aux grands pour leur faire imaginer toute la couleur de Lou Cigalou. L'émotion de l'auteur est contagieuse, son évocation riche et animée, on se repose sur ses mots. Si le mistral n'a pas ébouriffé la plume du poète, c'est que ses caresses se font dans le bon sens et cela suffit pour que le voyage soit beau.

   Vincendix   
18/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir papipoete
Le mistral, les cigales ! En lisant cette ode à la Provence, je sens la bonne odeur de la lavande…

Le chant des cigales n’est pas désagréable, par contre le mistrau est fatigant, il faut être habitué pour le supporter et trop souvent il se couche plus tard que le soleil.

Le troisième quatrain illustre parfaitement ce vent du nord « la ramure de l’orme qui gesticule tel un foc du fantôme d’un trois-mâts ».

Un texte agréable et facile à lire, où chaque vers est évocateur, que demander de plus ?

   MissNeko   
19/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un agréable tableau provençal qui sent bon l huile d olive et la tapenade.
Votre poème est très délicat et représentatif de l atmosphère du sud de la France.
Merci pour cette lecture.

   Robot   
19/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Papipoète fait une infidélité à son Jura.
On l'entend ce vent qui s'acharne. Les images sont parlantes. On s'y croirait. Un texte qui évoque les vacances et l'été.

   Pouet   
20/7/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bjr,

"Lou cigalou" me ramène à mes vacances de l'enfance passées dans le sud de l'Ardèche chez ma grand-mère et son accent chantant.
Les cigales y pullulaient et ma grand-mère, peut-être un peu cruelle pour le coup, avait pris l'habitude d'en "cueillir" quelques unes et de les fourrer dans une boîte d'allumettes. Plus tard, elle me les montrait mais évidemment il n'y avait plus de stridulation à entendre, étouffées quelles étaient dans leur cage de soufre...

Bref, j'ai bien aimé vous lire. C'est assez descriptif mais ça m'a bien parlé.

Le vers "D'une averse, la lune prend sa douche." m'a semblé trancher un peu avec le reste mais j'ai bien aimé cette pointe de fantaisie.

Dans l'ensemble justement le ton n'est ni précieux ni grandiloquent et c'est très bien ainsi.

Un bon moment, merci.

   Donaldo75   
21/7/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour papipoete,

J'ai écouté le chant des cigales. Il m'a plu.
Rien ne sent l'artifice dans cette poésie où la simplicité des lieux se mêle à des effets de style, livrant une peinture complexe à la fin.

La fin est superbe:
"Prête à passer une paisible nuit,
Maintenant, la nature entre en silence.
Un jour meurt, le clocher sonne minuit ;
Je l'écoute clôturer la séance."

Merci du moment de grâce provençale.

Donald

   Annick   
22/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Nouvelle sur ce site, je découvre peu à peu les textes. En voici un qui m'a interpellée.

J'aime ce poème tout empreint de fraîcheur. Beaucoup de verbes d'action animent ce tableau plein de charme.

Dans ce quatrain, une nature personnifiée :

Lentement, le ciel azurin pâlit.
Par-delà l'horizon, Phébus se couche,
Tire à lui la couverture du lit.
D'une averse, la lune prend sa douche.

Dans cet autre, le Mistral ressemble à une bête :

Le vent d'ici, le Mistral, on l'entend
Qui rythme le temps à coups de bourrasque.
Il s'élance, percute et se détend.
Au nord se tapit, puis tombe le masque.

Un rythme enlevé qui peu à peu se calme. Au fil des vers, la nature s'apaise. On voit bien la progression.

Merci papipoete pour ce beau partage.


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