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Poésie néo-classique
pernelle : Deux mondes
 Publié le 06/01/08  -  3 commentaires  -  2353 caractères  -  8 lectures    Autres textes du même auteur

Un murmure : un simple souffle... ou peut-être un battement d'ailes.


Deux mondes



l'air est humide et oppressant
les nuages bas et étouffants
la pluie refuse d'y tomber
le soleil refuse d'y briller
la terre a la couleur du sang
l'eau porte des reflets d'argent
c'est une terre d'exil, une terre ravagée
où se cachent ceux que votre monde a refoulés.

La nuit apporte son lot de cris déchirants
et de plaintes langoureuses portées par les vents
par-delà les falaises qui bordent la mer
par-delà les collines, les forêts, les déserts
Ce ne sont plus que des sons quasi inaudibles
lorsqu'ils vous parviennent à travers l'obscurité
la musique et les larmes d'un peuple invisible
que vos esprits ont depuis longtemps oublié.

Un peuple fragile que vous avez maudit
qui a vu votre ignorance brûler ses ancêtres
des êtres sensibles que vous avez bannis
accusés d'hérésie par ceux qui se disent vos maîtres
Aujourd'hui comme jadis vous refusez de les voir
mais quand vos lumières s'éteignent ils sont bien là
ils survolent votre monde en quête d'un espoir
d'un signe leur permettant de revenir ici-bas.

Et c'est alors que j'ai croisé ton regard
jamais je n'ai vu des yeux aussi sombres
jamais je n'ai perçu de peur aussi noire
pas même dans mes combats au sein des ombres...
Et j'ai hurlé de ne pouvoir te parler
et j'ai pleuré de ne pouvoir te toucher...

Et je viens le soir murmurer à ton oreille
des vérités sur nos mondes qui me sont cruelles
et je viens la nuit accompagner ton sommeil
de mes larmes tièdes et de mes battements d'ailes
Et dans tes songes tu sais qui je suis
et dans tes rêves tu perçois mes cris
comme un écho langoureux porté par les vents
par-delà les ombres, les colères et les peurs
comme un poison qui se répand dans ton sang
par-delà les barrières qui ferment ton cœur.

C'est le sang de mes ancêtres qui t'envenime
par la noire magie de cette force qui m'anime
je hanterai ton âme de subtiles visions
je secouerai ton corps de terribles frissons
et je souillerai tes sens de mes souvenirs
la frontière entre nos mondes je te ferai franchir
le désespoir de mes terres d'exil je te ferai connaître
et jamais de ces cendres stériles tu ne sauras renaître.


 
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   Ariumette   
6/1/2008
J'ai vraiment aimé. J'ai ressenti une fataliste tristesse en te lisant!
Cependant je trouve que " où se cachent ceux que votre monde à refoulés" casse le rythme de la première strophe mais peut-être était-ce voulu?

   james   
6/1/2008
Quel monde décrit dans cette première strophe. On entre de plein pied dans une atmosphère poignante. C'est très bien dit. Puis on rencontre ce peuple fragile qui a été maudit. J'aime bien la construction de ce texte qui nous emporte dans l'émotion qu'il dégage. Force de l'image. Force des sentiments. C'est bien

   nico84   
7/1/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Moi aussi "j'aime" ce fatalisme et cette tristesse entre deux civilisations, cette barriére qui les empêche de communiquer, cette souffrance palpable, cette ambiance noire, bravo à toi !


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