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Poésie classique
pieralun : Le presbytère
 Publié le 30/01/19  -  23 commentaires  -  2683 caractères  -  344 lectures    Autres textes du même auteur

Un ancien presbytère, aujourd’hui la maison de deux amis.
Un havre de paix et de beauté trônant sur une colline d’une campagne occitane.


Le presbytère



Si vous voulez le voir, en haut de la colline,
Empruntez le chemin des tournesols en fleur ;
Visez un vieux clocher, puis la croix que câline
Un petit coin d’azur qui sent bon la douceur.
C’est ici qu’en été se souvient une église,
Son gravier alentour et son brin de gazon ;
À la tâche divine elle n’est plus soumise,
Et des abbés d’antan vous ouvre la maison.

Passez donc le portail de l’humble presbytère !
De tendre vigne-vierge il vous paraît vêtu,
Des cyprès aux tilleuls, pas de soutane austère,
Les elfes du jardin n’en ont plus la vertu.
Faïences, fers forgés, ne sont que gourmandise,
Entendez la cigale, écoutez les oiseaux,
Sentez l’odeur de bois que répand la remise,
Et les exhalaisons à l’ombre des roseaux.
Le contour du bassin, où vient boire l’abeille,
Sous vos pieds met la pierre et le bois mélangés.
Une table à manger somnole sous la treille,
Puis s’éveille aux saveurs des zestes d’orangers.
Tout est bourdonnement autour de l’édifice,
Vous croyez même entendre, au frisson de l’étain,
La cloche qui jadis annonçait un office
Qu’un prêtre célébrait le dimanche matin.

Pourtant, à la fraîcheur de la vieille demeure,
À l’abri des vieux murs où vécut ce curé,
Cherchez dans la lenteur du battement de l’heure
Le calme bienveillant dont il s’était paré.
Imaginez ses pas effleurant le silence,
Ses doigts, sans errements, sur les pages posés ;
Son dîner assorti de confiture rance,
Puis son repos serti de rêves apaisés.

Les livres aujourd’hui veillent sur chaque table ;
De la Bible ils n’ont pas la porte vers les cieux,
Mais s’entrouvrent toujours sur la paix immuable
Qui plaît au cœur de ceux qui vivent dans ces lieux.
Rien ne rappelle ici cet air un peu morose
Que la rigueur du culte imposa si longtemps :
Ayant l’art de choisir finement toute chose,
Ces hommes, d’un hiver, vous feraient un printemps.
Dans les cadres fanés triomphe leur jeunesse,
Tout meuble, tout objet, vous parlent d’eux, sans bruit,
Canapés et fauteuils inspirent la paresse
Dont un épais tapis glane parfois le fruit.
Une toile d’époque, envoûtante et pâlie,
D’un escalier sans fin peint le long promenoir ;
Si, quand l’esprit s’y perd, naît la mélancolie,
Ils l’effacent d’un mot quand s’achève le soir.
Alors, laissez vos yeux errer sur les peintures,
Caressez quelque cuir, touchez quelque velours,
Montez jusqu’au palier, puis, parmi les tentures
D’une chambre d’ami, dormez vos sommeils lourds.


 
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   domi   
12/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Merveilleuse écriture, rimes et métrique parfaitement classiques, et c'est si beau !
Le fond est magnifique, plein d'originalité, de grâce, et de douceur de vivre.
Pour chipoter, qq rimes à l'hémistiche (ex : son dîner assorti/ puis son repos serti), mais ce n'est qu'un détail.
Impossible de ne pas mettre "passionnément".

   Hananke   
19/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour

C'est un superbe texte classique que ce vieux presbytère.

D'abord une présentation de l'endroit, puis une évocation
du passé. Le tout en jolis vers simples comme :

Une table à manger somnole sous la treille,
Cherchez dans la lenteur du battement de l’heure

Je n'en cite que deux car ils sont trop nombreux.

Il n'est que la rime mélangés/orangers qui m'interpelle
en classique mais l'ensemble est tellement réussie
que c'est un ravissement pour les yeux et l'esprit.

Hananke en E.L.

   sympa   
30/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour,
Splendide !
Votre présentation de ce vieux presbytère est une pure merveille , et j'avais cette impression d'habiter ce havre de paix.
Quelle maîtrise !
J'en reste bouche bée devant une si belle poésie.
Merci beaucoup.

   widjet   
30/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
A l'heure où les polémiques et scandales religieux pleuvent, Pieralun, lui, nous invite à la rêverie dans ce texte (le premier de l'année) bucolique et délicieux dans sa paresse où il est davantage question de l'Art et de paix intérieure bien plus que de prières interminables et autres sermons assommants.

A lire et relire, en robe de chambre, bien à l'abri de la neige et des langues cyniques.

Merci

W

   Anje   
30/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Magnifique description que celle de cet ancien presbytère et très belle leçon de poésie alexandrine. Je m'en vais prier pour essayer de la retenir.
Merci pour ce beau partage.

   Vincendix   
30/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Pieralun,
Un sujet original parfaitement « traité », cette ancienne cure fait partie du passé mais elle a gardé son âme et l’ombre de ses curés hantent encore ses murs et son jardin. Le jardin du curé, une terre fertile bien nourrie par un bon fumier livré par ses ouailles. Mon grand-père un peu farceur m’avait fait croire que le curé arrosait ses plantes et ses fleurs à l’eau bénite.
Cette « maison du curé » existe encore un peu partout en France et vous la décrivez avec tant de justesse et d’éloquence, un plaisir de vous lire.
Vincent

   Cristale   
30/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Suivez le guide il s'appelle Pieralun et vous découvrirez les merveilles que seul un regard de poète est capable de décrire.

Un regard extérieur où le "je" s'efface pour nous offrir ces vers superbes, entre-autres :

"Des cyprès aux tilleuls, pas de soutane austère,
Les elfes du jardin n’en ont plus la vertu. "

"Sentez l’odeur de bois que répand la remise,
Et les exhalaisons à l’ombre des roseaux."

"Imaginez ses pas effleurant le silence,
Ses doigts, sans errements, sur les pages posés ;"


Une versification très soignée qui ne peut que me plaire.

Quel beau cadeau que ce poème pour vos deux amis...et vos lecteurs !

Bravo et merci Pieralun.
Cristale

   papipoete   
30/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour pieralun
" je vous en prie, après vous ! " Nous empruntons un chemin qui mène au paradis ; sa gardienne autrefois si volubile, s'est tue et son clocher ne fait plus que compter les étoiles . L'église endormie tend l'oreille et se rappelle son gravier qu'on foulait avant la messe, les psaumes, son curé effeuillant les yeux fermés le livre sacré...
Aujourd'hui, en le presbytère des livres trônent ça et là, on chuchote mais de verset point ne lit ; l'endroit respire à nouveau, et l'air si apaisant vous invite à passer une si douce nuit !
NB un fameux hôte nous guide le corps, et l'âme à travers ce qui fut prières et recueillement ; chaque détail sent bon, de l'encens au parfum du tilleul, et l'on pourrait chanter le " Kyrie eleison " dans la première partie du poème, et une chanson douce de maintenant dans la partie finale de la visite !
C'est très finement écrit, comme enluminé par des moines consciencieux, et malgré la longueur du récit, on ne s'ennuie pas un instant !
Je ne peux relever un passage particulier...ça rutile de bout en bout ! Les alexandrins semblent avoir mis leur habit " du dimanche " pour nous éblouir ! je resserre mon noeud de cravate, et vérifie mes boutons de manchettes !
Superbe !

   PIZZICATO   
30/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Une écriture racée, des images très belles nous présentent cet ancien presbytère devenu une demeure paradisiaque sans rien perdre de sa superbe d'antan.
Une poésie qui n'a aucune difficulté à transporter le lecteur vers une envie de cotoyer ce havre de sérénité.

Tout est de même valeur dans ce texte ; je n'ai rien à citer en particulier.

Une fort belle oeuvre.

   Castelmore   
30/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Pur, simple et fort comme un champ grégorien mais sans austérité.
Tous les canons classiques respectés pour une harmonie rare !

Un grand texte
Merci

   Robot   
30/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un véritable poème d'atmosphère et de quiétude. Il nous fait sentir l'influence du passé qui demeure.

Des vers parfois hugolien notamment dans la dernière partie:
"Les livres aujourd’hui veillent sur chaque table ;
De la Bible ils n’ont pas la porte vers les cieux,
Mais s’entrouvrent toujours sur la paix immuable
Qui plaît au cœur de ceux qui vivent dans ces lieux."

"Ayant l’art de choisir finement toute chose,
Ces hommes, d’un hiver, vous feraient un printemps."

Un petit regret pour le "sikensi" de "si, quand l'esprit s'y".
Il résonne un peu trop à cet instant de la lecture, mais c'est un détail.

C'est un poème que j'ai lu et relu avec grand plaisir.

   INGOA   
30/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
De la poésie comme j'aime, avec des images qui sont autant de tableaux que l'œil ne cesse de contempler. Il y a une continuité apaisante dans cet avant et après, parce que l'harmonie y est omniprésente et donne vraiment envie d'aller le voir, le sentir, le toucher, ce vieux presbytère en haut de la colline.

   TheDreamer   
30/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Quatre strophes en alexandrins sur des rimes croisées.

Dans la première, l'auteur par la vision pose le décor de ce lieu quelque part dans la campagne. Un presbytère dont l'office est depuis longtemps achevé et qui garde l'endroit et accueille le visiteur qui vient le voir.

Dans la seconde, l'odorat et l'ouïe se joignent à la vue pour accentuer l'imprégnation du lieu : "de tendre vigne-vierge", "Des cyprès aux tilleuls", "sentez l'odeur du bois", "Et les exhalaisons à l'ombre des roseaux", "Puis s'éveille aux saveurs des zestes d'orangers". Tout concourt à se laisser charmer. Tous les sens sont mis en éveil : "Entendez la cigale, écoutez les oiseaux", "Tout est bourdonnement autour de l'édifice", "Vous croyez même entendre au frisson de l'étain", ...

Dans la troisième, plus courte que les précédentes et que la dernière, le passé surgit où l'habitant du lieu pour quelque instant remplaçant l'église qui vous accueille semble encore présent.

La dernière strophe me convainc moins qui nous ramène à la destination qu'a pris le lieu, celle d'un lieu d'habitation simple où l'austérité religieuse n'est plus mais où demeure pourtant quelque chose de contemplatif.

Merci.

   senglar   
30/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Les presbytères toujours ont leur part de mystère. Ils ont l'allure de leurs hôtes, en robe et chapeautés.
(mais non ! pas barrés)
Et quand ces hôtes ont disparu
Et que leurs retraites sont vendues à l'encan
Elles nimbent de sagesse leurs nouveaux habitants et restent des havres de paix. La mécréance même y devient acte de foi.

Ô le monde !

S'il y a à aider au désherbage de vos jardins, curés, je suis partant. J'ai l'oeil apothicaire ;)


Bien à toi Pieralun !

Senglar

   Stephane   
30/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonsoir pieralun,

Pas moins de cinquante-deux alexandrins dans les règles de l'art de la versification classique ; ceci est déjà une performance qui mérite d'être soulignée, sachant que sur la longueur il est difficile de conserver une telle exigence. Mais lorsque le fond s'allie en plus à la forme et que les vers demeurent absolument fluides du début à la fin, cela relève d'un véritable exploit.

Félicitations, donc.

Stéphane

   Miguel   
30/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Mais c'est ma maison ! Enfin, la maison de mes rêves ... Je lui laisserais juste un peu plus son aspect "presbytère". Les vers mélodieux et lents, les images, les évocations, créent une perfection formelle tout à fait en harmonie avec le contenu. c'est un moment de détente que de lire ce poème, comme de contempler un aquarium. Le rêve en plus car on ne voudrait pas vivre dans un aquarium mais dans cette demeure, oui, ô combien ! Bravo pieralun et merci.

   STEPHANIE90   
30/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonsoir Pieralun,

juste une merveille ce poème, j'ai eu l'impression de visiter ce presbytère et, j'y ai senti tout l'apaisement, le décor, l'âme de ces propriétaire et je m'y serais bien attardé encore un moment...
Tous vos vers sont juste magnifiques, mais je me permet quand même d'en citer qui m'ont tout particulièrement plu.
Les Vers 3 et 4 tout particulièrement :
"Si vous voulez le voir, en haut de la colline,
Empruntez le chemin des tournesols en fleur ;
Visez un vieux clocher, puis la croix que câline
Un petit coin d’azur qui sent bon la douceur."

"D’un escalier sans fin peint le long promenoir ;
Si, quand l’esprit s’y perd, naît la mélancolie,
Ils l’effacent d’un mot quand s’achève le soir.
Alors, laissez vos yeux errer sur les peintures,
Caressez quelque cuir, touchez quelque velours,
Montez jusqu’au palier, puis, parmi les tentures
D’une chambre d’ami, dormez vos sommeils lourds."

Merci pour cette belle visite en lecture,

StéphaNIe

   VictorO   
30/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un petit bijou de poésie classique qui garde son intensité du début à la fin. Bravo et merci pour ce voyage envoûtant dans l'espace et dans le temps.

   FrenchKiss   
31/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Cher Pieralun,

Je voulais vous annoncer la nouvelle en premier : je viens de racheter le domaine du presbytère à vos amis. Un peu durs en affaires, les aristocrates champêtres, mais bon… Je compte en faire une maison d’hôtes pour poètes, une sorte de Villa Medicis. Votre poème sera affiché sur la grille d’entrée du domaine, avec à ses côtés un petit dessin naïf situant chacune de vos descriptions. J’aurais bien aimé que vous en soyez mes premiers invités, Cristale et vous. C’est simplement intéressé, n’y voyez aucun amour immodéré pour la belle poésie, mon gestionnaire de patrimoine m’a juste conseillé une diversification dans l'immobilier culturel, avec ristourne fiscale.

Sinon, rien à dire sur la qualité rythmique des alexandrins. Ils déroulent une succession de vagues sur un tempo assez linéaire, habilement rompu parfois par des rejets qui savent rester exceptionnels, comme il se doit dans la plus pure tradition classique :
« la croix que câline/Un petit coin d’azur » et plus loin
« parmi les tentures/D’une chambre d’ami »

Par contre j’ai un peu tiqué devant quelques inversions, dont la plus tarabiscotée :
« Et des abbés d’antan vous ouvre la maison. »
On reste un peu bloqué devant la porte. On dirait un gamin de Poudlard qui a fait tomber sa boîte de pâtes alphabet sur le parquet, et qui découvre émerveillé cette phrase aléatoire que le prof lui demande de reconstituer. Heureusement que ma petite fille m'a tout expliqué.

Si la visite guidée offre une description précise du presbytère, l’exaltation retombe parfois à travers l’évocation du passé. Exemple ces vers :
« La cloche qui jadis annonçait un office
Qu’un prêtre célébrait le dimanche matin. »

qui pourraient sortir tout droit d’un abrégé de liturgie catholique.

Il me manque aussi parfois une inspiration du poète plus appuyée, devant cette perquisition géographique et historique du presbytère. Quelques envolées mélancoliques du type de celles de Lamartine dans Le Lac :

« Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ? »


Car là me semble se situer le rôle du poète, dans ce champ de l’invisible auquel je n’ai pas toujours accédé ici, malgré les quelques fantômes évoqués. Votre poésie semble retenue par une sorte de pudeur sentimentale qui l’empêche parfois de se débrider, à mon goût. C’est que moi, j’aime l’exaltation, l’effusion des sens.

Vous êtes bien sûr, avec Cristale, dans mon Panthéon classique onirien.

Cordialement

FrenchKiss
Promoteur poète

   emju   
31/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Mille fois bravo pour votre poème. Je l'ai lu et relu tant il m'a transportée. Les descriptions sont magnifiques et authentiques. J'ai connu une petite église et son presbytère presque en tous points pareil.
En vous lisant, le temps s'arrête... Merci, merci,merci.

   Marite   
31/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Il m' a suffi de lire les premiers vers pour me retrouver face à cette demeure qui, au travers d'une écriture poétique admirable (si rare de nos jours) nous enveloppe dans une atmosphère presque hors du temps. Rien n'est oublié dans la description, pas à pas, elle nous entraîne à la découverte des mille et un trésors qui s'y trouvent. Merci pour ce merveilleux moment poétique.

   emilia   
31/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un grand merci à vous de nous offrir la visite estivale de cet ancien presbytère et son aura de mystères à travers cette vision charmeuse « d’un petit coin d’azur qui sent bon la douceur », un décor sensible associant l’humilité là où règnent « la paix immuable » et « la beauté » de la nature. Un mélange d’odeurs et de saveurs accompagne le « bourdonnement » de vie où tout n’est que « gourmandise », régal de sensations restituées jusqu’au « frisson de l’étain », quand même le temps s’en trouve suspendu « dans la lenteur du battement de l’heure », une agréable allitération doublée d’une suggestive métaphore pour souligner la sérénité « des pas effleurant le silence » de ces hôtes fantomatiques d’antan dont la mémoire envoûtante survit dans « le long promenoir » en évoquant un sentiment prégnant et respectueux, marqué par l’opposition « printemps/hiver », et l’hyperbole « tout… » ; la succession des impératifs (laissez, caressez, touchez, montez, dormez) signe l’enthousiasme contagieux et complice du narrateur incitant le lecteur à l’action pour partager l’atmosphère recueillie de la visite : ce que nous faisons avec grand plaisir !

   Hubert   
31/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Sous vos pieds met la pierre et le bois mélanGES
Une table à manGER somnole sous la treille,
Puis s’éveille aux saveurs des zestes d’oranGERS

ces trois vers sont à corriGER.
Sinon, le poème nous guide dans la visite de ce lieu empreint de calme et de douceur. Très bien écrit. Je regrette que la fin laisse supposer que le presbytère est devenu "maison d'hôtes".


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