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Poésie en prose
papipoete : Un été de 1957
 Publié le 11/02/17  -  30 commentaires  -  1848 caractères  -  191 lectures    Autres textes du même auteur

Soixante ans ont passé et, vacillant sur mes jambes, je me rappelle cette excursion en colonie de vacances, que tout enfant devait accomplir durant son séjour. Pour ce récit, je me suis essayé à la prose.


Un été de 1957



Du haut de nos huit ans, en culotte courte

les sandalettes sans chaussettes,

par grappe de vingt colons nous arpentons le goudron, avant de nous fondre dans les buissons, pour ne fouler que pierres et terre.
« Rude sentier tu grimpes, dis ! »
Nids de guêpes, nœud de vipères, attention ça pique, ça mord ! Deux mètres de bitume ; à nouveau la trace de la sente aux dards, aux crocs. Enfin le bout du chemin !
En pleine face, le lac sauvage met l'eau à la bouche avec ses lèvres ourlées d'une moustache de joncs. Sur son miroir émeraude un géant de calcaire se mire, fière falaise aux mille strates à gravir

les sandalettes sans chaussettes.

La troupe s'ébranle à la queue leu-leu, longe le bord, arête sinueuse de l'à-pic. Nos mains harpons agrippent buis et genêts uniques prises ancrées là ! Encore quelques pas, ouf ! Une terrasse jaune herbue couvre la tête du colosse, la roche d'Antre !


Everest d'un jour d'été, nous voici petits « Hillary » ! De ce toit du monde jurassien nous contemplons sapins et crêts ; approchons le mont Blanc, si près que nos yeux le touchent ! Tout en bas le lac, petite flaque !
Par une crevasse, coup d'épée dans ce heaume titanesque, nos corps se faufilent, se frottent aux pierres crochues ; nous attaquons la descente. Nos fesses-luges nous ripent cuisses nues sur la pente sans neige

les sandalettes sans chaussettes.

Arbustes, racines défilent à toute vitesse, la caillasse dégringole. Aucun parapet ni mousquetons, cordes imaginaires, nous passons l'arrivée sans banderole ! Ça pique, ça saigne des genoux, ça pleure mais ça rigole aussi, ça hurle de joie !

« Edmund Hillary on est venu, on a vaincu ! »

les sandalettes sans chaussettes.


01 12 2016


 
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   plumette   
24/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien
ce souvenir est très joliment retranscrit.

j'aime beaucoup cet espèce de refrain " les sandalettes sans chaussettes" qui en dit long sur le niveau de sécurité de cette époque par rapport à la nôtre.
je visualise très bien la balade grâce à vos mots, vous avez également rendu le "péril" de ce crapahut "Nos mains harpons agrippent buis et genets uniques prises ancrées là !"

une broutille mais "noeud de vipères" ne me parait pas à sa place ici!
Une autre broutille: je ne suis pas sûre que les points d'exclamation apportent quelque chose au texte.

continuez d'écrire ainsi vos souvenirs!

Plumette

   silvieta   
31/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une évocation poétique, un peu nostalgique,
des jeux et imaginaires des enfants, des Everest d'enfants.

De belles images. J'ai moins aimé le lac aux "lèvres ourlées d'une moustache de joncs".

Le récit est une épopée un peu courte à mon goût mais cela prouve que la lecture fut plaisante.

   Arielle   
1/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
L'aventure est joliment contée et fera frémir plus d'un parent d'aujourd'hui que la sécurité de ses rejetons obsède mais il s'agit d'un temps que les moins de quarante ans ...
La prose demeure poétique grâce à quelques images, la personnification de cet "Everest d'un jour d'été" et surtout ce sympathique refrain qui vient rythmer tout le récit d'une tendre dérision.

   leni   
11/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
salut papipoète rien que du simple et du naturel

cette partie joliment imagée me plait beaucoup

Par une crevasse, coup d'épée dans ce heaume titanesque, nos corps se faufilent, se frottent aux pierres crochues ; nous attaquons la descente. Nos fesses-luges nous ripent cuisses nues sur la pente sans neige
et NOS FESSE LUGES!!!!!!
c'est une ballade bien menée et sympa
j'ai passeun excellent moment très cool


Mon salut amical PAPI Leni

   Hananke   
11/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour.

Vous n'aurez pas ici de problèmes avec les rimes...

C'est un joli récit où les images foisonnent : j'aime bien la moustache des joncs, Everest d'un jour et la référence au vainqueur de l'Everest et les fesses luges même si ces dernières frottent un peu le derrière.

Que n'avons-nous pas fait étant gamin dans ce terroir merveilleux
qu'est le Jura, toujours aussi sauvage et qui résiste devant les pas
de la modernité.

J'aime bien ici le style télégraphiste que je réprouve en poésie
classique ou néo.

Si c'est une première pour vous, la poésie en prose, je trouve
que vous vous en tirez plus qu'honorablement.

   Marite   
11/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Merci pour cette escapade au pays de votre enfance Papipoète ! De la prose certes, poétique ... je ne suis pas en mesure d'évaluer car il y a toujours, pour moi, dans la prose poétique, une dimension mystérieuse qui m'échappe. mais j'ai apprécié certaines images :
- les lèvres du lac ourlées d'une moustache de joncs.
- le miroir émeraude dans lequel se mire le géant de calcaire
- le lac petite flaque (pour la sonorité)
- le coup d'épée dans le heaume titanesque ...
Juste une question : pourquoi la répétition de " les sandalettes sans chaussettes," ? Etait-ce nécessaire ?

   Alexandre   
11/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut papi... Comme en 57 il n'y eut qu'un seul été tu aurais pu te contenter de "L'été 57" ou "Eté 57" comme titre... mais je pinaille !
Pour le reste je t'ai suivi avec plaisir dans ton escalade et suis redescendu sur le cul avec encore plus de plaisir. En 57 j'avais seize ans et c'était encore à ma portée.
Pas montagnard pour deux sous, j'ai tout de même apprécié cet Everest d'un jour d'été.

De belles images, un retour à l'enfance et un sentiment d'insouciance et de liberté et que je partage avec plaisir...
Merci papi...

   klint   
11/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien
un très joli moment de lecture, avec ce souvenir d'enfance.
Une écriture limpide, pas prétentieuse et qui atteint ses objectif. Donc une réussite à mes yeux.

Merci à vous

   Robot   
11/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'était l'époque des jolies colonies de vacances et des garderies qui étaient des moments de grande liberté. Une époque où un bobo ne devenait pas un drame aux yeux des parents. Le temps du mercurochrome et de l'arnica.
C'était le temps ou l'aventure se recherchait dans la nature avec vitalité. Ou le virtuel était dans l'imagination.

J'aime bien
"la sente aux dards, aux crocs"
"le lac sauvage met l'eau à la bouche avec ses lèvres ourlées d'une moustache de joncs"
"Nos mains harpons"
"Par une crevasse, coup d'épée dans ce heaume titanesque"
Toutes des expressions qui ont valeur d'image.

Le récit est dynamique scandé par ce leitmotiv "les sandalettes sans chaussettes" qui souligne à la fois l'intrépidité et l'insouciance de l'enfance.

Une prose réaliste qui ne va pas chercher d'effets hermétiques et se rend à une expression naturelle. De temps en temps ça fait du bien de ne pas avoir à trop réfléchir pour comprendre ce qu'un texte veut dire. Quand la simplicité n'est pas niaiserie mais dessine un joli tableau.

   PIZZICATO   
11/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Un souvenir d'enfance narré avec de belles images. La simplicité, la gentillesse et l'humour sont au rendez-vous.
Amusant de 'voir' évoluer ces alpinistes en herbe aux " sandalettes sans chaussettes ".

   Zorino   
11/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Pierre,
Durant toute cette agréable ballade au paysage bucolique, j'ai eu cette plaisante sensation de me trouver en plein cœur des aventures de Tom Sawyer que j'ai pu lire lorsque j'étais très jeune, ou encore au film d'Yves Robert "La guerre des boutons", bien que pour ce dernier, le contexte soit complètement différent.
- Si j'aurais su, j'aurais pas v'nu !
Un texte très touchant qui relate les souvenirs d'enfance de l'auteur. Une écriture comme toujours, très agréable à lire de par sa fluidité. De bien belles images dont celle-ci, qui m'est restée en mémoire :
"Sur son miroir émeraude un géant de calcaire se mire, fière falaise aux mille strates à gravir."
Merci pour ce partage

   Curwwod   
11/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un bien joli souvenir d'enfance raconté avec une verve qui laisse transparaître une nostalgie heureuse. Beaucoup d'images très évocatrices, poétiques viennent enrichir un texte qui s'il est un coup d'essai laisse bien présager d'une récidive.
"En pleine face, le lac sauvage met l'eau à la bouche avec ses lèvres ourlées d'une moustache de joncs...Everest d'un jour d'été, nous voici petits « Hillary »...Par une crevasse, coup d'épée dans ce heaume titanesque..."
Le petit refrain est à lui seul porteur de la jolie mélancolie qui imprègne ce texte.

   MissNeko   
12/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Un bel essai pour la prose. Vous avez réussi à créer un rythme vif et haletant à l'image des enfants qui partent à l'aventure.j ai aimé le leitmotiv " les sandalettes sans chaussettes".
Beaucoup de poésie à travers cette exploration enfantine. Mon passage favori le voici :
"En pleine face, le lac sauvage met l'eau à la bouche avec ses lèvres ourlées d'une moustache de joncs. Sur son miroir émeraude un géant de calcaire se mire, fière falaise aux mille strates à gravir"

Merci pour ce partage !

   vendularge   
12/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour papipoete,

Bon quoi que vous fassiez la poésie domine, je veux dire que ce texte est écrit avec l'œil particulier du poète ( contrairement à certaines poésie en prose qu'on peut lire ici où on a nettement l'impression qu'il s'agit d'une prose découpée d'une certaine façon, façon "poésie".

Bref, on les voit bien rires et glisser dans leurs sandalettes..

Belle évocation

vendularge

   Vincendix   
12/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Papipoete,
Je ne suis pas fan de la poésie en prose mais je fais abstraction de la forme pour ne m’intéresser qu’au sujet.
Des souvenirs d’enfance qui sentent le vécu, à une époque où les enfants étaient libres de leurs évolutions dans la nature au risque de récolter quelques écorchures et bosses. Au moins, nous étions endurcis !
J’ai bien aimé ce récit de l’ascension d’un Everest du Jura comme nous allions à l’aventure dans une forêt amazonienne de l’Argonne.
Eté 1957, inoubliable pour moi, j’étais en « colonie de vacances » au bord de la mer, avec excursions dans le djebel.
Vincent

   Francois   
14/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est un très joli texte, écrit avec beaucoup de soin, un vocabulaire riche, de belles images. Un souvenir d'enfance où perce l'émotion.
Mais je dirai que nous sommes à la limite de la poésie et de la "prose poétique", ou du récit...
Curieusement, le début du poème contient des vers "cachés" et rimés, je ne sais pas si c'est voulu ?
"par grappe de vingt colons
nous arpentons le goudron,
avant de nous fondre dans les buissons"

Indépendamment des catégories, c'est un excellent texte, bravo !

   Cristale   
12/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Papipoète,

"Les sandalettes sans chaussettes" : j'adore !

En lisant votre texte, ce sont des images cinématographiques du temps où les films étaient tournés en noir et blanc qui arrivent à moi. Je revois, bien que le sujet et le contexte soient complètement différents, les jeunes garçons en culottes courtes et sandales de "Un sac de billes", lâchés dans la nature en pleine guerre, poussés par leurs parents.

Effectivement, les enfants semblaient moins "coucougnés" à cette époque :) ici, nous sommes à la colonie de vacances : les noeuds de vipères, les nids de guêpes et autres "trucs" piquants que j'imagine douloureux, rien n'arrêtait ces gamins. Je pense à la chanson de Pierre Perret...

Vous relatez fort joliment cette période de votre enfance et ce qui me touche le plus est l'absence de narcissisme, l'absence du "je" qui démontre un esprit de groupe respectable : "la troupe" "nous" "nos mains" "nous voici petits « Hillary » "nous contemplons" etc...
et ceci que je trouve sublime : "Ça pique, ça saigne des genoux, ça pleure mais ça rigole aussi, ça hurle de joie !"
Quelle humilité ! L'auteur s'oublie encore un peu plus pour faire corps et la troupe entière devient une seule entité.

De la prose certes, mais est-elle poétique ? Je ne sais pas.

Bravo !

Cristale

   Proseuse   
12/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte très bien écrit et qui fourmille de petits rien de l' enfance qui sont pour le narrateur, quand même ... des montagnes !
Ha! les sandalettes sans chaussettes et les ampoules aux pieds ! ( mais , quand même, les sandalettes avec chaussettes c' est tellement de mauvais gout ! :)
Merci Papipoète pour partager ici tes souvenirs d' enfance qui réveillent chacun à son époque les nôtres !
Un beau moment de lecture ! Merci

   Anonyme   
12/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir papipoete,

Belle évocation de votre jeunesse en cet été 1957 qui m'a fait penser à "La guerre des boutons", allez savoir pourquoi...

Nostalgique à souhait, donc bravo !

Wall-E

   emilia   
12/2/2017
Une jolie prose poétique pour narrer l’excursion d’un petit colon de 8 ans accompagné de sa troupe, à la poursuite d’un rite initiatique que « tout enfant devait accomplir… », mêlant le plaisir de l’aventure, les dangers à surmonter, le tout dans un décor que le poète se plaît à souligner de belles métaphores ponctuées d’assonances et d’allitérations qui apportent au récit très vivant un rythme musical entraînant, accentué par la petite ritournelle bien choisie : « les sandalettes sans chaussettes… » Rires et pleurs sont au rendez-vous de l’exploit, car, même si l’épreuve a pu être rude, ne demeure que la joie de la réussite exprimée par des hurlements libérateurs… ; merci à vous papipoète pour cette lecture très agréable qui fait honneur à votre talent de conteur et dont vos commentaires témoignent toute la générosité et la richesse…

   Michel64   
13/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Nous avons tous des souvenirs de jeunesse qui restent très prégnants dans notre esprit, avec des "grandes premières" comme celle narrée ici
de manière poétique avec de jolies métaphores :
"ses lèvres ourlées d'une moustache de joncs"
"coup d'épée dans ce heaume titanesque"
Je trouve que l'idée des "sandalettes sans chaussettes" est un peu surexploitée. Je me serais contenté de deux fois dans le texte.
De même je pense que la répétition des "ça" en fin de texte n'est pas très heureuse.
L'ensemble, toutefois, a le charme des récits de jeunesse, lorsque nous étions des "apprentis-hommes" et que nous collectionnions les "premières fois".

Merci pour ce partage

   jfmoods   
13/2/2017
Le poème s'inscrit dans un cadre réaliste, dans un contexte spatio-temporel bien défini ("la roche d'Antre", "été... 1957", "Du haut de nos huit ans"). On décrit au lecteur, par le menu, de l'escalade à la descente, une excursion dont il suit chaque étape de la progression.

Le narrateur, qui revient là sur un épisode de sa lointaine jeunesse (constat au passé composé : "Soixante ans ont passé"), pourrait se livrer à un compte-rendu essentiellement factuel, sans véritable saveur. Pire : aigri, il pourrait porter un regard de vieux c.. moralisateur fustigeant l'inconscience d'une époque. Cependant (et c'est ce qui fait de lui un poète), il a su conserver son âme d'enfant. C'est donc à hauteur d'enfant qu'il se place (discours direct : "Rude sentier tu grimpes, dis !") pour relater l'Événement.

Deux personnifications ("le lac sauvage met l'eau à la bouche avec ses lèvres ourlées d'une moustache de joncs", "fière falaise") et une métaphore ("miroir d'émeraude") traduisent l'émerveillement face à un panorama grandiose. Surtout, le récit se pare d'une tonalité héroïque. D'abord, par l'effet de masse, par l'intégration de l'enfant à une entité (pronoms personnels : "nous", "on", groupe nominal : "la troupe") ; ensuite, par le grossissement épique de la perspective ("un géant de calcaire", "la tête du colosse", "coup d'épée dans ce heaume titanesque", jeu antithétique des compléments de temps : "si près que nos yeux le touchent" / "Tout en bas le lac, petite flaque !") ; enfin, par la mise en évidence de la disproportion des forces en présence (anaphore obsédante faisant office de refrain : "les sandalettes sans chaussettes", décalage spectaculaire entre les nombres : "Par grappes de vingt colons" / "mille strates à gravir", groupe verbal avalisant un courage surhumain : "Nos mains harpons agrippent buis et genêts uniques prises ancrées là", gradation : "Aucun parapet ni mousquetons", groupe nominal déroutant : "cordes imaginaires").

Dans ce glorieux combat contre un ennemi statique qui, hormis quelques pièges savamment disposés ça et là (écho des groupes nominaux et des noms : "Nids de guêpes, nœud de vipères" / "dards", "crocs", gradation : "ça pique, ça mord", "Ça pique, ça saigne des genoux, ça pleure", groupes verbaux : "se frottent aux pierres crochues", "nous ripent cuisses nues"), n'oppose que sa prodigieuse verticalité (groupe nominal élargi : "arête sinueuse de l'à-pic", périphrase : "ce toit du monde jurassien"), il fallait évidemment convoquer, à la réalisation d'un exploit qui soulève l'euphorie (gradation : "ça rigole aussi, ça hurle de joie"), une figure tutélaire, se placer sous le haut patronage du premier conquérant de l'Everest : Sir Edmund Hillary lui-même.

Merci pour ce partage !

   luciole   
13/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très joliment conté. Le lecteur voit bien la scène, il est avec ces gosses aventuriers. Il y a un peu une atmosphère "guerre des boutons", c'est vrai.
J'ai vraiment bien aimé.

   lucilius   
14/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Papipoète,
Il y a du Pagnol en vous (le château de ma mère - la gloire de mon père) qui fleure bon les souvenirs d'enfance, avec leurs lots de naïveté et d'insouciance, sauf que vous y ajoutez une pincée poétique de bon aloi.
Cela me rappelle mes 10 ans dans une colonie de vacances à Saint-Julien Molhesabate et un itinéraire particulièrement ardu pour accéder à la carcasse d'une forteresse volante du dernier conflit, qui était le centre de nos jeux guerriers.
Vous m'avez permis d'accéder à une belle rétrospective. Merci !

   Donaldo75   
18/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour papipoete,

C'est un joli souvenir, bien raconté, que j'ai eu le plaisir de lire aujourd'hui.

J'avoue que la poésie en prose n'est pas ma tasse de thé, parce que je ne sais pas comment l'aborder, surtout quand je veux laisser un commentaire à son auteur.

Ici, c'est essentiellement le côté visuel de ce texte que je trouve intéressant et réussi, parce que l'enfance n'est pas facile à raconter, surtout quand c'est sa propre vie des années plus tard.

Bravo et merci pour le partage !

Donaldo

   Pouet   
19/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bjr,

Je reviens sur ce texte que j'avais bien aimé sans le commenter.

Une forme plaisante rythmée par "les sandalettes sans chaussettes" qui fleurent bon l'enfance.

Cette comparaison, cet Everest qu'est ce mont jurassien pour ces gamins est très touchante.

Quatre ans après l'exploit... - tiens 57 c'est aussi l'année de naissance de ma mère mais ça vous fait une belle jambe :)

S'il est bon de citer Edmund Hillary, n'oublions pas Tensing Norgay, son sherpa, sans qui cet exploit n'aurait sans doute pas pu être réalisé.

Un bien joli souvenir empreint d'une douce poésie.

   Francis   
20/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Les prairies de mon enfance étaient parsemées de fleurs sauvages et votre prose est parsemée d'images poétiques : moustache de joncs, le lac, petite flaque... Une âme d'enfant se cache dans dans ces souvenirs qui rient, qui pleurent. J'aime la répétition "sandalettes sans chaussettes"
qui souligne l'authenticité, la simplicité de la plume. L'insouciance de l'enfance s'exprime dans un contexte historique qui fait naître un zeste de nostalgie dans mon cœur.

   Queribus   
24/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour papipoete,

Un récit alerte et vivant avec de belles trouvailles poétiques et où on ne s'ennuie jamais. La mélancolie et la gaité sont habilement mêlées et permettent d'échapper à la nostalgie à l'eau de rose. La forme, quoique un peu déconcertante pour un amateur de classique comme moi, est très originale notamment avec ces mots qui reviennent un peu comme un refrain:"les sandalettes sans chaussettes".
En conclusion, un bon moment passé à vous lire. Continuez à nous raconter vos souvenirs.

Bien à vous.

   Bidis   
25/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ces moments d'enfance sont tellement bien dits qu'ils réveillent dans le coeur du lecteur ses propres moments d'enfance et même si ce lecteur n'a jamais fait d'escalade. Pour moi, c'est là une des fonctions primordiales d'un texte. Merci au poète.

   Anonyme   
16/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Merci pour cette ascension et cette descente qui ont fait de moi le temps de vous lire , la 21 ème ! "Nos fesses-luges nous ripent cuisses nues sur la pente sans neige", j'ai adoré !
Ma culture ne m'a pas permis de comprendre directement -nous voici petits « Hillary »-, mais à la fin , présentée à Edmund Hillary, j'ai recherché qui il était et j'ai compris !
Merci encore et bon dimanche.
Nadine


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