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Poésie classique
papipoete : Tendre réminiscence
 Publié le 19/11/17  -  29 commentaires  -  776 caractères  -  372 lectures    Autres textes du même auteur

Son visage de 16 ans me poursuivait jusqu'à ce fameux jour…


Tendre réminiscence



Combien de nuits je fis l’ineffaçable rêve
De cette fille au bal, nos deux corps s’embrasant !
Elle était si jolie attirante comme Ève,
Ondoyants cheveux blonds et ce port, séduisant.

Que cela me navrait quand le réveil sans trêve
Sonnait la fin du film, me rendait au présent !
Mon sommeil à venir prendrait-il la relève,
Projetant la séance au scénario grisant ?

Ma promise d’antan, je la vois toujours belle.
Quarante ans écoulés me séparent de celle
Qu’un fabuleux hasard m’invite d'approcher.

Croisant son regard vert, je la vois qui s’avance,
Me toise et me décoche au cœur ce trait d’archer :
« Vous m’évoquez monsieur une vague romance ! »



Aout 2017


 
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   Provencao   
7/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Sublime réminiscence en votre poésie classique où ces vers en délicieuses factures, si joliment rythmés nous invitent dans cette lumière juste au fantasme.

J'ai beaucoup aimé:"Ma promise d’antan, je la vois toujours belle .
Quarante ans écoulés me séparent de celle
Qu'un fabuleux hasard m'invite à l’approcher ."

Très belle révélation mettant en jeu la réalité psychique à la formation du rêve par ses représentations où se développent l'inconscient du désir......

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   socque   
19/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Ce gentil sonnet me semble receler des profondeurs insoupçonnées à première lecture : le rêve ne vieillit pas, le narrateur "intérieur" demeure malgré les années le même jeune homme plein d'espoir. Je trouve cela touchant. La chute où le rêve se révèle dédaigneux brise l'ambiance pour moi, je n'aurais pas craché sur une conclusion dans la même veine que le corps qui précède... Bien sûr, c'est votre choix d'auteur, rien à dire.

En tout cas, j'ai trouvé les vers déliés, déclinant le propos avec souplesse. C'est bien agréable.

   Mokhtar   
19/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est au réveil que je m'offre ce poème
Ce sonnet, dès matines, est digne d'un don.
Les tercets sont particulièrement harmonieux et le dernier vers pourrait être chanté.
Pour vous taquiner j'ose une timide remise en cause de la présence, ou la place, de la virgule dans le quatrième vers.
Le thème de la belle qu'on oublie jamais est fréquent en poésie. Votre version est très élégante et appréciée

   Gemini   
19/11/2017
Les souvenirs chargés d’émotion traversent mieux le temps.

On sent beaucoup de soin dans la construction des vers avec un seul participe présent dans les rimes masculines des quatrains, (pour deux adjectifs verbaux et un nom). De même dans les tercets ; la différence de nature des mots à la rime me semble avoir été travaillée.

La construction du sonnet me semble aussi avoir suivi la règle de la division en deux blocs, où les quatrains rappellent le passé (conjugués à l’imparfait) et les tercets, le présent (conjugués au présent) avec un vers de chute qui respecte parfaitement sa fonction.

Dans l’écriture j’ai tiqué au premier vers sur la présence du mot ineffaçable. J’ai eu l’impression que vous aviez cherché ineffable et que, métrique aidant, vous vous soyez rabattu sur le mot le plus proche. Bref, je trouve peu de grâce à ce mot. Au vers 8 je doute que « scénario » n’ait que trois syllabes, mais si votre poésie est en classique, c’est que ça doit être le cas.

Pour le fond je trouve que le ton général est juste assez plaintif (nostalgie oblige) pour que le vers final (où manquent deux virgules) devienne brillant. Même si je pense que la phrase dite soit douteuse dans la bouche d’une jeune fille de seize ans et paraisse plus due à l’auteur lui-même durant son rêve.

   Hananke   
19/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour

Un bien joli sonnet, ma foi, même si quelques trucs me turlupinent :

Après une très belle première strophe, je trouve la seconde
beaucoup plus confuse et quelconque :
J'aurais mis me rendant au présent, le participe présent passant
beaucoup mieux. Même si je comprends le sommeil à venir, je le trouve bien près du réveil sans trêve et j'aurais mis plutôt
la prochaine nuit ou un truc approchant.

Un bon premier tercet, surtout les 2 premiers vers,
le m'invite d'approcher passant très mal à mon avis.

Une très bonne chute dans un très bon second tercet
clôt cette jolie réminiscence.

Je note une belle progression dans la prosodie poétique
de l'auteur, c'est très encourageant pour le futur.

J'espère que scénario ne se diérèse pas.

   Queribus   
19/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J'enrage de bon matin: en effet, j'ai dû relire au moins tris fois pour tenter de trouver une (toute petite) faute; enfin je crois que ça y est: scénario fait, me semble-t-il quatre syllabes mais je n'en suis pas très sûr, m'invite d'approcher me semble incorrect, on doit dire, je pense: m'invite à approcher avec hiatus. Sinon tout le reste est parfait, tout y est: variété des rimes, absence de rimes à la césure...

En ce qui concerne le fonds, le sujet est très "classique" mais traité avec habileté (c'était pas gagne d'avance), les mots et le vocabulaire sont simples et bien choisis, ce qui fait qu'on comprend tout de suite (je vous fais un joli compliment); de plus, la chute me parait particulièrement réussi et tout à fait dans l'esprit d'un sonnet.

Me voilà donc ravi de ma lecture et de bonne humeur pour toute la journée.

Cordialement.

   Alexandre   
20/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour papi... Un bien joli poème avec une chute un peu cruelle mais ainsi va la vie. J'ai particulièrement aimé le tercet final et surtout le vers ultime...

« Vous m’évoquez monsieur une vague romance ! »
Ce "vague" fait en grande partie le charme de ce texte...

Reste le classement en classique ! Scé-na-ri-o, sauf erreur de ma part, nécessite une diérèse mais peu importe, ça n'enlève rien à la VAP (valeur ajoutée poétique) de ce charmant sonnet sentimental...

Merci et bon dimanche !

Edit... ce vers que de nombreux lecteurs ont souligné :

Qu’un fabuleux hasard m’invite d'approcher...

tu pourrais le modifier comme suit...

Qu'un fabuleux hasard me permit d'approcher.

Edit 2... Après consultation de Sorgel et autres je pense que scénario ne prend pas de diérèse bien que ça ne soit pas très clair

   Fowltus   
19/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je trouve dans ce sonnet qu'il y a une petite atmosphère à la Poe avec cet être 'flottant' mais animé et omniprésent dès lors que le rêve le convoque.
L'écriture est efficace dans ce format court.
(Le titre ne me semble pas à la hauteur de ce qui suit).
Merci

   Vincendix   
19/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Papipoete,
Une blonde aux yeux verts qui réapparait quarante ans plus tard et qui ravive de bons souvenirs ! Un sonnet « gentillet » peut-être mais qui s’inscrit parfaitement dans le cadre des rapports entre filles et garçons il y a plusieurs décennies, de « vagues romances » très souvent sans « conclusion », les risques étant réels. Les contraceptifs ont libéré la sexualité au détriment du romantisme, rien n’est parfait !
Vincent

   leni   
19/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bjr papipoète

des cheveux blonds et des yeux verts

Ma promise d’antan, je la vois toujours belle.
Quarante ans écoulés me séparent de celle
Qu’un fabuleux hasard m’invite d'approcher.

Le poète est marqué aux fers mais la belle semble loin

« Vous m’évoquez monsieur une vague romance ! »
J'aurais souhaité une finale moins triste

Fort joliment écrit MERCI PAPI SALUT cordial LENI

   TheDreamer   
19/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Un sonnet néo-classique du fait de la diérèse sur "scénario".

L'amour en poésie est certainement le thème le plus couru, mais, aussi le plus difficile à travailler.

L'auteur nous révèle dans ses quatrains avec simplicité un rêve récurrent où il fait la connaissance d'une jeune fille qui l'attire. Rêve dont il espère toujours une suite pour prolonger l'impression agréable que celui-ci lui procure.

La métrique est assez linéaire sans réelle rupture de rythme, c'est un peu dommage pour un poème qui évoque à la fois l'affect et l'attente.

Un bon point pour avoir scindé le poème en deux époques distinctes : le passé sur les quatrains, le présent sur les tercets.

Le dernier vers est le plus agréable du poème. Il en fait tout le charme.

   Oslow   
19/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Très joli texte, à la croisée du romantisme et, je trouve, du fantastique de Gautier, peuplé de belles-des-Rêves.
L'ambiance est douce, vaporeuse, nostalgique.
Les rimes ne sont jamais trop visibles.
La chute est belle.
Mes félicitations. J'aurais voulu l'écrire à votre place !

   Jano   
19/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je ne connais pas toute votre oeuvre, loin s'en faut, mais il me semble que vous approchez l'excellence sur cette poésie. Mes faibles connaissances en prosodie ne me permettent pas de dire si les formes du classique sont parfaitement respectées mais ça m'a en tout l'air. Quant au thème il est charmant et révèle une part de l'inconscient masculin. Qui n'a jamais rêvé de la compagne idéale, l'exacte moitié qui nous comblerait de bonheur ? Et quelle horrible déception quand le réveil nous arrache de ses bras si doux ! Vous contournez un peu l'illusion en la faisant apparaître, à la fin, dans la réalité, mais l'idée était là. Disons c'est ce que moi j'ai voulu comprendre.

   AUDEVAL   
19/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Vous me rappelez Verlaine cher Papipoete.

"Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend."

"m'invite d'approcher" me choque un peu.

J'aurais volontiers emprisonné "monsieur" entre deux virgules.

Mais je dis cela, sans doute, parce que je n'ai pas écrit (avec bien plus de maladresse assurément) ce poème avant vous...

   Robot   
19/11/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
En plus de ses qualités techniques ce sonnet n'est pas tombé dans la mièvrerie qui aurait consisté à lui donner une fin heureuse (happy End à l'américaine.) Non, il s'achève par une désillusion. Le souvenir du scénario grisant de l'un n'est qu'une vague romance pour l'autre. Encore une de ces petites tranches de vie comme papipoète sait si bien nous les raconter sans excès de grandiloquence.

J'ai bien apprécier le "trait d'archer" décoché par la promise d'antan qui apporte la déconvenue. La belle histoire passée ne se renouvellera pas.

Le 1er vers du 1er quatrain avec son "que - quand" un peu lourd à la diction me paraît moins réussi mais la perfection n'est pas de ce monde poétique.

Et c'est néanmoins un texte que j'ai beaucoup apprécié de lire et à dire.

   PIZZICATO   
19/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Que la réalité est " navrante " lorsqu'elle vient balayer un doux rêve, images qui perdurent quarante ans plus tard " Que cela me navrait quand le réveil sans trêve
Sonnait la fin du film, me rendait au présent ! "

"Croisant son regard vert, je la vois qui s’avance,
Me toise et me décoche au cœur ce trait d’archer :
« Vous m’évoquez monsieur une vague romance ! » Voilà que le doux rêve devient amer.

Une belle poésie, une écriture élégante. Une lecture fort agréable.

   silver   
19/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'avoue ma totale incompétence pour juger objectivement de la forme mais ici, le sonnet me parait tres harmonieux et particulierement bien adapté au sujet.
Le ton, à la fois subtil et grincant, m'évoque la poésie ronsardienne, bien qu'il semble démentir celui-ci, en réponse à ce fameux poeme "Quand vous serez bien vieille..."

Bravo à vous et merci du partage

   Donaldo75   
19/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut papipoète,

Comme toujours, la forme est très travaillée, conforme aux standards du classique. En plus, elle s'accorde bien avec le fond, cette poésie aux accents voltairiens, une allure d'esprit français tel que nos voisins l'imaginent.

C'est goûteux, je l'avoue.
Il y a presque un côté aristocratique dans cette poésie.

Bravo !

Donald

   Eccar   
19/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
J'ai noté quelques passages qui me blessent, un rien bancals:"Qu’un fabuleux hasard m’invite d'approcher." ou "Croisant son regard vert",
sinon j'ai bien aimé cette évocation de l'amour passé.

Cela me fait penser à https://youtu.be/VDYzdQJJAjY , que peut-être vous devriez essayer avec cette belle.

Cela a marché pour moi, vingt ans après. Sans rire.
A vous relire

   Marite   
19/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Papipoète et merci pour ce poème dont le titre me plaît tout particulièrement avec ce mot "réminiscence". Une réelle sensibilité affective habite chaque quatrain et le dernier tercet touche la lectrice que je suis car, j'aurais aimé que la rencontre due au hasard nous entraîne dans une belle histoire ... mais, la vie est ce qu'elle est n'est-ce pas ? Ces trois derniers vers nous font "vivre" la scène et presque ressentir la flèche percutant le coeur du rêve. Quant à la forme, je pense que tout a été dit par les précédents commentateurs: un beau travail.

   kreivi   
19/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Belle et émouvante histoire qui crayonne entre onirisme et réalité.
Le choix de cette mise en forme est celui de l'auteur. C'est une réussite même si la forme classique limite parfois l'expression.
"Toiser" et "trait d'archer" ont un rendu assez comique avec leur petit balluchon moyenâgeux sur le dos
Bravo.

   Marie-Ange   
19/11/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Je n'ai pas vraiment réussi à saisir la fragilité, ni la sensibilité
de cette "Tendre réminiscence".

Pour moi, le phrasé employé manque de légèreté, il m'est apparu par instant froid, j'ai lu des mots mais sans les sentiments exprimés. Il y a là dans votre discours un côté un peu trop "théâtral".

J'aurais voulu que vos mots viennent me chercher, et me laissent
transparaître à quel point cela vous avez "troublé", et vous trouble
encore... J'aurais voulu palpé cette émotion, et en ressentir ce frisson bien présent.

Il y a un petit quelque chose, mais c'est bien trop minime, le titre
m'a séduit, pas le poème.

   jfmoods   
20/11/2017
J'aurais mis une virgule à l'hémistiche du vers 3 et deux virgules (avant et après "monsieur") au vers 14.

Ce sonnet en alexandrins est à rimes croisées et suivies, suffisantes, majoritairement féminines.

La thématique du fantasme sert de fil conducteur au poème ("ineffaçable rêve", "la fin du film", "projetant la séance", "scénario", "romance").

Les deux quatrains présentent un événement lointain (passé simple : "je fis un rêve") mettant en scène la répétition d'un émerveillement (exclamative : "Combien de nuits...", verbe pronominal : "s'embrasant", adjectifs démonstratifs : "cette fille de bal", "ce port, séduisant", marqueur d'intensité : "si jolie", comparaison : "attirante comme Ève", antéposition de l'adjectif verbal : "Ondoyants cheveux blonds") et marqué par la frustration (exclamative : "Que cela me navrait", complément de manière : "sans trêve", imparfaits de l'habitude : "Sonnait la fin", "me rendait au présent"), l'attente journalière du renouvellement (question fermée au discours indirect : "prendrait-il la relève").

Au fil des deux tercets, le retour au présent d'énonciation ("Ma promise d'antan, je la vois toujours belle") projette le lecteur vers un temps plus récent : celui de l'improbable rencontre du rêveur (à présent éveillé) avec le fantasme en chair et en os (présent de narration : "me séparent", "n'invite", "je la vois", "me décoche"). Comme un clin d'œil du destin, la femme reconnaît alors le locuteur avec lequel elle a, jadis, partagé le rêve (complément de temps : "quarante ans écoulés", discours direct : "Vous m’évoquez monsieur une vague romance !").

Merci pour ce partage !

   Gouelan   
20/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un merveilleux souvenir, mille fois rêvé, qui se noie dans une vague sous le trait d'archer de cette belle et redoutable sirène.
Vos mots sont mélodieux.
Je ne connais pas les règles de la poésie classique. Pour moi ce qui compte c'est l'image et la musique. Et là c'est réussi.

   emilia   
20/11/2017
Un retour ému vers la période adolescente en quête de « romance » qui appartient au passé et ses fantasmes amoureux, avec une jolie façon de raviver le souvenir de la séduction et du charme éprouvé qui parent l’aimée d’une éternelle beauté dans ce sonnet élégant et soigné sur fond sentimental…

   Cristale   
21/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Papipoète,

Tout a été dit sur ce joli poème, je ne rajouterai donc rien de plus.

Je retiens ce dernier tercet absolument charmant :

Croisant son regard vert, je la vois qui s’avance,
Me toise et me décoche au cœur ce trait d’archer :
« Vous m’évoquez monsieur une vague romance ! »

Merci pour ce plaisir de lecture,
Cristale

   Louis   
21/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Jolie évocation de la permanence d’un rêve longtemps répété, « ineffaçable », inassouvi. Un rêve prégnant comme le film d’une séduction réussie, début d’une histoire d’amour qui changerait toute une vie, scène originelle de la rencontre avec la première femme, promesse d’un paradis, « … attirante comme Ève », et qui serait aussi la dernière.
Le réel sans cesse déçoit l’imaginaire et ses désirs. Le réel, c’est le présent :
« Que cela me navrait quand le réveil sans trêve
Sonnait la fin du film, me rendait au présent !»

Présent navrant en succession d'un passé qui n’est plus, quand le rêve conserve un passé qui ne veut pas passer, quand se joue dans la dimension onirique une éternité.
Le temps n’a pas de prise dans l’esprit du locuteur, « Quarante ans écoulés » n’ont pas changé l’image de cette Ève au commencement d’un intemporel, avec sa beauté sans altération, sa jeunesse blonde aux « ondoyants cheveux» pour toujours, un « port séduisant » jusqu’à la fin des jours.
Mais le temps s’est immiscé dans l’esprit de la femme de chair et de sang. Avec le temps, les souvenirs aussi s’en vont. Le désir n’était pas si puissant, les sentiments suffisamment grands pour résister au temps qui passe. Il ne subsiste en elle qu’une « vague romance ».

Amère déception de la rencontre entre une perpétuité en lui et le passage ravageur du temps en elle.
Ève fut Éva, mais évanescente.

Merci papipoete pour ce joli poème, plein de tendresse et d’amertume.

   solo974   
25/11/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Papipoète,

J'ai beaucoup aimé votre sonnet. Le titre en préfigure la tonalité : nostalgie, certes, mais sans pathos.
Le rythme parfaitement régulier renforce encore la douceur qui émane de l'évocation de cette "fille au bal".
J'ai particulièrement apprécié le changement de temps qui s'opère à partir des tercets : de l'onirisme propre aux deux quatrains (rêve, réveil sans trêve, film, scénario), l'on passe au présent de narration et cette rupture même rend plus poignant le "trait d'archer" final. Le dernier vers, presque cynique, tombe comme un couperet.
Un grand bravo à vous !
Au plaisir,
Solo974

   Quidonc   
27/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Cher papipoète

Que voici un agréable sonnet. Nostalgie certes mais que d'amertume.
Le réveil est brutal, le rêve non content de nous faire oublier le temps qui passe nous donne l'impression d'avoir compter.
Quelle déception de se voir reléguer à un vague souvenir alors que le nôtre était si enivrant.

Merci pour cette leçon de vie et ce petit pincement de cœur


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